Le peuple venu auprès de Jean Baptiste était en attente, et tous se demandaient en eux-mêmes si Jean n'était pas le Messie.
Jean s'adressa alors à tous : « Moi, je vous baptise avec de l'eau ; mais il vient, celui qui est plus puissant que moi. Je ne suis pas digne de défaire la courroie de ses sandales. Lui vous baptisera dans l'Esprit Saint et dans le feu.
Comme tout le peuple se faisait baptiser et que Jésus priait, après avoir été baptisé lui aussi, alors le ciel s'ouvrit.
L'Esprit Saint descendit sur Jésus, sous une apparence corporelle, comme une colombe. Du ciel une voix se fit entendre : « C'est toi mon Fils : moi, aujourd'hui, je t'ai engendré."
J'ai beaucoup apprécié l'homélie d'aujourd'hui et je suis sorti avec la joie, non seulement d'avoir communié, mais comme dans le souvenir de mon baptême. Dans de précédents partages, j'avais évoqué un écrit de Lanza del Vasto qui disait: "Jésus est venu à l'autre bout du baptême". Lui n'avait pas besoin d'être baptisé, mais Il y est venu pour prendre symboliquement sur Lui tous les péchés que les autres y avaient laissé. Mais à présent que j'ai découvert Maître Eckhart et "l'intériorité" de Jésus en notre âme, je vois mon baptême non seulement le sacrement qui m'a délivré de l'emprise du démon, mais aussi l'onction "par l'Esprit Saint et le feu", qui a fait de moi un enfant "né de Dieu". Seigneur, quelle grâce d'avoir été baptisé ! Comme mes parents ont été avisés de m'accorder ce baptême dès ma naissance ! Car, de la sorte, cette espèce de "chagrin morbide" qui m'a poursuivi jusqu'à ma conversion, n'avait pas assez de prise sur mon âme pour me conduire au désespoir ou à un quelconque assujetissement au mal. J'étais très malheureux voilà tout. Et c'est à la vision du second baptême du Christ - le baptême de la mort et de la résurrection, que j'ai pleinement découvert l'Amour dont je n'avais cessé d'être l'objet.
Je rends grâce à Dieu, comme déjà ce matin, pour cette compréhension nouvelle et pour ma "filiation" en même temps humaine eux en même temps spirituelle. Il en a été ainsi parce que mes parents, Gabriel et Léa, n'étaient pas seulement de la chair et du sang, mais eux-mêmes nés de Dieu. Sur eux comme sur moi, l'Esprit Saint est descendu pour que se réalise la Parole de l'engendrement, car au baptême je suis moi aussi né d'un "pouvoir de Dieu"...


