Der Himmel über Berlin (Les Ailes du désir)
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Der Himmel über Berlin (Les Ailes du désir)
Revu, hier soir le film de Wim Wenders Les Ailes du désir (en allemand le Ciel au dessus de Berlin) :
Chef-d'oeuvre (tourné trois ans avant la chûte du Mur) qui n'a pas pris une ride : Poésie absolue de l'image, profondeur de la méditation poétique et philosophique, symbolisme de bon aloi, compassion et fraternité pour notre condition humaine...et bien d'autres choses qui en font un film unique à mes yeux...
à revoir, méditer, faire connaître...
Chef-d'oeuvre (tourné trois ans avant la chûte du Mur) qui n'a pas pris une ride : Poésie absolue de l'image, profondeur de la méditation poétique et philosophique, symbolisme de bon aloi, compassion et fraternité pour notre condition humaine...et bien d'autres choses qui en font un film unique à mes yeux...
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Re: Der Himmel über Berlin (Les Ailes du désir)
J'en parlais justement le week-end dernier à un ami ainsi que de sa suite (Si loin, si proche!) avec un petit rôle surprenant pour Peter Falk (mais shut...laissons la surprise aux non initiés). :>coeurderoy a écrit :...à revoir, méditer, faire connaître...
« Au commencement était le Verbe, et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu. Il était au commencement en Dieu. Tout par lui a été fait, et sans lui n’a été fait rien de ce qui existe. En lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes, Et la lumière luit dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont point reçue... »
Re: Der Himmel über Berlin (Les Ailes du désir)
J'ai trouvé très beau ce film lorsque je l'ai vu il y a quelques temps. Mais j'en garde un goût amer malgré les années. Tout est profond sauf vers la fin, selon mes souvenirs. Un ange veut se faire homme pour aimer une femme, non ? Et si on avait fait un film où un homme veut devenir une souris parce qu'il tombe amoureux de l'une d'elle, n'est-ce pas plutôt dérangeant ?
En revanche, la première partie où les anges aident les hommes est magnifique.
En résumé, la forme est très belle, le fond non.
Mais peut-être que je me trompe ?
En revanche, la première partie où les anges aident les hommes est magnifique.
En résumé, la forme est très belle, le fond non.
Mais peut-être que je me trompe ?
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Re: Der Himmel über Berlin (Les Ailes du désir)
C'est bien plus profond que cela Théophile...Hymne à notre humanité, incarnée et aux "anges" que sont vraiment ceux qui, parmi nous, sont "bon conducteurs" de la grâce de Dieu, par l'Amour qui est don et communion...Je n'y trouve aucune amertume mais une vision douce et bonne de la vie des hommes, nos frères. Refus du refuge dans un angélisme désincarné et rappel que Dieu a besoin de nos bras et de notre coeur pour réchauffer un monde d'angoisses et de solitudes agglomérées...
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Re: Der Himmel über Berlin (Les Ailes du désir)
Dans ce film, les "anges" comme vous dites sont des vrais anges. Ils sont filmés en noir et blanc. Et à un moment donné Peter Falk s'incarne, non ? La réalité devient alors en couleur à ses yeux, ou je me trompe ? En tout cas je l'avais compris comme cela... à mes vingt ans.
Si les "anges" sont des "anges", pas de problème. S'ils sont des anges, c'est grave.
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- coeurderoy
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Re: Der Himmel über Berlin (Les Ailes du désir)
C'est Bruno Ganz qui s'incarne à la fin : la vision des anges est effectivement filmée en noir et blanc, donnant à ces scènes un aspect plus éthéré, éternel - plus froid aussi - (moins pris dans la vie et les passions humaines où il nous est cependant demandé de faire notre salut, corps et âme...).
Peter Falk est un "ex ange" qui s'est déjà incarné et vit incognito "nous sommes beaucoup ainsi" dit-il je crois...
Il ne s'agit pas d'une opposition dualiste, manichéenne entre un monde céleste pur parce qu'exempt de tout affect lié à l'incarnation mais d'une méditation (profonde) sur notre condition humaine, les désirs, faiblesses et amours des enfants que nous demeurons avec l'âge au sein d'un société marquée par la guerre, la désespérance, l'individualisme (cf la scène de fausse communion où la jeunesse berlinoise s'agglomère autour d'un chanteur de rock).
Je songeais ce matin que le film était authentiquement chrétien (Notre Seigneur s'est incarné pour sauver l'Homme et non les anges déchus ! ), qu'il était très ouvert aux forces de la Vie (malgré la terrible histoire de l'Allemagne du XX ème s.), qu'il ouvrait à la foi en l'à venir, au rôle que chacun de nous doit jouer dans la communion des saints : tact, grâce, douceur, beauté, vie, sont les mots qui me viennent à l'esprit après cette redécouverte du film hier soir...
Peter Falk est un "ex ange" qui s'est déjà incarné et vit incognito "nous sommes beaucoup ainsi" dit-il je crois...
Il ne s'agit pas d'une opposition dualiste, manichéenne entre un monde céleste pur parce qu'exempt de tout affect lié à l'incarnation mais d'une méditation (profonde) sur notre condition humaine, les désirs, faiblesses et amours des enfants que nous demeurons avec l'âge au sein d'un société marquée par la guerre, la désespérance, l'individualisme (cf la scène de fausse communion où la jeunesse berlinoise s'agglomère autour d'un chanteur de rock).
Je songeais ce matin que le film était authentiquement chrétien (Notre Seigneur s'est incarné pour sauver l'Homme et non les anges déchus ! ), qu'il était très ouvert aux forces de la Vie (malgré la terrible histoire de l'Allemagne du XX ème s.), qu'il ouvrait à la foi en l'à venir, au rôle que chacun de nous doit jouer dans la communion des saints : tact, grâce, douceur, beauté, vie, sont les mots qui me viennent à l'esprit après cette redécouverte du film hier soir...
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Re: Der Himmel über Berlin (Les Ailes du désir)
J'ai vu ce film à vingt ans. Au moment où la trapéziste prend son temps pour se balancer, je me suis dit à ce moment-là : "non, va-t-il s'incarner ?" Et la réponse fut oui. J'ai été terriblement déçu, d'autant plus que ce film m'avait fasciné (technique avant-gardiste, pas de scènes gratuites comme on en voit facilement; du jamais vu et du frais en d'autres termes).
Avec vos commentaires et du recul, ça me redonne le goût de le voir... avec vos yeux. Merci!
Comme je regarde moins de films, je suis plus vite sensible, et pris dans l'action, et j'en ai assez de me faire avoir. Quand j'ai vu "le Seigneur des Anneaux I" au cinéma avec mon filleul, j'étais accroché au strapontin, tandis qu'il riait bien de moi...
Alors j'ai de la peine à revoir les films qui m'ont déçu. Pour le Wenders, c'est différent. Il faut le voir comme une fable chrétienne (comme Narnia), n'est-ce pas ?
Avec vos commentaires et du recul, ça me redonne le goût de le voir... avec vos yeux. Merci!
Comme je regarde moins de films, je suis plus vite sensible, et pris dans l'action, et j'en ai assez de me faire avoir. Quand j'ai vu "le Seigneur des Anneaux I" au cinéma avec mon filleul, j'étais accroché au strapontin, tandis qu'il riait bien de moi...
Alors j'ai de la peine à revoir les films qui m'ont déçu. Pour le Wenders, c'est différent. Il faut le voir comme une fable chrétienne (comme Narnia), n'est-ce pas ?
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Re: Der Himmel über Berlin (Les Ailes du désir)
La trapéziste (entre ciel et terre) est une très belle image de "la pesanteur et de la grâce", bref notre équilibre, souvent difficile entre la terre et le ciel. Le désir dont il est question est celui de saint Augustin qui dit que le chrétien est "un homme de désir", cela va beaucoup plus loin que l'amour d'un homme pour une femme.
La fin du film (où la trapéziste, filmée de face explicite son attente et sort de sa solitude pour entrer dans la communion) est un moment ouvert à l'avenir, dynamique dans le sens où il fait comprendre que cet avenir sera ce que nous en ferons par la grâce (le don) et non l'enfermement dans une solitude narcissique...
La fin du film (où la trapéziste, filmée de face explicite son attente et sort de sa solitude pour entrer dans la communion) est un moment ouvert à l'avenir, dynamique dans le sens où il fait comprendre que cet avenir sera ce que nous en ferons par la grâce (le don) et non l'enfermement dans une solitude narcissique...
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Re: Der Himmel über Berlin (Les Ailes du désir)
Ouah !!! Ca donne envie de le voir en tout cas.
Bon weekend à tous et que le Seigneur vous garde
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En lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes. Jn 1, 4
Re: Der Himmel über Berlin (Les Ailes du désir)
D'accord avec coeurderoy sur sa lecture des Ailes du désir, sauf peut-être sur un point : la scène avec Nick Cave témoigne d'une authentique spiritualité faisant écho à la thématique générale du film. Ce n'est pas un hasard si la chanson interprétée par ce dernier s'intitule "From Her to Eternity". De manière plus générale, les questions traitant de la rédemption et de la miséricorde constituent les deux piliers principaux de l'oeuvre musicale de Cave. Nous sommes loin de la fausse communion narcissique et schizophrène d'un David Bowie par exemple.
- coeurderoy
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Re: Der Himmel über Berlin (Les Ailes du désir)
Oui peut-être (mon inculture en la matière et la non compréhension des paroles expliquent sans doute mon erreur) : je sais que Wim Wenders n'a pas choisi par hasard les deux groupes berlinois alors représentatifs de ces années 85...
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