Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2009-2010)
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etienne lorant
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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Donner sa vie, trois fois oui ! (bis)
Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 15,26-27.16,1-4.
À l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : « Quand viendra le Défenseur, que je vous enverrai d'auprès du Père, lui, l'Esprit de vérité qui procède du Père, il rendra témoignage en ma faveur.
Et vous aussi, vous rendrez témoignage, vous qui êtes avec moi depuis le commencement.
Je vous dis tout cela pour que vous ne risquiez pas de tomber
On vous exclura de la synagogue. Et même, l'heure vient où tous ceux qui vous tueront s'imagineront offrir ainsi un sacrifice à Dieu.
Ils le feront parce qu'ils ne connaissent ni le Père ni moi.
Mais voici pourquoi je vous dis tout cela : quand cette heure sera venue, vous vous souviendrez que je vous l'avais dit. Je ne vous l'ai pas dit dès le commencement, parce que j'étais avec vous.
Notre témoignage n'est jamais le fait de marionnettes à qui l'on fait dire exactement ce qui figure sur un scénario. L'Esprit de vérité, lorsqu'Il nous pousse à rendre témoignage, s'adapte merveilleusement à notre être et nous permet d'adhérer de tout notre coeur, avec un grand enthousiasme, avec une liberté suprême quelles que soient les circonstances.
Ainsi, lorsque le premier martyre, Etienne, témoigne devant les Pharisiens, craint-il ce qui va se passer ensuite ? Certainement pas ! Même s'il se doute de ce qui se passera ensuite, ce qu'il est en train de vivre le rend à ce point vivant que la pensée de la mort (ou l'instinct de conservation, c'est la même chose) sont anhiliés. Réfléchissez-y, car cette "emprise de l'Esprit" est très semblable -mais aussi combien différente ! - de phénomènes reconnus. Il faut se souvenir de ces choses extraordinaires dont sont capables des êtres humains dans des circonstances hors du commun: il y a cet alpiniste qui pour se sauver d'une mort certaine a réussi à s'amputer lui-même - sans s'évanouir, pour rejoindre ensuite un refuge; il y a cet exemple, très connu, de la mère dont la force s'est soudainement décuplée pour dégager son enfant prisonnier sous une voiture à la suite d'un accident (elle a tout simplement soulever et renverser la voiture) pour dégager son rejeton.
J'ai écrit il y a peu de temps: "Donner sa vie, trois fois oui !", car c'est ce qu'il y a de plus vivant à faire en ce monde. Je le ressens chaque jour un peu plus et JE SAIS que ceux et celles, "amis ou ennemis" (c'est une façon de parler: je n'ai pas d'ennemis), qui ont partagé avec moi sur les paraboles du Royaume m'ont à grandir en ce sens - et je leur dois une part de ma Joie - soyez bénis, frères, soeurs, amis de Dieu !
À l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : « Quand viendra le Défenseur, que je vous enverrai d'auprès du Père, lui, l'Esprit de vérité qui procède du Père, il rendra témoignage en ma faveur.
Et vous aussi, vous rendrez témoignage, vous qui êtes avec moi depuis le commencement.
Je vous dis tout cela pour que vous ne risquiez pas de tomber
On vous exclura de la synagogue. Et même, l'heure vient où tous ceux qui vous tueront s'imagineront offrir ainsi un sacrifice à Dieu.
Ils le feront parce qu'ils ne connaissent ni le Père ni moi.
Mais voici pourquoi je vous dis tout cela : quand cette heure sera venue, vous vous souviendrez que je vous l'avais dit. Je ne vous l'ai pas dit dès le commencement, parce que j'étais avec vous.
Notre témoignage n'est jamais le fait de marionnettes à qui l'on fait dire exactement ce qui figure sur un scénario. L'Esprit de vérité, lorsqu'Il nous pousse à rendre témoignage, s'adapte merveilleusement à notre être et nous permet d'adhérer de tout notre coeur, avec un grand enthousiasme, avec une liberté suprême quelles que soient les circonstances.
Ainsi, lorsque le premier martyre, Etienne, témoigne devant les Pharisiens, craint-il ce qui va se passer ensuite ? Certainement pas ! Même s'il se doute de ce qui se passera ensuite, ce qu'il est en train de vivre le rend à ce point vivant que la pensée de la mort (ou l'instinct de conservation, c'est la même chose) sont anhiliés. Réfléchissez-y, car cette "emprise de l'Esprit" est très semblable -mais aussi combien différente ! - de phénomènes reconnus. Il faut se souvenir de ces choses extraordinaires dont sont capables des êtres humains dans des circonstances hors du commun: il y a cet alpiniste qui pour se sauver d'une mort certaine a réussi à s'amputer lui-même - sans s'évanouir, pour rejoindre ensuite un refuge; il y a cet exemple, très connu, de la mère dont la force s'est soudainement décuplée pour dégager son enfant prisonnier sous une voiture à la suite d'un accident (elle a tout simplement soulever et renverser la voiture) pour dégager son rejeton.
J'ai écrit il y a peu de temps: "Donner sa vie, trois fois oui !", car c'est ce qu'il y a de plus vivant à faire en ce monde. Je le ressens chaque jour un peu plus et JE SAIS que ceux et celles, "amis ou ennemis" (c'est une façon de parler: je n'ai pas d'ennemis), qui ont partagé avec moi sur les paraboles du Royaume m'ont à grandir en ce sens - et je leur dois une part de ma Joie - soyez bénis, frères, soeurs, amis de Dieu !
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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Re: Donner sa vie, trois fois oui ! (bis)
Partage de Sylvie:
Elle nous écoutait, car le Seigneur lui avait ouvert l'esprit pour la rendre attentive à ce que disait Paul. (De Ac 16, 11-15)
« Quand viendra le Défenseur, que je vous enverrai d'auprès du Père, lui, l'Esprit de vérité qui procède du Père, il rendra témoignage en ma faveur.
Et vous aussi, vous rendrez témoignage, vous qui êtes avec moi depuis le commencement. (De Jn 15, 26-27 ; 16, 1-4)
Ce qui me frappe dans ces versets, c'est l'action de l'Esprit: d'un côté, un cœur qu'Il ouvre, un esprit qu'Il rends attentif, de l'autre, celui qu'Il pousse au témoignage. Et tout cela on le sent bien aucuns des deux n'auraient pu y arriver sans Lui. D'abord, merci Esprit Saint de nous aider à devenir témoins, et merci aussi pour les cœurs ouverts. Je veux te dire encore Seigneur, offre Toi encore plus de témoins, et plus de cœurs ouvert, et donne le courage encore pour ceux qui doivent supporter l'adversité des témoins, et que celle-ci fécondent encore de nouveaux cœur, pour ta gloire, amen!
http://donnemoiaboirejn47.expressforum. ... l-t768.htm
Elle nous écoutait, car le Seigneur lui avait ouvert l'esprit pour la rendre attentive à ce que disait Paul. (De Ac 16, 11-15)
« Quand viendra le Défenseur, que je vous enverrai d'auprès du Père, lui, l'Esprit de vérité qui procède du Père, il rendra témoignage en ma faveur.
Et vous aussi, vous rendrez témoignage, vous qui êtes avec moi depuis le commencement. (De Jn 15, 26-27 ; 16, 1-4)
Ce qui me frappe dans ces versets, c'est l'action de l'Esprit: d'un côté, un cœur qu'Il ouvre, un esprit qu'Il rends attentif, de l'autre, celui qu'Il pousse au témoignage. Et tout cela on le sent bien aucuns des deux n'auraient pu y arriver sans Lui. D'abord, merci Esprit Saint de nous aider à devenir témoins, et merci aussi pour les cœurs ouverts. Je veux te dire encore Seigneur, offre Toi encore plus de témoins, et plus de cœurs ouvert, et donne le courage encore pour ceux qui doivent supporter l'adversité des témoins, et que celle-ci fécondent encore de nouveaux cœur, pour ta gloire, amen!
http://donnemoiaboirejn47.expressforum. ... l-t768.htm
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Michel_paix
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- Inscription : sam. 24 janv. 2009, 0:32
Re: De la chair et de l'Esprit
Enlever un grain de sable c'est enlever l'univers en son entier, car le grain de sable est l'univers, car il n'existe pas un univers existant en dehors de ce minuscule grain de sable, prendre un grain de sable entre ses mains, c'est tenir toute la création entre nos mains.Celle-ci fait songer au discours de l'Eccclésiaste:
Toutes choses s'enchaînent entre elles et leur connexion est sacrée et aucune, peut-on dire, n'est étrangère aux autres, car toutes ont été ordonnées ensemble et contribuent ensemble au bel ordre du même monde.
Alors ne rejeter pas vos émotions, ni les individus, car c'est tout l'univers que vous rejeter avec celui-ci, y compris vous-même...
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etienne lorant
- Pater civitatis

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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
La marche dans l'Esprit
Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 16,5-11.
A l'heure où Jésus passait de ce monde à son père, il disait à ses disciples: "Je m'en vais maintenant auprès de celui qui m'a envoyé, et aucun de vous ne me demande: 'Où vas-tu?'
Mais, parce que je vous ai parlé ainsi, votre coeur est plein de tristesse.
Pourtant, je vous dis la vérité : c'est votre intérêt que je m'en aille, car, si je ne m'en vais pas, le Défenseur ne viendra pas à vous ; mais si je pars, je vous l'enverrai.
Quand il viendra, il dénoncera l'erreur du monde sur le péché, sur le bon droit, et sur la condamnation.
Il montrera où est le péché, car l'on ne croit pas en moi.
Il montrera où est le bon droit, car je m'en vais auprès du Père, et vous ne me verrez plus.
Il montrera où est la condamnation, car le prince de ce monde est déjà condamné.
Ce discours de Jésus étant particulièrement dense, j'en ai détaché les principaux éléments afin de voir où ils me conduiraient:
1. L'Esprit dénoncera l'erreur du monde concernant le péché, car l'on ne croit pas en moi.
Concernant le péché, car le péché ne consiste pas essentiellement par en une désobéissance à la Loi de Moïse, mais dans le défaut de foi. Le Seigneur fait référence à Jn 8 : «Vous êtes de ce monde ; moi, je ne suis pas de ce monde. C'est pourquoi je vous ai dit que vous mourrez dans vos péchés. Si, en effet, vous ne croyez pas que moi, JE SUIS, vous mourrez dans vos péchés ». La source du péché n'est donc pas la transgression de la Loi mais le fait de ne pas croire. Ce n'est pas une nouveauté de l'Evangile, car dès la Genèse, c'est la foi qu'Abraham plaça dans la Parole que Dieu lui avait donnée – qui lui fut « comptée comme justice. » Ce que Paul a repris et clarifié dans son Epître aux Hébreux: « C’est par la foi qu’Abraham, lors de sa vocation , obéit et partit pour un lieu qu’il devait recevoir en héritage, et qu’il partit sans savoir où il allait ». En résumé, l'erreur du monde concernant le péché, c'est de limiter le péché aux actes mauvais qui manifestent une transgression de la Loi. Conclusion: aussi longtemps qu'un homme ne croit pas en Jésus, ses actes auraient beau être « étincelants de beauté » devant les hommes... devant Dieu ils ne vaudront rien du tout.
2.L'Esprit dénoncera l'erreur du monde concernant le bon droit, car je m'en vais auprès du Père, et vous ne me verrez plus
.Autrement dit, désormais, c'est l'Esprit qui guidera les disciples. Ils n'auront plus besoin de sa présence physique au milieu d'eux, ni pour savoir où se rendre, ni pour savoir comment témoigner, et pas même pour accomplir les œuvres qui accompagnent le témoignage. (Est-ce que ce n'est une exacte description de ce que fut Abraham devant Dieu ? La foi, la pleine et entière confiance des disciples en Jésus leur permettra d'accomplir leur mission de la même manière qu' Abraham partit un jour sans savoir où il allait. )
3. L'Esprit dénoncera l'erreur du monde concernant la condamnation, car le prince de ce monde est déjà condamné.
En effet, s'il existe une erreur du monde concernant le bon droit, il en existe une aussi concernant la condamnation. En sorte que tous ceux et toutes celles que le monde condamnera au nom de l'esprit du monde ne seront pas condamnés – du moins pas selon les critères de ce monde. On a pendu le Christ en compagnie de deux autres hommes relevant du « droit commun » - mais l'un d'entre eux a été sauvé par le Christ, tandis que l'autre a été laissé. Un homme peut très bien se retrouver condamné à de longues peines de prison, où être accablé d'une réputation épouvantable, peu importe aux yeux du Seigneur – si cet homme a mis sa foi dans le Christ, « il ne sera pas confondu »
Les disciples sont évidemment très troublés. Mais l'effusion de l'Esprit Saint fera taire tous leurs troubles. Je voudrais remercier aujourd'hui ceux et celles qui me font depuis longtemps la faveur de me lire – j'ai souvent protesté car je ne voyais pas de réponses et je me disais: « Si çà se trouve, je me trompe et il n'y a personne pour me montrer mes erreurs »... Or, chaque fois qu'il y a eu des réponses, même rarement, je me dis aujourd'hui que ceux et celles qui ont donné suite l'ont fait par le même mouvement de l'Esprit qui me fait recommencer chaque jour. Soyez bénis !
A l'heure où Jésus passait de ce monde à son père, il disait à ses disciples: "Je m'en vais maintenant auprès de celui qui m'a envoyé, et aucun de vous ne me demande: 'Où vas-tu?'
Mais, parce que je vous ai parlé ainsi, votre coeur est plein de tristesse.
Pourtant, je vous dis la vérité : c'est votre intérêt que je m'en aille, car, si je ne m'en vais pas, le Défenseur ne viendra pas à vous ; mais si je pars, je vous l'enverrai.
Quand il viendra, il dénoncera l'erreur du monde sur le péché, sur le bon droit, et sur la condamnation.
Il montrera où est le péché, car l'on ne croit pas en moi.
Il montrera où est le bon droit, car je m'en vais auprès du Père, et vous ne me verrez plus.
Il montrera où est la condamnation, car le prince de ce monde est déjà condamné.
Ce discours de Jésus étant particulièrement dense, j'en ai détaché les principaux éléments afin de voir où ils me conduiraient:
1. L'Esprit dénoncera l'erreur du monde concernant le péché, car l'on ne croit pas en moi.
Concernant le péché, car le péché ne consiste pas essentiellement par en une désobéissance à la Loi de Moïse, mais dans le défaut de foi. Le Seigneur fait référence à Jn 8 : «Vous êtes de ce monde ; moi, je ne suis pas de ce monde. C'est pourquoi je vous ai dit que vous mourrez dans vos péchés. Si, en effet, vous ne croyez pas que moi, JE SUIS, vous mourrez dans vos péchés ». La source du péché n'est donc pas la transgression de la Loi mais le fait de ne pas croire. Ce n'est pas une nouveauté de l'Evangile, car dès la Genèse, c'est la foi qu'Abraham plaça dans la Parole que Dieu lui avait donnée – qui lui fut « comptée comme justice. » Ce que Paul a repris et clarifié dans son Epître aux Hébreux: « C’est par la foi qu’Abraham, lors de sa vocation , obéit et partit pour un lieu qu’il devait recevoir en héritage, et qu’il partit sans savoir où il allait ». En résumé, l'erreur du monde concernant le péché, c'est de limiter le péché aux actes mauvais qui manifestent une transgression de la Loi. Conclusion: aussi longtemps qu'un homme ne croit pas en Jésus, ses actes auraient beau être « étincelants de beauté » devant les hommes... devant Dieu ils ne vaudront rien du tout.
2.L'Esprit dénoncera l'erreur du monde concernant le bon droit, car je m'en vais auprès du Père, et vous ne me verrez plus
.Autrement dit, désormais, c'est l'Esprit qui guidera les disciples. Ils n'auront plus besoin de sa présence physique au milieu d'eux, ni pour savoir où se rendre, ni pour savoir comment témoigner, et pas même pour accomplir les œuvres qui accompagnent le témoignage. (Est-ce que ce n'est une exacte description de ce que fut Abraham devant Dieu ? La foi, la pleine et entière confiance des disciples en Jésus leur permettra d'accomplir leur mission de la même manière qu' Abraham partit un jour sans savoir où il allait. )
3. L'Esprit dénoncera l'erreur du monde concernant la condamnation, car le prince de ce monde est déjà condamné.
En effet, s'il existe une erreur du monde concernant le bon droit, il en existe une aussi concernant la condamnation. En sorte que tous ceux et toutes celles que le monde condamnera au nom de l'esprit du monde ne seront pas condamnés – du moins pas selon les critères de ce monde. On a pendu le Christ en compagnie de deux autres hommes relevant du « droit commun » - mais l'un d'entre eux a été sauvé par le Christ, tandis que l'autre a été laissé. Un homme peut très bien se retrouver condamné à de longues peines de prison, où être accablé d'une réputation épouvantable, peu importe aux yeux du Seigneur – si cet homme a mis sa foi dans le Christ, « il ne sera pas confondu »
Les disciples sont évidemment très troublés. Mais l'effusion de l'Esprit Saint fera taire tous leurs troubles. Je voudrais remercier aujourd'hui ceux et celles qui me font depuis longtemps la faveur de me lire – j'ai souvent protesté car je ne voyais pas de réponses et je me disais: « Si çà se trouve, je me trompe et il n'y a personne pour me montrer mes erreurs »... Or, chaque fois qu'il y a eu des réponses, même rarement, je me dis aujourd'hui que ceux et celles qui ont donné suite l'ont fait par le même mouvement de l'Esprit qui me fait recommencer chaque jour. Soyez bénis !
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
- Pater civitatis

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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Re: La marche dans l'Esprit
Comme les disciples étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait: “Demandez, vous obtiendrez ; cherchez, vous trouverez ; frappez, la porte vous sera ouverte.
Celui qui demande reçoit ; celui qui cherche trouve ; et pour celui qui frappe, la porte s'ouvrira.
Lequel d'entre vous donnerait une pierre à son fils qui lui demande du pain ?
ou un serpent, quand il lui demande un poisson ?
Si donc, vous qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus votre Père qui est aux cieux donnera-t-il de bonnes choses à ceux qui les lui demandent !
Donc, tout ce que vous voudriez que les autres fassent pour vous, faites-le pour eux, vous aussi, voilà ce que dit toute l'Écriture : la Loi et les Prophètes.” (Matthieu 7, 7 - 12)
J'étais dans la peine, de nouveau, cet après-midi. Tout se défait, tant de problèmes ! Il n'aura pas fallu deux ans après le décès du père pour que je me retrouve engagé jusqu'au cou - car tout seul, de nouveau, à protéger ma mère l'accompagner "envers et contre tout", jusqu'à la fin. Ceux qui l'ont fait me comprennent sans que j'ai besoin d'en dire plus. D'accord, la maison de repos est réputée, mais la crise est passée par là... c'est plus cher et il y a moins de personnel, plus de "petits incidents" et je ne peux téléphoner sans "déranger" mes sœurs.
En tout cela, cependant, je sais que je reste privilégié. Comme je suis content d'avoir reçu une indication intérieure concernant l'Evangile de ce jour ! Il est vrai que j'ai chez moi le « Commentaire de l'Evangile » de Lanza Del Vasto, mais LDV livre parfois des analyses qui remplissent des pages... J'ai trouvé plus simple, je me suis contenté d'un découpage en demandant le secours de l'Esprit – or c'était justement du secours de l'Esprit que parle l'Evangile d'aujourd'hui !
A présent, j'ai retrouvé cette autre Parole en Matthieu, qui m'est comme une bouée de sauvetage pour le moral, à cause de sa justesse.. Certes, je suis mauvais, Seigneur, et aucune de mes œuvres ne sera jamais assez bonne en elle-même pour racheter ma médiocrité, du moins à mes propres yeux. Cependant, ce n'est pas de moi qu'il s'agit, et surtout pas de mon miroir ! Comme Toi Tu l'as dit partout, Seigneur, c'est de Ta miséricorde qu'il est question ! Ô Dieu béni, comment se fait-Il que Tu me répondes avant même que j'ai formulé ma demande ? Car Tu me dis : mets ta foi en Dieu seul et contente-toi du peu de bien que tu peux accomplir – car c'est moi, Jésus, Ton sauveur, qui prendrai soin de toi... Je me sens consolé. Je me souviens que Gandhi, à propos de la prière, avait dit: « Il y a des moments où c'est la prière seule qui sauve la vie... » et il avait raison.
Celui qui demande reçoit ; celui qui cherche trouve ; et pour celui qui frappe, la porte s'ouvrira.
Lequel d'entre vous donnerait une pierre à son fils qui lui demande du pain ?
ou un serpent, quand il lui demande un poisson ?
Si donc, vous qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus votre Père qui est aux cieux donnera-t-il de bonnes choses à ceux qui les lui demandent !
Donc, tout ce que vous voudriez que les autres fassent pour vous, faites-le pour eux, vous aussi, voilà ce que dit toute l'Écriture : la Loi et les Prophètes.” (Matthieu 7, 7 - 12)
J'étais dans la peine, de nouveau, cet après-midi. Tout se défait, tant de problèmes ! Il n'aura pas fallu deux ans après le décès du père pour que je me retrouve engagé jusqu'au cou - car tout seul, de nouveau, à protéger ma mère l'accompagner "envers et contre tout", jusqu'à la fin. Ceux qui l'ont fait me comprennent sans que j'ai besoin d'en dire plus. D'accord, la maison de repos est réputée, mais la crise est passée par là... c'est plus cher et il y a moins de personnel, plus de "petits incidents" et je ne peux téléphoner sans "déranger" mes sœurs.
En tout cela, cependant, je sais que je reste privilégié. Comme je suis content d'avoir reçu une indication intérieure concernant l'Evangile de ce jour ! Il est vrai que j'ai chez moi le « Commentaire de l'Evangile » de Lanza Del Vasto, mais LDV livre parfois des analyses qui remplissent des pages... J'ai trouvé plus simple, je me suis contenté d'un découpage en demandant le secours de l'Esprit – or c'était justement du secours de l'Esprit que parle l'Evangile d'aujourd'hui !
A présent, j'ai retrouvé cette autre Parole en Matthieu, qui m'est comme une bouée de sauvetage pour le moral, à cause de sa justesse.. Certes, je suis mauvais, Seigneur, et aucune de mes œuvres ne sera jamais assez bonne en elle-même pour racheter ma médiocrité, du moins à mes propres yeux. Cependant, ce n'est pas de moi qu'il s'agit, et surtout pas de mon miroir ! Comme Toi Tu l'as dit partout, Seigneur, c'est de Ta miséricorde qu'il est question ! Ô Dieu béni, comment se fait-Il que Tu me répondes avant même que j'ai formulé ma demande ? Car Tu me dis : mets ta foi en Dieu seul et contente-toi du peu de bien que tu peux accomplir – car c'est moi, Jésus, Ton sauveur, qui prendrai soin de toi... Je me sens consolé. Je me souviens que Gandhi, à propos de la prière, avait dit: « Il y a des moments où c'est la prière seule qui sauve la vie... » et il avait raison.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
- Damas Drive
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- Inscription : sam. 30 janv. 2010, 22:11
- Localisation : chemin de Damas
Re: Jésus méprisé dans son propre pays
Bonsoir Etienne,
Ne croyez pas que quand on n'intervient pas dans un fil de discution, c'est obligatoirement par indifférence. Quelquefois, on ne trouve pas les mots pour exprimer nos pensées... d'autres fois, l'on a tout simplement rien a ajouter car tout est très bien dit... il y a de multiples raisons mais certainement très rarement de l'indifférence parmi la grande majorité des membre de ce forum... celà, j'en suis certaine !
Il faut aussi tenir compte de la disponiblité de chaqu'un.
Je peux tout simplement vous citer mon cas. Je viens souvent après ma journée de travail et le temps que je prends pour venir sur le forum, c'est du temps en moins pour m'occuper de tout ce que j'ai a faire. Quelquefois, je viens même juste avant d'aller me coucher et je déborde un peu trop sur mon temps de sommeil...
En général, quand je n'ai vraiment pas le temps, je vais directement sur les sujets où j'avais posé une question ou apporté une réponse dans un débat... je le reconnais !
En ce qui concerne votre méditation : "Jésus méprisé dans son propre pays", moi aussi j'ai souvent médité sur celà. Je pense aussi au passage où l'on dit que sa mère et ses frères pensaient qu'il avait perdu la raison... ?!?!?! ...ça me pose problème et je médite aussi très souvent sur celà...
Cher Etienne, je vous souhaite une bonne soirée...
Ne croyez pas que quand on n'intervient pas dans un fil de discution, c'est obligatoirement par indifférence. Quelquefois, on ne trouve pas les mots pour exprimer nos pensées... d'autres fois, l'on a tout simplement rien a ajouter car tout est très bien dit... il y a de multiples raisons mais certainement très rarement de l'indifférence parmi la grande majorité des membre de ce forum... celà, j'en suis certaine !
Il faut aussi tenir compte de la disponiblité de chaqu'un.
Je peux tout simplement vous citer mon cas. Je viens souvent après ma journée de travail et le temps que je prends pour venir sur le forum, c'est du temps en moins pour m'occuper de tout ce que j'ai a faire. Quelquefois, je viens même juste avant d'aller me coucher et je déborde un peu trop sur mon temps de sommeil...
En général, quand je n'ai vraiment pas le temps, je vais directement sur les sujets où j'avais posé une question ou apporté une réponse dans un débat... je le reconnais !
En ce qui concerne votre méditation : "Jésus méprisé dans son propre pays", moi aussi j'ai souvent médité sur celà. Je pense aussi au passage où l'on dit que sa mère et ses frères pensaient qu'il avait perdu la raison... ?!?!?! ...ça me pose problème et je médite aussi très souvent sur celà...
Cher Etienne, je vous souhaite une bonne soirée...
- Anne
- Prætor

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- Conviction : Catholique romaine
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Re: La marche dans l'Esprit
À noter ici l'utilisation du JE SUIS, rappel de la divinité manifeste de Jésus, n'en déplaise à certains...etienne lorant a écrit : Si, en effet, vous ne croyez pas que moi, JE SUIS, vous mourrez dans vos péchés ».
"À tout moment, nous subissons l’épreuve, mais nous ne sommes pas écrasés;
nous sommes désorientés, mais non pas désemparés;
nous sommes pourchassés, mais non pas abandonnés;
terrassés, mais non pas anéantis…".
2 Co 4, 8-10
nous sommes désorientés, mais non pas désemparés;
nous sommes pourchassés, mais non pas abandonnés;
terrassés, mais non pas anéantis…".
2 Co 4, 8-10
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etienne lorant
- Pater civitatis

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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Paul à Athènes : échec ?
Livre des Actes des Apôtres 17,15.22-34.18,1.
A partir d'un seul homme, il a fait tous les peuples pour qu'ils habitent sur toute la surface de la terre, fixant la durée de leur histoire et les limites de leur habitat ; il les a faits pour qu'ils cherchent Dieu et qu'ils essayent d'entrer en contact avec lui et de le trouver, lui qui, en vérité, n'est pas loin de chacun de nous. (…) Et voici que Dieu, sans tenir compte des temps où les hommes l'ont ignoré, leur annonce maintenant qu'ils ont tous, partout, à se convertir. En effet, il a fixé le jour où il va juger l'univers avec justice, par un homme qu'il a désigné ; il en a donné la garantie à tous en ressuscitant cet homme d'entre les morts. »
Voici un bref et clair exposé de la foi, telle que saint Paul l'expose aux Athéniens, ces grands penseurs de l'antiquité, dont on nous a appris qu'on leur doit la démocratie... mais qui vont eux aussi chuter comme tant d'autres sur la question de la résurrection. Ce qui, dans ce passage des Actes des Apôtres, fait lien avec l'Evangile du jour, c'est tout simplement le discours de l'apôtre. Son efficacité comme son apparente inefficacité. Paul était un homme très instruit selon le monde et il parlait le grec couramment. Il aurait donc pu entamer un discours de caractère philosophique, et se présenter à eux comme quelqu'un qui peut revendiquer leur attention. Mais il a préféré mentionner un autel portant l'inscription « Au dieu inconnu » qu'il a découvert sur son chemin, en venant vers eux, qui va lui permettre d'entrer aussitôt dans le vif du sujet.
Il n'en fallait pas plus pour éveiller l'attention des auditeurs, même si la plupart vont se détourner de Paul aussi vite, mais peu importe: l'Esprit saint ne calcule pas, il n'est pas tenu à des règles de rendement. Il ne fait pas sonner les cloches ou tinter les cuivres ou frapper du tambour pour réclamer qu'on L'écoute ! L'apôtre ne se formalise donc pas de devoir quitter le devant de la scène sans avoir pu aller jusqu'au bout de son exposé. Ici encore, peu lui importe: car ceux que Jésus avait choisis par avance pour qu'ils entendent étaient présents et ont entendu. « Cependant, dit Le livre des Actes, quelques hommes s'attachèrent à lui et devinrent croyants. Parmi eux, il y avait Denis, membre de l'Aréopage ; il y eut aussi une femme nommée Damaris, et d'autres avec eux. Et quittant Athènes, ils se mettent en route vers Corinthe. Damaris fut une des premières saintes dans l'Eglise d'orient et si son nom n'est pas très connu chez nous, mais il n'en va pas de même de saint Denis l'aéropagite, qui a laissé et une littérature abondante:
http://livres-mystiques.com/partieTEXTE ... Divins.htm
L'ensemble des lectures d'aujourd'hui m'ont renvoyé encore à cette Parole : « Le vent souffle où il veut, et tu entends sa voix, mais tu ne sais ni d'où il vient ni où il va. Ainsi en est-il de quiconque est né de l'Esprit. » (Jean 3, 1-8 ) En effet, cet épisode du « ratage » d'Athènes montre bien que nul ne peut prétendre de savoir où lèvera le fruit. Encore un mot me rejoint, celui de sainte mère Teresa qui avait répondu à un journaliste: « Dieu ne nous demande pas de réussir, mais d'avoir foi en Lui » Tous les saints et saintes de tous les temps disent la même chose.
A partir d'un seul homme, il a fait tous les peuples pour qu'ils habitent sur toute la surface de la terre, fixant la durée de leur histoire et les limites de leur habitat ; il les a faits pour qu'ils cherchent Dieu et qu'ils essayent d'entrer en contact avec lui et de le trouver, lui qui, en vérité, n'est pas loin de chacun de nous. (…) Et voici que Dieu, sans tenir compte des temps où les hommes l'ont ignoré, leur annonce maintenant qu'ils ont tous, partout, à se convertir. En effet, il a fixé le jour où il va juger l'univers avec justice, par un homme qu'il a désigné ; il en a donné la garantie à tous en ressuscitant cet homme d'entre les morts. »
Voici un bref et clair exposé de la foi, telle que saint Paul l'expose aux Athéniens, ces grands penseurs de l'antiquité, dont on nous a appris qu'on leur doit la démocratie... mais qui vont eux aussi chuter comme tant d'autres sur la question de la résurrection. Ce qui, dans ce passage des Actes des Apôtres, fait lien avec l'Evangile du jour, c'est tout simplement le discours de l'apôtre. Son efficacité comme son apparente inefficacité. Paul était un homme très instruit selon le monde et il parlait le grec couramment. Il aurait donc pu entamer un discours de caractère philosophique, et se présenter à eux comme quelqu'un qui peut revendiquer leur attention. Mais il a préféré mentionner un autel portant l'inscription « Au dieu inconnu » qu'il a découvert sur son chemin, en venant vers eux, qui va lui permettre d'entrer aussitôt dans le vif du sujet.
Il n'en fallait pas plus pour éveiller l'attention des auditeurs, même si la plupart vont se détourner de Paul aussi vite, mais peu importe: l'Esprit saint ne calcule pas, il n'est pas tenu à des règles de rendement. Il ne fait pas sonner les cloches ou tinter les cuivres ou frapper du tambour pour réclamer qu'on L'écoute ! L'apôtre ne se formalise donc pas de devoir quitter le devant de la scène sans avoir pu aller jusqu'au bout de son exposé. Ici encore, peu lui importe: car ceux que Jésus avait choisis par avance pour qu'ils entendent étaient présents et ont entendu. « Cependant, dit Le livre des Actes, quelques hommes s'attachèrent à lui et devinrent croyants. Parmi eux, il y avait Denis, membre de l'Aréopage ; il y eut aussi une femme nommée Damaris, et d'autres avec eux. Et quittant Athènes, ils se mettent en route vers Corinthe. Damaris fut une des premières saintes dans l'Eglise d'orient et si son nom n'est pas très connu chez nous, mais il n'en va pas de même de saint Denis l'aéropagite, qui a laissé et une littérature abondante:
http://livres-mystiques.com/partieTEXTE ... Divins.htm
L'ensemble des lectures d'aujourd'hui m'ont renvoyé encore à cette Parole : « Le vent souffle où il veut, et tu entends sa voix, mais tu ne sais ni d'où il vient ni où il va. Ainsi en est-il de quiconque est né de l'Esprit. » (Jean 3, 1-8 ) En effet, cet épisode du « ratage » d'Athènes montre bien que nul ne peut prétendre de savoir où lèvera le fruit. Encore un mot me rejoint, celui de sainte mère Teresa qui avait répondu à un journaliste: « Dieu ne nous demande pas de réussir, mais d'avoir foi en Lui » Tous les saints et saintes de tous les temps disent la même chose.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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gerardh
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- Conviction : chrétien non catholique
- Localisation : Le Chambon sur Lignon (France)
Re: Paul à Athènes : échec ?
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Bonjour,
Il faut retenir le verset 34 : "Mais quelques hommes se joignirent à lui et crurent, entre lesquels aussi était Denys, l’Aréopagite, et une femme nommée Damaris, et d’autres avec eux". Ce ne fut donc pas un ratage.
D'autre part il faut aussi retenir que Paul s'est efforcé d'adapter son discours au public qu'il avait devant lui.
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Bonjour,
Il faut retenir le verset 34 : "Mais quelques hommes se joignirent à lui et crurent, entre lesquels aussi était Denys, l’Aréopagite, et une femme nommée Damaris, et d’autres avec eux". Ce ne fut donc pas un ratage.
D'autre part il faut aussi retenir que Paul s'est efforcé d'adapter son discours au public qu'il avait devant lui.
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Michel_paix
- Censor

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- Inscription : sam. 24 janv. 2009, 0:32
Re: De la chair et de l'Esprit
Je ne saisi pas le sens que vous donnez a: Platon avait une intuition pré-chrétienne, quel lien Platon a t'il avec le chrétien?? Ce type de pensée est vieux comme le monde...Platon avait une intuition pré-chrétienne extraordinaire, avec ce mythe de la caverne.
Vous m'intriguez...
Au plaisir de vous lire....
- Anne
- Prætor

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- Localisation : Provincia Quebecensis
Re: Paul à Athènes : échec ?
Il est aussi à noter que les fruits engendrés par ce passage de Paul qui semble un échec à première vue, peuvent être admirés dans toute l'orthodoxie grecque!
"À tout moment, nous subissons l’épreuve, mais nous ne sommes pas écrasés;
nous sommes désorientés, mais non pas désemparés;
nous sommes pourchassés, mais non pas abandonnés;
terrassés, mais non pas anéantis…".
2 Co 4, 8-10
nous sommes désorientés, mais non pas désemparés;
nous sommes pourchassés, mais non pas abandonnés;
terrassés, mais non pas anéantis…".
2 Co 4, 8-10
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etienne lorant
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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
La saveur du bel Amour
Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 16,23-28.
En ce jour-là, vous n'aurez plus à m'interroger. Amen, amen, je vous le dis : si vous demandez quelque chose à mon Père en invoquant mon nom, il vous le donnera. Jusqu'ici vous n'avez rien demandé en invoquant mon nom ; demandez, et vous recevrez : ainsi vous serez comblés de joie.
Combien de fois ai-je entendu dire : "J'ai eu beau prier, je n'ai jamais été exaucé !". Mais il arrive très souvent que le fait de n'être pas exaucé, tel est notre exaucement ! En effet, si nous prions Dieu pour obtenir quelque chose qui nous fera du mal et qui nous causera de la souffrance, alors Dieu tarde à nous répondre. Et en cela, je parle d'expérience, hélas.... En effet, durant trois années, j'ai prié chaque jour pour que le Seigneur fasse revenir telle femme que j'avais rencontrée et dont j'avais été amoureux.... Au bout des trois ans, j'ai trouvé que "cette fois-ci, c'est long" ! Mais elle est revenue - et directement chez moi, en plus. Mais au résultat : notre relation fut si pénible que j'ai eu beaucoup de chance d'être très vite abandonné ! Mécontent, j'ai dit tout haut "Si c'est comme çà je ne prierai plus jamais !" Je ne pensais pas vraiment ce que je disais, mais je me souviens que le soir même, j'ai eu ma réponse ! Au cours d'une émission de Bernard Pivot, ce dernier s'est mis à réciter un passage d'un roman dont le titre m'échappe complètement. C'était l'histoire d'un père fortuné qui n'arrive pas à élever son fils. Rien ne réussit. Et comme poursuit sa lecture, j'entends ces mots: "Mon fils, la faire rentrer au pays ce fut simple, mais comment veux-tu que je l'oblige à t'aimer ?" J'ai entendu ces mots, j'ai coupé la télé tout de suite et je me suis mis à genoux. J'ai dit: "Jésus, pardonne-moi, comme j'ai pu être idiot !"
Il faut donc demander en invoquant le nom de Jésus. Mais cette demande "par l'invocation du nom de Jésus", présuppose une alliance entre lui et nous. Une alliance qui signifie de l'amour, de la confiance, une forme de relation intime, perpétuellement renouvelée. Ah, je dirais facilement qu'en entrant dans cette relation avec le Seigneur avec un esprit droit... alors on commence à constater que "tout se met en place" avec aisance. Des événements qui paraissent contraires et qui nous font encore pousser un cri "Mais enfin, pourquoi ?" trouvent une solution quelques temps plus tard. Et quelle solution ! La seule possible, la seule bonne, la seule qui s'ouvre sur l'avenir. Je songe à ce mot sur Abraham: "Il crut en la parole que Dieu lui avait donnée et Dieu lui compta à justice". Or, ce que Dieu avait demandé n'était pas peu de choses, mais "''Va-t'en de ton pays, de ta famille et de la maison de ton père, vers le pays que je te montrerai" et saint Paul relève avec justesse qu'il fit ainsi sans rien savoir de l'endroit où il allait. Nos vies peuvent et doivent devenir telles: nous serons heureux si nous avons confiance et si nous nous détournons de nos proples plans, pour marcher vers le pays que le Seigneur nous donnera; cette Parole d'aujourd'hui explique aussi cette autre "Aime et fais ce que tu veux". Car si c'est vraiment Dieu que l'on aime, il n'y a aucun risque à s'accorder cette liberté !
En ce jour-là, vous n'aurez plus à m'interroger. Amen, amen, je vous le dis : si vous demandez quelque chose à mon Père en invoquant mon nom, il vous le donnera. Jusqu'ici vous n'avez rien demandé en invoquant mon nom ; demandez, et vous recevrez : ainsi vous serez comblés de joie.
Combien de fois ai-je entendu dire : "J'ai eu beau prier, je n'ai jamais été exaucé !". Mais il arrive très souvent que le fait de n'être pas exaucé, tel est notre exaucement ! En effet, si nous prions Dieu pour obtenir quelque chose qui nous fera du mal et qui nous causera de la souffrance, alors Dieu tarde à nous répondre. Et en cela, je parle d'expérience, hélas.... En effet, durant trois années, j'ai prié chaque jour pour que le Seigneur fasse revenir telle femme que j'avais rencontrée et dont j'avais été amoureux.... Au bout des trois ans, j'ai trouvé que "cette fois-ci, c'est long" ! Mais elle est revenue - et directement chez moi, en plus. Mais au résultat : notre relation fut si pénible que j'ai eu beaucoup de chance d'être très vite abandonné ! Mécontent, j'ai dit tout haut "Si c'est comme çà je ne prierai plus jamais !" Je ne pensais pas vraiment ce que je disais, mais je me souviens que le soir même, j'ai eu ma réponse ! Au cours d'une émission de Bernard Pivot, ce dernier s'est mis à réciter un passage d'un roman dont le titre m'échappe complètement. C'était l'histoire d'un père fortuné qui n'arrive pas à élever son fils. Rien ne réussit. Et comme poursuit sa lecture, j'entends ces mots: "Mon fils, la faire rentrer au pays ce fut simple, mais comment veux-tu que je l'oblige à t'aimer ?" J'ai entendu ces mots, j'ai coupé la télé tout de suite et je me suis mis à genoux. J'ai dit: "Jésus, pardonne-moi, comme j'ai pu être idiot !"
Il faut donc demander en invoquant le nom de Jésus. Mais cette demande "par l'invocation du nom de Jésus", présuppose une alliance entre lui et nous. Une alliance qui signifie de l'amour, de la confiance, une forme de relation intime, perpétuellement renouvelée. Ah, je dirais facilement qu'en entrant dans cette relation avec le Seigneur avec un esprit droit... alors on commence à constater que "tout se met en place" avec aisance. Des événements qui paraissent contraires et qui nous font encore pousser un cri "Mais enfin, pourquoi ?" trouvent une solution quelques temps plus tard. Et quelle solution ! La seule possible, la seule bonne, la seule qui s'ouvre sur l'avenir. Je songe à ce mot sur Abraham: "Il crut en la parole que Dieu lui avait donnée et Dieu lui compta à justice". Or, ce que Dieu avait demandé n'était pas peu de choses, mais "''Va-t'en de ton pays, de ta famille et de la maison de ton père, vers le pays que je te montrerai" et saint Paul relève avec justesse qu'il fit ainsi sans rien savoir de l'endroit où il allait. Nos vies peuvent et doivent devenir telles: nous serons heureux si nous avons confiance et si nous nous détournons de nos proples plans, pour marcher vers le pays que le Seigneur nous donnera; cette Parole d'aujourd'hui explique aussi cette autre "Aime et fais ce que tu veux". Car si c'est vraiment Dieu que l'on aime, il n'y a aucun risque à s'accorder cette liberté !
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Joie dans la Trinité
Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 17,20-26.
Père, ceux que tu m'as donnés, je veux que là où je suis, eux aussi soient avec moi, et qu'ils contemplent ma gloire, celle que tu m'as donnée parce que tu m'as aimé avant même la création du monde.
Père juste, le monde ne t'a pas connu, mais moi je t'ai connu, et ils ont reconnu, eux aussi, que tu m'as envoyé.
Je leur ai fait connaître ton nom, et je le ferai connaître encore, pour qu'ils aient en eux l'amour dont tu m'as aimé, et que moi aussi, je sois en eux. »
Dans son Commentaire de l'Evangile, Lanza del Vasto note avec une sorte d'étonnement que c'est dans ce seul passage, dans tous les textes de l'Evangile, que le Fils s'adresse au Père en disant "Je veux". Cependant, il ne s'agit pas d'un vouloir d'homme, tel que nous en avons l'habitude, nous qui sommes en même temps les tyrans et les esclaves de notre propre "moi-même". Ici, se manifeste, dans la déclaration du Christ, rien moins que la sainte Trinité. Et aussitôt dit, aussitôt fait. Car désormais, depuis le jour où le verbe exprima ce vouloir de l'unité, tous ceux qui, venant dans le monde, croient au Fils de l'homme, sont entrés - en dépit même de toutes leurs imperfections et de leurs infirmités, dans la vie trinitaire.
J'imagine que ce que je viens d'écrire peut surprendre. Et cependant, Jésus crucifié, Jésus tel qu'Isaïe le décrit dans sa vision: "tel un agneau que l'on conduit à l'abattoir" est le même que le Jésus glorifié : de bout en bout, Il n'est jamais "sorti" de la Trinité. Béni sois-Tu, mon Seigneur et mon Dieu ! Je suis parvenu à ce jour de l'ascension en état de grâce comme Tu l'as voulu. Aujourd'hui, Tu m'a donné un sommeil profond comme je n'en avais plus connu depuis des années. Aujourd'hui, je Te glorifie dans mon âme et de tout mon coeur.
O Jésus, que ma joie demeure et touche le coeur de tous ceux et toutes celles qui désireront Te rencontrer. Amen !
Père, ceux que tu m'as donnés, je veux que là où je suis, eux aussi soient avec moi, et qu'ils contemplent ma gloire, celle que tu m'as donnée parce que tu m'as aimé avant même la création du monde.
Père juste, le monde ne t'a pas connu, mais moi je t'ai connu, et ils ont reconnu, eux aussi, que tu m'as envoyé.
Je leur ai fait connaître ton nom, et je le ferai connaître encore, pour qu'ils aient en eux l'amour dont tu m'as aimé, et que moi aussi, je sois en eux. »
Dans son Commentaire de l'Evangile, Lanza del Vasto note avec une sorte d'étonnement que c'est dans ce seul passage, dans tous les textes de l'Evangile, que le Fils s'adresse au Père en disant "Je veux". Cependant, il ne s'agit pas d'un vouloir d'homme, tel que nous en avons l'habitude, nous qui sommes en même temps les tyrans et les esclaves de notre propre "moi-même". Ici, se manifeste, dans la déclaration du Christ, rien moins que la sainte Trinité. Et aussitôt dit, aussitôt fait. Car désormais, depuis le jour où le verbe exprima ce vouloir de l'unité, tous ceux qui, venant dans le monde, croient au Fils de l'homme, sont entrés - en dépit même de toutes leurs imperfections et de leurs infirmités, dans la vie trinitaire.
J'imagine que ce que je viens d'écrire peut surprendre. Et cependant, Jésus crucifié, Jésus tel qu'Isaïe le décrit dans sa vision: "tel un agneau que l'on conduit à l'abattoir" est le même que le Jésus glorifié : de bout en bout, Il n'est jamais "sorti" de la Trinité. Béni sois-Tu, mon Seigneur et mon Dieu ! Je suis parvenu à ce jour de l'ascension en état de grâce comme Tu l'as voulu. Aujourd'hui, Tu m'a donné un sommeil profond comme je n'en avais plus connu depuis des années. Aujourd'hui, je Te glorifie dans mon âme et de tout mon coeur.
O Jésus, que ma joie demeure et touche le coeur de tous ceux et toutes celles qui désireront Te rencontrer. Amen !
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Re: De la chair et de l'Esprit
J'ai parlé d'intuitions préchrétiennes en puisant sans m'en douter dans le vocabulaire du Père Perrin qui fut le dépositaire des écrits manuscrits de Simone Weil avant sa conversion.
« Intuitions pré-chrétiennes ». Ce titre inscrit l’approche de la pensée grecque par S. Weil dans une perspective théléologique conforme à une apologétique héritée des Pères de l’Église, mais étrangère à la pensée de S. Weil. Pour elle, bien loin que la révélation chrétienne vienne accomplir ce qui n’était présent qu’en germe chez les Grecs, la vérité en était déjà pleinement connue de ces derniers, comme de bien d’autres civilisations disparues.
Effectivement, çà donne à réfléchir...
« Intuitions pré-chrétiennes ». Ce titre inscrit l’approche de la pensée grecque par S. Weil dans une perspective théléologique conforme à une apologétique héritée des Pères de l’Église, mais étrangère à la pensée de S. Weil. Pour elle, bien loin que la révélation chrétienne vienne accomplir ce qui n’était présent qu’en germe chez les Grecs, la vérité en était déjà pleinement connue de ces derniers, comme de bien d’autres civilisations disparues.
Effectivement, çà donne à réfléchir...
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
Re: De la chair et de l'Esprit
Et c'est précisément cela la justice divine : tout donner !etienne lorant a écrit :Le Pape Jean-Paul II, comme André Frossard lui posait une question sur le sacrifice de Jésus (pourquoi tant de souffrances ?), avait répondu dans le même sens:
"Il est faux de dire que le sacrifice de Jésus sur le Calvaire a été exigé pour la justice, qui se fût satisfaite d'une seule des larmes du Christ sur Jérusalem. La Vérité est que le sacrifice, compris comme le don intégral de soi est la manière d'être ordinaire de la divine Trinité.
Or, la plupart d'entre nous, quand nous lisons St-Paul nous parler de la justice, nous lisons avec notre conception de la justice.
Il va sans dire qu'au jour du jugement, nous serons tous surpris !
Les uns en pleureront de joie.
D'autres en grinceront des dents. Malheureusement.
Merci pour cette belle citation,
Griffon.
Jésus, j'ai confiance en Toi,
Jésus, je m'abandonne à Toi.
Jésus, je m'abandonne à Toi.
Mon bonheur est de vivre,
O Jésus, pour Te suivre.
O Jésus, pour Te suivre.
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