Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2009-2010)
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etienne lorant
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Détails troublants
Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 20,1-9.
Le premier jour de la semaine, Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin, alors qu'il fait encore sombre. Elle voit que la pierre a été enlevée du tombeau.
Le matin de Pâques, Marie-Madeleine couru trouver Simon-Pierre et l'autre disciple, celui que Jésus aimait, et elle leur dit : « On a enlevé le Seigneur de son tombeau, et nous ne savons pas où on l'a mis. »
Pierre partit donc avec l'autre disciple pour se rendre au tombeau. Ils couraient tous les deux ensemble, mais l'autre disciple courut plus vite que Pierre et arriva le premier au tombeau.
En se penchant, il voit que le linceul est resté là ; cependant il n'entre pas. Simon-Pierre, qui le suivait, arrive à son tour. Il entre dans le tombeau, et il regarde le linceul resté là,
et le linge qui avait recouvert la tête, non pas posé avec le linceul, mais roulé à part à sa place.
C'est alors qu'entra l'autre disciple, lui qui était arrivé le premier au tombeau. Il vit, et il crut.
Jusque-là, en effet, les disciples n'avaient pas vu que, d'après l'Écriture, il fallait que Jésus ressuscite d'entre les morts.
Tout est calme et tranquille, ce premier jour de la semaine. De l'agitation des derniers jours, il ne reste rien. En trouvant vide la tombe du Christ, les disciples, ainsi que Marie-Madeleine, ne comprennent pas l'absence du corps. Je médite sur cette incompréhension. Il s'agit encore d'un "fait nouveau" qui ne peut qu'exciter l'imagination, dans tous les sens... Un détail cependant: le linceul a été abandonné là tel qu'il était lorsque le corps de Jésus a été mis au tombeau; mais le linge qui Lui avait recouvert la tête, lui, a été "roulé à part", et déposé "à sa place" (là où on le place, j'imagine, avant que le corps n'arrive, déjà recouvert du linceu).
Qu'est-ce que cela peut nous apprendre ?
Si quelqu'un avait volé le corps, le linceul aurait disparu en même temps que le voile qui couvre la tête. On imagine mal un voleur de cadavre emporter le corps sans le linceul (car ce doit être très pénible de détacher l'un de lautre) - d'un autre côté, si le voleur n'a pas voulu du linceul, pourquoi a-t-il pris la peine, de retirer le voile de la tête et de le rouler à sa place ?
Il suffit de se mettre à la place de ce voleur pour comprendre qu'il n'avait aucun intérêt à se faire prendre dans ses curieuses occupations et donc, qu'il lui faillait agir en toute hâte.
Ou bien, il y a une autre explication, mais elle est tellement fantastique. Qui l'a croirait ? Le Christ ressuscite en traversant littéralement son linceul, mais Il roule lui-même le voile qui lui recouvrait la tête afin de laisser comprendre quelque chose à ceux qui découvriront les lieux. Mais quoi ?
Qu'en dîtes-vous ?
Le premier jour de la semaine, Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin, alors qu'il fait encore sombre. Elle voit que la pierre a été enlevée du tombeau.
Le matin de Pâques, Marie-Madeleine couru trouver Simon-Pierre et l'autre disciple, celui que Jésus aimait, et elle leur dit : « On a enlevé le Seigneur de son tombeau, et nous ne savons pas où on l'a mis. »
Pierre partit donc avec l'autre disciple pour se rendre au tombeau. Ils couraient tous les deux ensemble, mais l'autre disciple courut plus vite que Pierre et arriva le premier au tombeau.
En se penchant, il voit que le linceul est resté là ; cependant il n'entre pas. Simon-Pierre, qui le suivait, arrive à son tour. Il entre dans le tombeau, et il regarde le linceul resté là,
et le linge qui avait recouvert la tête, non pas posé avec le linceul, mais roulé à part à sa place.
C'est alors qu'entra l'autre disciple, lui qui était arrivé le premier au tombeau. Il vit, et il crut.
Jusque-là, en effet, les disciples n'avaient pas vu que, d'après l'Écriture, il fallait que Jésus ressuscite d'entre les morts.
Tout est calme et tranquille, ce premier jour de la semaine. De l'agitation des derniers jours, il ne reste rien. En trouvant vide la tombe du Christ, les disciples, ainsi que Marie-Madeleine, ne comprennent pas l'absence du corps. Je médite sur cette incompréhension. Il s'agit encore d'un "fait nouveau" qui ne peut qu'exciter l'imagination, dans tous les sens... Un détail cependant: le linceul a été abandonné là tel qu'il était lorsque le corps de Jésus a été mis au tombeau; mais le linge qui Lui avait recouvert la tête, lui, a été "roulé à part", et déposé "à sa place" (là où on le place, j'imagine, avant que le corps n'arrive, déjà recouvert du linceu).
Qu'est-ce que cela peut nous apprendre ?
Si quelqu'un avait volé le corps, le linceul aurait disparu en même temps que le voile qui couvre la tête. On imagine mal un voleur de cadavre emporter le corps sans le linceul (car ce doit être très pénible de détacher l'un de lautre) - d'un autre côté, si le voleur n'a pas voulu du linceul, pourquoi a-t-il pris la peine, de retirer le voile de la tête et de le rouler à sa place ?
Il suffit de se mettre à la place de ce voleur pour comprendre qu'il n'avait aucun intérêt à se faire prendre dans ses curieuses occupations et donc, qu'il lui faillait agir en toute hâte.
Ou bien, il y a une autre explication, mais elle est tellement fantastique. Qui l'a croirait ? Le Christ ressuscite en traversant littéralement son linceul, mais Il roule lui-même le voile qui lui recouvrait la tête afin de laisser comprendre quelque chose à ceux qui découvriront les lieux. Mais quoi ?
Qu'en dîtes-vous ?
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
- Damas Drive
- Censor

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Re: Des détails troublants
Moi aussi, je médite très souvent sur ce grand mystère... vraiment un très, très grand mystère !
J'ai fait les mêmes observations que vous... Je me pose les mêmes questions... et je ne comprends pas...
J'ai fait les mêmes observations que vous... Je me pose les mêmes questions... et je ne comprends pas...
- coeurderoy
- Pater civitatis

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Re: Des détails troublants
Oui, le prêtre hier, commentant l'Evangile disait que le linceul s'était sans doute comme affaissé sur lui-même, vide du Corps qui venait de le quitter...La vision du tombeau et des linges a été essentielle pour Pierre et Jean...Ce matin de Pâques, j'aime aussi le méditer en me souvenant d'une émission (ancienne car j'avais une vingtaine d'années) où Alain Decaux avait retracé avec beaucoup de probité l'histoire du linceul de Turin et l'état des analyses vers 1980...
Pour répondre à votre question Etienne, je pense que le Christ a littéralement traversé le linceul...et sans doute Celui qui allait bientôt préparer Lui-même du poisson grillé près du lac pour ses disciples, a-t-il aussi roulé le voile recouvrant le visage...
In Christo !
Pour répondre à votre question Etienne, je pense que le Christ a littéralement traversé le linceul...et sans doute Celui qui allait bientôt préparer Lui-même du poisson grillé près du lac pour ses disciples, a-t-il aussi roulé le voile recouvrant le visage...
In Christo !
"Le coeur qui rayonne vaut mieux que l'esprit qui brille"
Saint Bernard de Clairvaux
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papillon
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Re: Des détails troublants
Bonjour Coeurderoy,coeurderoy a écrit :Pour répondre à votre question Etienne, je pense que le Christ a littéralement traversé le linceul...et sans doute Celui qui allait bientôt préparer Lui-même du poisson grillé près du lac pour ses disciples, a-t-il aussi roulé le voile recouvrant le visage...
la bible que je lis est la bible des peuples et dans son commentaire de ce passage de Jean 20, elle donne une autre explication de l'état du linceul:
"Jésus n'est pas revenu à la vie dans son corps terrestre; tout s'est passé comme si le corps s'était dématérialisé dans cette naissance de l'Homme Nouveau."
au sujet du suaire:
"On n'y voit pas les traces qui seraient restées si le corps avait été enlevé du linceul, et il est impossible que le corps s'y soit décomposé. Tout se présente comme si le corps avait purement et simplement disparu."
et moi je me dis "pourquoi pas?"
Bon, je reconnais que ça fait un peu 'Star Trek' mais il y a tant de choses que nous ignorons des dimensions de la vie. Notre perception en est très limitée.
Nous nous identifions tellement à notre corps qu'on a du mal à s'imaginer dans cette dimension terrestre 'sans' ce corps.
Pourtant, je pense entre autres à ces expériences troublantes qu'ont vécues certaines personnes qui, par exemple, se sont 'vues', étendues sur une table dans une salle d'opération et qui ont pu décrire, plus tard, les lieux avec précision de même que ce qu'ont fait et dit les membres de l'équipe médicale pendant qu'elles étaient sous anesthésie.
Avec quels yeux ont-elles vu tout ça? Pas avec leurs yeux de chair.
Il m'arrive de penser que Jésus, l'homme, après sa mort, n'a cessé d'être là, présent, et d'assister à tout ce qui a suivi sa mort sur la croix.
Union de sa nature humaine et de sa nature divine, au-delà de l'enveloppe corporelle, avec ce qui s'est ensuivi.
Bien que je ne comprenne pas comment cela peut se faire, je crois possible que son corps, mort, se soit dématérialisé, par sa volonté, par cette union de sa nature humaine et divine, et que Jésus soit revenu 'autrement'.
Cela expliquerait l'état du linceul.
Pour ce qui est du suaire, pourquoi l'aurait-il roulé et remis à sa place ? Je ne sais pas.
Peut-être pour faire comprendre qu'il était là, présent, losqu'on a emporté son corps au tombeau, et que son vrai visage ne pouvait être recouvert.
Enfin, je dis peut-être n'importe quoi, je ne sais pas.
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etienne lorant
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Deux évangiles - deux rayons de la même Lumière
Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 20,11-18.
Marie Madeleine restait là dehors, à pleurer devant le tombeau. Elle se penche vers l'intérieur, tout en larmes, et, à l'endroit où le corps de Jésus avait été déposé, elle aperçoit deux anges vêtus de blanc, assis l'un à la tête et l'autre aux pieds. Ils lui demandent : « Femme, pourquoi pleures-tu ? » Elle leur répond : « On a enlevé le Seigneur mon Maître, et je ne sais pas où on l'a mis. » Tout en disant cela, elle se retourne et aperçoit Jésus qui était là, mais elle ne savait pas que c'était Jésus. Jésus lui demande : « Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? » Le prenant pour le gardien, elle lui répond : « Si c'est toi qui l'as emporté, dis-moi où tu l'as mis, et moi, j'irai le reprendre. » Jésus lui dit alors : « Marie ! » Elle se tourne vers lui et lui dit : « Rabbouni ! » ce qui veut dire : « Maître » dans la langue des Juifs. Jésus reprend : « Cesse de me tenir, je ne suis pas encore monté vers le Père. Va plutôt trouver mes frères pour leur dire que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. » Marie Madeleine s'en va donc annoncer aux disciples : « J'ai vu le Seigneur, et voilà ce qu'il m'a dit. »
D'habitude, lorsque je lis le récit de la rencontre entre Jésus et Marie-Madeleine, je suis marqué presque uniquement par le caractère merveilleux et bouleversant de cet événement, puisqu'il me rappelle ma conversion. Mais cette fois, en prenant du recul, je n'ai pas manqué de noter une construction similaire entre cet Evangile de Jean et celui de Matthieu, hier, qui rapporte l'envoi des saintes femmes.
D'abord il y a la rencontre avec les anges, ensuite la manifestation du Christ ressuscité, et enfin le message à transmettre aux disciples.
En prenant encore un peu de recul, je vois que l'émotion particulière exprimée par Jean se retrouve aussi chez Matthieu, de manière atténuée: la découverte du tombeau vide les a toutes laissées dans l'agitation qu'on imagine, car elles sont "tremblantes et toutes joyeuses" et se sont mises à courrir. Dans les deux récits également, les femmes ont eu foi dans la parole de des anges, et de la même manière Jésus leur apparaît pour apaiser leurs émotions et leur donner une mission. Mais tandis que Marie-Madeleine doit rappeler aux disciples ce qu'Il leur avait dit, les autres, unanimement, doivent presser les disciples de quitter Jérusalem et de retourner en Galilée.
Que peut-on déduire de cette mise en rapport des deux derniers évangiles ? La Galilée, c'est le lieu du début, des commencements , de l'appel. Jésus, dans les deux messages, semblent leur dire: "Tout vous paraît fini, je le sais, tout vous semble achevé, consommé, perdu, mais c'est en fait ici que tout commence. Faîtes donc un pélerinage, retournez en Galilée, retournez à la source, réveillez votre coeur, souvenez-vous du moment de joie intense de votre appel !"
L'apparition de Jésus me paraît subordonnée à la foi dans la paroles des anges. D'une manière plus moderne, sans renier aucunement l'exigence des messagers célestes, je crois que cela signifie: si vous voulez rencontrez le Christ, croyez d'abord aux enseignements de l'Eglise, et ensuite écoutez votre coeur, là où réside tout ce qui est important pour la vie de l'homme (puisque "là où est ton coeur, là aussi ton trésor")
Il faut prier beaucoup, savoir se retirer dans les lieux arides (comme sont aussi les cimetières en plein été - ne pas craindre les tombes, puisque tous sont vivants en Lui), écouter les messagers de notre foi qui prennent souvent la forme la moins surnaturelle qui soit (développer l'attention !). Comme Marie-Madeleine et les autres femmes, il faut aussi se mettre à genoux, retrouver l'humilité de dire: je ne sais pas !, j'ai besoin d'aide !... car "tout ce qui est abaissé sera élevé". Il faut aussi nous défaire de notre scepticisme pour repartir vers les autres avec de bonnes nouvelles, car "Vous avez reçu gratuitement, vous aussi donnez gratuitement".
Il fait très beau aujourd'hui : très beau dans les textes, très beau dans le ciel !
Marie Madeleine restait là dehors, à pleurer devant le tombeau. Elle se penche vers l'intérieur, tout en larmes, et, à l'endroit où le corps de Jésus avait été déposé, elle aperçoit deux anges vêtus de blanc, assis l'un à la tête et l'autre aux pieds. Ils lui demandent : « Femme, pourquoi pleures-tu ? » Elle leur répond : « On a enlevé le Seigneur mon Maître, et je ne sais pas où on l'a mis. » Tout en disant cela, elle se retourne et aperçoit Jésus qui était là, mais elle ne savait pas que c'était Jésus. Jésus lui demande : « Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? » Le prenant pour le gardien, elle lui répond : « Si c'est toi qui l'as emporté, dis-moi où tu l'as mis, et moi, j'irai le reprendre. » Jésus lui dit alors : « Marie ! » Elle se tourne vers lui et lui dit : « Rabbouni ! » ce qui veut dire : « Maître » dans la langue des Juifs. Jésus reprend : « Cesse de me tenir, je ne suis pas encore monté vers le Père. Va plutôt trouver mes frères pour leur dire que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. » Marie Madeleine s'en va donc annoncer aux disciples : « J'ai vu le Seigneur, et voilà ce qu'il m'a dit. »
D'habitude, lorsque je lis le récit de la rencontre entre Jésus et Marie-Madeleine, je suis marqué presque uniquement par le caractère merveilleux et bouleversant de cet événement, puisqu'il me rappelle ma conversion. Mais cette fois, en prenant du recul, je n'ai pas manqué de noter une construction similaire entre cet Evangile de Jean et celui de Matthieu, hier, qui rapporte l'envoi des saintes femmes.
D'abord il y a la rencontre avec les anges, ensuite la manifestation du Christ ressuscité, et enfin le message à transmettre aux disciples.
En prenant encore un peu de recul, je vois que l'émotion particulière exprimée par Jean se retrouve aussi chez Matthieu, de manière atténuée: la découverte du tombeau vide les a toutes laissées dans l'agitation qu'on imagine, car elles sont "tremblantes et toutes joyeuses" et se sont mises à courrir. Dans les deux récits également, les femmes ont eu foi dans la parole de des anges, et de la même manière Jésus leur apparaît pour apaiser leurs émotions et leur donner une mission. Mais tandis que Marie-Madeleine doit rappeler aux disciples ce qu'Il leur avait dit, les autres, unanimement, doivent presser les disciples de quitter Jérusalem et de retourner en Galilée.
Que peut-on déduire de cette mise en rapport des deux derniers évangiles ? La Galilée, c'est le lieu du début, des commencements , de l'appel. Jésus, dans les deux messages, semblent leur dire: "Tout vous paraît fini, je le sais, tout vous semble achevé, consommé, perdu, mais c'est en fait ici que tout commence. Faîtes donc un pélerinage, retournez en Galilée, retournez à la source, réveillez votre coeur, souvenez-vous du moment de joie intense de votre appel !"
L'apparition de Jésus me paraît subordonnée à la foi dans la paroles des anges. D'une manière plus moderne, sans renier aucunement l'exigence des messagers célestes, je crois que cela signifie: si vous voulez rencontrez le Christ, croyez d'abord aux enseignements de l'Eglise, et ensuite écoutez votre coeur, là où réside tout ce qui est important pour la vie de l'homme (puisque "là où est ton coeur, là aussi ton trésor")
Il faut prier beaucoup, savoir se retirer dans les lieux arides (comme sont aussi les cimetières en plein été - ne pas craindre les tombes, puisque tous sont vivants en Lui), écouter les messagers de notre foi qui prennent souvent la forme la moins surnaturelle qui soit (développer l'attention !). Comme Marie-Madeleine et les autres femmes, il faut aussi se mettre à genoux, retrouver l'humilité de dire: je ne sais pas !, j'ai besoin d'aide !... car "tout ce qui est abaissé sera élevé". Il faut aussi nous défaire de notre scepticisme pour repartir vers les autres avec de bonnes nouvelles, car "Vous avez reçu gratuitement, vous aussi donnez gratuitement".
Il fait très beau aujourd'hui : très beau dans les textes, très beau dans le ciel !
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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Coeurs tout brûlants !
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 24,13-35.
Il leur dit alors : « Vous n'avez donc pas compris ! Comme votre coeur est lent à croire tout ce qu'ont dit les prophètes !
Ne fallait-il pas que le Messie souffrît tout cela pour entrer dans sa gloire ? »
Et, en partant de Moïse et de tous les Prophètes, il leur expliqua, dans toute l'Écriture, ce qui le concernait.
Quand ils approchèrent du village où ils se rendaient, Jésus fit semblant d'aller plus loin.
Mais ils s'efforcèrent de le retenir : « Reste avec nous : le soir approche et déjà le jour baisse. » Il entra donc pour rester avec eux.
Quand il fut à table avec eux, il prit le pain, dit la bénédiction, le rompit et le leur donna.
Alors leurs yeux s'ouvrirent, et ils le reconnurent, mais il disparut à leurs regards.
Alors ils se dirent l'un à l'autre : « Notre coeur n'était-il pas brûlant en nous, tandis qu'il nous parlait sur la route, et qu'il nous faisait comprendre les Écritures ? »
Les paroles de Jésus, que lui-même est en train de leur rapporter, vont leur faire "brûler le coeur" en eux tout le long du chemin, et cela bien qu'ils soient empêchés de le reconnaître. Mais à la fraction du pain, ils vont le reconnaître. Il m'a sauté à l'esprit tout de suite que la fraction du pain, c'est-à-dire pour nous: la messe et la communion sont de la même nature que le partage de la Parole. Dans les deux cas, nous communion au Verbe et c'est bien pour cela qu'il faut rendre grâce pour tous nos échanges fondés sur les Ecritures. Quand bien même on nous supprimerait la messe, nous pourrions encore communier de cette manière. Et je rends grâce à Dieu pour tout ceci, car en dépit de la faiblesse de notre foi, en dépit de tous les assauts que subit l'Eglise actuellement, comment ses ennemis pensent-ils venir à bout de la foi ? Car en vérité notre foi est d'abord l'amour de notre Maître, et il suffit que deux ou trois se réunissent en Son nom pour qu'Il soit au milieu de nous. Et les media auront beau se déchaîner, on aura beau recrucifier le Christ, cette entreprise est vaine car tout est déjà accompli.
A propos des persécutions, il faut se souvenir de ce que dit la dernière des Béatitudes : "Heureux serez-vous, lorsqu’on vous outragera, qu’on vous persécutera et qu’on dira faussement de vous toute sorte de mal, à cause de moi. Réjouissez-vous, soyez dans l'allégresse, car votre récompense est grande dans les Cieux !" En effet, ceux qui attaquent l'Eglise, qui se moquent des fidèles et les accusent d'entretenir en eux toutes sortes de superstitions contre le progrès humain... finalement, sans l'avoir voulu certes, servent le dessein de Dieu - et le dessein de Dieu, par nos persécutiions acceptées, c'est de les sauver en même temps que nous.
Il fait de nouveau beau temps aujourd'hui, et mon coeur est plein de joie !
Il leur dit alors : « Vous n'avez donc pas compris ! Comme votre coeur est lent à croire tout ce qu'ont dit les prophètes !
Ne fallait-il pas que le Messie souffrît tout cela pour entrer dans sa gloire ? »
Et, en partant de Moïse et de tous les Prophètes, il leur expliqua, dans toute l'Écriture, ce qui le concernait.
Quand ils approchèrent du village où ils se rendaient, Jésus fit semblant d'aller plus loin.
Mais ils s'efforcèrent de le retenir : « Reste avec nous : le soir approche et déjà le jour baisse. » Il entra donc pour rester avec eux.
Quand il fut à table avec eux, il prit le pain, dit la bénédiction, le rompit et le leur donna.
Alors leurs yeux s'ouvrirent, et ils le reconnurent, mais il disparut à leurs regards.
Alors ils se dirent l'un à l'autre : « Notre coeur n'était-il pas brûlant en nous, tandis qu'il nous parlait sur la route, et qu'il nous faisait comprendre les Écritures ? »
Les paroles de Jésus, que lui-même est en train de leur rapporter, vont leur faire "brûler le coeur" en eux tout le long du chemin, et cela bien qu'ils soient empêchés de le reconnaître. Mais à la fraction du pain, ils vont le reconnaître. Il m'a sauté à l'esprit tout de suite que la fraction du pain, c'est-à-dire pour nous: la messe et la communion sont de la même nature que le partage de la Parole. Dans les deux cas, nous communion au Verbe et c'est bien pour cela qu'il faut rendre grâce pour tous nos échanges fondés sur les Ecritures. Quand bien même on nous supprimerait la messe, nous pourrions encore communier de cette manière. Et je rends grâce à Dieu pour tout ceci, car en dépit de la faiblesse de notre foi, en dépit de tous les assauts que subit l'Eglise actuellement, comment ses ennemis pensent-ils venir à bout de la foi ? Car en vérité notre foi est d'abord l'amour de notre Maître, et il suffit que deux ou trois se réunissent en Son nom pour qu'Il soit au milieu de nous. Et les media auront beau se déchaîner, on aura beau recrucifier le Christ, cette entreprise est vaine car tout est déjà accompli.
A propos des persécutions, il faut se souvenir de ce que dit la dernière des Béatitudes : "Heureux serez-vous, lorsqu’on vous outragera, qu’on vous persécutera et qu’on dira faussement de vous toute sorte de mal, à cause de moi. Réjouissez-vous, soyez dans l'allégresse, car votre récompense est grande dans les Cieux !" En effet, ceux qui attaquent l'Eglise, qui se moquent des fidèles et les accusent d'entretenir en eux toutes sortes de superstitions contre le progrès humain... finalement, sans l'avoir voulu certes, servent le dessein de Dieu - et le dessein de Dieu, par nos persécutiions acceptées, c'est de les sauver en même temps que nous.
Il fait de nouveau beau temps aujourd'hui, et mon coeur est plein de joie !
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
- Théophane
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Re: Coeurs tout brûlants !
C'est un de mes passages préférés de l'Evangile, parce que toute la vie du chrétien est un chemin d'Emmaüs. En fin de compte, Jésus est toujours auprès de nous, et notre cœur est brûlant, mais bien souvent nous ne nous apercevons pas de Sa présence.
Reste avec nous : le soir approche et déjà le jour baisse. Dans ma prière personnelle je pourrais ajouter : reste avec nous, l'heure de la tentation, de l'égoisme, de la paresse, approche... Le souvenir de Ton amour, de Tes bienfaits, de Ta joie, s'estompe peu à peu en nos âmes. Reste avec nous !
Reste avec nous : le soir approche et déjà le jour baisse. Dans ma prière personnelle je pourrais ajouter : reste avec nous, l'heure de la tentation, de l'égoisme, de la paresse, approche... Le souvenir de Ton amour, de Tes bienfaits, de Ta joie, s'estompe peu à peu en nos âmes. Reste avec nous !
« Être contemplatifs au milieu du monde, en quoi cela consiste-t-il, pour nous ? La réponse tient en quelques mots : c’est voir Dieu en toute chose, avec la lumière de la foi, sous l’élan de l’amour, et avec la ferme espérance de le contempler face à face au Ciel. »
Bienheureux Álvaro del Portillo (1914-1994)
Bienheureux Álvaro del Portillo (1914-1994)
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etienne lorant
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La Paix soit avec vous...
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 24,35-48.
Les disciples qui rentraient d'Emmaüs racontaient aux onze Apôtres et à leurs compagnons ce qui s'était passé sur la route, et comment ils avaient reconnu le Seigneur quand il avait rompu le pain.
Comme ils en parlaient encore, lui-même était là au milieu d'eux, et il leur dit : « La paix soit avec vous ! »
Frappés de stupeur et de crainte, ils croyaient voir un esprit.
Jésus leur dit : « Pourquoi êtes-vous bouleversés ? Et pourquoi ces pensées qui surgissent en vous ?
Voyez mes mains et mes pieds : c'est bien moi ! Touchez-moi, regardez : un esprit n'a pas de chair ni d'os, et vous constatez que j'en ai. »
Après cette parole, il leur montra ses mains et ses pieds.
Dans leur joie, ils n'osaient pas encore y croire, et restaient saisis d'étonnement. Jésus leur dit : « Avez-vous ici quelque chose à manger ? »
Ils lui offrirent un morceau de poisson grillé. Il le prit et le mangea devant eux.
Puis il déclara : « Rappelez-vous les paroles que je vous ai dites quand j'étais encore avec vous : Il fallait que s'accomplisse tout ce qui a été écrit de moi dans la loi de Moïse, les Prophètes et les Psaumes. »
Alors il leur ouvrit l'esprit à l'intelligence des Écritures.
Il conclut : « C'est bien ce qui était annoncé par l'Écriture : les souffrances du Messie, sa résurrection d'entre les morts le troisième jour,
et la conversion proclamée en son nom pour le pardon des péchés à toutes les nations, en commençant par Jérusalem.
C'est vous qui en êtes les témoins.
Lorsque Jésus s'adressait aux gens de son village, Nazareth, Il leur disait déjà: "Le Royaume des Cieux ne vient pas de manière à frapper le regard. Le Royaume des Cieux, voici qu'il est au milieu de vous". Et il a confirmé cela aux disciples d'Emmaüs. Ceux-ci, tout peinés et pesants dans la tristesse, se lamentaient à son sujet et voici que Jésus vint à leur rencontre, sans se faire reconnaître, pour leur expliquer tout ce qui Le concernait... Et après s'être fait reconnaître à la fraction du pain à ceux d'Emmaüs, voici qu'Il se montre à tous réunis. Ce n'est pas un fantôme, Il ne passe pas à travers les murs comme un passe-muraille, mais, tout d'un coup, Il est présent. En leur montrant les traces de ses blessures, en mangeant normalement devant eux, Il manifeste à quel point la Résurrection des corps est une pure merveille de la miséricorde divine.
Toutes ces apparitions et ces disparitions de Jésus doivent nous persudader que la résurrection est au-delà de ce que nous pouvons imaginer. Non seulement nous serons libres du poids du corps et de de ses défaillances, mais nous ne connaîtrons plus ni distances ni temps; nous demeurerons des hommes, mais avec les capacités des anges et des esprits purs. Qui nous dit que nous n'avons pas rencontré déjà dans notre existence le Christ, mais comme les disciples, sans pouvoir le reconnaître ? D'ores-et-déjà, nous vivons le temps de la "création nouvelle", et notre foi nous rend très différents de ce que nous fûmes avant de croire.
Cela me rappelle la première épître de Jean : "Mes bien-aimés, voyez comme il est grand, l'amour dont le Père nous a comblés : il a voulu que nous soyons appelés enfants de Dieu - et nous le sommes. Voilà pourquoi le monde ne peut pas nous connaître : puisqu'il n'a pas découvert Dieu. Bien-aimés, dès maintenant, nous sommes enfants de Dieu, mais ce que nous serons ne paraît pas encore clairement. Nous le savons : lorsque le Fils de Dieu paraîtra, nous serons semblables à lui parce que nous le verrons tel qu'il est".
N'est-ce pas vraiment la bonne nouvelle dont nous sommes les messagers ? Dès à présent, pour nous, le temps est accompli. Nous sommes nés de nouveau, nous avons revêtu le Christ et nous vivons le présent qui n'a pas de fin. Peu de nous s'en rendent vraiment compte, et cependant, si nous avons la Joie, c'est que nous demeurons déjà en Dieu quelles que soient nos pauvres apparences...
---
A la fin de ce partage, j'ai comme entendu Leonard Cohen chanter dans mon oreille, qu'après avoir marché sur les eaux, Jésus se fit marin. Il passa beaucoup de temps à contempler la mer depuis sa tour de bois solitaire, et lorsqu'il sut avec certitude que seuls ceux qui se noyaient pouvait le voir, alors il dit : "Tous les hommes seront donc des marins jusqu'à ce que la mer les libère tous..."
And Jesus was a sailor
When he walked upon the water
And he spent a long time watching
From his lonely wooden tower
And when he knew for certain
Only drowning men could see him
He said "All men will be sailors then
Until the sea shall free them"...
http://www.youtube.com/watch?v=Zqu3U05tkAw
Les disciples qui rentraient d'Emmaüs racontaient aux onze Apôtres et à leurs compagnons ce qui s'était passé sur la route, et comment ils avaient reconnu le Seigneur quand il avait rompu le pain.
Comme ils en parlaient encore, lui-même était là au milieu d'eux, et il leur dit : « La paix soit avec vous ! »
Frappés de stupeur et de crainte, ils croyaient voir un esprit.
Jésus leur dit : « Pourquoi êtes-vous bouleversés ? Et pourquoi ces pensées qui surgissent en vous ?
Voyez mes mains et mes pieds : c'est bien moi ! Touchez-moi, regardez : un esprit n'a pas de chair ni d'os, et vous constatez que j'en ai. »
Après cette parole, il leur montra ses mains et ses pieds.
Dans leur joie, ils n'osaient pas encore y croire, et restaient saisis d'étonnement. Jésus leur dit : « Avez-vous ici quelque chose à manger ? »
Ils lui offrirent un morceau de poisson grillé. Il le prit et le mangea devant eux.
Puis il déclara : « Rappelez-vous les paroles que je vous ai dites quand j'étais encore avec vous : Il fallait que s'accomplisse tout ce qui a été écrit de moi dans la loi de Moïse, les Prophètes et les Psaumes. »
Alors il leur ouvrit l'esprit à l'intelligence des Écritures.
Il conclut : « C'est bien ce qui était annoncé par l'Écriture : les souffrances du Messie, sa résurrection d'entre les morts le troisième jour,
et la conversion proclamée en son nom pour le pardon des péchés à toutes les nations, en commençant par Jérusalem.
C'est vous qui en êtes les témoins.
Lorsque Jésus s'adressait aux gens de son village, Nazareth, Il leur disait déjà: "Le Royaume des Cieux ne vient pas de manière à frapper le regard. Le Royaume des Cieux, voici qu'il est au milieu de vous". Et il a confirmé cela aux disciples d'Emmaüs. Ceux-ci, tout peinés et pesants dans la tristesse, se lamentaient à son sujet et voici que Jésus vint à leur rencontre, sans se faire reconnaître, pour leur expliquer tout ce qui Le concernait... Et après s'être fait reconnaître à la fraction du pain à ceux d'Emmaüs, voici qu'Il se montre à tous réunis. Ce n'est pas un fantôme, Il ne passe pas à travers les murs comme un passe-muraille, mais, tout d'un coup, Il est présent. En leur montrant les traces de ses blessures, en mangeant normalement devant eux, Il manifeste à quel point la Résurrection des corps est une pure merveille de la miséricorde divine.
Toutes ces apparitions et ces disparitions de Jésus doivent nous persudader que la résurrection est au-delà de ce que nous pouvons imaginer. Non seulement nous serons libres du poids du corps et de de ses défaillances, mais nous ne connaîtrons plus ni distances ni temps; nous demeurerons des hommes, mais avec les capacités des anges et des esprits purs. Qui nous dit que nous n'avons pas rencontré déjà dans notre existence le Christ, mais comme les disciples, sans pouvoir le reconnaître ? D'ores-et-déjà, nous vivons le temps de la "création nouvelle", et notre foi nous rend très différents de ce que nous fûmes avant de croire.
Cela me rappelle la première épître de Jean : "Mes bien-aimés, voyez comme il est grand, l'amour dont le Père nous a comblés : il a voulu que nous soyons appelés enfants de Dieu - et nous le sommes. Voilà pourquoi le monde ne peut pas nous connaître : puisqu'il n'a pas découvert Dieu. Bien-aimés, dès maintenant, nous sommes enfants de Dieu, mais ce que nous serons ne paraît pas encore clairement. Nous le savons : lorsque le Fils de Dieu paraîtra, nous serons semblables à lui parce que nous le verrons tel qu'il est".
N'est-ce pas vraiment la bonne nouvelle dont nous sommes les messagers ? Dès à présent, pour nous, le temps est accompli. Nous sommes nés de nouveau, nous avons revêtu le Christ et nous vivons le présent qui n'a pas de fin. Peu de nous s'en rendent vraiment compte, et cependant, si nous avons la Joie, c'est que nous demeurons déjà en Dieu quelles que soient nos pauvres apparences...
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A la fin de ce partage, j'ai comme entendu Leonard Cohen chanter dans mon oreille, qu'après avoir marché sur les eaux, Jésus se fit marin. Il passa beaucoup de temps à contempler la mer depuis sa tour de bois solitaire, et lorsqu'il sut avec certitude que seuls ceux qui se noyaient pouvait le voir, alors il dit : "Tous les hommes seront donc des marins jusqu'à ce que la mer les libère tous..."
And Jesus was a sailor
When he walked upon the water
And he spent a long time watching
From his lonely wooden tower
And when he knew for certain
Only drowning men could see him
He said "All men will be sailors then
Until the sea shall free them"...
http://www.youtube.com/watch?v=Zqu3U05tkAw
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
De la chair et de l'Esprit
Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 3,1-8.
Il y avait un pharisien nommé Nicodème ; c'était un notable parmi les Juifs. Il vint trouver Jésus pendant la nuit. Il lui dit : « Rabbi, nous le savons bien, c'est de la part de Dieu que tu es venu nous instruire, car aucun homme ne peut accomplir les signes que tu accomplis si Dieu n'est pas avec lui. » Jésus lui répondit : « Amen, amen, je te le dis : personne, à moins de renaître, ne peut voir le règne de Dieu. »
Nicodème lui répliqua : « Comment est-il possible de naître quand on est déjà vieux ? Est-ce qu'on peut rentrer dans le sein de sa mère pour naître une seconde fois ? »Jésus répondit : « Amen, amen, je te le dis : personne, à moins de naître de l'eau et de l'Esprit, ne peut entrer dans le royaume de Dieu. Ce qui est né de la chair n'est que chair ; ce qui est né de l'Esprit est esprit.
Ne sois pas étonné si je t'ai dit qu'il vous faut renaître. Le vent souffle où il veut : tu entends le bruit qu'il fait, mais tu ne sais pas d'où il vient ni où il va. Il en est ainsi de tout homme qui est né du souffle de l'Esprit. »
Nés du souffle de l'Esprit. Il ne s'agit ni de la sagesse du vieillard, ni de l'innocence de l'enfant, mais d'une véritable renaissance "par En-Haut". Comment cela est-il possible ? demande Nicodème. En réalité, il s'agit d'abord de mourir à soi-même pour nous laisser emporter par le souffle de l'Esprit. C'est tout aussi difficile que de renoncer à soi-même, de prendre sa croix chaque jour et de suivre Jésus. Cela ne signifie pas d'accompllir des gestes extraordinaires, mais d'accomplir au contraire des choses ordinaires, mais avec un motif qui est tout à fait hors de l'ordinaire.
Comment expliquer cela encore ? Il ne sert à rien de quitter ses parents, ses frères, ses soeurs, sa patrie si c'est pour obéir à un mot d'ordre, si c'est en pratiquant une sorte d'auto-mutilation, qui serait d'ailleurs tout à fait contraire à la charité. Mais comme dit saint Paul: "Lorsque j'étais enfant, je parlais comme un enfant, je pensais comme un enfant, je raisonnais comme un enfant; lorsque je suis devenu homme, j'ai fait disparaître ce qui était de l'enfant." Je pourrais témoigner que durant des années, j'ai servi mes parents qui vieillissaient, non parce je croyais que c'était mon devoir, mais car je cherchais un abri contre l'esprit de ce monde qui mentait à mon oreille en disant : "Vis ta vie ! Presse-toi, profite, tout se vaut !" Si ma motivation n'avait pas été extérieure aux simples liens filiaux, jamais je n'aurais supporté de les voir souffrir tous les deux, en même temps que j'accumulais de plus en plus de responsabilités.
En définitive, on n'accomplit bien quelque chose que par pur amour. Et le pur amour est dans l'oubli de soi par amour, non dans le reniement par devoir. Dans le même texte de saint Paul : "Je pourrais distribuer tous mes biens aux affamés et même livrer mon corps aux flammes, si je n'ai pas d'amour, cela ne me sert à rien." Je crains fort qu'il y ait des âmes au purgatoire qui ont fait juste cela: elles se sont sacrifiées, mais elles se sont sacrifiés sans aimer. Or, cela n'est pas chrétien. C'est le même constat pénible qu'à dû faire le fils aîné dans la parabole : il a vu son jeune frère revenir à la maison et son père l'accueillir avec plus de chaleur et de joie que lui-même n'en avait jamais obtenus. Pourquoi ?
Parce qu'il ne s'est jamais abandonné, parce qu'il a mesuré, évalué, calculé.
Ce souffle de l'Esprit, c'est Lui qui nous fait entrer, dès ici-bas, dans la vie divine. Dans l'Epître aux Romains, 8 : "En effet, sous l'emprise de la chair, on tend vers ce qui est charnel ; sous l'emprise de l'Esprit, on tend vers ce qui est spirituel ; et la chair tend vers la mort, mais l'Esprit tend vers la vie et la paix." Jésus ne s'est pas contenté de donner son corps et son sang, mais Il a voulu, la veille de sa Passion, laver les pieds de ses disciples. Et quand bien même on se limiterait à dire que le Christ n'a fait qu'accomplir les Ecritures, Il n'était certes pas "obligé" d'aller si loin dans l'humilité. Mais l'Amour, toujours, déborde de lui-même.
Simone Weil avait compris que lorsque Dieu a crée le ciel et la terre, Il ne s'est pas "investi" dans le monde, mais au contraire sa gloire s'est de s'être retiré...
Le Pape Jean-Paul II, comme André Frossard lui posait une question sur le sacrifice de Jésus (pourquoi tant de souffrances ?), avait répondu dans le même sens:
"Il est faux de dire que le sacrifice de Jésus sur le Calvaire a été exigé pour la justice, qui se fût satisfaite d'une seule des larmes du Christ sur Jérusalem. La Vérité est que le sacrifice, compris comme le don intégral de soi est la manière d'être ordinaire de la divine Trinité.
Il y avait un pharisien nommé Nicodème ; c'était un notable parmi les Juifs. Il vint trouver Jésus pendant la nuit. Il lui dit : « Rabbi, nous le savons bien, c'est de la part de Dieu que tu es venu nous instruire, car aucun homme ne peut accomplir les signes que tu accomplis si Dieu n'est pas avec lui. » Jésus lui répondit : « Amen, amen, je te le dis : personne, à moins de renaître, ne peut voir le règne de Dieu. »
Nicodème lui répliqua : « Comment est-il possible de naître quand on est déjà vieux ? Est-ce qu'on peut rentrer dans le sein de sa mère pour naître une seconde fois ? »Jésus répondit : « Amen, amen, je te le dis : personne, à moins de naître de l'eau et de l'Esprit, ne peut entrer dans le royaume de Dieu. Ce qui est né de la chair n'est que chair ; ce qui est né de l'Esprit est esprit.
Ne sois pas étonné si je t'ai dit qu'il vous faut renaître. Le vent souffle où il veut : tu entends le bruit qu'il fait, mais tu ne sais pas d'où il vient ni où il va. Il en est ainsi de tout homme qui est né du souffle de l'Esprit. »
Nés du souffle de l'Esprit. Il ne s'agit ni de la sagesse du vieillard, ni de l'innocence de l'enfant, mais d'une véritable renaissance "par En-Haut". Comment cela est-il possible ? demande Nicodème. En réalité, il s'agit d'abord de mourir à soi-même pour nous laisser emporter par le souffle de l'Esprit. C'est tout aussi difficile que de renoncer à soi-même, de prendre sa croix chaque jour et de suivre Jésus. Cela ne signifie pas d'accompllir des gestes extraordinaires, mais d'accomplir au contraire des choses ordinaires, mais avec un motif qui est tout à fait hors de l'ordinaire.
Comment expliquer cela encore ? Il ne sert à rien de quitter ses parents, ses frères, ses soeurs, sa patrie si c'est pour obéir à un mot d'ordre, si c'est en pratiquant une sorte d'auto-mutilation, qui serait d'ailleurs tout à fait contraire à la charité. Mais comme dit saint Paul: "Lorsque j'étais enfant, je parlais comme un enfant, je pensais comme un enfant, je raisonnais comme un enfant; lorsque je suis devenu homme, j'ai fait disparaître ce qui était de l'enfant." Je pourrais témoigner que durant des années, j'ai servi mes parents qui vieillissaient, non parce je croyais que c'était mon devoir, mais car je cherchais un abri contre l'esprit de ce monde qui mentait à mon oreille en disant : "Vis ta vie ! Presse-toi, profite, tout se vaut !" Si ma motivation n'avait pas été extérieure aux simples liens filiaux, jamais je n'aurais supporté de les voir souffrir tous les deux, en même temps que j'accumulais de plus en plus de responsabilités.
En définitive, on n'accomplit bien quelque chose que par pur amour. Et le pur amour est dans l'oubli de soi par amour, non dans le reniement par devoir. Dans le même texte de saint Paul : "Je pourrais distribuer tous mes biens aux affamés et même livrer mon corps aux flammes, si je n'ai pas d'amour, cela ne me sert à rien." Je crains fort qu'il y ait des âmes au purgatoire qui ont fait juste cela: elles se sont sacrifiées, mais elles se sont sacrifiés sans aimer. Or, cela n'est pas chrétien. C'est le même constat pénible qu'à dû faire le fils aîné dans la parabole : il a vu son jeune frère revenir à la maison et son père l'accueillir avec plus de chaleur et de joie que lui-même n'en avait jamais obtenus. Pourquoi ?
Parce qu'il ne s'est jamais abandonné, parce qu'il a mesuré, évalué, calculé.
Ce souffle de l'Esprit, c'est Lui qui nous fait entrer, dès ici-bas, dans la vie divine. Dans l'Epître aux Romains, 8 : "En effet, sous l'emprise de la chair, on tend vers ce qui est charnel ; sous l'emprise de l'Esprit, on tend vers ce qui est spirituel ; et la chair tend vers la mort, mais l'Esprit tend vers la vie et la paix." Jésus ne s'est pas contenté de donner son corps et son sang, mais Il a voulu, la veille de sa Passion, laver les pieds de ses disciples. Et quand bien même on se limiterait à dire que le Christ n'a fait qu'accomplir les Ecritures, Il n'était certes pas "obligé" d'aller si loin dans l'humilité. Mais l'Amour, toujours, déborde de lui-même.
Simone Weil avait compris que lorsque Dieu a crée le ciel et la terre, Il ne s'est pas "investi" dans le monde, mais au contraire sa gloire s'est de s'être retiré...
Le Pape Jean-Paul II, comme André Frossard lui posait une question sur le sacrifice de Jésus (pourquoi tant de souffrances ?), avait répondu dans le même sens:
"Il est faux de dire que le sacrifice de Jésus sur le Calvaire a été exigé pour la justice, qui se fût satisfaite d'une seule des larmes du Christ sur Jérusalem. La Vérité est que le sacrifice, compris comme le don intégral de soi est la manière d'être ordinaire de la divine Trinité.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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S'emparer de la vérité n'est pas croire
Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 6,1-15.
A la vue du signe que Jésus avait accompli, les gens disaient : « C'est vraiment lui le grand Prophète, celui qui vient dans le monde. »
Mais Jésus savait qu'ils étaient sur le point de venir le prendre de force et faire de lui leur roi ; alors de nouveau il se retira, tout seul, dans la montagne.
Je suis longtemps passé au-dessus de cette indication qui clôture le récit de la multiplication des pains. Et pourtant ! Le miracle fait par Jésus est une préfiguration de l'Eucharistie, par laquelle nous faisons nôtre le corps du Christ, c'est-à-dire aussi le le Verbe de Dieu. Mais voyez comment est l'homme: Jésus est obligé de se retirer tout seul dans la montagne, afin d'éviter de se retrouver pris de force pour être roi. Et cela m'a frappé tout d'un coup... Car vouloir s'emparer du Christ pour le faire roi, c'est ce que nous faisons si nous prenons une Parole de l'Evangile et la détournons pour la dégrader en une nourriture purement terrestre et charnelle. C'est simple à comprendre: celui qui s'empare de la Parole qui dit : "Qui n'est pas avec nous est contre nous", afin de justifier des croisades ou encore l'inscription "Gott mit uns" sur les ceinturons des soldats... celui-là fait du Seigneur, un petit roi de la terre qu'on peut manipuler comme on veut.
J'ai connu un collègue bouquiniste qui avait mis en grand sur son catalogue d'histoire des armes : "Que celui qui n'a pas d'épée, qu'il vende son manteau pour en achter une". Il y a des lecteurs de l'Evangile qui vous diront : "Puisque le Christ a dit: 'Père, pardonne-leur car ils ne savent ce qu'ils font", cela signifie que l'on peut tolérer toutes sortes de péchés et de débauches, puisque Dieu a tout pardonné à l'homme à la demande du Christ sur la croix". Et d'ailleurs, si l'homme n'a péché que par ignorance, alors l'enfer n'existe pas ou bien il est vide.
Et donc, le Christ se retire dans la montagne, la où, personne n'ira s'emparer de lui. Ce retrait est significatif également au sujet du détournement de l'enseignement de l'Eglise. A partir du moment, où l'on a dit "Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil", on a détourné la miséricorde divine en relativisme complet. Les prêtres ont commencé de manquer - pourquoi ? Parce que, quoi qu'on en dise, la jeunesse n'a pas besoin d'un discours mièvre, mais d'un langage fort. Parce que le langage sur l'amour est devenu réflexion sur la sexualité. Parce que le discours sur la paix est devenu:l tout est permis. Désormais, il n'y a aucune souffrance à se proclamer athée ! Après nous les mouches, dit-on aujourd'hui ! Eh bien non, c'est faux : les mouches sont beaucoup moins à craindre que la damnation !
A la vue du signe que Jésus avait accompli, les gens disaient : « C'est vraiment lui le grand Prophète, celui qui vient dans le monde. »
Mais Jésus savait qu'ils étaient sur le point de venir le prendre de force et faire de lui leur roi ; alors de nouveau il se retira, tout seul, dans la montagne.
Je suis longtemps passé au-dessus de cette indication qui clôture le récit de la multiplication des pains. Et pourtant ! Le miracle fait par Jésus est une préfiguration de l'Eucharistie, par laquelle nous faisons nôtre le corps du Christ, c'est-à-dire aussi le le Verbe de Dieu. Mais voyez comment est l'homme: Jésus est obligé de se retirer tout seul dans la montagne, afin d'éviter de se retrouver pris de force pour être roi. Et cela m'a frappé tout d'un coup... Car vouloir s'emparer du Christ pour le faire roi, c'est ce que nous faisons si nous prenons une Parole de l'Evangile et la détournons pour la dégrader en une nourriture purement terrestre et charnelle. C'est simple à comprendre: celui qui s'empare de la Parole qui dit : "Qui n'est pas avec nous est contre nous", afin de justifier des croisades ou encore l'inscription "Gott mit uns" sur les ceinturons des soldats... celui-là fait du Seigneur, un petit roi de la terre qu'on peut manipuler comme on veut.
J'ai connu un collègue bouquiniste qui avait mis en grand sur son catalogue d'histoire des armes : "Que celui qui n'a pas d'épée, qu'il vende son manteau pour en achter une". Il y a des lecteurs de l'Evangile qui vous diront : "Puisque le Christ a dit: 'Père, pardonne-leur car ils ne savent ce qu'ils font", cela signifie que l'on peut tolérer toutes sortes de péchés et de débauches, puisque Dieu a tout pardonné à l'homme à la demande du Christ sur la croix". Et d'ailleurs, si l'homme n'a péché que par ignorance, alors l'enfer n'existe pas ou bien il est vide.
Et donc, le Christ se retire dans la montagne, la où, personne n'ira s'emparer de lui. Ce retrait est significatif également au sujet du détournement de l'enseignement de l'Eglise. A partir du moment, où l'on a dit "Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil", on a détourné la miséricorde divine en relativisme complet. Les prêtres ont commencé de manquer - pourquoi ? Parce que, quoi qu'on en dise, la jeunesse n'a pas besoin d'un discours mièvre, mais d'un langage fort. Parce que le langage sur l'amour est devenu réflexion sur la sexualité. Parce que le discours sur la paix est devenu:l tout est permis. Désormais, il n'y a aucune souffrance à se proclamer athée ! Après nous les mouches, dit-on aujourd'hui ! Eh bien non, c'est faux : les mouches sont beaucoup moins à craindre que la damnation !
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Re: S'emparer de la vérité n'est pas croire
Sylvie nous fait remarquer que non seulement, il y a un surplus de douze paniers qui symbolisent l'envoi en mission. C'est finement observé. J'ai poursuivi:
Douze paniers demeurent donc après que tous se soient rassasiés - ce chiffre douze, qui désigne aussi bien les douze apôtres que les douze tribus d'Israël, désigne bien la mission. "Le salut vient d'Israël" : ce sont les douze tribus d'Israël auxquelles Jésus a d'abord été envoyé. Mais aussi douze paniers comme les douze apôtres, car les apôtres seront envoyés de par le monde pour porter la bonne Nouvelle après la Résurrection du Christ. Cette remarque est importante ! Car certains pourraient croire que Jésus "gaspille"... Il ne gaspille jamais, Il multiplie toujours !
(Voir le forum de Sylvie et de Stéphane, ici:
http://donnemoiaboirejn47.expressforum. ... l-t739.htm
Douze paniers demeurent donc après que tous se soient rassasiés - ce chiffre douze, qui désigne aussi bien les douze apôtres que les douze tribus d'Israël, désigne bien la mission. "Le salut vient d'Israël" : ce sont les douze tribus d'Israël auxquelles Jésus a d'abord été envoyé. Mais aussi douze paniers comme les douze apôtres, car les apôtres seront envoyés de par le monde pour porter la bonne Nouvelle après la Résurrection du Christ. Cette remarque est importante ! Car certains pourraient croire que Jésus "gaspille"... Il ne gaspille jamais, Il multiplie toujours !
(Voir le forum de Sylvie et de Stéphane, ici:
http://donnemoiaboirejn47.expressforum. ... l-t739.htm
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Les flots deux fois apaisés
Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 6,16-21.
C'était après la multiplication des pains. Le soir venu, les disciples de Jésus descendirent au bord du lac.
Ils s'embarquèrent pour gagner Capharnaüm, sur l'autre rive. Déjà il faisait nuit, et Jésus ne les avait pas encore rejoints.
Un grand vent se mit à souffler, et le lac devint houleux.
Les disciples avaient ramé pendant cinq mille mètres environ, lorsqu'ils virent Jésus qui marchait sur la mer et se rapprochait de la barque. Alors, ils furent saisis de crainte.
Mais il leur dit : « C'est moi. Soyez sans crainte. »
Les disciples voulaient le prendre dans la barque, mais aussitôt, la barque atteignit le rivage à l'endroit où ils se rendaient.
Ce passage me renvoie directement à l'autre épisode de tempête apaisée: les disciples s'étaient précipités à l'arrière de la barque où Jésus dormait, la tête posée sur un coussin. Aussitôt réveillé, le Christ avait ordonné aux éléments de se taire et aussitôt, le vent et la mer s'étaient apaisés. Dans l'Evangile de ce jour, Jésus n'est pas endormi, mais tout simplement absent. Le vent se met à souffler, la houle secoue la barque et ils rament péniblement sur cinq mille mètres avant de voir Jésus venir vers eux en dominant les eaux - et la barque atteint la terre ferme avant qu'ils aient eu le temps de le prendre à bord.
Dans les deux récits, les disciples ont un effort de foi à accomplir, et ce fait me semble établir le lien entre les deux récits. Dans le premier, ils doivent réveiller le Seigneur (et j'identifie cela à une prière soutenue); dans le second, leur foi à déjà mûri. Car malgré la houle, ils ont tout de même ramé durant cinq kilomètre (pas mal pour une embarcation destinée à la pèche). Et Jésus vient à eux. Voilà qui fait sourire beaucoup les sceptiques. Mais de mon côté, je me demande: puisque Jésus est lui-même le roc et la terre ferme, a-t-il vraiment marché sur l'eau, ou bien est-ce l'eau qui a reculé à chaque pas de Jésus ? Comme il est étonnant de relire un texte, et à la dixième lecture, de découvrir encore un autre point de vue ?
Qu'en dîtes-vous ?
C'était après la multiplication des pains. Le soir venu, les disciples de Jésus descendirent au bord du lac.
Ils s'embarquèrent pour gagner Capharnaüm, sur l'autre rive. Déjà il faisait nuit, et Jésus ne les avait pas encore rejoints.
Un grand vent se mit à souffler, et le lac devint houleux.
Les disciples avaient ramé pendant cinq mille mètres environ, lorsqu'ils virent Jésus qui marchait sur la mer et se rapprochait de la barque. Alors, ils furent saisis de crainte.
Mais il leur dit : « C'est moi. Soyez sans crainte. »
Les disciples voulaient le prendre dans la barque, mais aussitôt, la barque atteignit le rivage à l'endroit où ils se rendaient.
Ce passage me renvoie directement à l'autre épisode de tempête apaisée: les disciples s'étaient précipités à l'arrière de la barque où Jésus dormait, la tête posée sur un coussin. Aussitôt réveillé, le Christ avait ordonné aux éléments de se taire et aussitôt, le vent et la mer s'étaient apaisés. Dans l'Evangile de ce jour, Jésus n'est pas endormi, mais tout simplement absent. Le vent se met à souffler, la houle secoue la barque et ils rament péniblement sur cinq mille mètres avant de voir Jésus venir vers eux en dominant les eaux - et la barque atteint la terre ferme avant qu'ils aient eu le temps de le prendre à bord.
Dans les deux récits, les disciples ont un effort de foi à accomplir, et ce fait me semble établir le lien entre les deux récits. Dans le premier, ils doivent réveiller le Seigneur (et j'identifie cela à une prière soutenue); dans le second, leur foi à déjà mûri. Car malgré la houle, ils ont tout de même ramé durant cinq kilomètre (pas mal pour une embarcation destinée à la pèche). Et Jésus vient à eux. Voilà qui fait sourire beaucoup les sceptiques. Mais de mon côté, je me demande: puisque Jésus est lui-même le roc et la terre ferme, a-t-il vraiment marché sur l'eau, ou bien est-ce l'eau qui a reculé à chaque pas de Jésus ? Comme il est étonnant de relire un texte, et à la dixième lecture, de découvrir encore un autre point de vue ?
Qu'en dîtes-vous ?
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Saint Thomas, le grand croyant
Très pris le dimanche de la Miséricorde, je n'avais pas eu l'occasion de publier mon partage, le voici donc.
Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 20,19-31.
C'était après la mort de Jésus, le soir du premier jour de la semaine. Les disciples avaient verrouillé les portes du lieu où ils étaient, car ils avaient peur des Juifs. Jésus vint, et il était là au milieu d'eux. Il leur dit : « La paix soit avec vous ! »
Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur.
Jésus leur dit de nouveau : « La paix soit avec vous ! De même que le Père m'a envoyé, moi aussi, je vous envoie. »
Ayant ainsi parlé, il répandit sur eux son souffle et il leur dit : « Recevez l'Esprit Saint.
Tout homme à qui vous remettrez ses péchés, ils lui seront remis ; tout homme à qui vous maintiendrez ses péchés, ils lui seront maintenus. »
Or, l'un des Douze, Thomas (dont le nom signifie : Jumeau) n'était pas avec eux quand Jésus était venu.
Les autres disciples lui disaient : « Nous avons vu le Seigneur ! » Mais il leur déclara : « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt à l'endroit des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas ! »
Huit jours plus tard, les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison, et Thomas était avec eux. Jésus vient, alors que les portes étaient verrouillées, et il était là au milieu d'eux. Il dit : « La paix soit avec vous ! »
Puis il dit à Thomas : « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ; avance ta main, et mets-la dans mon côté : cesse d'être incrédule, sois croyant. »
Thomas lui dit alors : « Mon Seigneur et mon Dieu ! »
Jésus lui dit : « Parce que tu m'as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. »
Il y a encore beaucoup d'autres signes que Jésus a faits en présence des disciples et qui ne sont pas mis par écrit dans ce livre.
Mais ceux-là y ont été mis afin que vous croyiez que Jésus est le Messie, le Fils de Dieu, et afin que, par votre foi, vous ayez la vie en son nom.
Thomas n'est certes pas l'apôtre qui mériterait de la condescendance du fait de son manque de foi ! Il faut bien se souvenir que c'est l'homme qui a mal compris les paroles de Jésus lorsqu'ils apprirent la mort de Lazare. Jésus leur avait dit (Jn11.14) "Lazare est mort. Et, à cause de vous, afin que vous croyiez, je me réjouis de ce que je n'étais pas là. Mais allons vers lui. Sur quoi Thomas, appelé Didyme, dit aux autres disciples: Allons aussi, afin de mourir avec lui. Thomas pensait qu'en disant : "Allons vers lui, Lazare", le Seigneur allait les emmener au Hadès, dans le séjour des morts, pour rencontrer leur compagnon défunt. Il était près à y aller et il pensait: tant pis s'il faut mourir pour revoir Lazare. On devine ici que Thomas est un homme volontaire et pratique, ce qui ne diminue rien à sa foi. Il n'a pas peur, il est prêt. S'il était absent lorsque Jésus est apparu ressuscité au milieu des autres apôtres, c'est probablement parce qu'il était sorti pour assurer le quotidien, "l'intendance". Les autres avaient peur, mais Thomas, non. Pourquoi donc a-t-il douté de la résurrection de Jésus, s'il est de bonne volonté, sans peur, et prêt à mourir ? Tout simplement parce qu'il est comme beaucoup d'entre nous. Il veut bien s'engager à fond, mais il veut savoir où il va. Ce n'est pas l'homme à entrer dans une secte ! Saisi par un doute, frappé de l'émoi des disciples, il se braque un peu: "Allons, je veux du solide !"
Et Jésus lui apparaît une semaine plus tard. Durant cette semaine, cruciale pour Thomas, ce dernier aurait pu quitter le groupe, mais il n'en a rien fait. Son doute, même si c'est paradoxal, ne diminue pas sa foi: mais il attend une réponse. Dès lors, quand le Christ lui dit de mettre ses mains dans la trace de ses blessures, Thomas n'a aucun besoin de le faire, car il retrouve la foi et la pleine assurance de la foi. Je prie, devant tous les bouleversements de ce temps, de pouvoir "douter" comme Thomas ! C'est-à-dire, O Seigneur, que je reste engagé, peu importe les mauvais bruits qui courent de ce temps, et la malhonnêteté du monde ! Car, comme Thomas, j'ai cru et je crois. J'ai bénéficé de quelques signes surnaturels de la bienveillance de Dieu, mais ma foi, j'entends qu'elle repose sur la Parole de Dieu d'abord.
Merveilleux dimanche de la Miséricorde ! Je tiens une forme exceptionnelle. Quelle force que la Joie !
Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 20,19-31.
C'était après la mort de Jésus, le soir du premier jour de la semaine. Les disciples avaient verrouillé les portes du lieu où ils étaient, car ils avaient peur des Juifs. Jésus vint, et il était là au milieu d'eux. Il leur dit : « La paix soit avec vous ! »
Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur.
Jésus leur dit de nouveau : « La paix soit avec vous ! De même que le Père m'a envoyé, moi aussi, je vous envoie. »
Ayant ainsi parlé, il répandit sur eux son souffle et il leur dit : « Recevez l'Esprit Saint.
Tout homme à qui vous remettrez ses péchés, ils lui seront remis ; tout homme à qui vous maintiendrez ses péchés, ils lui seront maintenus. »
Or, l'un des Douze, Thomas (dont le nom signifie : Jumeau) n'était pas avec eux quand Jésus était venu.
Les autres disciples lui disaient : « Nous avons vu le Seigneur ! » Mais il leur déclara : « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt à l'endroit des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas ! »
Huit jours plus tard, les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison, et Thomas était avec eux. Jésus vient, alors que les portes étaient verrouillées, et il était là au milieu d'eux. Il dit : « La paix soit avec vous ! »
Puis il dit à Thomas : « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ; avance ta main, et mets-la dans mon côté : cesse d'être incrédule, sois croyant. »
Thomas lui dit alors : « Mon Seigneur et mon Dieu ! »
Jésus lui dit : « Parce que tu m'as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. »
Il y a encore beaucoup d'autres signes que Jésus a faits en présence des disciples et qui ne sont pas mis par écrit dans ce livre.
Mais ceux-là y ont été mis afin que vous croyiez que Jésus est le Messie, le Fils de Dieu, et afin que, par votre foi, vous ayez la vie en son nom.
Thomas n'est certes pas l'apôtre qui mériterait de la condescendance du fait de son manque de foi ! Il faut bien se souvenir que c'est l'homme qui a mal compris les paroles de Jésus lorsqu'ils apprirent la mort de Lazare. Jésus leur avait dit (Jn11.14) "Lazare est mort. Et, à cause de vous, afin que vous croyiez, je me réjouis de ce que je n'étais pas là. Mais allons vers lui. Sur quoi Thomas, appelé Didyme, dit aux autres disciples: Allons aussi, afin de mourir avec lui. Thomas pensait qu'en disant : "Allons vers lui, Lazare", le Seigneur allait les emmener au Hadès, dans le séjour des morts, pour rencontrer leur compagnon défunt. Il était près à y aller et il pensait: tant pis s'il faut mourir pour revoir Lazare. On devine ici que Thomas est un homme volontaire et pratique, ce qui ne diminue rien à sa foi. Il n'a pas peur, il est prêt. S'il était absent lorsque Jésus est apparu ressuscité au milieu des autres apôtres, c'est probablement parce qu'il était sorti pour assurer le quotidien, "l'intendance". Les autres avaient peur, mais Thomas, non. Pourquoi donc a-t-il douté de la résurrection de Jésus, s'il est de bonne volonté, sans peur, et prêt à mourir ? Tout simplement parce qu'il est comme beaucoup d'entre nous. Il veut bien s'engager à fond, mais il veut savoir où il va. Ce n'est pas l'homme à entrer dans une secte ! Saisi par un doute, frappé de l'émoi des disciples, il se braque un peu: "Allons, je veux du solide !"
Et Jésus lui apparaît une semaine plus tard. Durant cette semaine, cruciale pour Thomas, ce dernier aurait pu quitter le groupe, mais il n'en a rien fait. Son doute, même si c'est paradoxal, ne diminue pas sa foi: mais il attend une réponse. Dès lors, quand le Christ lui dit de mettre ses mains dans la trace de ses blessures, Thomas n'a aucun besoin de le faire, car il retrouve la foi et la pleine assurance de la foi. Je prie, devant tous les bouleversements de ce temps, de pouvoir "douter" comme Thomas ! C'est-à-dire, O Seigneur, que je reste engagé, peu importe les mauvais bruits qui courent de ce temps, et la malhonnêteté du monde ! Car, comme Thomas, j'ai cru et je crois. J'ai bénéficé de quelques signes surnaturels de la bienveillance de Dieu, mais ma foi, j'entends qu'elle repose sur la Parole de Dieu d'abord.
Merveilleux dimanche de la Miséricorde ! Je tiens une forme exceptionnelle. Quelle force que la Joie !
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
-
etienne lorant
- Pater civitatis

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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Re: Saint Thomas, le grand croyant
Les Orthodoxes célèbrent la "bienheureuse incrédulité de Thomas" - n'est-t'il pas notre jumeau, comme le dit S ?
Voir ici:
http://donnemoiaboirejn47.expressforum. ... t-t732.htm
Je fais de la pub, parce que je suis aussi administrateur de ce forum (bien que je ne connais rien en informatique).
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
- Anne
- Prætor

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Re: Les flots deux fois apaisés
On ne peut qu'être d'accord!Dans les deux récits, les disciples ont un effort de foi à accomplir, et ce fait me semble établir le lien entre les deux récits. Dans le premier, ils doivent réveiller le Seigneur (et j'identifie cela à une prière soutenue); dans le second, leur foi à déjà mûri. Car malgré la houle, ils ont tout de même ramé durant cinq kilomètre (pas mal pour une embarcation destinée à la pèche). Et Jésus vient à eux. Voilà qui fait sourire beaucoup les sceptiques. Mais de mon côté, je me demande: puisque Jésus est lui-même le roc et la terre ferme, a-t-il vraiment marché sur l'eau, ou bien est-ce l'eau qui a reculé à chaque pas de Jésus ? Comme il est étonnant de relire un texte, et à la dixième lecture, de découvrir encore un autre point de vue ?
Qu'en dîtes-vous ?
J'aime bien l'image de l'eau qui laisse le passage à Jésus...
"À tout moment, nous subissons l’épreuve, mais nous ne sommes pas écrasés;
nous sommes désorientés, mais non pas désemparés;
nous sommes pourchassés, mais non pas abandonnés;
terrassés, mais non pas anéantis…".
2 Co 4, 8-10
nous sommes désorientés, mais non pas désemparés;
nous sommes pourchassés, mais non pas abandonnés;
terrassés, mais non pas anéantis…".
2 Co 4, 8-10
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