@ Touriste
(bon, c'est quel touriste, celui-là ?)
Un acte (une action) peut fort bien être "mal" .... sans pour autant que "le Mal" existe en soi, par lui-même !
Idem ce qui est "bien"
Ou est le problème .?
Pourquoi voulez-vous transformer des qualificatifs en transcendantaux ayant une existence propre ???
Nous sommes tous d'accord : violer un enfant de 3 ans est un acte mauvais , c'est faire du "mal" ...
mais est-ce que cela signifie pour autant que "le Mal" existe par lui même en tant qu'entité indépendante (ou personnifiée par Satan ) ???
Ah, justement :
. si "nous sommes d'accord" pour dire que violer un enfant (quel que soit son âge, d'ailleurs), c'est "faire du mal"...
...
alors c'est que, en amont de ce jugement, nous sommes déjà d'accord (avant même d'envisager le cas du viol d'un enfant), sur le fait qu'il existe objectivement une notion que l'on appelle "mal".
Donc, que nous sommes d'accord sur le fait qu'un acte puisse être "bien" ou "mal", et qu'il nous appartient de réfléchir pour essayer de déterminer ce qu'il en est de tel ou tel acte.
. cela ne signifie pas forcément, effectivement, qu'il y ait une chose qui s'appelle "le mal" en tant qu'entité indépendante (et, au passage, c'est une erreur, quoique courante, de prétendre que Satan "personnifie le mal" : du point de vue chrétien, même Satan n'"est" pas "le Mal". Il y a même du bon en lui, ne serait-ce que le fait d'exister et d'être une créature de Dieu. Par contre, il
commet le mal, ce qui est différent que d'être soi-même le Mal. C'est pourquoi on l'appelle "
le Malin" et non "le Mal".)
. par exemple : l'obscurité, c'est quelque chose qui existe objectivement ; pourtant, ça n'est pas une entité indépendante qui s'appelle "obscurité". Mais ce concept recouvre une réalité objective : l'absence relative ou totale de lumière (qui, elle, est effectivement une entité concrète, réelle).