Repartir de zéro ?
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- philémon.siclone
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Repartir de zéro ?
Il m'est assez difficile, en tant qu'habitant de région parisienne, de me représenter l'étendue de la déchristianisation en province. Cependant, je ne suis pas certains que nos églises parisiennes soient si dynamiques qu'elles y paraissent. Elles semblent plus remplies, c'est certain, du fait de la concentration de la population. Mais lorsque vous comparez le nombre de paroissiens (environ 300) au nombre d'habitants d'une paroisse moyenne (environ 30 000), vous ne trouvez qu'une proportion de 1% qui pratiquent vraiment. Donc j'imagine qu'il est tout à fait normal de ne trouver que 30 fidèles dans l'église d'une petite ville de 3000 habitants en province, où la loi du 1% se fait plus cruellement sentir.
Mais alors, comment rechristianiser à partir d'assemblée aussi réduites et composées essentiellement de femmes âgées ? C'est impossible. Le lien est coupé avec la jeunesse. Et fort logiquement, seule la jeunesse peut assurer la relève, nous sommes bien d'accord. S'appuyer sur les mamies ne mène nulle part. Je crains fort que le processus soit irréversible. On peut se demander d'ailleurs si les communautés nouvelles, qui ont attiré les jeunes, n'ont pas contribué à vider les paroisses de leurs forces vives, et donc accentué paradoxalement le phénomène de déchristianisation. N'aurait-il pas fallu, plutôt que de pousser au jeunisme et à la séparation entre les générations, maintenir le lien social , familial et intergénérationnel, dont la paroisse était garante ? Mais peu importe. Le mal est fait, de toute façon.
Que faire à présent dans les lieux sinistrés ? Pourquoi ne pas repartir carrément de zéro ? Non pas à partir de paroisses vieillissantes, qui agissent plus comme repoussoirs qu'autre chose (quel jeune a envie de se fourrer entre les jupes des mamies ?), mais en recommençant l'action évangélisatrice telle qu'elle existait du temps de St Paul et des Apôtres ? N'est-ce pas une perte absurde d'énergie d'envoyer nos rares jeunes prêtres fraîchement ordonnés dans ces lieux qui se meurent irréversiblement ? Ne vaut-il mieux pas les employer à des actions plus utiles, spécialement tournées vers l'évangélisation de la jeunesse ?
Ou alors, les communautés traditionnalistes, pour l'instant réduites à quelques lieux isolés, mais qui présentent au moins l'avantage d'avoir su conserver le lien entre les générations, puisqu'on y voit autant de jeunes que de gens âgés, et qui par là même sont dynamiques et assureront leur renouvellement, sont-elles promises à essaimer et subsister seules tandis que disparaîtront progressivement les paroisses classiques ? Alors l'évangélisation repartirait depuis ces nouveaux foyers ?
Comment voyez-vous tout cela évoluer dans les 20/30 prochaines années ?
Mais alors, comment rechristianiser à partir d'assemblée aussi réduites et composées essentiellement de femmes âgées ? C'est impossible. Le lien est coupé avec la jeunesse. Et fort logiquement, seule la jeunesse peut assurer la relève, nous sommes bien d'accord. S'appuyer sur les mamies ne mène nulle part. Je crains fort que le processus soit irréversible. On peut se demander d'ailleurs si les communautés nouvelles, qui ont attiré les jeunes, n'ont pas contribué à vider les paroisses de leurs forces vives, et donc accentué paradoxalement le phénomène de déchristianisation. N'aurait-il pas fallu, plutôt que de pousser au jeunisme et à la séparation entre les générations, maintenir le lien social , familial et intergénérationnel, dont la paroisse était garante ? Mais peu importe. Le mal est fait, de toute façon.
Que faire à présent dans les lieux sinistrés ? Pourquoi ne pas repartir carrément de zéro ? Non pas à partir de paroisses vieillissantes, qui agissent plus comme repoussoirs qu'autre chose (quel jeune a envie de se fourrer entre les jupes des mamies ?), mais en recommençant l'action évangélisatrice telle qu'elle existait du temps de St Paul et des Apôtres ? N'est-ce pas une perte absurde d'énergie d'envoyer nos rares jeunes prêtres fraîchement ordonnés dans ces lieux qui se meurent irréversiblement ? Ne vaut-il mieux pas les employer à des actions plus utiles, spécialement tournées vers l'évangélisation de la jeunesse ?
Ou alors, les communautés traditionnalistes, pour l'instant réduites à quelques lieux isolés, mais qui présentent au moins l'avantage d'avoir su conserver le lien entre les générations, puisqu'on y voit autant de jeunes que de gens âgés, et qui par là même sont dynamiques et assureront leur renouvellement, sont-elles promises à essaimer et subsister seules tandis que disparaîtront progressivement les paroisses classiques ? Alors l'évangélisation repartirait depuis ces nouveaux foyers ?
Comment voyez-vous tout cela évoluer dans les 20/30 prochaines années ?
Anima nostra sicut passer erepta est de laqueo venantium
Laqueus contritus est, et nos liberati sumus
Notre âme s'est échappée comme un passerau du filet de l'oiseleur,
Le filet s'est rompu, et nous avons été délivrés.
Ps. 123
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Re: Repartir de zéro ?
philémon.siclone a écrit :Le lien est coupé avec la jeunesse.
Je ne suis pas d'accord. Ca dépend où sur Paris.
En outre, il existe des communautés nouvelles au fort potentiel évangélisateur qui sont constituées de beaucoup de jeunes.
C'est vrai que je connais mal la province mais, en tout cas, ce dont vous parlez ressemble beaucoup à un cliché. Du moins, je n'observe pas ça sur Paris ou en région parisienne.philémon.siclone a écrit :Mais alors, comment rechristianiser à partir d'assemblée aussi réduites et composées essentiellement de femmes âgées ?
Peut-être, nous verrons bien. De toute façon, c'est le Seigneur qui mène sa barque. A nous de faire notre possible pour évangéliser, tout en sachant que nous ne sommes pas maîtres des conversion.philémon.siclone a écrit :Je crains fort que le processus soit irréversible.
Parfois, je me dis que l'Eglise de France sera peut-être un jour réduite à un "petit reste". Marthe Robin a bien prophétisé qu'il faudrait que la France tombe bien bas avant que le Seigneur ne la relève.
La seule chose à faire est d'être fidèle au Seigneur et de prendre aussi nos responsabilités : c'est à nous d'annoncer le Christ. En tout cas, il ne nous est pas permis de désespérer.
Fraternellement,
« Dieu fournit le vent. A l'homme de hisser la voile. » (Saint Augustin)
- philémon.siclone
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Re: Repartir de zéro ?
Vous m'avez lu en diagonale. Je parlais essentiellement de la province, et non de Paris. Je sais bien que les paroisses parisiennes sont encore dynamiques (j'habite en Ile de France, je le rappelle), mais cela ne représente presque rien comparé à l'ensemble de la population d'une paroisse. Seule la concentration de l'habitat permet d'avoir des paroisses de 300 fidèles.
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Re: Repartir de zéro ?
Mea culpa.philémon.siclone a écrit :Vous m'avez lu en diagonale.
Un prêtre me disait hier soir qu'à saint Cloud, c'est 2000 personnes à la Messe le dimanche.philémon.siclone a écrit :Seule la concentration de l'habitat permet d'avoir des paroisses de 300 fidèles.
Un autre (du 95 il me semble), me disait il y a quelques mois qu'il en avait 1000 à chaque Messe du dimanche.
Vous êtes un peu chiche avec vos paroisses de 300 fidèles !
Bon, revenons à la Province :
Pas sûr que ce soit juste. Pour faire moi-même partie d'une communauté nouvelle (communauté de l'Emmanuel), je n'ai pas l'impression qu'elle ait vidé des paroisses. Au contraire, elle me semble plutôt les dynamiser, elle leur fournit des prêtres, etc.philémon.siclone a écrit :On peut se demander d'ailleurs si les communautés nouvelles, qui ont attiré les jeunes, n'ont pas contribué à vider les paroisses de leurs forces vives, et donc accentué paradoxalement le phénomène de déchristianisation. N'aurait-il pas fallu, plutôt que de pousser au jeunisme et à la séparation entre les générations, maintenir le lien social , familial et intergénérationnel, dont la paroisse était garante ? Mais peu importe. Le mal est fait, de toute façon.
De fait, il me semble plus judicieux de ne pas disperser nos forces et de redynamiser à fond une paroisse, en faisant surgir notamment des vocations, pour ensuite aller redynamiser les territoires perdus.philémon.siclone a écrit :N'est-ce pas une perte absurde d'énergie d'envoyer nos rares jeunes prêtres fraîchement ordonnés dans ces lieux qui se meurent irréversiblement ? Ne vaut-il mieux pas les employer à des actions plus utiles, spécialement tournées vers l'évangélisation de la jeunesse ?
Ben, dans les communautés nouvelles aussi il y a du lien entre les générations. Vous savez, elles ne sont pas uniquement constituées de jeunes chiens fous.philémon.siclone a écrit :Ou alors, les communautés traditionnalistes, pour l'instant réduites à quelques lieux isolés, mais qui présentent au moins l'avantage d'avoir su conserver le lien entre les générations, puisqu'on y voit autant de jeunes que de gens âgés
Cependant, j’ai moi aussi le sentiment que l’élan évangélisateur pourrait plutôt venir des communautés, qu’elles soient nouvelles, traditionnelles, monastiques, etc. Et ce pour une bonne raison : la déchristianisation est, à mon sens, en grande partie due à la perte du sens de la vie baptismale. Il suffit de faire un petit sondage chez les catholiques pour se rendre compte que des idées pernicieuses telles que le relativisme, la petite théologie personnelles et complaisante, le culte du plaisir et du bien-être immédiat, etc. ont envahi leur mentalité. Seule une évangélisation basée sur des modèles de vie baptismale authentique pourrait, selon moi, fonctionner face à une société hédoniste et relativiste comme la notre. Or les communautés sont, à mon sens, celles qui aident le mieux les baptisés à vivre leur baptême et à en témoigner.
En outre, ce sont les communautés qui ont, je trouve, le moins de scrupules à témoigner de leur foi.
Il s’agit fondamentalement de redonner du sens au baptême. Si j’étais un non baptisé agnostique, je me demanderais pourquoi me faire baptiser ? Qu’est-ce que ça changera à ma vie ? Il me semble alors que le témoignage de baptisés vivant à fond leur baptême répondrait à ces questions somme toute légitime.
Bien à vous,
« Dieu fournit le vent. A l'homme de hisser la voile. » (Saint Augustin)
Re: Repartir de zéro ?
Qui vivra verra. Pourquoi vouloir prévoir, ça nous avancerait à quoi ? On fait ce qu'on a à faire là où on est, voilà tout.
Et je ne vois pas pourquoi prêcher des petites vieilles acariâtres serait plus une "perte de temps" et d'énergie que d'aller "évangéliser les jeunes". Peut-être que ça sonne mieux d'évangéliser du jeune, je ne sais pas, mais là n'est pas la question.
Le souci de l'Église c'est le souci du Christ : le salut de chaque personne.
Ce serait horrible de se dire qu'on va laisser les petites vieilles mourir dans leur coin et qu'on va plutôt se consacrer à de "nobles tâches" comme évangéliser les jeunes.
L'Église n'est pas une entreprise qui mettrait les fidèles à la retraite anticipée ("bon, vous, vous avez eu votre temps pour faire votre Salut, alors maintenant salut") ou établirait des plans de restructuration et de réévaluation des objectifs ("bon, on va cibler un public "jeune", est-ce que quelqu'un a une proposition de stratégie marketing ?").
Bien sûr qu'il faut toujours repartir de zéro, évangéliser et réévangéliser, bien sûr qu'il faut faire comme au temps des Apôtres, c'est à dire se soucier de tous et de chacun, aller de l'un à l'autre sans préférer une catégorie à une autre, et témoigner par ses actes et sa vie même.
Oui.
Mais ça ne veut pas dire mettre les vieux coincés sur la touche et ne se soucier que des jeunes.
Aller voir les petits vieux de sa paroisse là où ils sont ça n'est pas moins bien que d'aller se faire découper par les hurons, hein. C'est pas donné à tout le monde d'avoir une tribu cannibale près de chez soi, c'est tout.
Et je ne vois pas pourquoi prêcher des petites vieilles acariâtres serait plus une "perte de temps" et d'énergie que d'aller "évangéliser les jeunes". Peut-être que ça sonne mieux d'évangéliser du jeune, je ne sais pas, mais là n'est pas la question.
Le souci de l'Église c'est le souci du Christ : le salut de chaque personne.
Ce serait horrible de se dire qu'on va laisser les petites vieilles mourir dans leur coin et qu'on va plutôt se consacrer à de "nobles tâches" comme évangéliser les jeunes.
L'Église n'est pas une entreprise qui mettrait les fidèles à la retraite anticipée ("bon, vous, vous avez eu votre temps pour faire votre Salut, alors maintenant salut") ou établirait des plans de restructuration et de réévaluation des objectifs ("bon, on va cibler un public "jeune", est-ce que quelqu'un a une proposition de stratégie marketing ?").
Bien sûr qu'il faut toujours repartir de zéro, évangéliser et réévangéliser, bien sûr qu'il faut faire comme au temps des Apôtres, c'est à dire se soucier de tous et de chacun, aller de l'un à l'autre sans préférer une catégorie à une autre, et témoigner par ses actes et sa vie même.
Oui.
Mais ça ne veut pas dire mettre les vieux coincés sur la touche et ne se soucier que des jeunes.
Aller voir les petits vieux de sa paroisse là où ils sont ça n'est pas moins bien que d'aller se faire découper par les hurons, hein. C'est pas donné à tout le monde d'avoir une tribu cannibale près de chez soi, c'est tout.
“Il serait présomptueux de penser que ce que l'on sait soi-même n'est pas accessible à la majorité des autres hommes.”
[Konrad Lorenz]
“Celui qui connaît vraiment les animaux est par là même capable de comprendre pleinement le caractère unique de l'homme.”
[Konrad Lorenz]
Extrait de L'Agression
[Konrad Lorenz]
“Celui qui connaît vraiment les animaux est par là même capable de comprendre pleinement le caractère unique de l'homme.”
[Konrad Lorenz]
Extrait de L'Agression
Re: Repartir de zéro ?
Si on réduit l'Eglise en province qu'à ça, c'est du cliché, ok. Mais l'Eglise en province, c'est aussi ça à certains endroits, c'est vrai (par chez moi en l'occurence). Vrai aussi pour le 1% qui ramène moins de 50 personnes à l'église, et 0.1% des personnes à la célébration quotidienne.Raistlin a écrit :C'est vrai que je connais mal la province mais, en tout cas, ce dont vous parlez ressemble beaucoup à un cliché.philémon.siclone a écrit :Mais alors, comment rechristianiser à partir d'assemblée aussi réduites et composées essentiellement de femmes âgées ?
Mais paradoxalement, je n'arrive pas à voir l'Eglise que sinistrée: je nous sens entre de très bonnes Mains. La foi me parait quelque chose de tellement beau et de tellement essentiel, que ce n'est pas qu'oeuvre d'homme... et que ça ne disparaitra pas.
Un des premiers actes que nous pouvons tous poser pour la survivance de la foi, c'est de la vivre au jour le jour dans nos foyers.
Et des prêtres, qu'est-ce qu'on en a soif même si nous sommes moins de 100!
- Laurent L.
- Tribunus plebis

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Re: Repartir de zéro ?
C'est vrai que la paroisse de campagne d'antan où se côtoyaient riches et pauvres, jeunes et vieux, "conservateurs" et "progressistes" est en voie d'extinction. Les communautés nouvelles ont cependant, à mon avis, été salutaires. Dans les paroisses de ma ville de "proviiiince", comme disent les parigotsN'aurait-il pas fallu, plutôt que de pousser au jeunisme et à la séparation entre les générations, maintenir le lien social , familial et intergénérationnel, dont la paroisse était garante ?
Est-ce forcément nocif
- philémon.siclone
- Tribunus plebis

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- Inscription : lun. 13 juil. 2009, 0:58
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Re: Repartir de zéro ?
Bref, c'est la tribalisation de la société qui veut ça... C'est vraiment triste.Laurent L. a écrit :C'est vrai que la paroisse de campagne d'antan où se côtoyaient riches et pauvres, jeunes et vieux, "conservateurs" et "progressistes" est en voie d'extinction. Les communautés nouvelles ont cependant, à mon avis, été salutaires. Dans les paroisses de ma ville de "proviiiince", comme disent les parigotsN'aurait-il pas fallu, plutôt que de pousser au jeunisme et à la séparation entre les générations, maintenir le lien social , familial et intergénérationnel, dont la paroisse était garante ?![]()
, ce sont les charismatiques du chemin neuf ou de l'Emmanuel qui s'occupent de la liturgie des heures ou de l'adoration eucharistique par exemple. Mais c'est vrai qu'il y a une "sectorisation" des catholiques : chez moi, on a les jeunes chez les charismatiques, les familles nombreuses chez les tradis et les vieux dans les paroisses "normales" (j'exagère à peine
). Du fait de la diversité de "l'offre"
![]()
, les fidèles citadins ont tendance à aller dans la paroisse de leur choix, et non plus dans leur paroisse "territoriale". Les laïcs tendent à se regrouper par "sensibilité" comme les religieux appartiennent à un ordre correspondant à leur spiritualité.
Est-ce forcément nocif![]()
Je me tâte...
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Ps. 123
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Ps. 123
- Laurent L.
- Tribunus plebis

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- Inscription : lun. 25 mai 2009, 13:18
Re: Repartir de zéro ?
Pour vous remonter le moralBref, c'est la tribalisation de la société qui veut ça... C'est vraiment triste
Et ça peut aussi être une réponse à votre message sur la soutane...
Tenez, une université catholique outre-Atlantique : http://www.youtube.com/watch?v=bh_6i0Q_ ... r_embedded#
-
jean_droit
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Re: Repartir de zéro ?
Les situations à Paris, en banlieue, dans les grandes villes et dans la campagne profonde sont assez diférentes.
Pour Paris tout va bien ou, du moins, tout semble aller bien. Je connais d'assez près 4 ou 5 paroisses de Paris et tout a l'air d'aller bien. J'ai toujours pensé que monseigneur Lustiger a fait un travail considérable et a su remonter une situation qui n'était pas des meilleures. Vraiment béni soit-il !
L'effondrement des vocations et une moindre présence auprès des jeunes sont deux points qu'il faut suivre avec beaucoup d'attention. Et, bien sûr, trouver rapidement des solutions et les mettre en oeuvre.
Quand on parle des banlieues il faut savoir laquelle. Je connais surtout les banlieues "difficiles" et il me semble que le bilan est nettement moins réjouissant.
Cas de Nanterre par exemple :
http://www.perepiscopus.over-blog.com/a ... 62198.html
Dont j'extraie cette phrase :
"C'est le plus petit diocèse de France en surface (176km², comme l'île d'Oléron) mais l'un des plus peuplés avec plus de 1,5 millions d'habitants. Dans La lettre de l'Eglise catholique dans les Hauts-de-Seine, nouvel outil de communication du diocèse, Mgr Gégard Daucourt (né en 1941) avoue qu'il n'y a que 80 000 fidèles à participer à la messe dominicale".
Il y a les grandes villes ... je connais peu le problème .....
Les campagnes et , misère, je commence à les connaitre de plus en plus.
Suite au prochain numéro.
Pour Paris tout va bien ou, du moins, tout semble aller bien. Je connais d'assez près 4 ou 5 paroisses de Paris et tout a l'air d'aller bien. J'ai toujours pensé que monseigneur Lustiger a fait un travail considérable et a su remonter une situation qui n'était pas des meilleures. Vraiment béni soit-il !
L'effondrement des vocations et une moindre présence auprès des jeunes sont deux points qu'il faut suivre avec beaucoup d'attention. Et, bien sûr, trouver rapidement des solutions et les mettre en oeuvre.
Quand on parle des banlieues il faut savoir laquelle. Je connais surtout les banlieues "difficiles" et il me semble que le bilan est nettement moins réjouissant.
Cas de Nanterre par exemple :
http://www.perepiscopus.over-blog.com/a ... 62198.html
Dont j'extraie cette phrase :
"C'est le plus petit diocèse de France en surface (176km², comme l'île d'Oléron) mais l'un des plus peuplés avec plus de 1,5 millions d'habitants. Dans La lettre de l'Eglise catholique dans les Hauts-de-Seine, nouvel outil de communication du diocèse, Mgr Gégard Daucourt (né en 1941) avoue qu'il n'y a que 80 000 fidèles à participer à la messe dominicale".
Il y a les grandes villes ... je connais peu le problème .....
Les campagnes et , misère, je commence à les connaitre de plus en plus.
Suite au prochain numéro.
-
jean_droit
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- Inscription : jeu. 08 déc. 2005, 13:34
- Localisation : Périgord
Re: Repartir de zéro ?
Dans de nombreuses campagnes la situation est très mauvaise.
Peut être que ma paroisse est particulièrement mauvaise.
Ce matin 42 personnes à la messe pour 5.000 habitants "arrosés" par l'église de la paroisse. Moins de 1 %.
Aucun jeune.
A 80 % des personnes âgées.
Et aucune perspective réjouissante.
Peu de fidèles engagés et toujours de plus de 70 ans.
Pour moi une paroisse en train de mourir.
Et les annonces faites par le curé en 2010 toujours négatives. Suppression de messes dans la pluspart des églses, préparation de funérailles sans prêtres.
Notre curé, qui se comporte comme s'il était en pré-retraite, est très critiqué. On parle toujours d'une pétition pour demander son départ.
Tout cela est bien gentil mais par qui va-t-il être remplacé ? Par personne ....
Les laïcs ? Quels laïcs ? Car on parle toujours des laïcs et je n'en vois pas.
Au niveau des autres paroisses il me semble que la situation est moins dramatique. Les prêtres y sont excellents.
Même si elle est très difficile.
Je note au fur et à mesure du temps un décrochement de l'église au quotidien. Oh ! Des petites fissures mais comme il n'y a pas d'ouvrier pour les combler elles vont s'étendant.
Au niveau du diocèse un évêque au discours duquel j'adhére tout à fait mais il faudrait que cela suive.
Surtout cette impression de médiocrité et d'extrème lassitude des fidèles et de quelques prêtres.
Peut être que ma paroisse est particulièrement mauvaise.
Ce matin 42 personnes à la messe pour 5.000 habitants "arrosés" par l'église de la paroisse. Moins de 1 %.
Aucun jeune.
A 80 % des personnes âgées.
Et aucune perspective réjouissante.
Peu de fidèles engagés et toujours de plus de 70 ans.
Pour moi une paroisse en train de mourir.
Et les annonces faites par le curé en 2010 toujours négatives. Suppression de messes dans la pluspart des églses, préparation de funérailles sans prêtres.
Notre curé, qui se comporte comme s'il était en pré-retraite, est très critiqué. On parle toujours d'une pétition pour demander son départ.
Tout cela est bien gentil mais par qui va-t-il être remplacé ? Par personne ....
Les laïcs ? Quels laïcs ? Car on parle toujours des laïcs et je n'en vois pas.
Au niveau des autres paroisses il me semble que la situation est moins dramatique. Les prêtres y sont excellents.
Même si elle est très difficile.
Je note au fur et à mesure du temps un décrochement de l'église au quotidien. Oh ! Des petites fissures mais comme il n'y a pas d'ouvrier pour les combler elles vont s'étendant.
Au niveau du diocèse un évêque au discours duquel j'adhére tout à fait mais il faudrait que cela suive.
Surtout cette impression de médiocrité et d'extrème lassitude des fidèles et de quelques prêtres.
- coeurderoy
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- Inscription : sam. 31 mai 2008, 19:02
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Re: Repartir de zéro ?
Même en des secteurs très déchristianisés (et de tradition anticléricale) comme le sud du département de l'Aisne (cantons de Nanteuil-le-Haudouin, Château-Thierry), l'Esprit Saint agit de façon très discète mais efficace. Nous voulons des résultats qui flattent notre amour propre (églises pleines, liturgies magnifiques...) et là, c'est vrai la réalité semble souvent désespérante. Dès qu'on connait mieux le terrain on découvre des chrétiens actifs, priants, généreux (et discrets contrairement aux belles affiches racolleuses de certaines "communautés nouvelles", qui se tapent le travail rebutant sur le terrain...
Pour la région dont je parle je songe aux Bénédictines de Jouarre, aux ermites (inconnus des médias !), aux Trinitaires de Cerfroid, à la Maisonnée de st Cyr-sur-Morin accueillant des personnes fragilisées par l'existence. Vues de l'extérieur rien de spectaculaires (eh oui, on est loin de ma paroisse bon chic de Compiègne où la chorale s'adonne à la polyphonie ancienne... très consolante d'ailleurs). Des fioretti contemporains j'en découvre cependant depuis que j'essaie d'ouvrir les yeux (assistance chrétienne aux prisonniers dont certains se convertissent, aide matérielle et hébergement de femmes en difficulté à la Bergerie de Cerfroid, etc...). Aussi je crois que le fleuve de Charité jaillissant du Coeur de Jésus est loin d'être tari... Nous regrettons tous plus ou moins, les uns et les autres, les belles Messes d'antan, Monsieur le Curé et sa soutane, des offices où toutes les classes d'âge se mêlaient...
Est-ce vraiment dynamisant et constructif ces regrets moroses d'une France d'Epinal où la nostalgie pour la foi de nos grands-mères assistant à vêpres et complies les jours de fêtes, tient une forte place ?
N'est-ce pas à NOUS, plutôt de prier, d'agir et de quitter l'attitude passive, paresseuse et reposante du consommateur mécontent ?
In Christo !
Pour la région dont je parle je songe aux Bénédictines de Jouarre, aux ermites (inconnus des médias !), aux Trinitaires de Cerfroid, à la Maisonnée de st Cyr-sur-Morin accueillant des personnes fragilisées par l'existence. Vues de l'extérieur rien de spectaculaires (eh oui, on est loin de ma paroisse bon chic de Compiègne où la chorale s'adonne à la polyphonie ancienne... très consolante d'ailleurs). Des fioretti contemporains j'en découvre cependant depuis que j'essaie d'ouvrir les yeux (assistance chrétienne aux prisonniers dont certains se convertissent, aide matérielle et hébergement de femmes en difficulté à la Bergerie de Cerfroid, etc...). Aussi je crois que le fleuve de Charité jaillissant du Coeur de Jésus est loin d'être tari... Nous regrettons tous plus ou moins, les uns et les autres, les belles Messes d'antan, Monsieur le Curé et sa soutane, des offices où toutes les classes d'âge se mêlaient...
Est-ce vraiment dynamisant et constructif ces regrets moroses d'une France d'Epinal où la nostalgie pour la foi de nos grands-mères assistant à vêpres et complies les jours de fêtes, tient une forte place ?
N'est-ce pas à NOUS, plutôt de prier, d'agir et de quitter l'attitude passive, paresseuse et reposante du consommateur mécontent ?
In Christo !
"Le coeur qui rayonne vaut mieux que l'esprit qui brille"
Saint Bernard de Clairvaux
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jean_droit
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- Inscription : jeu. 08 déc. 2005, 13:34
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Re: Repartir de zéro ?
On peut se demander ce qu'il faut faire pour rechristianiser les campagnes.
Pour ma part je conteste tout à fait la façon dont a été mise en place le regroupement des églises.
Je conteste la suppression des messes de funérailles.
Je condamne les absolutions collectives.
Tout cela fait fuir les fidèles. Malheureusement dans ma paroisse un nombre significatif de chrétiens continue de quitter la paroisse.
C'est à croire que certains diocèses veulent se tirer un coup de révolver dans les pieds.
Si l'Eglise se meurt dans certaines campagnes ce n'est point par manque de demandes mais par manque d'offre.
Pour combattre ce déclin, cet échec, il y a pourtant des moyens.
Et qui donnent des résultats.
Dans une petite église presque abandonnée vous contactez toutes les personnes chrétiennes c'est à dire 25 % de la population.
Muni des réponses positives vous allez demander à votre curé de dire une messe. Il peut difficilement refuser.
Vous préparez au mieux l'église, vous essayez de vous faire aider par toutes les bonnes volontés, vous organisez une collation après la messe.
Et cela marche ! 15 % de la population est présente.
Alléluia !
Et des idées on peut en avoir des centaines.
Il suffit, par exemple, de suivre les recommandations de l'évêque.
Pour ma part je conteste tout à fait la façon dont a été mise en place le regroupement des églises.
Je conteste la suppression des messes de funérailles.
Je condamne les absolutions collectives.
Tout cela fait fuir les fidèles. Malheureusement dans ma paroisse un nombre significatif de chrétiens continue de quitter la paroisse.
C'est à croire que certains diocèses veulent se tirer un coup de révolver dans les pieds.
Si l'Eglise se meurt dans certaines campagnes ce n'est point par manque de demandes mais par manque d'offre.
Pour combattre ce déclin, cet échec, il y a pourtant des moyens.
Et qui donnent des résultats.
Dans une petite église presque abandonnée vous contactez toutes les personnes chrétiennes c'est à dire 25 % de la population.
Muni des réponses positives vous allez demander à votre curé de dire une messe. Il peut difficilement refuser.
Vous préparez au mieux l'église, vous essayez de vous faire aider par toutes les bonnes volontés, vous organisez une collation après la messe.
Et cela marche ! 15 % de la population est présente.
Alléluia !
Et des idées on peut en avoir des centaines.
Il suffit, par exemple, de suivre les recommandations de l'évêque.
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