Les animaux de la Bible

« Alors il leur ouvrit l'esprit à l'intelligence des Écritures. » (Lc 24.45)
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Luk
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L’ABEILLE
(hébreu debôra) .

L'abeille de Palestine (apis fasciata) est très voisine de l'abeille de l'Europe septentrionale (a. mellifica) et surtout de l'abeille italienne (a. ligustica) ; mais elle est plus petite plus claire et plus prolifique. Elle abonde à l'état sauvage.
La Terre promise est «un pays de miel» (De 8:8). Sa flore renferme beaucoup d'espèces très appréciées des abeilles. Elles se logent dans les multiples cavités de ses roches calcaires (Ps 81:16), dans le creux des arbres (1Sa 14:25), et, à l'occasion, dans un squelette d'animal (Jug 14:8). Certains cantons sont devenus leur domaine; elles en chassent impitoyablement les intrus (De 1:44,Ps 118:12,Esa 7:18). Le désert de Juda est surtout leur terre d'élection. Les bédouins se nourrissent de leur miel et en font un commerce
important.

Le miel figure parmi les présents envoyés par Jacob à Joseph (Ge 43:11), et parmi les articles de trafic palestinien (Eze 27:17). Dans certains passages, le miel (debach) désigne probablement le dibs arabe, sirop obtenu par l'évaporation du jus de raisin, mais partout ailleurs il s'agit du miel d'abeilles.

Le miel de Palestine est très parfumé et rappelle celui de l'Hybla (Sicile) et de l'Hymette (Grèce). La Parole de Dieu est comparée au miel pour sa douceur (Ps 19:11 etc.). Le miel servait à la préparation de nombreux mets, surtout des gâteaux. La cire entrait dans la composition de divers onguents ou parfums. L'abeille a dû être domestiquée de très bonne heure.

L'élevage se pratique surtout en Galilée. On emploie comme ruches de gros tuyaux d'argile crue. Les deux extrémités sont bouchées avec de la glaise. On y ménage un trou suffisant pour le passage de deux ou
trois abeilles. On entasse ces ruches en pyramides qu'on recouvre de terre et de feuillage pour les protéger contre la chaleur.

On donnait souvent aux femmes le nom de Débora (abeille).
Dernière modification par Luk le lun. 09 nov. 2009, 9:43, modifié 1 fois.
Mais il dit : " Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu et l'observent ! " Lc 11.28
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Debora fut une des prophètesse juge en Israël juges 4-5
Voir " Les 7 Prophètesses" Marie Vidal éditions du Cosmogone Lyon
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Anne
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Re: FIL.... LES ANIMAUX DANS LA BIBLE DE A à Z

Message non lu par Anne »

Très intéressant!
J'espère bien que vous avez l'intention de nous présenter tout le bestiaire!
:clap:
"À tout moment, nous subissons l’épreuve, mais nous ne sommes pas écrasés;
nous sommes désorientés, mais non pas désemparés;
nous sommes pourchassés, mais non pas abandonnés;
terrassés, mais non pas anéantis…
".
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Luk
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Re: FIL.... LES ANIMAUX DANS LA BIBLE DE A à Z

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Merci Anne :)
J'essaierai de mettre un nouveau message tous les jours :oui:
Mais il dit : " Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu et l'observent ! " Lc 11.28
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L’ÂNE
(En hébreu: arôd, père, khamor, âthon, ayir; En grec: onos)

La multiplicité des noms donnés à cet animal indique son importance dans la Bible.

Les deux premiers termes concernent l'âne sauvage. Il a disparu de la Palestine et de son voisinage immédiat. On le retrouve dans l'Asie orientale (asinus hemippus) et dans l'Asie centrale (a.hemione). C'est probablement le pire de la Bible.
Une autre espèce (a. vidgaris) habite les déserts de l'Egypte et de l'Afrique septentrionale. C'est peut-être l' arôd de l'A.T. Ces diverses espèces vivent en bandes nombreuses, se déplaçant du Nord au Sud et du Sud au Nord suivant les saisons.
L' Arôd est mentionné deux fois. Dans Job 39:8, il est mis en parallèle avec père. Da 5:21 nous représente
Nabuchodonosor frappé de folie, vivant parmi les ânes sauvages.
Le père est cité beaucoup plus souvent:
Job 6:5 11:12 24:5 39:8-11,Isa 32:14,Jer 2:24 14:6,Os 8:9 décrivent ses moeurs et relèvent son caractère farouche et indomptable, sa prédilection pour les pires solitudes. Dans Ge 16:12, l'ange déclare à Agar
qu'Ismaël sera semblable à un âne sauvage.

Les trois autres termes hébreux et le terme grec s'appliquent à l'âne domestiqué. Khamor est l'âne mâle, âthon l'ânesse, ayir l'ânon.
L'âne domestique dérive de l'espèce africaine. Son asservissement remonte très haut. Il figure sur les anciens monuments de l'Egypte et de la Caldée.
L'âne d'Orient ne ressemble en rien à l'âne dégénéré de l'Europe.
Cette dégénérescence provient en partie de notre climat plus rude, mais surtout des mauvais traitements qu'on n'a cessé de prodiguer à ce pauvre animal. L'âne d'Orient est très supérieur au nôtre. Il est plus grand, plus fort et plus vif. Il peut marcher tout un jour à une allure modérée avec un cavalier sur le dos et trotter des heures entières sans faiblir. Aux montées et sur les mauvais chemins, il dépasse toujours le cheval. Son pied est sûr. Sa conduite facile et son allure vive en font une monture très agréable. Son harnachement est très spécial. Il comprend une couverture de laine plusieurs fois repliée, une selle épaisse fortement rembourrée, absolument plate, surmontée d'un pommeau élevé arrondi. Le tout est recouvert d'un tapis aux vives couleurs garni d'une large frange. Les étriers sont petits et étroits. La bride est ornée de broderies, de glands, de coquillages et parfois de clochettes. L'âne d'Orient est bien soigné, bien nourri.

Celui de Palestine est le plus beau. La domestication l'a très peu modifié. On surveille avec soin sa reproduction et on n'utilise comme reproducteurs que des bêtes de choix. Le mâle n'est guère employé. Il est rétif et son braiement est désagréable. On préfère l'ânesse, plus paisible et plus maniable. Une ânesse de race est très prisée comme reproductrice et peut atteindre des prix élevés. Les ânons trottinent généralement à côté de leurs mères. On les habitue peu à peu à porter des fardeaux, mais on ne les monte pas avant la troisième année. L'âne est peut-être de tous les animaux domestiques celui qui rend le plus de services en Palestine. C'est la monture du fellah, c'est aussi sa bête de somme. Il sert pour tous les travaux
agricoles (labourage, dépiquage, charrois). On croise souvent sur les pistes de l'Orient de longues files d'ânes diversement chargés.

L'âne est mentionné plus de 90 fois dans la Bible. Il y est, comme aujourd'hui dans tout l'Orient, la monture des riches et des grands (Ge 22:3,No 22:21, cf. 2Pi 2:16,Jug 10:4 12:14,2Sa 17:23 19:26, 1Ro 13:23). Il est aussi la monture des femmes (Ex 4:20,Jos 15:18,Jug 1:14, 2Ro 4:24), des femmes de qualité (1Sa 25:23).

Les ânes blancs étaient particulièrement prisés et réservés aux grands personnages (Jug 5:10). Bagdad possède une race célèbre d'ânes blancs; on en rencontre aussi à Damas, où ils atteignent des prix très élevés, mais ils sont plus délicats et ne prospèrent pas sur le littoral. Za 9:9 représente le Messie monté sur un ânon.
«L'âne était l'antique monture des Hébreux, la monture de David et de ses ancêtres. L'importation des chevaux en Israël avait coïncidé avec les infidélités et le luxe ruineux de Salomon. Mettre sa confiance
dans les chevaux, s'appuyer sur l'homme, renier Jéhovah, c'était tout un pour les vieux Jéhovistes (Esa 31:1,Os 14:3,Mic 5:9). Aussi les prophètes devaient-ils représenter le Messie restaurateur des jours de piété et de gloire, comme un roi monté sur un âne.»

L'âne était bien la monture qui convenait au Prince de la Paix. (cf. Mt 21:1, etc. et parallèle) Avant l'introduction tardive du cheval dans l'Asie Antérieure et en Egypte (vers 2500 av. J.-C), l'âne servait à la guerre. Les fouilles récentes d'Ur en Caldée en font foi. Une tombe (vers 3100 av. J.-C.) a livré des coquilles gravées; sur l'une d'elles figure, en tête d'un cortège militaire, un roi suivi de son char attelé de
quatre ânes.

Comme aujourd'hui, l'âne, dans l'antique Israël, servait de bête de somme (Ge 42:26 49:14,15 1Sa 16:20 25:18,Ne 13:15). On l'employait aux travaux des champs (Isa 30:24 32:20). La loi interdisait de l'atteler à la charrue à côté du boeuf, probablement dans une pensée de bonté, peut-être aussi pour des motifs religieux et un dessein pédagogique.

La chair de l'âne était réputée impure. On n'en mangeait que dans les temps de calamité (2Ro 6:25, cf. Eze 23:20). Les patriarches, les rois, les riches en possédaient de grands troupeaux (Ge 12:16 32:15,1Sa 9:3, etc., 1Ch 27:30). Samson se sert contre les Philistins d'une mâchoire d'âne (Jug 15:16)
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LE BOEUF

Le boeuf était le principal animal domestique des anciens Juifs. Les patriarches, qui étaient des semi-nomades, en possédaient de grands troupeaux. Établis en Canaan, les Israélites en réduisirent l'élevage et le proportionnèrent aux ressources de leur pays. Le désert de Juda, la plaine maritime, la Galilée, la Trans-jordanie surtout (le bétail de Basan était célèbre: Ps 22:13, Am 4:1), restèrent des pays d'élevage. Ailleurs on ne garda guère que les bêtes nécessaires aux travaux des champs (labourage, De 22:10,1Ro 19:19; dépiquage, De 25:4,Os 10:11; charrois, cf. 1Sa 6:7, etc.; transports à dos, 1Ch 12:40), et on ne leur donnait qu'une maigre pitance, probablement comme aujourd'hui quelques poignées de paille d'orge (Isa 11:7 30:24). On se nourrissait de leur laitage (2Sa 17:29, Isa 7:21 et suivant); mais on ne mangeait de leur chair qu'aux jours de fête (De 14:4,1Ro 1:9). A l'hôte de passage on offrait généralement un veau (Ge 18:7,Lu 15:23). Les bêtes destinées à être mangées étaient engraissées à l'étable (1Ro 4:23, Pr 15:17,Am 6:4,Mal 4:2,Lu 13:15). On immolait surtout les boeufs pour le sacrifice (Ge 15:9,1Ro 8:63,2Ch 29:33). La loi de Moïse renfermait des prescriptions relatives à la protection du bétail (Ex 23:12, De 25:4). Le bœuf gardé à l'étable est ordinairement doux, mais celui qui jouit de la liberté des pâturages est à demi-sauvage et peut devenir dangereux.

Ces animaux ont l'habitude d'entourer l'objet qui les étonne et finissent quelques fois par le charger (Ps 22:13). La loi mosaïque règle les dommages causés par ces attaques (Ex 21:28-36). Les boeufs en liberté résistent énergiquement aux fauves, ils enferment dans un cercle les vaches et les veaux et font face, cornes baissées, à l'ennemi. Les boeufs actuels de la Palestine ne sont qu'une race dégénérée, faute de soins et d'une nourriture suffisante. Dans les régions riches en herbages (les mêmes qu'aux temps bibliques), le bétail est plus beau. Dans la vallée du Jourdain le boeuf commun (bos taurus) est remplacé par le buffle (bubalus). Il faut à ce dernier le marécage. Il s'y enfonce jusqu'au cou, comme on en voit aujourd'hui couramment dans les bras du Delta d'Egypte. Cette bête énorme et disgracieuse est redoutable. Elle vient de l'Inde où elle existe à l'état sauvage. Elle est arrivée par la Perse, trop tard pour être mentionnée dans la Bible.

Dans l'antique Orient le boeuf, ou plus exactement le taureau, était considéré comme le symbole de la puissance, de la fécondité, de la vie. En Egypte, le dieu Apis à Memphis, le dieu Râ à Héliopolis, le dieu Kern à Thèbes, le dieu Mentu à Hermonthis, étaient représentés sous la forme d'un taureau. Les Babyloniens représentaient ainsi Adad, le dieu de la pluie fécondante, et les Araméens Hadad (dieu qui était adoré aussi chez les Hittites). Dans le monde égéen, le Dionysos crétois, dieu de la végétation et de la vie, était aussi figuré sous la forme d'un taureau. On ne peut donc point s'étonner qu'Israël, dans ses temps primitifs, ait fait de même pour son propre Dieu (voir l'épisode du taureau d'or au pied du Sinaï, Ex 32,De 9, et le taureau érigé par Jéroboam à Dan et à Béthel, 1Ro 12:29,2Ro 10:29). Cette représentation, inconciliable avec le culte jéhoviste instauré par Moïse, fut constamment combattue par les prophètes.

S'appuyant sur une ressemblance phonétique, certains savants ont identifié le reêm biblique avec l'antilope oryx (arabe rîm ), qui habite les solitudes voisines de la Palestine. Mais cet animal ne répond pas aux descriptions de la Bible. Les LXX ont rendu reêm par monokéros et en ont fait un animal fabuleux unicorne (la «licorne» de nos vieilles versions, et du Psautier). Le reêm est en réalité un bovidé bicorne. La Bible décrit sa grande force, sa férocité, ses cornes redoutables (No 23:22, De 33:17,Ps 22:22 92:11,Isa 34:7, cf. Job 39:12-15). Ps 29:6 le met en parallèle avec le boeuf domestique. D'après Isa 34:7,
il était agréé pour le sacrifice. Il ne peut s'agir du buffle indien, mais plutôt d'un des grands bovidés sauvages qui peuplaient jadis les forêts de la Palestine et dont quelques dents ont été découvertes dans une station ossifère du Liban: le bison et l'aurochs. Le bison (bison bona-susov bosurus), aux cornes courtes et fortes, souvent appelé aujourd'hui aurochs et confondu à tort avec l'urus de César, n'a plus que quelques descendants dans les forêts de Lithuanie et dans quelques recoins perdus du Caucase.
Le vrai aurochs ou boeuf ancien des Germains existait encore au temps de César, qui le décrit sous le nom d'urus. C'est le bos primi-genius des naturalistes. Ce bovidé, aujourd'hui éteint, d'où proviennent peut-être nos boeufs à longues cornes, était une bête énorme aux cornes longues et puissantes. Les rois d'Assyrie, qui chassaient ce fauve presque aussi redoutable que le lion, l'ont représenté sur leurs monuments; une inscription de Salma-nasar III dit: «Je foulai aux pieds son pays, comme un rimoû.» C'est certainement le reêm.
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LA BREBIS

La brebis abondait en Palestine. La vie pastorale a été, après la vie du chasseur, la première étape de la vie civilisée (Abel était berger, Ge 4:2). Elle a précédé la vie agricole et persisté dans les régions propres à l'élevage, comme celles de Trans-Jordanie, aux nombreux pâturages et sources. Les troupeaux étaient la principale richesse des patriarches (Ge 13:2 24:35 26:14); certains passages hyperboliques comptent les têtes de bétail par milliers (Job 1:3 42:12), par centaines de milliers (1Ro 8:63,2Ro 3:4 1Ch 5:21). Pendant la journée les bergers menaient les brebis au pâturage et aux abreuvoirs ou aux puits (Ps 23:1-3, Ge 29:2-7 et suivant). Le bercail où on les parquait le soir pouvait être une grotte ou un simple enclos de pierres fermé par une porte (No 32:16, Jug 5:16). En certains endroits et en certaines saisons, les bergers les gardaient dans les champs pendant la nuit (Lu 2:8), prêts à les défendre contre les fauves (1Sa 17:34). Brebis et chèvres pouvaient paître ensemble (Mt 25:32). Dans les villes et villages, surtout en pays montagneux, les troupeaux étaient fort réduits; le pauvre ne posséda parfois qu'une unique brebis, qui partageait son toit et la vie de sa famille (2Sa 12:1 etc.).

La brebis était la victime habituelle des sacrifices; on offrait le plus souvent un agneau mâle (Le 16:3); l'agneau était aussi l'animal réservé pour la Pâque: (Ex 12:3 etc.) au cours du dernier repas, Jésus s'est comparé implicitement à l'agneau pascal. En dehors de ces sacrifices, on ne touchait aux troupeaux que les jours de fête (1Sa 25:18); les riches se montraient plus prodigues (1Ro 1:19 4:23, Ps 44:12). La brebis donnait le lait (De 32:14,1Co 9:7) et la laine; la tonte était l'occasion de fêtes joyeuses (Ge 38:12,2Sa 13:23). La corne des béliers servait à fabriquer des trompes (Jos 6:4) et des récipients pour les liquides, principalement pour l'huile (1Sa 16:1).

La Palestine possède actuellement plusieurs races de brebis, la plus répandue est la race à large queue (ovis aries var. lalicauda). Cette queue est toute en graisse. Elle pèse de 9 à 10 kg. Les Israélites en étaient friands. Elle était un des éléments du sacrifice d'actions de grâces (Le 3:9). Cette variété se retrouve dans toute l'Asie centrale et en Syrie. Elle figure sur les monuments assyriens. La tête de cette brebis est noire, mais le corps est blanc (Ps 147:16, Da 7:9). Dans d'autres races, il y a des brebis blanches, des noires et des tachetées. Jacob avait un procédé particulier pour obtenir des brebis de cette dernière catégorie (Ge 30:32-42).
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CAILLE

Petit gallinacé migrateur (coturnix oulgaris); ses migrations de printemps et d'automne se font par bandes considérables, d'Afrique en Europe et inversement, par-dessus la Méditerranée ou la Palestine et la presqu'île du Sinaï. Elles volent à la faveur du vent (No 11:31).
Les Israélites purent s'en nourrir dans le désert de Sinaï, les cailles s'abattirent un soir sur le camp (Ex 16:13 et suivants).
La 2e intervention miraculeuse eut lieu à Qibroth-Hattaava. Poussées par le vent du sud-est, qui soufflait du golfe d'Aqaba, des vols de cailles tombèrent dans le camp et aux alentours. No 11:31-34; Ps 78:26-31 Ps 105:40.
La chair de la caille est très estimée; mais, assez graisseuse, elle peut facilement au moindre excès causer des troubles digestifs, surtout si elle est mal préparée. (No 11:33)

CAMÉLÉON

Petit reptile saurien très commun en Palestine; remarquable à plusieurs égards: pattes et queue préhensiles lui permettent de grimper aux arbres; yeux saillants et extrêmement mobiles, indépendants (l'un peut regarder en arrière tandis que l'autre regarde en avant); langue vermiforme et gluante capable de saisir de loin les insectes; peau à couleur changeante suivant la lumière ou suivant ses émotions.
Il n'est pas sûr qu'il soit cité dans la Bible: Segond le voit dans l'hébreu Hnchémèt de Le 11:30 mais sur la détermination des cinq animaux impurs de ce verset, reptiles ou réputés tels, les savants n'ont ni certitude ni accord entre eux.
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Re: FIL.... LES ANIMAUX DANS LA BIBLE DE A à Z

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LE CERF
(en hébreu : ayyâl; fém. ayyâlâh =biche).

Il semble que ce ruminant, probablement assez connu puisque souvent cité dans l'A.T., ait été une espèce de daim (dama) plutôt que de cerf proprement dit (cervus): l'arabe iyyâl désigne le daim, qui se trouve encore aujourd'hui au Nord de la Palestine, mais qui devait être assez commun autrefois dans les régions boisées. Il a donné son nom aux villes d'Ajalon. L'usage de sa viande était permis aux Hébreux (De 12:15,22 14:5 15:22 1Ro 4:23).
Les comparaisons de la Bible portent sur l'agilité caractéristique de cet animal, aussi bien le mâle (Isa 35:6,Ca 2:9,17 8:14) que la femelle (Ps 18:34,Hab 3:19), sur la grâce de la biche (Pr 5:19), sur leurs souffrances de la faim ou de la soif (La 1:6,Ps 42:2), sur la timidité des biches qui cherchent des retraites secrètes pour donner naissance à leurs faons (Job 39:4), et qui sous l'effet de la peur sont sujettes à les mettre bas subitement (allusion à ce fait dans Ps 29:9). Elles sont encore citées dans le refrain de Ca 2:7 3:5 et dans un air de musique: «Biche de l'aurore» (Ps 22:1).
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Re: Fil.... Les animaux dans la Bible de A à Z

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Parlant de cet animal...
Je l'ai vu souvent représenté à Saint Jean du Latran, et autres basiliques romaines, souvent avec une croix...

Quelqu'un connait quel est sa symbolique en ce qui à trait au NT?
"À tout moment, nous subissons l’épreuve, mais nous ne sommes pas écrasés;
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Le cerf blanc, dans l’iconographie médiévale, représente le Christ ou son envoyé. Le Christ en croix est apparu entre les bois d'un cerf à saint Eustache et à saint Hubert.
Saint Hubert est le patron des chasseurs et des bouchers :)
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LE CHACAL

En hébreu: chouâl, partout, sauf Ne 4:3, où il signifie renard ; tannîm, Job 30:29,Isa 13:22 34:13,Jer 9:11-10:22, etc. iyyîm, hurleurs, Isa 13:22 34:14,Jer 10:22 50:39, etc ; ôkhîm, ceux qui se lamentent, Isa 13:21.

Le chacal (canis aureus) est très commun en Palestine et dans toute la région au Sud et à l'Est de la Méditerranée jusqu'en Extrême-Orient. On le rencontre aussi dans quelques parties de l'Europe méridionale (Grèce, Balkans). Il fréquente de préférence les lieux déserts; il occupe en troupes nombreuses les ruines de Baalbek et les ravins qui avoisinent la mer Morte. (cf. Esa 13:22 34:13 35:7,Jer 50:39,Mal 1:3) Mais on le rencontre aussi près des lieux habités. Il trouble les nuits de ses hurlements lugubres. Le jour, il disparaît dans quelque repaire; il en sort dès que le soleil se couche et erre partout en quête de nourriture. Il se repaît surtout de charognes (Ps 63:11). Comme le renard, il apprécie fort le raisin et cause de grands dommages aux vignes, car à l'inverse du renard qui quête toujours tout seul, le chacal ne chasse qu'en bandes de 20, à 50 individus et plus (Ca 2:15). Ce sont donc certainement des chacals et non des renards que Samson lance dans les moissons philistines (Jug 15:4). Un chacal isolé est inoffensif, mais une bande peut devenir dangereuse.
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LE CHAMEAU

En hébreu : gâmâl.
Le chameau (camelus dromedarius) est le plus précieux des animaux domestiques de l'Orient.

Son organisation spéciale lui permet de traverser les vastes solitudes de l'Asie et de l'Afrique. Il est le «vaisseau du désert». Dans son estomac, qui est double, il peut emmagasiner une importante provision d'eau; il la loge dans les nombreux alvéoles qui garnissent le premier compartiment. Sa bosse renferme une réserve de graisse. Il peut par suite demeurer dix jours sans manger ni boire. Il est du reste très sobre et se contente des buissons épineux qu'il broute en cheminant, grâce à son cou allongé, et les sucs qu'ils renferment lui suffisent comme boisson.
Son pied large et souple semble fait pour les sables du désert. Il s'accommode cependant d'un sol raboteux et inégal; il avance alors avec précaution, mais d'un pas très sûr. Le terrain humide et boueux est le seul obstacle infranchissable pour lui. Le chameau est avant tout une bête de somme.
On l'a de tout temps utilisé en Orient pour les transports. Il supporte d'énormes fardeaux. Sa charge moyenne varie de 300 à 400 kgs; elle atteint une demi-tonne pour les sujets robustes; avec ce poids il fait de 35 à 45 km. par jour à l'allure de 4 km. à l'heure.
Sur sa bosse on ajuste une selle (Ge 31:34) à laquelle on suspend de grands paniers ou de vastes poches où l'on entasse les marchandises et parfois les femmes et les enfants. Le plus souvent on installe ces derniers dans une sorte de palanquin. Les hommes s'établissent à califourchon sur la selle même.

Au repos, le chameau se couche en ployant successivement les genoux de devant et de derrière; pour se relever il fait le mouvement inverse. C'est dans la position agenouillée qu'on monte ou qu'on charge le chameau. Une longe, enserrant étroitement ses naseaux, sert à le conduire, mais en réalité on l'abandonne à son instinct ou à son caprice. Cette longe est décorée d'ornements variés (coquillages, croissants découpés dans des lames d'argent et fixés sur du drap aux vives couleurs: Jug 8:21).

Comme monture et pour les parcours rapides, on emploie plutôt le dromadaire, race spéciale plus haute, plus élancée et de robe plus claire. Il est plus délicat, plus sensible au froid et ne supporte qu'une charge réduite; mais il peut soutenir pendant dix-huit heures une allure de 10 à 12 km. à l'heure. C'est probablement le békèr (fém. bikrâh) de Isa 60:6 et de Jer 2:23.

Le chameau de Bactriane forme au contraire une espèce à part. Il a deux bosses, est moins endurant que le chameau d'Arabie, mais supporte mieux le froid. On le rencontre dans toute l'Asie centrale. Les Turcomans du Djolân en possèdent des quantités. On croise souvent sur les chemins qui conduisent de Transjordanie en Galilée ou sur la route de Jérico à Jérusalem de longues files de ces beaux animaux. Ce chameau figure sur les monuments assyriens, mais la Bible l'ignore. Le chameau est très endurant. Son allure est constante; il ne faiblit que lorsqu'il est à bout. Alors il se couche et meurt.

Le lait de chamelle est excellent. Les bédouins en font une grande consommation (Ge 32:16). Caillé, il est nourrissant et rafraîchissant; on en fait aussi du beurre et du fromage. Les Orientaux mangent la viande du chameau, interdite aux Israélites (Le 11:4,De 14:7).

De ses poils on tisse une étoffe grossière dont on fait des vêtements (Mt 3:4,Mr 1:6), des tentes (Ca 1:5) et ces grandes poches qu'on suspend aux flancs des chameaux et des ânes. Les poils employés sont ceux du dos, du cou et des alentours de la bosse; les autres sont trop courts. La peau sert à divers usages (tentes, boucliers, harnais, coffres, etc.).

Le chameau est très peu intelligent. On le prétend docile, il est en réalité rétif, obstiné, vicieux et, à certaines époques, très dangereux. Sa morsure est presque toujours mortelle. Il n'a aucune affection et ne s'attache ni à son maître ni à son conducteur. On élève les chameaux par milliers à l'Est du Jourdain. C'est la principale richesse des bédouins.

D'où vient cet animal et à quelle époque a-t-il été réduit en servitude? On l'ignore. Il est probablement originaire du centre ou du S. de l'Asie. Les couches tertiaires de l'Himalaya ont livré des débris d'une espèce fossile. Sa domestication remonte à la plus haute antiquité. Les plus anciennes strates sémitiques de Guézer (vers 3000 av. J.-C.) renferment des ossements de chameau. On le retrouve en Orient à toutes les époques de l'histoire, du moins en Asie, car son introduction en Afrique ne remonte pas au delà du 3ème siècle de l'ère chrétienne.

Il tient une grande place dans la Bible. Abraham (Ge 12:16), Jacob (Ge 30:43 32:15) possédaient de nombreux chameaux. Les marchands qui trafiquaient avec l'Egypte s'en servaient comme moyen de transport (Ge 37:25). Job en avait des milliers (Job 1:3 42:12). C'est dans l'Est et le S. de Canaan qu'il était le plus abondant. Les Israélites en TransJordanie en enlevèrent des quantités aux Hagaréniens (1Ch 5:21). Ceux des Madianites et des Amalécites qui envahissent Canaan au temps de Gédéon (Jug 7:12) sont dits aussi nombreux que le sable de la mer. Isaïe nous montre les enfants du désert inondant la Palestine de la multitude de leurs chameaux (Isa 60:6). La reine de Séba transporte sur ses chameaux les riches présents offerts à Salomon (1Ro 10:2). Les envahisseurs éthiopiens défaits par Asa (2Ch 14:15) montaient des chameaux. Les rois de Damas en employaient dans leurs expéditions (2Ro 8:9). David avait préposé un officier spécial à la surveillance de ses chameaux (1Ch 27:30). Les exilés de retour de captivité sous Esdras et Néhémie possèdent 435 de ces animaux.

Le chameau servait non seulement de monture ou de bête de somme (Ge 24:64,1Sa 30:17,Isa 30:6), mais aussi de bête de trait (Isa 21:7). Peut-être l'attelait-on, comme aujourd'hui en Arabie et en Afrique du N., à la charrue.

Le chameau a donné lieu à de nombreux proverbes. La Bible en mentionne deux: Jésus déclare qu'il est plus facile à un chameau de passer par le trou d'une aiguille qu'à un riche d'entrer dans le royaume de Dieu (Mt 19:24) et il apostrophe les conducteurs aveugles qui filtrent le moucheron et avalent le chameau (Mt 23:24). Dans ces deux images hyperboliques, le chameau est cité comme le plus gros animal du pays, opposé à des objets minuscules.
Mais il dit : " Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu et l'observent ! " Lc 11.28
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Re: Fil.... Les animaux dans la Bible de A à Z

Message non lu par coeurderoy »

AnneT a écrit :Parlant de cet animal...
Je l'ai vu souvent représenté à Saint Jean du Latran, et autres basiliques romaines, souvent avec une croix...

Quelqu'un connait quel est sa symbolique en ce qui à trait au NT?
Très intéressant votre fil Luk !

Oui le Cerf symbolise souvent le Seigneur (animal royal, noble, ses bois : la Croix). On le voit représenté sur des baptistères (Cerf assoiffé du psaume recherchant l'eau vive : âme du croyant), c'est souvent le messager divin apparaissant à de pieux ermites (ex. à St Jean de Matha et Félix de Valois au lieu dit Cerf Froid, berceau des Trinitaires). Très apprécié en héraldique médiévale (cerf dit "élancé" ou "au repos"), lié au plaisir de la chasse. Le rituel lié à sa mise à mort pouvait avoir, dans les mentalités médiévales un rapport avec la liturgie eucharistique et le sacrifice du Sauveur.
En France "tenant" d'armoiries à partir de Charles VI, avec la devise "Espérance" (Cerf-ailé ou Cerf-volant): ex. tapisserie du XVème à Rouen, célébrant la fin de la Guerre de Cent Ans, aux couleurs de Charles VII.
A partir de la Renaissance les traits liés à sa sexualité, fécondité amènent des allusions telle celle du château d'Anet (Diane enlaçant le Cerf, allusion à Henri II et Diane de Poitiers...) ou celle de Maurice Scève qui dans la Délie en fait le parangon de l'amant et du poète, sans oublier Louis XV et le Parc-aux-Cerfs, et là nous ne sommes plus du tout dans le même registre...
Dernière modification par coeurderoy le mar. 17 nov. 2009, 12:44, modifié 1 fois.
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Re: Fil.... Les animaux dans la Bible de A à Z

Message non lu par Luk »

Merci pour ces compléments d'information.... Je note :oui: :oui:
Mais il dit : " Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu et l'observent ! " Lc 11.28
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