Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2009-2010)

« Mon âme aspire vers toi pendant la nuit, mon esprit te cherche dès le matin. » (Is 26.9)
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etienne lorant
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La lumière du monde

Message non lu par etienne lorant »

Evangile de Jésus-Christ selon saint Jean 8,12-20.
Jésus disait aux Juifs : « Moi, je suis la lumière du monde. Celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, il aura la lumière de la vie. »

Cette parole est superbe et que puis-je dire de plus: elle m'éclaire ! Elle me rappelle le Psaume qui dit: "Ta Parole: la lampe pour mes pas, Lumière sur ma route". Car si je garde la Parole, je sais comment marcher aujourd'hui sur la route, et je sais aussi que la route mène en sécurité à bon port, jour après jour.

Je songe aussi au jugement qu'opère la Lumière: "Ce jugement c'est que, la lumière étant venue dans le monde, les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs oeuvres étaient mauvaises. Car quiconque fait le mal hait la lumière, et ne vient point à la lumière, de peur que ses oeuvres ne soient dévoilées ; mais celui qui agit selon la vérité vient à la lumière, afin que ses oeuvres soient manifestées, parce qu'elles sont faites en Dieu."

Avec ce thème, le Seigneur peut aller jusqu'au coeur du débat qui l'oppose aux scribes et aux Pharisiens. La guérison de l'aveugle dans le Temple, peu avant la Passion est pour Jésus une occasion de manifester pleinement le jugement de la Lumière. A Pierre qui lui demande à quoi bon opérer cette guérison, il répond : "Tant que je suis dans le monde, je suis la lumière du monde". Et quand les scribes et les pharisiens voudront dénoncer une prétendue supercherie, ils auront la confirmation du jugement: "Si vous étiez aveugles, alors vous seriez purs et sans péché; mais aussi longtemps que vous dîte 'nous voyons', votre péché demeure !"

Voici un langage que nous pouvons tous comprendre et qui ne peut que nous apporter la Joie. Puisse le Seigneur opérer en moi, comme en tous ceux qui peinent dans ce monde - ce monde d'où naissent les ténèbres, ce jugement de la Lumière. En effet, je ne doute pas que lorsque la Lumière paraîtra un grand nombre de pécheurs se convertiront - ils seront comme des prisonniers dont les chaînes tombent les unes après les autres, et qui découvrent en même temps la vérité et la vérité qui est Amour. "Car Dieu, qui a dit : La lumière brillera du sein des ténèbres ! a fait briller la lumière dans nos coeurs pour faire resplendir la connaissance de la gloire de Dieu sur la face de Christ."
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Elevé de terre

Message non lu par etienne lorant »

Moïse intercéda pour le peuple, et le Seigneur dit à Moïse : « Fais-toi un serpent, et dresse-le au sommet d'un mât : tous ceux qui auront été mordus, qu'ils le regardent, et ils vivront ! » Moïse fit un serpent de bronze et le dressa au sommet d'un mât. Quand un homme était mordu par un serpent, et qu'il regardait vers le serpent de bronze, il conservait la vie ! (Livre des Nombres 21,4-9.)

Evangile de Jésus-Christ selon saint Jean 8,21-30.
"Jésus leur déclara : « Quand vous aurez élevé le Fils de l'homme, alors vous comprendrez que moi, JE SUIS, et que je ne fais rien par moi-même, mais tout ce que je dis, c'est le Père qui me l'a enseigné."
Jésus, cette fois, est entré dans le long monologue qu'il adresse aux Scribes et aux Pharisiens comme un enseignement final, la conclusion de tout ce qu'il s'est efforcé de leur faire comprendre. Mais ils ne comprennent toujours pas. Pour qu'ils comprennent enfin, il faudra que Jésus leur mette le nez dessus, si je puis dire, dans ce dialogue qui, malgré le temps et toutes les traductions, a gardé toute sa force et sa lumière :
"Abraham, votre père, exulta à la pensée qu'il verrait mon Jour. Il l'a vu et fut dans la joie. "
- Les Juifs lui dirent alors : " Tu n'as pas cinquante ans et tu as vu Abraham ! "
- Jésus leur dit : " En vérité, en vérité, je vous le dis, avant qu'Abraham existât, Je Suis".
Ce langage, du moins tous le comprennent, car l'emploi de l'indicatif présent du verbe être, désigne Dieu, "l'Eternel", tel qu'Il s'est lui-même nommé.


"Celui qui n'a pas connu le péché, Dieu l'a pour nous identifié au péché des hommes, afin que, grâce à lui, nous soyons identifiés à la justice de Dieu."


N'est-ce pas tout à fait simple et lumineux ?

Qui d'autre que le Christ pouvait énoncer de telles paroles - elles continuent d'interpeller toutes les consciences.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Fée Violine
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Re: Jamais homme n'a parlé comme cet homme !

Message non lu par Fée Violine »

boisvert a écrit :C'est la grande pagaille. Qui dit quoi ? Les uns disent: Jésus est le Messie et on leur rétorque: le Messie peut-il venir de Galilée ? Et pourtant oui, puique l'Ecriture dit que le Messie viendra du village où habita David !
Mais non, Étienne! Bethléem est en Judée, pas en Galilée!
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Laurent L.
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Re: Jamais homme n'a parlé comme cet homme !

Message non lu par Laurent L. »

Boisvert a écrit : C'est la grande pagaille. Qui dit quoi ? Les uns disent: Jésus est le Messie et on leur rétorque: le Messie peut-il venir de Galilée ? Et pourtant oui, puique l'Ecriture dit que le Messie viendra du village où habita David !
La ville de David, c'est Bethléem, pas Nazareth ! Notre Seigneur y est né selon la prophétie de Michée, laquelle est rappelée à Hérode par les scribes.
Livre de Michée a écrit :Mi 5,2. Et toi, Bethléem Ephrata, tu es petite entre les mille de Juda; de toi sortira pour Moi Celui qui dominera sur Israël, et dont l'origine est dès le commencement, dès les jours de l'éternité.
Nazareth est en Galilée, sur les terres de Zabulon, pas de Juda...
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Le Menteur est déchaîné

Message non lu par etienne lorant »

Evangile de Jésus-Christ selon saint Jean 10,31-42.

Les Juifs allèrent de nouveau chercher des pierres pour lapider Jésus.
Celui-ci prit la parole : « J'ai multiplié sous vos yeux les oeuvres bonnes de la part du Père. Pour laquelle voulez-vous me lapider ? »
Les Juifs lui répondirent : « Ce n'est pas pour une oeuvre bonne que nous voulons te lapider, c'est parce que tu blasphèmes : tu n'es qu'un homme, et tu prétends être Dieu. »
Jésus leur répliqua : « Il est écrit dans votre Loi : J'ai dit : Vous êtes des dieux.
Donc, ceux à qui la parole de Dieu s'adressait, la Loi les appelle des dieux ; et l'Écriture ne peut pas être abolie.
Or, celui que le Père a consacré et envoyé dans le monde, vous lui dites : 'Tu blasphèmes', parce que j'ai dit : Je suis le Fils de Dieu.
Si je n'accomplis pas les oeuvres de mon Père, continuez à ne pas me croire.
Mais si je les accomplis, quand bien même vous refuseriez de me croire, croyez les oeuvres. Ainsi vous reconnaîtrez, et de plus en plus, que le Père est en moi, et moi dans le Père. »
Les Juifs cherchaient de nouveau à l'arrêter, mais il leur échappa.
Il repartit pour la Transjordanie, à l'endroit où Jean avait commencé à baptiser. Et il y demeura.
Beaucoup vinrent à lui en déclarant : « Jean n'a pas accompli de signe ; mais tout ce qu'il a dit au sujet de celui-ci était vrai. »
Et à cet endroit beaucoup crurent en lui.

Le débat entre ceux qui croient, ceux qui voudraient croire mais sont retenus par leurs tradtion s'enflamme. Jésus dit un peu avec dérision, mais toujours avec justesse "Pour laquelle des bonnes oeuvres du Père voulez-vous me lapider ?"

Il m'est impossible ici de ne pas évoquer les attaques directe contre notres Pape et l'Eglise. Comme dans l'affaire de la grippe H1N1, les media inspirés par le Menteur et ses collaborateurs humain, se sont pris au jeu. Mais le soupçon pointe: au-delà des accusations de pédophilie, qu'essaie-t-on de nous cacher ? J'ai parlé à un prêtre d'une quarantaine d'années, hier, et il m'a confirmé qu'il ressentait les choses ainsi: il s'agit d'une persécution organisée. Lui, qui vit à la manière de saint François et ne possède que son vélo, m'a demandé : "Comment détourner l'attention de la misère à laquelle désormais tant de familles sont réduites ?" Et j'ai compris pour moi-même: donnons-leur des religieux à manger comme dans les jeux du cirque, et pendant ce temps-là, ils ne révolteront pas contre les hommes au pouvoir...

Mais je n'ai pas voulu m'étendre sur le sujet. J'ai exprimé la souffrance où je suis et lui ai conseillé de faire carême en mangeant un peu plus !

A la fin, Jésus se retrire à l'endroit où Jean avait commencé à baptiser. Jésus a besoin de reprendre des forces car il sait que désormais les Juifs vont vouloir s'emparer de lui et le mettre à mort.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Les uns et les autres

Message non lu par etienne lorant »

Evangile de Jésus-Christ selon saint Jean 11,45-57.

Quand Lazare fut sorti du tombeau, les nombreux Juifs qui étaient venus entourer Marie sa soeur et avaient donc vu ce que faisait Jésus, crurent en lui. Mais quelques-uns allèrent trouver les pharisiens pour leur raconter ce qu'il avait fait. Les chefs des prêtres et les pharisiens convoquèrent donc le grand conseil ; ils disaient : « Qu'allons-nous faire ? Cet homme accomplit un grand nombre de signes. Si nous continuons à le laisser agir, tout le monde va croire en lui, et les Romains viendront détruire notre Lieu saint et notre nation. » Alors, l'un d'entre eux, Caïphe, qui était grand prêtre cette année-là, leur dit : « Vous n'y comprenez rien ; vous ne voyez pas quel est votre intérêt : il vaut mieux qu'un seul homme meure pour le peuple, et que l'ensemble de la nation ne périsse pas. » Ce qu'il disait là ne venait pas de lui-même ; mais, comme il était grand prêtre cette année-là, il fut prophète en révélant que Jésus allait mourir pour la nation. Or, ce n'était pas seulement pour la nation, c'était afin de rassembler dans l'unité les enfants de Dieu dispersés.
A partir de ce jour-là, le grand conseil fut décidé à le faire mourir. C'est pourquoi Jésus ne circulait plus ouvertement parmi les Juifs ; il partit pour la région proche du désert, dans la ville d'Éphraïm où il séjourna avec ses disciples. Or, la Pâque des Juifs approchait, et beaucoup montèrent de la campagne à Jérusalem pour se purifier avant la fête.
Ils cherchaient Jésus et, dans le Temple, ils se disaient entre eux : « Qu'en pensez-vous ? Il ne viendra sûrement pas à la fête ! » Les chefs des prêtres et les pharisiens avaient donné des ordres : quiconque saurait où il était devait le dénoncer, pour qu'on puisse l'arrêter.

Le complot va bon train. Curieusement, la résurrection de Lazare est comme l'étincelle qui allume la mèche qui mène à l'explosion de la haine et de la violence. En relisant le texte, j'ai songé au générique de "Mission Impossible" : une fois la mèche allumée, rien ne peut plus contrecarrer l'issue. Si je dis que c'est curieux, c'est parce que le signe que vient d'accomplir Jésus est le plus important qu'il ait accompli jusque là. Certes, il a déjà ressuscité des morts, mais jamais encore il n'avait attendu que la décomposition du corps ait commencé ! Si la sortie de Lazare du tombeau n'est pas un signe suffisant pour démontrer que Jésus-Christ est bien ce qu'Il dit - et donc que son enseignement est tout à fait valide, alors aucun prodige ne permet de croire. Mais c'est justement parce que les Pharisiens ont cru au signe de la résurrection de Lazare qu'ils vont décider ensemble de le faire mourir.

Ce point mérite qu'on s'y arrête. Si les hommes trouvaient aujourd'hui une soucoupe volante géante enfouie dans le sol d'un désert, ils ne poseraient certes pas la question de savoir si la soucoupe existe ou non – et ils ne décideraient pas non plus de faire comme s'ils n'avaient rien découvert. Cependant, certains hommes semblent animés de la faculté de ne pas vouloir croire – et ceux qui ne veulent pas croire: « Quand bien-même un homme revenait des morts, ils ne croiront pas ».

A côté de ces hommes, qui sont déjà jugés, il y a ceux qui croient. Même s'ils sont parfois saisis de doutes, peu importe car ils ont cru. Un feu peut toujours couver sous la cendre. On se plaint que le feu est éteint, mais il suffit d'un souffle pour qu'il reparte de plus belle. Avec tout ce que j'écris, et tout ce que je lis, mon idée c'est que les hommes de ce temps sont en train de se départager de la même manière:que dans l'Evangile d'aujourd'hui : il y a ceux qui croiront et ceux qui refuseront de croire. Les événements actuels sont comme un tamis pour les consciences, ou plutôt comme un filet. Il y aura les uns et les autres. Tel que je me sens aujourd'hui, tandis que je suis toujours malade, je suis rempli de paix et de joie, et beaucoup de grâces m'ont été données ces derniers jours. Mais je suis différent, de plus en plus je m'éloigne des miens. Ils sont présents en moi et je les aime, mais c'est le Christ d'abord, et le Christ qui me donne de les servir en me retirant de tout ce que je fais.

« Si Dieu me donnait la grâce d'être pour vous comme ce tisonnier dont vous vous servez pour ranimer votre feu, c'est tout ce que je voudrais être », dit le curé de campagne.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Vincent01
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Re: La lumière du monde

Message non lu par Vincent01 »

Quand j'ai lu votre titre "lumière du monde" j'ai tout de suite pensé à cette chanson que j'écoute sans arrêt.

Je voulais la faire partager ainsi que sa traduction qui est tout aussi belle.
Here I Am To Worship (Lumière Du Monde)

Un chant de louange complètement composé par Tim Hughes et repris par bien des artistes chrétiens.
Dieu et tous ses actes de grâce, notre envie, notre désir et notre rôle qui est d'être là le louer...
Et surtout, tout ce que cela nous fait à nous, le sacrifice incomparable.

Lumière du monde, venue dans l'obscurité,
Tu m'ouvres les yeux et je vois,
Tant de beauté que mon coeur ému t'adore,
Je sais que ma vie est en Toi.

Et me voici pour louer,
Me voici à Tes pieds,
Me voici pour dire : " Tu es mon Dieu ".
Car tout en Toi est beauté,
Tout en Toi est grandeur,
Tout en Toi est merveilleux pour moi.

Roi éternel élevé au dessus de tout,
Ta gloire resplendit dans le ciel.
Tu es venu humblement sur cette terre,
Tu t'es donné par amour.

Et me voici pour louer,
Me voici à Tes pieds,
Me voici pour dire : " Tu es mon Dieu ".
Car tout en Toi est beauté,
Tout en Toi est grandeur,
Tout en Toi est merveilleux pour moi.

Et je ne pourrais imaginer,
Le prix payé pour mon péché.
Non je ne pourrais imaginer,
Le prix payé pour mon péché.

La chanson et l'écoute sont ici :
http://www.youtube.com/watch?v=klxcJaOooPI


Voilà petit geste de ma part, bon dimanche à tous. :fleur:
«Dans le monde, vous trouverez la détresse, mais ayez confiance; moi je suis vainqueur du monde» (Jn 16, 33)

Si le Père vous appelle
http://www.youtube.com/watch?v=BCZP1S5kzQ0&feature=related
etienne lorant
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Le Roi sur l'ânon

Message non lu par etienne lorant »

Mathieu 21 / 1 - 9
Quand ils approchèrent de Jérusalem et arrivèrent en vue de Bethphagé, au mont des Oliviers, alors Jésus envoya deux disciples en leur disant : " Rendez-vous au village qui est en face de vous ; et aussitôt vous trouverez, à l'attache, une ânesse avec son ânon près d'elle ; détachez-la et amenez-les-moi. Et si quelqu'un vous dit quelque chose, vous direz : "Le Seigneur en a besoin, mais aussitôt il les renverra". "
Ceci advint pour que s'accomplît l'oracle du prophète : Dites à la fille de Sion : Voici que ton Roi vient à toi ; modeste, il monte une ânesse, et un ânon, petit d'une bête de somme.
Les disciples allèrent donc et, faisant comme leur avait ordonné Jésus, ils amenèrent l'ânesse et l'ânon. Puis ils disposèrent sur eux leurs manteaux et Jésus s'assit dessus. Alors les gens, en très nombreuse foule, étendirent leurs manteaux sur le chemin ; d'autres coupaient des branches aux arbres et en jonchaient le chemin. Les foules qui marchaient devant lui et celles qui suivaient criaient : " Hosanna au fils de David ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Hosanna au plus haut des cieux ! "


Le Roi des Cieux n'est pas comme les rois de la terre. Un roi de la terre vient monté sur un cheval fougueux, de pure race, ou bien sur un éléphant - comme en Asie les maharadjah. Notre Roi vient sur le dos d'un anôn, un animal qui est une "bête de somme", doué non pour la course pour le labeur. C'est dans cet équipage que Jésus entre à Jérusalem. Mais n'est-il pas habitué à monter un âne ? L'âne était présent dès la crèche, il était là pour le départ à Béthléem, pour la fuite en Egypte et le retour. Le texte nous dit que cette entrée dans Jérusalem est un triomphe. Sans doute pour quelques-uns, qui ont saisi, au fond même de la confusion du coeur, que quelque chose de très important est en train de se passer; quelque chose qui a du sens au-delà de l'apparence, mais dont nul ne saurait présager l'issue.

Jésus ne dit rien. Il se laisse acclamer mais, tout à la fin (et le texte que j'ai trouvé n'en parle pas) les Pharisiens veulent interdire aux disciples de célébrer l'événement. Alors Il ouvre la bouche et déclare: "Si ceux-ci doivent se taire, alors les pierres crieront !" Jésus n'a rien perdu de la promptitude de son esprit. Pourquoi les pierres, me suis-je demandé ? Parce que, reprenant les Juifs dans leur certitude d'être tous justes car fils d'Abraham, Il les avait au contraire appelés au repentir: "Ne prétendez pas dire en vous-mêmes: Nous avons Abraham pour père! Car je vous déclare que de ces pierres-ci Dieu peut susciter des enfants à Abraham !"

Cet épisode m'a raffirmé dans la conscience que je puis désormais employés les talents que le Seigneur m'a donné pour le service de son Nom, mais pourvu que ce soit du point de vue de l'homme juché sur une bête de somme, qui ne peut être reconnu par les autres hommes, ses semblables, mais qui portera le fardeau de beaucoup. Puisque "le Fils de l'homme est venu non pour être servi mais pour servir - et qu'il n'y pas de grandeur devant Dieu que dans l'humilité, l'acceptation, le don de soi.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Re: Le Roi sur l'ânon

Message non lu par coeurderoy »

Un roi qui faisait sa "joyeuse entrée" dans une ville montait toujours un fringant destrier (blanc de préférence). La bête de somme qu'est l'âne ou l'ânon était, à l'époque médiévale, associée à l'idée de service et d'humilité (instrument de travail indigne de la noblesse guerrière) : il est très révélateur que saint Bernard (issu du monde féodal) condamne par ex. les riches abbés chevauchant des montures de prix et qu'un saint Jean de Matha (+ en 1213) interdit expressément dans la règle des Trinitaires l'usage du cheval pour les religieux qui voyagent (en France les Mathurins, ou Trinitaires étaient populairement nommés "frères aux ânes").
En effet, en référence peut-être à saint Paul, désarçonné sur le chemin de Damas, la représentation du cavalier chûtant au sol symbolise l'orgueil dans l'art des cathédrales...
Il est intéressant de constater qu'à travers les âges l'orgueil a su toujours trouver sa place dans l'importance accordée aux écuries de luxe (Chaumont-s-Loire par ex vers 1880), aux courses et autres derbys mais aussi aux carrosses armoriés et actuellement aux automobiles les plus volumineuses, voyantes, prétentieuses...
"Le coeur qui rayonne vaut mieux que l'esprit qui brille"

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Re: Le Roi sur l'ânon

Message non lu par gerardh »

______

Bonjour,

Il faut rappeler que l'âne était un animal très noble dans l'antiquité d'Israël (voir Juges 10, 4).


________
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Hélène
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Re: Le Roi sur l'ânon

Message non lu par Hélène »

Il m'arrive parfois (comme Thérèse d'Avila qui dit que certains jours, "elle broute comme un ânon incapable d'écraser une fourmi pour le Bon Dieu") de penser que l'ânon, c'est un peu moi :

"Délier-le et dites : le Seigneur en a besoin". Le Seigneur a daigné un jour me délier de mes chaînes et Il fait avec le pauvre petit ânon que je suis... qui broute, qui est sans éclat, qui trime, mais qui sert le Seigneur, têtue comme je le suis. Pourquoi moi Seigneur ? Un ânon ! Comme les grands de ce monde, toi, le Roi des rois, un grand cheval noble et fort aurait été plus approprié pour porter Dieu... mais, humble comme tu es, prenant la condition d'esclave, tu as voulu avoir besoin d'un pauvre ânon.

Parce que ce qu'il y a de fou dans le monde, ce qui n'est rien, voilà ce que Dieu a choisi pour confondre les sages et les savants...

J'en suis aussi toute couverte de confusion... :croix:
"Le Père n'a dit qu'une seule Parole, c'est son Fils et, dans un éternel silence, il la prononce toujours". (Saint Jean de la Croix)
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Personne ne l'a jamais jugé

Message non lu par etienne lorant »

Livre d'Isaïe 50,4-9.
Dieu mon Seigneur m'a donné le langage d'un homme qui se laisse instruire, pour que je sache à mon tour réconforter celui qui n'en peut plus. La Parole me réveille chaque matin, chaque matin elle me réveille pour que j'écoute comme celui qui se laisse instruire.
Le Seigneur Dieu m'a ouvert l'oreille, et moi, je ne me suis pas révolté, je ne me suis pas dérobé.
J'ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient, et mes joues à ceux qui m'arrachaient la barbe. Je n'ai pas protégé mon visage des outrages et des crachats.
Le Seigneur Dieu vient à mon secours ; c'est pourquoi je ne suis pas atteint par les outrages, c'est pourquoi j'ai rendu mon visage dur comme pierre : je sais que je ne serai pas confondu.
Il est proche, celui qui me justifie. Quelqu'un veut-il plaider contre moi ? Comparaissons ensemble. Quelqu'un a-t-il une accusation à porter contre moi ? Qu'il s'avance !
Voici le Seigneur Dieu qui vient prendre ma défense : qui donc me condamnera ?

C'est ce texte d'Isaïe que j'ai retenu aujourd'hui. Ce matin, je suis parti de chez moi l'esprit chargé d'angoisse et en même temps déterminé à m'abandonner en tout à la volonté du Père. Je me suis donc rendu à la petite chapelle où je vais communier désormais. Je songeais à ma mère qui n'en peut plus de souffrir de son arthrose des genoux et va sans doute accepter une opération risquée au mois de mai. Et puis, le 8 avril, c'est la date anniversaire du décès de mon père. Déjà deux ans. Le temps ne s'est-il pas accéléré (ou fortement réduit) depuis cet événement ?
Que se passera-t-il si...

Mais assez vite, cette lecture a suscité ma joie, cette joie dont je sais qu'elle n'est pas d'ici. Isaïe nous décrit un homme qui, même face à ceux qui le frappent et l'insultent garde une assurance sans faille. "Je ne suis pas atteint par les outrages, j'ai rendu mon visage comme pierre". Et pourquoi cette souveraine sérénité ? Simplement car "Il est proche, celui qui me justifie".
L'image de Jésus frappé par le serviteur du grand-prêtre m'est aussitôt revenue en tête. C'est l'apôtre Jean qui rapporte l'incident au chapitre 18: "Un des gardes qui se trouvaient là donna une gifle à Jésus en disant : « Est-ce ainsi que tu réponds au grand-prêtre ? » Jésus lui répondit : « Si j'ai dit quelque chose de mal, montre-nous en quoi ; mais si ce que j'ai dit est juste, pourquoi me frappes-tu ? » Un homme capable de parler ainsi, n'est certes pas ébranlé - mais il saisi cette occasion pour s'adresser à la conscience du garde et lui montrer l'inutilité de son geste. En d'autres passages, notamment devant Pilate, le Seigneur manifestera encore la suprématie de son jugement: "En vérité, tu n'aurais aucun pouvoir sur moi s'il ne t'avait été donné d'en-haut par mon Père..." Devant une telle réponse, je suis certain que Pilate a été stupéfait, lui qui venait d'argumenter sur son pouvoir personnel - il peut bien se dire, comme les gardes du temples: "Jamais accusé n'a parlé comme cet homme" !

En définitive, le Christ ne peut être jugé, car il EST le jugement. "Je suis né et venu dans le monde pour témoigner de la Vérité".

Seigneur, garde-moi donc dans cette Vérité, que ton Esprit-Saint me préserve dans l'humilité, que la louange de Dieu accompagne chacun de mes jours !
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Jeudi Saint : L'autorité de celui qui sert

Message non lu par etienne lorant »

Evangile de Jésus-Christ selon saint Jean 13,1-15.
Avant la fête de la Pâque, sachant que l'heure était venue pour lui de passer de ce monde à son Père, Jésus, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu'au bout.
Au cours du repas, alors que le démon a déjà inspiré à Judas Iscariote, fils de Simon, l'intention de le livrer,
Jésus, sachant que le Père a tout remis entre ses mains, qu'il est venu de Dieu et qu'il retourne à Dieu,
se lève de table, quitte son vêtement, et prend un linge qu'il se noue à la ceinture ;
puis il verse de l'eau dans un bassin, il se met à laver les pieds des disciples et à les essuyer avec le linge qu'il avait à la ceinture.

C'est le dernier enseignement privé que Jésus donne à ses disciples. Il n'est pas d'ordre surnaturel au sens strict, et cependant, qui l'eût accompli si ce n'est Lui ? A quel chef de gouvernement viendrait-il à l'esprit de s'abaisser à laver les pieds de ses ministres; et quel roi, tout connu qu'il soit, ferait de même à sa cour ? C'est humble à en être choquant et justement, Pierre, celui qui aime Jésus le plus, ne veut pas accepter cela. Il est le premier à réagir et il proteste car il est très troublé dans son coeur. Il avait eu le même type de réaction, très "épidermique", lorsque Jésus leur avait annoncé qu'Il était sur le point d'aller à Jérusalem et qu'on l'y ferait périr. "Cela ne peut pas t'arriver!" s'était exclamé Pierre et Jésus lui avait répondu comme lorsqu'Il chasse un démon: "Arrière, Satan !... car les vues du Seigneur ne sont décidément pas celles des hommes.

Il leur expose donc le motif profond de son geste. "Vous m'appelez 'Maître' et 'Seigneur', et vous avez raison, car vraiment je le suis.
Si donc moi, le Seigneur et le Maître, je vous ai lavé les pieds, vous aussi vous devez vous laver les pieds les uns aux autres.
C'est un exemple que je vous ai donné afin que vous fassiez, vous aussi, comme j'ai fait pour vous."

Nous est-il possible d'accepter cette leçon ? Il faut bien y réfléchir car si nous disons Oui, alors tous ceux qui sont, parmi nous comme frères et soeurs dans le Christ, nous devons les servir comme Jésus l'a fait: nous devons avoir l'attitude du plus petit devant des maîtres. "Celui qui parmi vous veut être le plus grand, qu'il soit votre esclave !" C'est encore un renversement: chez les hommes, l'autorité descend de celui qui ordonne; mais dans l'ordre du Royaume, l'autorité émane de celui qui sert. A la fin de seconde guerre mondiale, Simone Weil écrivit pour l'Europe une constitution qui ne serait pas fondée uniquement sur les droits de l'homme et du citoyen, mais aussi sur leurs devoirs... Il est bon d'y réfléchir un peu !
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
etienne lorant
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Multiples correspondances dans la Bible

Message non lu par etienne lorant »

d'Isaïe 52,13-15.53,1-12.
Mon serviteur réussira, dit le Seigneur ; il montera, il s'élèvera, il sera exalté !
La multitude avait été consternée en le voyant, car il était si défiguré qu'il ne ressemblait plus à un homme ; il n'avait plus l'aspect d'un fils d'Adam.
Et voici qu'il consacrera une multitude de nations ; devant lui les rois resteront bouche bée, car ils verront ce qu'on ne leur avait jamais dit, ils découvriront ce dont ils n'avaient jamais entendu parler.
Qui aurait cru ce que nous avons entendu ? A qui la puissance du Seigneur a-t-elle été ainsi révélée ?
Devant Dieu, le serviteur a poussé comme une plante chétive, enracinée dans une terre aride. Il n'était ni beau ni brillant pour attirer nos regards, son extérieur n'avait rien pour nous plaire.
Il était méprisé, abandonné de tous, homme de douleurs, familier de la souffrance, semblable au lépreux dont on se détourne ; et nous l'avons méprisé, compté pour rien.
Pourtant, c'étaient nos souffrances qu'il portait, nos douleurs dont il était chargé. Et nous, nous pensions qu'il était châtié, frappé par Dieu, humilié.
Or, c'est à cause de nos fautes qu'il a été transpercé, c'est par nos péchés qu'il a été broyé. Le châtiment qui nous obtient la paix est tombé sur lui, et c'est par ses blessures que nous sommes guéris.
Nous étions tous errants comme des brebis, chacun suivait son propre chemin. Mais le Seigneur a fait retomber sur lui nos fautes à nous tous.
Maltraité, il s'humilie, il n'ouvre pas la bouche : comme un agneau conduit à l'abattoir, comme une brebis muette devant les tondeurs, il n'ouvre pas la bouche.
Arrêté, puis jugé, il a été supprimé. Qui donc s'est soucié de son destin ? Il a été retranché de la terre des vivants, frappé à cause des péchés de son peuple.
On l'a enterré avec les mécréants, son tombeau est avec ceux des enrichis ; et pourtant il n'a jamais commis l'injustice, ni proféré le mensonge.
Broyé par la souffrance, il a plu au Seigneur. Mais, s'il fait de sa vie un sacrifice d'expiation, il verra sa descendance, il prolongera ses jours : par lui s'accomplira la volonté du Seigneur.
A cause de ses souffrances, il verra la lumière, il sera comblé. Parce qu'il a connu la souffrance, le juste, mon serviteur, justifiera les multitudes, il se chargera de leurs péchés.
C'est pourquoi je lui donnerai la multitude en partage, les puissants seront la part qu'il recevra, car il s'est dépouillé lui-même jusqu'à la mort, il a été compté avec les pécheurs, alors qu'il portait le péché des multitudes et qu'il intercédait pour les pécheurs.

Cette prophétie d'Isaïe n'est-elle pas en réalité la vision qu'a eu le prophète du Christ dans sa Passion ? C'est un bon jour que le vendredi saint pour relire Isaïe, ainsi que les Psaumes, et retrouver tous les passages de l'Ancien Testament qui parle de cet événement. Ils sont nombreux et en voici quelques-uns que je cite pour les partager:

- Psaume 21, le Sauveur aurait les mains et les pieds percés de clous et que ses membres seraient tellement étendus qu'on pourrait compter ses os (Ps 21, 15. 18).

- Psaume 21, avant de le crucifier, on lui ôterait ses vêtements; que ses vêtements extérieurs seraient partagés entre les
bourreaux, et que celui de dessous, étant une tunique sans couture, serait tiré au sort (Ps. 21, 19). Cette prophétie est rappelée par saint Matthieu et saint Jean (Mt 27, 35; Jn 19, 23).

- " Tous ceux qui me voyaient, se sont moqués de moi; ils ont dit en branlant la tête: Il a mis son espérance dans le Seigneur, que le Seigneur le délivre; qu'il le sauve, s'il est vrai qu'il l'aime" (Ps 21, 8-9)

- "Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'avez-vous abandonné ? Loin de me sauver les paroles de ma bouche " (Ps 21, 2)

- Jésus a accepté sans résistance la confusion et tous les opprobres que ses ennemis lui préparaient, ainsi que
l'avait prédit David (Ps 68)

- Mais il était transpercé à cause de nos crimes, écrasé à cause de nos fautes ; le châtiment qui nous donne la paix est (tombé) sur lui, et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris.(Esaïe 53 : 5).

- Trahis par un ami : (Ps 41:9)

- Trahis pour 30 pièces d'argent : (Za 11:12).

- Il fut faussement accusé : (Ps 35:11).

- Il resta silencieux devant ses accusateurs : (Es 53:7).

- Il fut crucifié avec deux voleurs : (Es 53:12).

- Il pria pour ses ennemis : (Ps 109:4).

- On lui donna du fiel (ou du vinaigre) sur apaiser ses douleurs : (Ps 69:21)

- Aucun de ses os ne fut brisé : (Ps 34:20).

- Il fut enterré par un riche : (Es 53:9)

En réalité, dès la première Pâques, la nuit qui précéda la délivrance du peuple de l'esclavage de Pharaon, la Pâques du Christ, pour la délivrance des péchés, était annoncée, la lecture attentive fait découvrir même le signe de la croix:

Exode 12.5
Ce sera un agneau sans défaut
12.6
On prendra de son sang, et on en mettra sur les deux poteaux et sur le linteau de la porte des maisons où on le mangera.
12.8
Cette même nuit, on en mangera la chair, rôtie au feu; on la mangera avec des pains sans levain et des herbes amères.
12.13
Le sang vous servira de signe sur les maisons où vous serez; je verrai le sang, et je passerai par-dessus vous, et il n'y aura point de plaie qui vous détruise, quand je frapperai le pays d'Égypte.

Tous ces textes, et encore d'autres, qu'on peut lire dans les visions des mystiques, sont à ce point riches de correspondances qu'ils ne peuvent que toucher le coeur, mais aussi la raison des hommes de bonne volonté qui cherchent la vérité. Julien Green passait des heures à relire Isaïe et il en retirait un bonheur qu'il disait ne pas pouvoir exprimer. Sur ce point, je le rejoins entièrement. Puisse le Seigneur nous délivrer des liens de chair qui nous opressent et qui nous déshumanisent au même moment que nous pensons qu'ils nous apportent du bonheur ! Aujourd'hui, je commence la neuvaine à la Miséricorde divine, en sachant que je serai moi-même délivré d'une tentation qui me poursuivait chaque jour depuis des années... Déjà bonne fête de Pâques !
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
gerardh
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Re: Multiples correspondances dans la Bible

Message non lu par gerardh »

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Bonjour,

Je suis tout à fait d'accord. Ce sont d'ailleurs bien plus que des correspondances, mais soit des types, soit des expressions de Christ par l'Esprit prophétique.


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