La confession et son contexte
-
antioche
- Barbarus

La confession et son contexte
Bonjour,
A propos de la confession, certains prêtres sont dans le confessionnal, d'autres non; certains vont chercher l'étole, d'autres non; parfois ils mettent l'aube, pas toujours. Il arrive d'être debout (ça arrive !!), assis, à genoux .....etc
Y-a-t-il des remarques sur le plan du canon ?
Merci de vos réponses.
A propos de la confession, certains prêtres sont dans le confessionnal, d'autres non; certains vont chercher l'étole, d'autres non; parfois ils mettent l'aube, pas toujours. Il arrive d'être debout (ça arrive !!), assis, à genoux .....etc
Y-a-t-il des remarques sur le plan du canon ?
Merci de vos réponses.
- L'Inquisiteur
- Censor

- Messages : 116
- Inscription : dim. 08 nov. 2009, 22:48
Re: La confession et son contexte
Bonjour, si par "remarques au plan du canon", vous demandez ce que dit le Code de Droit Canonique, voici ce que ledit code dit à propos des circonstances de la confession :
Cordialement.
Canon 964 :
§1 Pour entendre les confessions sacramentelles, le lieu propre est l'église ou l'oratoire.
§2 En ce qui concerne le confessionnal, la conférence des Evêques établira des règles, en prévoyant toutefois qu'il y ait toujours dans un endroit bien visible des confessionnaux munis d'une grille fixe séparant le pénitent du confesseur et dont les fidèles qui le désirent puissent librement user.
§3 Les confessions ne seront pas entendues en dehors du confessionnal, à moins d'une juste cause.
Maintenant, j'en conclus qu'il faut se référer au livre décrivant le rituel du sacrement de pénitence.Canon 978 :
§2 En tant que ministre de l'Eglise, le confesseur, dans l'administration du sacrement, adhérera fidèlement à l'enseignement du Magistère et aux règles établies par l'autorité compétente.
Cordialement.
=][=
L'hérésie est une plaie pour la vraie Foi. Il faut la cautériser au feu de la sainte doctrine.
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L'hérésie est une plaie pour la vraie Foi. Il faut la cautériser au feu de la sainte doctrine.
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-
antioche
- Barbarus

Re: La confession et son contexte
Merci L'Inquisiteur,
Ce livre (livre décrivant le rituel du sacrement de pénitence) est-il accessible pour nous ?
Parce que, par rapport au droit canonique, ce que vous écivez, je ne le retrouve pas dans la pratique.
Ce livre (livre décrivant le rituel du sacrement de pénitence) est-il accessible pour nous ?
Parce que, par rapport au droit canonique, ce que vous écivez, je ne le retrouve pas dans la pratique.
- L'Inquisiteur
- Censor

- Messages : 116
- Inscription : dim. 08 nov. 2009, 22:48
Re: La confession et son contexte
Bonjour,
J'ai ici un extrait d'un texte intitulé "Orientations doctrinales et pastorales du Rituel de la pénitence et de la réconciliation". Je ne suis pas sûr, mais je pense que c'est un texte issu du Rituel du sacrement de pénitence. À vérifier.
J'ai ici un extrait d'un texte intitulé "Orientations doctrinales et pastorales du Rituel de la pénitence et de la réconciliation". Je ne suis pas sûr, mais je pense que c'est un texte issu du Rituel du sacrement de pénitence. À vérifier.
Cordialement.(...)
Temps et lieu de la célébration
24. On se reportera aux notes pastorales détaillées en marge de chaque rituel. (...)
Vêtements liturgiques
25. En ce qui concerne les vêtements liturgiques pour la célébration de la Pénitence, on observera les règles fixées par les Ordinaires des lieux.
VI. La réconciliation individuelle
26. La réconciliation individuelle permet, de manière irremplaçable, de manifester que le pardon rejoint chacun en ce qu'il a de plus personnel. Dans cette forme de célébration, la Parole de Dieu est présente, désormais comme dans les autres formes, mais elle peut être proposée de façon adaptée à chaque cas.
Par ailleurs, le dialogue entre le pénitent et le ministre permet de préciser les signes de conversion et de pénitence qui conviennent à la situation de ceux qui reçoivent ainsi le pardon de Dieu.
Préparation du prêtre et du pénitent
27. Le prêtre et le pénitent se prépareront à célébrer le sacrement avant tout par la prière. Le prêtre invoquera l'Esprit Saint pour recevoir de lui lumière amour; quant au pénitent, il confrontera sa vie avec l'exemple et les commandements du Christ, et il implorera Dieu pour la rémission de ses péchés.
Accueil du pénitent
28. Le prêtre accueillera le pénitent avec la charité d'un frère, s'il en est besoin, le saluera avec des paroles bienveillantes. Ensuite le pénitent fera le signe de la croix, que le prêtre peut faire avec lui. Puis le prêtre, par une brève formule, invitera le pénitent à la confiance en Dieu. Si le ministre ne connaît pas le pénitent, celui-ci lui donnera les renseignements utiles sur sa situation, lui indiquera l'époque de sa dernière confession, les difficultés qu'il éprouve à mener une vie chrétienne, et tout ce qui est utile pour que le prêtre puisse exercer son ministère.
Lecture de la Parole de Dieu
29. Alors le prêtre, ou le pénitent lui-même, lit un texte adapté tiré de la Sainte Écriture, ce qui peut se faire aussi dans la préparation à la célébration proprement dite du sacrement. En effet, la parole de Dieu éclaire le croyant pour lui faire discerner ses péchés, l'invite à la conversion et à la confiance en la miséricorde divine.
Confession des péchés et réception de la satisfaction
30. Ensuite le pénitent confesse ses péchés, en commençant, là où c'est l'usage, par la formule de la confession générale: " je confesse à Dieu... "
Le prêtre, s'il en est besoin, aidera le pénitent à faire une confession complète, il l'exhortera en outre à regretter sincèrement ses offenses envers Dieu; enfin il lui donnera des conseils adaptés pour commencer une vie nouvelle et, si c'est nécessaire, il lui rappellera les exigences de la vie chrétienne.
Si le pénitent a causé du dommage ou du scandale, il l'amènera à la résolution de réparer comme il le doit.
Ensuite le prêtre donne au pénitent une satisfaction, qui ne doit pas être seulement une compensation pour le passé, mais encore une aide pour renouveler sa vie et un remède à sa faiblesse; c'est pourquoi elle doit correspondre, autant que possible, à la gravité et à la nature de ses péchés. Cette satisfaction peut s'exercer selon les cas par la prière, le renoncement à soi-même, mais surtout par le service du prochain et les oeuvres de miséricorde, ce qui met en lumière que le péché et sa rémission comportent un aspect social.
Prière du pénitent et absolution du prêtre
31. Après cela, le pénitent manifeste sa contrition et sa résolution de mener une vie nouvelle par une prière où il implore le pardon de Dieu notre Père. Il est bon d'employer une prière formée de paroles tirées de la Sainte Écriture.
Le prêtre, après la prière du pénitent, en étendant les mains, ou au moins la main droite, au-dessus de la tête du pénitent, prononce la formule d'absolution, et pendant qu'il en prononce les dernières paroles, il fait le signe de la croix sur le pénitent.
La formule d'absolution indique que la réconciliation du pénitent provient de la miséricorde de Dieu; elle montre le lien entre la réconciliation du pécheur et le mystère pascal du Christ, elle met en relief le rôle de l'Esprit Saint dans la rémission des péchés; elle met en lumière l'aspect ecclésial du sacrement, du fait que la réconciliation avec Dieu est demandée et accordée par le ministère de l'Église.
Acte de louange et envoi du pénitent
32. Lorsqu'il a reçu le pardon de ses péchés, le pénitent confesse la miséricorde de Dieu et rend grâce, par exemple, au moyen d'une brève invocation tirée de la Sainte Écriture; ensuite le prêtre le renvoie en paix.
Le pénitent poursuit sa conversion et l'exprime par une vie accordée à l'Évangile du Christ et de plus en plus imprégnée d'amour de Dieu, car "la charité couvre la multitude des péchés" (1P 4,8).
RITE ABREGE
33. Quand la nécessité pastorale y invite, le prêtre peut omettre ou abréger certaines parties du rite. Cependant on doit toujours garder entièrement: la confession des péchés et la réception de la satisfaction, l'invitation à la contrition, la formule d'absolution et la formule de renvoi. Mais s'il y a danger de mort imminente, il suffit que le prêtre dise les paroles essentielles de la formule d'absolution, c'est-à-dire: Au nom du Père et du Fils + et du Saint-Esprit, je vous pardonne tous vos péchés.
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L'hérésie est une plaie pour la vraie Foi. Il faut la cautériser au feu de la sainte doctrine.
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L'hérésie est une plaie pour la vraie Foi. Il faut la cautériser au feu de la sainte doctrine.
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-
antioche
- Barbarus

Re: La confession et son contexte
Merci beaucoup, sincèrement, L'Inquisiteur
Vous m'avez donné de vraies infos, construites et travaillées.
Je retiens qu'il n'y a pas de formalisme ferme, sauf cas particulier d'urgence :
Vous m'avez donné de vraies infos, construites et travaillées.
Je retiens qu'il n'y a pas de formalisme ferme, sauf cas particulier d'urgence :
Merci .............malgré la rudesse de votre avatar.Quand la nécessité pastorale y invite, le prêtre peut omettre ou abréger certaines parties du rite. Cependant on doit toujours garder entièrement: la confession des péchés et la réception de la satisfaction, l'invitation à la contrition, la formule d'absolution et la formule de renvoi.
- L'Inquisiteur
- Censor

- Messages : 116
- Inscription : dim. 08 nov. 2009, 22:48
Re: La confession et son contexte
Désolé pour l'avatar ...
Mais il me plaît bien, c'est ce qui compte
.
Ravi d'avoir pu vous être utile !
Cordialement.
Mais il me plaît bien, c'est ce qui compte
Ravi d'avoir pu vous être utile !
Cordialement.
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L'hérésie est une plaie pour la vraie Foi. Il faut la cautériser au feu de la sainte doctrine.
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L'hérésie est une plaie pour la vraie Foi. Il faut la cautériser au feu de la sainte doctrine.
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antioche
- Barbarus

Re: La confession et son contexte
L'Inquisiteur
Venez, s'il-vous-plait, encore à mon aide.
Je crois savoir, que dans des situations extrêmes, en l'absence de prêtre, tout baptisé peut baptiser à son tour un frère ou une soeur. Qu'en est-il de la confession. J'ose penser que ce n'est pas du tout possible!
Merci
Venez, s'il-vous-plait, encore à mon aide.
Je crois savoir, que dans des situations extrêmes, en l'absence de prêtre, tout baptisé peut baptiser à son tour un frère ou une soeur. Qu'en est-il de la confession. J'ose penser que ce n'est pas du tout possible!
Merci
- L'Inquisiteur
- Censor

- Messages : 116
- Inscription : dim. 08 nov. 2009, 22:48
Re: La confession et son contexte
Le Code est clair à ce sujet :
Les seules exceptions "en danger de mort" sont celles-ci, et n'ont rien à voir avec les laïcs :Canon 965 :
Seul le prêtre est le ministre du sacrement de pénitence.
Cordialement.Canon 976 :
En cas de danger de mort, tout prêtre, même dépourvu de la faculté d'entendre les confessions, absout validement et licitement de toutes censures et de tous péchés tout pénitent, même en présence d'un prêtre approuvé.
Canon 977 :
En dehors du cas de danger de mort, l'absolution du complice d'un péché contre le sixième commandement du Décalogue est invalide.
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L'hérésie est une plaie pour la vraie Foi. Il faut la cautériser au feu de la sainte doctrine.
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- coeurderoy
- Pater civitatis

- Messages : 5771
- Inscription : sam. 31 mai 2008, 19:02
- Localisation : Entre Loire et Garonne
Re: La confession et son contexte
J'ai le (vague) souvenir que des Croisés, en l'absence de prêtres en nombre suffisant s'étaient confessés l'un à l'autre - ou est-ce un épisode lié à la Terreur ? (je comprends bien que le frère laïc qui entendait l'aveu des fautes ne pouvait pas donner sacramentellement l'absolution, mais je trouve assez beau cet exemple évidemment exceptionnel) : "in articulo mortis" exprimer son repentir en s'humiliant doit être un apaisement pour l'âme et une pénitence certaine... 
"Le coeur qui rayonne vaut mieux que l'esprit qui brille"
Saint Bernard de Clairvaux
Saint Bernard de Clairvaux
-
antioche
- Barbarus

Re: La confession et son contexte
L'Inquisiteur, votre avatar, il est mieux !!
Merci
Merci
- coeurderoy
- Pater civitatis

- Messages : 5771
- Inscription : sam. 31 mai 2008, 19:02
- Localisation : Entre Loire et Garonne
Re: La confession et son contexte
"Le coeur qui rayonne vaut mieux que l'esprit qui brille"
Saint Bernard de Clairvaux
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- L'Inquisiteur
- Censor

- Messages : 116
- Inscription : dim. 08 nov. 2009, 22:48
Re: La confession et son contexte
Et pourtant, c'est toujours un Inquisiteur ! Comme ça, chacun s'y retrouve
...
Sinon, coeurderoy, sachez que le sacrement de pénitence était aux origines de l'Église bien différent ... C'était une lourde pénitence à accomplir, et unique ! Pas droit à une seconde erreur ... Le sacrement tel que nous le connaissons maintenant nous vient des moines irlandais du (je pense) 7 ou 8e siècle, qui eux se "confessaient" de façon auriculaire leurs péchés les uns aux autres ... Il n'y avait pas d'absolution sacramentelle en soi. La forme de pénitence des moines irlandais s'est développée et imposée dans l'Église, augmentée d'une peine temporelle et de l'absolution sacramentelle, étant plus humaine et adaptée que l'ancienne pénitence unique...
Bon, mon explication est très résumée et sûrement incomplète... Je vous invite à vous renseigner sur le sujet si cela vous intéresse
.
Cordialement.
Sinon, coeurderoy, sachez que le sacrement de pénitence était aux origines de l'Église bien différent ... C'était une lourde pénitence à accomplir, et unique ! Pas droit à une seconde erreur ... Le sacrement tel que nous le connaissons maintenant nous vient des moines irlandais du (je pense) 7 ou 8e siècle, qui eux se "confessaient" de façon auriculaire leurs péchés les uns aux autres ... Il n'y avait pas d'absolution sacramentelle en soi. La forme de pénitence des moines irlandais s'est développée et imposée dans l'Église, augmentée d'une peine temporelle et de l'absolution sacramentelle, étant plus humaine et adaptée que l'ancienne pénitence unique...
Bon, mon explication est très résumée et sûrement incomplète... Je vous invite à vous renseigner sur le sujet si cela vous intéresse
Cordialement.
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-
jeanbaptiste
- Pater civitatis

- Messages : 3085
- Inscription : mer. 30 avr. 2008, 2:40
Re: La confession et son contexte
Ah ! Merci de nous apprendre tant de choses, c'est merveilleux !
- L'Inquisiteur
- Censor

- Messages : 116
- Inscription : dim. 08 nov. 2009, 22:48
Re: La confession et son contexte
Ah, j'ai retrouvé mes notes de cours de liturgie de l'année passée ... Voici donc, en un peu plus clair, ce que j'ai voulu dire dans mon précédent message :
Cordialement.
Je ne l'avais pas noté dans mes notes à ce moment-là, mais la pénitence tarifiée des moines irlandais était bien au départ un simple "aveu" des péchés, entre moines.1.1.Diverses informations sur la liturgie des 2e et 3e siècles
(...)
4.La réconciliation des pénitents
Le baptême pardonne tous les péchés : y’a-t-il alors un autre pardon possible après le baptême pour les péchés publics ?
Une réconciliation publique est instaurée : le pénitent a un temps de marge, de pénitence, où il est écarté des célébrations communes, suivi d’une réconciliation par l’évêque.
(...)
2.La liturgie dans l’Antiquité tardive
(...)
2.2.Diverses informations sur la liturgie de l’Antiquité tardive
(...)
7.La liturgie de la réconciliation
La pénitence concerne la société ; il y a donc plus de pénitences publiques. Un cadre pastoral est alors organisé pour la pénitence. La réconciliation est faite par l’évêque le jour de Pâques.
La pénitence étant unique et difficile, cela provoque des retardements du baptême.
(...)
3.La liturgie de l’Occident au Moyen Âge
(...)
3.3.Nouveaux éléments liturgiques
(...)
3.Nouvelles formes de pénitence
Aux 6e-7e siècles, apparaît et se répand une nouvelle forme de pénitence venant des moines irlandais, au christianisme monastique : la pénitence tarifiée. Il y a confession et pénitence privées ; cette réconciliation est possible plusieurs fois. Cette nouvelle forme de pénitence, plus aisée que la pénitence publique antique, est une véritable réforme libératrice. On voit apparaître des listes d’équivalence faute-pénitence.
Cela impliquait des déviations potentielles : faire faire la pénitence par un autre, faire des offrandes d’argent, …
Cordialement.
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L'hérésie est une plaie pour la vraie Foi. Il faut la cautériser au feu de la sainte doctrine.
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L'hérésie est une plaie pour la vraie Foi. Il faut la cautériser au feu de la sainte doctrine.
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Re: La confession et son contexte
Il me semble que la pratique des indulgences est héritée de ce contexte de pénitence tarifée, puisque celles-ci se définissent comme l’allègement (partiel ou total) de la peine temporelle encourue pour les péchés déjà pardonnés.
En outre, pour rebondir sur la « confession les uns aux autres », je rappellerais ce passage de l’épître de st Jacques qui invite à confesser ses péchés les uns aux autres et de prier les uns pour les autres (Jc V 16), certes, c’est dit dans le contexte de la maladie, mais il me semble pouvoir être étendu à toute la vie chrétienne.
Et de fait, dans notre liturgie préconciliaire le Confíteor était dit en « dialogue » avec le prêtre : le prêtre dit le Confíteor et le peuple l’absolution puis, à son tour, le Confíteor et le prêtre l’absolution et le prêtre conclut par la prière Indulgéntiam etc. ; cela se faisait trois fois par jour : à la messe, à Prime et à Complies.
Notre façon de faire actuelle (ordinaire) à la Messe comme à Complies se base sur le schéma où le prêtre est absent ( !) et gomme le dialogue et la miséricorde effective (même ritualisée) de pouvoir se dire les uns aux autres (Que Dieu tout-puissant TE (vous) montre sa miséricorde). Cela me semble d’autant plus paradoxal que (/lorsque ?) l’on célèbre ce rite en vis-à-vis, « face au peuple »…
La communauté de Tibériade (BE) conserve cet usage du dialogue mais selon une forme plus simple qui permet vraiment à chacun de se reconnaître pécheur et de recevoir de la part de tous une parole de miséricorde : V/. Bénissez-moi, frères et sœurs saints et pardonnez au pécheur que je suis. R/. Que Dieu te pardonne frère saint.
Ces formules pénitentielles ne remplacent pas le sacrement, mais elles font grandir la miséricorde (voyez comme ils s’aiment !) dans une communauté, même si ce n’est pas in articulo mortis… Certes, ce n’est pas précis comme « confession », c’est pour cela que l’on a la confession sacramentelle en général et que l’Apôtre rappelle que le soleil ne doit pas se coucher sur notre colère et que, selon la parole du Christ, il faut aller trouver ceux qui nous ont blessés ou que nous avons blessés…
En outre, pour rebondir sur la « confession les uns aux autres », je rappellerais ce passage de l’épître de st Jacques qui invite à confesser ses péchés les uns aux autres et de prier les uns pour les autres (Jc V 16), certes, c’est dit dans le contexte de la maladie, mais il me semble pouvoir être étendu à toute la vie chrétienne.
Et de fait, dans notre liturgie préconciliaire le Confíteor était dit en « dialogue » avec le prêtre : le prêtre dit le Confíteor et le peuple l’absolution puis, à son tour, le Confíteor et le prêtre l’absolution et le prêtre conclut par la prière Indulgéntiam etc. ; cela se faisait trois fois par jour : à la messe, à Prime et à Complies.
Notre façon de faire actuelle (ordinaire) à la Messe comme à Complies se base sur le schéma où le prêtre est absent ( !) et gomme le dialogue et la miséricorde effective (même ritualisée) de pouvoir se dire les uns aux autres (Que Dieu tout-puissant TE (vous) montre sa miséricorde). Cela me semble d’autant plus paradoxal que (/lorsque ?) l’on célèbre ce rite en vis-à-vis, « face au peuple »…
La communauté de Tibériade (BE) conserve cet usage du dialogue mais selon une forme plus simple qui permet vraiment à chacun de se reconnaître pécheur et de recevoir de la part de tous une parole de miséricorde : V/. Bénissez-moi, frères et sœurs saints et pardonnez au pécheur que je suis. R/. Que Dieu te pardonne frère saint.
Ces formules pénitentielles ne remplacent pas le sacrement, mais elles font grandir la miséricorde (voyez comme ils s’aiment !) dans une communauté, même si ce n’est pas in articulo mortis… Certes, ce n’est pas précis comme « confession », c’est pour cela que l’on a la confession sacramentelle en général et que l’Apôtre rappelle que le soleil ne doit pas se coucher sur notre colère et que, selon la parole du Christ, il faut aller trouver ceux qui nous ont blessés ou que nous avons blessés…
Stat Crux dum volvitur orbis!
Dic animae meae: “ Salus tua ego sum ” Ps XXXIV 3
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