Peut-on dater la création de l’homme ?
Peut-on dater la création de l’homme ?
Ce début,dans l'histoire, dépend des critères utilisés pour définir l’Homme, qui peuvent être anthropologiques, biologiques, culturels, philosophiques ou … religieux.
Le critère religieux est celui que nous indique l’Evangile : la vie éternelle. Pour un croyant, le premier homme est celui qui a la même nature humaine que le Christ, vrai Dieu et vrai homme. Une personne qui peut franchir la mort, qui peut bénéficier de la promesse du Christ : celui qui vit et croit en moi ne mourra jamais.
L’Evangile nous indique un autre critère. L’humain peut être séparé de Dieu par le péché, mais il peut aussi être pleinement humain sans le péché, comme le Christ. L’humain se caractérise par un choix possible, donc par une liberté de choix.
Ici, le critère de distinction s’affine de manière moins nette, mais une perception spirituelle minimale semble nécessaire pour qu’un choix soit possible.
Un être n’ayant pas accès à une conscience ou à une sensibilité minimale pour pouvoir faire un tel choix ne paraît pas pouvoir être qualifié d’humain.
Soyons ici bien précis : il ne s’agit pas nécessairement d’un niveau d’intelligence, car cette conscience ou cette sensibilité peuvent exister spirituellement avant et après des capacités intellectuelles déterminées par le développement d’un cerveau.
Un fœtus, un malade mental, ou un vieillard dément peuvent avoir une perception spirituelle alors même que leur cerveau n’est pas encore ou n’est plus fonctionnel.
La Genèse nous précise la création du premier homme en évoquant quelques faits : la rencontre d’Adam et Eve et surtout, très longuement, le récit d’un choix originel (le péché originel) des premiers humains qui s’est produit au commencement et a eu des effets sur toute leur descendance.
La Genèse nous indique un autre critère : les premiers humains dialoguent avec Dieu et ont donc une capacité d’abstraction par rapport à la réalité terrestre.
Comment pouvons-nous situer leur apparition dans l’histoire ?
Une première hypothèse à envisager est celle d'une correspondance avec l’apparition des homo sapiens il y a près de 200.000 ans, voire avec des homo plus anciens (comme Ardi, récemment découvert et ayant vécu il y a 4 millions d’années).
Cette hypothèse présente une difficulté majeure. Comment expliquer qu’un être semblable à nous, avec une aptitude à une communion avec Dieu et une conscience suffisante pour pouvoir faire un choix libre ayant permis un péché originel, aurait vécu et se serait reproduit pendant des millions ou des centaines de milliers d’années, sans découvrir l'écriture permettant une communication abstraite avec les autres êtres de la même espèce, sans parvenir à développer un ensemble organisé de signes ou symboles, permettant de matérialiser et de transmettre des informations, des pensées, des sentiments.
Comment expliquer que l’écriture (par idéogrammes ou pictogrammes dessinant le monde ou par un alphabet dessinant la parole) n’est apparue qu’il y a moins de dix mille ans ?
Comment expliquer l’absence de toute trace plus lointaine d’une organisation de la production des biens ou d’une culture humaine ?
L’Homme est le fruit d’une lente évolution du matériel, puis du vivant, dans une durée qui se mesure actuellement en milliards d’années.
Il ne suffit pas de repérer, dans cette longue histoire, des êtres qui, par leur station debout, certaines capacités intellectuelles ou d’autres caractéristiques, nous sont semblables sur certains points, comme le sont encore de nombreux animaux actuels.
Où situons-nous, au cours de l’évolution, dans le passé historique, l’apparition d’êtres semblables à nous, ou plus précisément, semblables au Christ, vrai homme ? des personnes qu’il peut sauver de la mort par sa résurrection ?
Sans tomber dans les travers d’une interprétation littérale incertaine des datations bibliques, ne faut-il pas admettre objectivement que l’assimilation des premiers humains aux premiers homo sapiens est particulièrement aléatoire et peu vraisemblable, au vu du peu de progrès constaté, avant les derniers millénaires, durant près de 200.000 ans ?
Inversement, les progrès extraordinaires constatés depuis moins de dix mille ans par rapport aux milliards d’années antérieurs ou depuis la présence sur terre d’homo sapiens, ne concordent-ils pas davantage avec une mutation majeure relativement récente ayant créé notre humanité ?
Le critère religieux est celui que nous indique l’Evangile : la vie éternelle. Pour un croyant, le premier homme est celui qui a la même nature humaine que le Christ, vrai Dieu et vrai homme. Une personne qui peut franchir la mort, qui peut bénéficier de la promesse du Christ : celui qui vit et croit en moi ne mourra jamais.
L’Evangile nous indique un autre critère. L’humain peut être séparé de Dieu par le péché, mais il peut aussi être pleinement humain sans le péché, comme le Christ. L’humain se caractérise par un choix possible, donc par une liberté de choix.
Ici, le critère de distinction s’affine de manière moins nette, mais une perception spirituelle minimale semble nécessaire pour qu’un choix soit possible.
Un être n’ayant pas accès à une conscience ou à une sensibilité minimale pour pouvoir faire un tel choix ne paraît pas pouvoir être qualifié d’humain.
Soyons ici bien précis : il ne s’agit pas nécessairement d’un niveau d’intelligence, car cette conscience ou cette sensibilité peuvent exister spirituellement avant et après des capacités intellectuelles déterminées par le développement d’un cerveau.
Un fœtus, un malade mental, ou un vieillard dément peuvent avoir une perception spirituelle alors même que leur cerveau n’est pas encore ou n’est plus fonctionnel.
La Genèse nous précise la création du premier homme en évoquant quelques faits : la rencontre d’Adam et Eve et surtout, très longuement, le récit d’un choix originel (le péché originel) des premiers humains qui s’est produit au commencement et a eu des effets sur toute leur descendance.
La Genèse nous indique un autre critère : les premiers humains dialoguent avec Dieu et ont donc une capacité d’abstraction par rapport à la réalité terrestre.
Comment pouvons-nous situer leur apparition dans l’histoire ?
Une première hypothèse à envisager est celle d'une correspondance avec l’apparition des homo sapiens il y a près de 200.000 ans, voire avec des homo plus anciens (comme Ardi, récemment découvert et ayant vécu il y a 4 millions d’années).
Cette hypothèse présente une difficulté majeure. Comment expliquer qu’un être semblable à nous, avec une aptitude à une communion avec Dieu et une conscience suffisante pour pouvoir faire un choix libre ayant permis un péché originel, aurait vécu et se serait reproduit pendant des millions ou des centaines de milliers d’années, sans découvrir l'écriture permettant une communication abstraite avec les autres êtres de la même espèce, sans parvenir à développer un ensemble organisé de signes ou symboles, permettant de matérialiser et de transmettre des informations, des pensées, des sentiments.
Comment expliquer que l’écriture (par idéogrammes ou pictogrammes dessinant le monde ou par un alphabet dessinant la parole) n’est apparue qu’il y a moins de dix mille ans ?
Comment expliquer l’absence de toute trace plus lointaine d’une organisation de la production des biens ou d’une culture humaine ?
L’Homme est le fruit d’une lente évolution du matériel, puis du vivant, dans une durée qui se mesure actuellement en milliards d’années.
Il ne suffit pas de repérer, dans cette longue histoire, des êtres qui, par leur station debout, certaines capacités intellectuelles ou d’autres caractéristiques, nous sont semblables sur certains points, comme le sont encore de nombreux animaux actuels.
Où situons-nous, au cours de l’évolution, dans le passé historique, l’apparition d’êtres semblables à nous, ou plus précisément, semblables au Christ, vrai homme ? des personnes qu’il peut sauver de la mort par sa résurrection ?
Sans tomber dans les travers d’une interprétation littérale incertaine des datations bibliques, ne faut-il pas admettre objectivement que l’assimilation des premiers humains aux premiers homo sapiens est particulièrement aléatoire et peu vraisemblable, au vu du peu de progrès constaté, avant les derniers millénaires, durant près de 200.000 ans ?
Inversement, les progrès extraordinaires constatés depuis moins de dix mille ans par rapport aux milliards d’années antérieurs ou depuis la présence sur terre d’homo sapiens, ne concordent-ils pas davantage avec une mutation majeure relativement récente ayant créé notre humanité ?
-
Adamev
- Barbarus

Re: Peut-on dater la création de l’homme ?
Pour ma part je tiens pour 35 à 50 000 ans (datation des + anciennes tombes connues avec traces de culte des morts répétitif). Ces traces de cultes impliquent la prise de conscience d'un "au delà".
Re: Peut-on dater la création de l’homme ?
Le critère des rites funéraires comme signe distinctif de l’humain est souvent indiqué.
Des comportements évoquant des rites funéraires ont cependant été observés chez les animaux comme les éléphants et les hippopotames. On pourra consulter à ce sujet l'ouvrage de Julian Huxley, Le Comportement rituel chez l'homme et chez l'animal, Gallimard, 1971.
Des cimetières d’éléphants ont été observés, mais avec des controverses : cf.
http://www.dinosoria.com/cimetiere_elephant.htm
J’ai lu aussi que des chimpanzés s'intéressent aux dépouilles jusqu'au moment où la décomposition intervient et que des baleines procèdent à de véritables rituels funéraires, mais cela reste à vérifier.
« Une espèce de lama (auchenia guanaco) semble avoir à la fois l’idée de la mort et la velléité de se faire un cimetière ; car tous les individus libre appartenant à cette espèce vont mourir en un même endroit et y entasser leurs os. Certaines fourmis font mieux et, après leurs combats, elles enlèvent leurs cadavres de leurs guerriers. D’après Battel, les anthropomorphes de l’espèce gorilla gina ont soin de recouvrir avec des branches et du bois mort les cadavres des animaux de leur espèce » (cf. La sociologie d'après l'ethnographie, par Charles Jean Marie Letourneau, p. 205 et sv)
En ce qui concerne le gorille « gorilla gina » : "Quand l'un meurt parmi eux, ils couvrent le mort avec de grands tas de branches et de brindilles, que l'on trouve communément dans la forêt." : http://pagesperso-orange.fr/cryptozoo/d ... orille.htm
Pour les guanacos, cf. Remous, par PARAZ Albert.
J’ignore si des études plus complètes ont été faites sur la gestion de la mort par les animaux.
Quoi qu’il en soit, il ne peut pas être exclu que, dans nos lointains ancêtres biologiques, la maturation ou l’évolution des êtres pré-humains aient pu leur donner une perception de la mort qui dépasse celle des animaux, sans qu’ils aient été pour autant déjà des humains, ni par une similitude physiologique avec nous, ni a fortiori si on considère l’âme immortelle qui caractérise l’homme.
Pour nous qui ne connaissons aujourd'hui que des hommes ou des animaux parfaitement distingués, il est assez difficile de concevoir avec précision ce qu'ont pu être les plus proches parents pré-humains des premiers humains, l'état particulier de leurs capacités et la différence déterminante des premiers humains.
Des comportements évoquant des rites funéraires ont cependant été observés chez les animaux comme les éléphants et les hippopotames. On pourra consulter à ce sujet l'ouvrage de Julian Huxley, Le Comportement rituel chez l'homme et chez l'animal, Gallimard, 1971.
Des cimetières d’éléphants ont été observés, mais avec des controverses : cf.
http://www.dinosoria.com/cimetiere_elephant.htm
J’ai lu aussi que des chimpanzés s'intéressent aux dépouilles jusqu'au moment où la décomposition intervient et que des baleines procèdent à de véritables rituels funéraires, mais cela reste à vérifier.
« Une espèce de lama (auchenia guanaco) semble avoir à la fois l’idée de la mort et la velléité de se faire un cimetière ; car tous les individus libre appartenant à cette espèce vont mourir en un même endroit et y entasser leurs os. Certaines fourmis font mieux et, après leurs combats, elles enlèvent leurs cadavres de leurs guerriers. D’après Battel, les anthropomorphes de l’espèce gorilla gina ont soin de recouvrir avec des branches et du bois mort les cadavres des animaux de leur espèce » (cf. La sociologie d'après l'ethnographie, par Charles Jean Marie Letourneau, p. 205 et sv)
En ce qui concerne le gorille « gorilla gina » : "Quand l'un meurt parmi eux, ils couvrent le mort avec de grands tas de branches et de brindilles, que l'on trouve communément dans la forêt." : http://pagesperso-orange.fr/cryptozoo/d ... orille.htm
Pour les guanacos, cf. Remous, par PARAZ Albert.
J’ignore si des études plus complètes ont été faites sur la gestion de la mort par les animaux.
Quoi qu’il en soit, il ne peut pas être exclu que, dans nos lointains ancêtres biologiques, la maturation ou l’évolution des êtres pré-humains aient pu leur donner une perception de la mort qui dépasse celle des animaux, sans qu’ils aient été pour autant déjà des humains, ni par une similitude physiologique avec nous, ni a fortiori si on considère l’âme immortelle qui caractérise l’homme.
Pour nous qui ne connaissons aujourd'hui que des hommes ou des animaux parfaitement distingués, il est assez difficile de concevoir avec précision ce qu'ont pu être les plus proches parents pré-humains des premiers humains, l'état particulier de leurs capacités et la différence déterminante des premiers humains.
Re: Peut-on dater la création de l’homme ?
Suite.
Ce qui rend difficile la création d’un premier humain, il y a 35.000 à 50.000 ans, plus de 100.000 ans après l’apparition de l’homo sapiens, c’est l’absence de trace distinctive de l’apparition d’un être vraiment différent à cette époque.
A-t-on assez d’éléments objectifs pour considérer que les homo sapiens vivant il y a 60.000 ans n’étaient pas humains mais que ceux vivant il y a 30.000 ans l’auraient déjà été ?
Durant les 20.000 ans qui ont suivi, il n’y a guère de progrès. Aucune comparaison avec les progrès fulgurants des derniers millénaires.
Peut-on imaginer, pour la création des premiers humains, que la seule apparition de rites funéraires puisse être la seule trace d’une telle nouveauté ?
Cette hypothèse se heurte à une autre difficulté du fait que les néanderthaliens qui ne sont pas de la branche homo sapiens avaient des rites funéraires. Or, notre éventuel ancêtre biologique commun paraît devoir remonter il y plusieurs centaines de milliers d’années.
Les néanderthaliens ne peuvent pas être des humains descendants de premiers humains apparus il y a 50.000 ans, ce qui écarte soit le critère des rites funéraires si les premiers humains sont apparus il y a 50.000 ans ou moins puisqu’il y avait des rites funéraires chez les néanderthaliens non humains, soit oblige à remonter de centaines de milliers d’années sans rites funéraires ce qui contredit aussi la pertinence de ce critère, si l’on veut considérer les néanderthaliens comme des humains malgré leurs différences génétiques avec nous.
Ce qui rend difficile la création d’un premier humain, il y a 35.000 à 50.000 ans, plus de 100.000 ans après l’apparition de l’homo sapiens, c’est l’absence de trace distinctive de l’apparition d’un être vraiment différent à cette époque.
A-t-on assez d’éléments objectifs pour considérer que les homo sapiens vivant il y a 60.000 ans n’étaient pas humains mais que ceux vivant il y a 30.000 ans l’auraient déjà été ?
Durant les 20.000 ans qui ont suivi, il n’y a guère de progrès. Aucune comparaison avec les progrès fulgurants des derniers millénaires.
Peut-on imaginer, pour la création des premiers humains, que la seule apparition de rites funéraires puisse être la seule trace d’une telle nouveauté ?
Cette hypothèse se heurte à une autre difficulté du fait que les néanderthaliens qui ne sont pas de la branche homo sapiens avaient des rites funéraires. Or, notre éventuel ancêtre biologique commun paraît devoir remonter il y plusieurs centaines de milliers d’années.
Les néanderthaliens ne peuvent pas être des humains descendants de premiers humains apparus il y a 50.000 ans, ce qui écarte soit le critère des rites funéraires si les premiers humains sont apparus il y a 50.000 ans ou moins puisqu’il y avait des rites funéraires chez les néanderthaliens non humains, soit oblige à remonter de centaines de milliers d’années sans rites funéraires ce qui contredit aussi la pertinence de ce critère, si l’on veut considérer les néanderthaliens comme des humains malgré leurs différences génétiques avec nous.
Re: Peut-on dater la création de l’homme ?
La problèmatique se présente très simplement:
1-L'Homme est l'aboutissement d'une évolution CONTINUE à partir d'êtres vivants primitifs.
2-L'Homme est doté d'une âme immortelle.
Or: Un animal ne peut acquérir PROGRESSIVEMENT une âme immortelle. Il en a une ,ou il n'en a pas...
Alors, comment lever cette contradiction ?
1-L'Homme est l'aboutissement d'une évolution CONTINUE à partir d'êtres vivants primitifs.
2-L'Homme est doté d'une âme immortelle.
Or: Un animal ne peut acquérir PROGRESSIVEMENT une âme immortelle. Il en a une ,ou il n'en a pas...
Alors, comment lever cette contradiction ?
Re: Peut-on dater la création de l’homme ?
Votre raisonnement me paraît tout à fait exact.
Il n'y a qu'une seule possibilité de s'en sortir, c'est d'admettre un acte de création, à un moment et à un endroit bien précis dans l'histoire.
Il n'y a qu'une seule possibilité de s'en sortir, c'est d'admettre un acte de création, à un moment et à un endroit bien précis dans l'histoire.
Re: Peut-on dater la création de l’homme ?
Teilhard de Chardin a émis l'hypothèse que Dieu aurait "greffé" une âme,un jour, sur un "singe" évolué (on dit maintenant un hominidé, je crois).
Un érudit pourrait peut-être retrouver la référence...
Mais je ne sais pas si la pensée de T de C fait toujours autorité ?
Un érudit pourrait peut-être retrouver la référence...
Mais je ne sais pas si la pensée de T de C fait toujours autorité ?
Re: Peut-on dater la création de l’homme ?
Il me semble impossible et trompeur de confondre un être pré-humain, un ancêtre des premiers humains, avec un singe. C'est pourquoi Teillard de Chardin semble prudemment mettre des guillemets probablement encore insuffisants et qui appellent des nuances.
Aucun homme n'est jamais descendu d'un singe. Les ancêtres pré-humains de l'homme ne peuvent être confondus avec les animaux. Leurs particularités pré-humaines les distinguent des autres êtres qui ont vécu à leur époque, plus on s'approche du moment de l'apparition des premiers hommes.
Il me semble correct de parler de la création de l'homme en évoquant une "greffe" d'une âme immortelle dans un être provenant d'une évolution antérieure, ce qui a pu s'accompagner d'une mutation sur le plan physique.
Aucun homme n'est jamais descendu d'un singe. Les ancêtres pré-humains de l'homme ne peuvent être confondus avec les animaux. Leurs particularités pré-humaines les distinguent des autres êtres qui ont vécu à leur époque, plus on s'approche du moment de l'apparition des premiers hommes.
Il me semble correct de parler de la création de l'homme en évoquant une "greffe" d'une âme immortelle dans un être provenant d'une évolution antérieure, ce qui a pu s'accompagner d'une mutation sur le plan physique.
Re: Peut-on dater la création de l’homme ?
Bonjour. Votre article (je crois comprendre que c'est vous qui l'avez écrit) est intéressant, mais demande à mon sens quelques précisions sur 2 points:Serge BS a écrit :http://serge-bs.over-blog.com/article-l ... 53767.html
- "la Bible n'est pas le seul texte à donner une datation, et presque toutes les théogonies le font peu ou prou. Je pense ici par exemple à la Théogonie d'Hésiode ou encore à l'approche héliopolitique… "
Savez-vous quelles sont les échelles de temps des autres théogonies? Quelles dates "minimales" peut-on tirer des archives écrites des civilisations anciennes, je pense entre autres à l'Egypte et à la Chine (qui a, à ce que j'en ai lu, laissé des archives datées à l'aide de phénomènes astronomiques, donc très fiables).
- "En fait, beaucoup estiment que les dates tirées de la Bible ne sont valables qu'à partir d'Abraham et de son départ vers Canaan (-1850/-1830), et une chronologie peut alors être à peu près établie de manière cohérente."
Quels travaux ont abouti à cette conclusion (qui rejoint un peu mon intuition, mais je ne vois pas pourquoi Abraham plutôt qu'un autre moment)?
Voilà, ce sont juste des questions qui peuvent permettre de préciser l'objet du débat.
Par ailleurs, autant la datation biblique "fondamentaliste" qui fait remonter la Chute à environ 6000 ans me paraît, probablement, trop brève, autant il me semble dangereux d'accepter sans plus d'esprit critique les âges établis par la "science", à l'aide de moyens dont on néglige souvent de faire la critique. D'après certains faits, il y a peut-être beaucoup à dire sur les méthodes de datation, la tendance des scientifiques, pour éviter les problèmes, à adapter les résultats de leurs travaux à des échelles de temps préconçues, ou bien l'oubli des découvertes archéologiques "illogiques"...
En particulier, les méthodes utilisées postulent des phénomènes physiques inchangés depuis l'origine, ce qui n'est évidemment pas prouvé. Personnellement, les récits qu'on peut trouver dans toutes les civilisations me conduiraient plutôt à envisager une histoire du monde "catastrophiste".
Bref, beaucoup de questions...
Enfin, du point de vue chrétien, il ne faut pas oublier que le monde a été créé (il y a sans doute très "longtemps", on peut d'ailleurs se demander s'il convient de parler de temps) dans un état paradisiaque, et qu'il a ensuite déchu après l'apparition de l'homme.
In Xto,
archi
Nous qui dans ce mystère, représentons les chérubins,
Et chantons l'hymne trois fois sainte à la vivifiante Trinité.
Déposons maintenant tous les soucis de ce monde.
Pour recevoir le Roi de toutes choses, Invisiblement escorté des choeurs angéliques.
Alléluia, alléluia, alléluia.
Et chantons l'hymne trois fois sainte à la vivifiante Trinité.
Déposons maintenant tous les soucis de ce monde.
Pour recevoir le Roi de toutes choses, Invisiblement escorté des choeurs angéliques.
Alléluia, alléluia, alléluia.
Re: Peut-on dater la création de l’homme ?
Tout à fait d’accord.Serge BS a écrit :Personnellement, j'interprète les six jours non pas en jours, mais en cycles de création (d'ailleurs avec assez peu d'erreurs par rapport à la perception actuelle de l'évolution, ce qui est sidérant pour un texte plus que deux fois millénaire), et les âges des Patriarches (et quelques autres) en dynasties
Pour le reste, laissons la science nous éclairer sur les réalités que la Bible ne nous détaille pas.
La datation de l’australopithèque ou des premiers homo sapiens, définis sur des critères exclusivement terrestres, n’est pas du ressort de la foi et la Bible ne nous en dit strictement rien.
Restons sur la seule question déterminante pour un croyant : à quel moment de l’histoire bien concrète apparaît le premier être appelé à une vie éternelle avec Dieu, le premier être qui peut survivre à la mortalité naturelle.
Ce n’est que de manière importante mais secondaire que nous pouvons y rattacher notre conviction, constante dans l’Eglise, que la création d’une âme humaine immortelle est liée à un corps spécifique caractéristique à l’humain, ce qui nous permet de penser que cette création correspond dans l’histoire à un saut d’espèce décisif.
Ce lien permet de penser aussi que ce saut décisif sur le plan physique peut être lié à une modification cérébrale concernant la conscience, la spiritualité, la capacité d’abstraction.
C’est à cause de cela que, malgré toute la méfiance que peuvent susciter les approches fondamentalistes qui retiennent avec précision la durée précise de près de 6.000 ans qui appelle de sérieuses réserves, il n’est pas possible d’ignorer que les capacités d’abstraction que révèlent l’écriture et le calcul ne sont pas établies historiquement à des périodes plus anciennes. Il y a un réel un problème concret à concevoir qu’un être ayant nos capacités humaines essentielles sur le plan de la conscience, de l’abstraction, et de l’intelligence ait pu exister pendant des milliers et a fortiori des dizaines ou des centaines de milliers d’années (voir des millions pour certains qui y rattachent les néanderthaliens) sans découvrir l’écriture et le calcul au moins de manière élémentaire.
-
Mononk Jacques
- Ædilis

- Messages : 30
- Inscription : mer. 24 févr. 2010, 13:20
Re: Peut-on dater la création de l’homme ?
Je ne sais pas lire les calendrier ancien mais, je pense que c'est écrit genre il y a 6500 ans, selon certains qui connaissent cette discipline.
-
cracboum
- Tribunus plebis

- Messages : 1779
- Inscription : mer. 03 mars 2010, 10:36
- Localisation : hein! quoi? ou suis-je?
Re: Peut-on dater la création de l’homme ?
Le monogénisme suggère une date trés reculée .
L'unité de la souffrance et de la béatitude est le secret de Dieu, comme le don de sagesse surpasse celui d'intelligence. P. Varillon
Ne méprisez pas vos pieds
Ne méprisez pas vos pieds
Re: Peut-on dater la création de l’homme ?
Pas nécessairement.cracboum a écrit :Le monogénisme suggère une date trés reculée .
Il est même hautement probable que le plus proche couple d’ancêtres directs commun à tous les humains actuels ne date que de moins de trois mille ans.
Nous pouvons, notamment, affirmer avec une quasi certitude statistique que tous les humains actuels sont les descendants directs d’Abraham et Sara (et, d’ailleurs, de tous les autres couples humains vivant à cette époque et ayant une descendance jusqu’à ce jour).
Cf. le sujet : Tous descendants biologiques d’Abraham :
viewtopic.php?f=84&t=9898
-
cracboum
- Tribunus plebis

- Messages : 1779
- Inscription : mer. 03 mars 2010, 10:36
- Localisation : hein! quoi? ou suis-je?
Re: Peut-on dater la création de l’homme ?
Bonsoir Xavi, je viens de lire l'intéressant débat sur la dissémination de la semence au sein des espèces, mais qu'en est-il d'Adam et d'Eve à l'image et ressemblance de Dieu, du premier couple "christique", des deux premières âmes spirituelles ? Avez-vous arrêté une date ?
Vu les difficultés que vous avez soulevées en exposant votre problématique, il y a de quoi être dubitatif.
Quelle que soit la date, prévoir un tsunami (avec les dons qui vont avec).
Vu les difficultés que vous avez soulevées en exposant votre problématique, il y a de quoi être dubitatif.
Quelle que soit la date, prévoir un tsunami (avec les dons qui vont avec).
L'unité de la souffrance et de la béatitude est le secret de Dieu, comme le don de sagesse surpasse celui d'intelligence. P. Varillon
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