Comme disait l'autre: "Je suis nudiste, mais je ne pratique pas"...
Damas Drive a écrit :
Mes parents ont été baptisés à leur naissance et ils ont fait leur communion mais ils ne sont pas pratiquants tous comme mes grands parents qui sont pourtant passés par l'Eglise avant d'être enterrés. Nous sommes catholiques de générations en générations.
C'est ce qu'on pourrait appeler une "habitude"...
Peut-être que vos grands-parents n'ont fait que suivre des rites par conformisme, par automatisme, comme on met le clignotant avant de tourner...
Mais comme nous ne sommes pas au courant de ce qu'ils avaient dans leur coeur, y a pas à juger.
En ce qui me concerne, j'ai été baptisée, j'ai fait mes deux communions,
Question nulle du jour: pourquoi DEUX communions?
ma confirmation, j'ai lu plusieurs fois l'ancien et nouveau testament, je lis énormément de livres sur la religion et le plus d'ouvrages possibles sur la vie de Jésus car je suis passionnée par le Jésus historique ainsi que ses contemporains et naturellement Paul, Pierre et tous les apotres. Je crois que ma bibliothèque et autant remplie si ce n'est plus que celle de nombreux grands croyants et même prêtres.
Ça dénote une soif de connaissance(s), mais quoi d'autre?
Perso, j''ai plein d'ouvrages sur les peintres, l'art, la sculpture, mais, malheureusemeent, ça ne fait pas de moi une artiste...
Dans mon entourage, famille, amis, camarades de travail, tout le monde a été baptisé mais personne n'est croyant ni ne parle de religion.
Si vous connaissez bien ce qui est dans leur coeur, alors on a tout simplement affaire à des gens pour qui on a choisi le baptême mais qui ne répondent pas à l'appel que celui-ci implique, pour diverses raisons. On peut planter un rosier délicat et ne plus s'en occuper: les chances sont grandes qu'il meure de négligeance.
*** Je me concidère donc catholique même si je ne partage pas toutes les idées de l'Eglise et si je ne suis pas en accord avec tous les dogmes fixés lors de conciles il y a plus de mille ans pour certains.
Avez-vous bien étudié les dogmes en question ainsi que les raisons pour lesquelles on les a édictés?
Souvent, à première vue, ils sont en effet difficiles à saisir et méritent qu'on s'y penche avec plus de rigueur, en scruptant bien les arguments qui sont présentés pour les établir. Alors il arrive qu'on change d'idée...
Veuillez noter aussi que l'histoire de Jésus date de 2000 et que l'argument "temps" ne rend pas nécessairement la chose caduque...
*** Si je dis que je suis agnostique c'est parce qu'à certains moments, j'ai beaucoup de doutes... je n'arrive pas à avoir vraiment la foi...
Et si je vous dis que la plupart des cathos éprouvent des doutes (pas les protestants, cependant, dixit GérardH

)?
Moi, je trouve que c'est dans notre nature de douter... On peut cependant surmonter le doute en persévérant, du moins selon mon expérience, et en gardant toujours à l'esprit que Dieu NOUS AIME! Même si on est "twit"!
Je trouve donc plus honnête de dire que je suis agnostique, vu que je me pose beaucoup de questions et ne suis sure de rien...
Et si je vous dis que c'est normal, de n'être sure de rien? Mais qu'on peut demander à l'Esprit Saint de nous venir en aide?
De l'admettre dans notre coeur et d'accepter enfin l'aide Divine... ce qui implique de mettre de côté notre orgueil démesuré et de se décentrer de notre nombril? S'ouvrir, quoi!
Voilà donc pourquoi (yves54), depuis votre intervention, je suis un peu troublée et bouleversée... je ne sais plus quoi penser... ????????????
Peut-être en seriez-vous à dépasser le stade des connaissances pour essayer de passer au stade "pratique"? La théorie, c'est bien. L'expérimenter, c'est faire un pas de plus.
Aborder la foi et la spiritualité de manière cérébrale, ça rend les choses bien plus difficiles: j'en suis une preuve! Faut plutôt s'y mettre: prier, prier, jusqu'à ce que "ça prenne"! Aller à la messe, y amener nos connaissances et les laisser vivre dans l'Eucharistie, avec le coeur en plus, pas seulement avec la tête!
Mais, surtout, persévérer et être à l'écoute de la Réponse... dans le silence, en calmant nos pensées et en cessant de chercher à tout comprendre. En admettant qu'il puisse y avoir des choses mystérieuses qui nous dépassent et en l'acceptant...
La spiritualité catholique, c'est un peu comme le renard du Petit Prince: ça s'apprivoise, ça devient spécial lorsqu'on a créé des liens et alors seulement ce n'est plus semblable à cent mille autres spiritualités...