Pierre-Antoine a écrit :Donc pour vous un baptisé, configuré au Christ Prêtre, Prophète et Roi par son baptême est n'importe qui ?
Un confirmé qui a reçu l'Esprit Saint est n'importe qui ?
Vous avez là une bien curieuse théologie des sacrements.
Et le sacrement de l'ordre, à votre avis, à quoi sert-il, si il suffit d'être confirmé pour pouvoir faire ce qui est donné aux évêques, prêtres et diacres par le sacrement de l'ordre?
Vous pourriez peut-être approfondir des questions comme celle-ci, avant de critiquer la théologie des sacrements des autres...
archi a écrit :Pour en revenir aux malades, doit-on arrêter de les visiter sous prétexte qu'il n'y a pas de prêtre disponible? Sans doute pas. Je ne peux pourtant pas m'empêcher de penser que ces pseudo-"ministères" laïcs par défaut de ministres ordonnés ne sont qu'un emplâtre sur une jambe de bois, et ne sont qu'un prétexte pour retarder, de la part des fautifs, la nécessaire remise en question, jusqu'à ce que d'ici quelque temps, il ne reste plus non plus de laïcs pour remplir ces "ministères".
C'est agaçant, cette manière d'aborder le débat qui fait s'éloigner du coeur du débat : comment apporter le secours des sacrements aux malades.
C'est au coeur du débat, au contraire. A moins que vous ne préfériez les débats où il est interdit de s'écarter des questions mal posées et de recentrer le problème?
Par ailleurs, il ne me semble pas bon d'avoir une Eglise où seul le clergé exerce les ministères d'apostolat. Les laïcs pouvant alors vaquer à leurs occupations quotidienne l'esprit tranquille : d'autres exercent la charité à leur place.
L'avis important, en l'occurrence, c'est celui de la Tradition de l'Eglise, qui révèle l'action de l'Esprit Saint. Mais on n'est pas obligé de suivre votre dichotomie clergé - laïc. En revanche, la Tradition nous enseigne que la distinction entre les ministres ordonnés et les autres est essentielle. Ce qui ne veut pas dire que les non ordonnés n'ont rien à faire - mais pas échanger les rôles avec les ministres ordonnés.
C'est pour ça que je pense que le plus gênant, sur cette histoire de communion des malades, n'est peut-être pas le fait qu'un laïc porte la communion à un malade s'il n'y a pas moyen de faire autrement. Mais de désigner systématiquement des laïcs pour faire ce travail: ce n'est plus un ministère "extraordinaire" dans ce cas. C'est sûr, on n'a plus assez de prêtres. Mais la solution n'est pas de les remplacer par des laïcs. Parce qu'après, il n'y aura plus de laïcs non plus... qui restera-t-il pour qu'on leur confie des ministères? Il faut sortir de cette spirale suicidaire.
Si chacun ne participe pas concrètement au service de l'Eglise
Ne tombez pas dans l'activisme. Chacun doit remplir son devoir d'état, dans son métier et auprès de sa famille. Et agir comme chrétien, ça veut dire, aussi, se former. C'est bien joli de vouloir faire quelque chose à tout prix, mais quand on n'a pas de formation, on ne fait pas les choses correctement.
, la communauté que nous pouvons former n'est qu'un leur. Tout en gardant sauf par ailleurs les ministères qui sont exclusivement réservés par l'Eglise aux ministres ordonnés.
Comme de distribuer l'Eucharistie, comme nous l'enseigne la Tradition immémoriale de l'Eglise, et n'en déplaise aux abus modernes.
Le prêtre et l'évêque sont les ministres ordonnés exclusifs de l'Eucharistie et de la confession. En revanche pour l'administration de la sainte communion, il sn'en sont, avec les diacres "que" les ministres ordinaires et des laïcs, religieux et religieuses peuvent en être des ministres extraordinaires.
Et on abuse beaucoup de ce ministère "extraordinaire", qui, tel qu'il est défini dans les textes récents, est déjà est plus que limite au regard de la Sainte Tradition. Allez parler de ça à un orthodoxe, vous verrez comment il accueillera cette idée...
In Xto,
archi.