A propos du Linceul de Turin

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Fée Violine
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Re: Le suaire de Turin

Message non lu par Fée Violine »

Ignotus a écrit :Mais la bonne question est celle posée par Cinci: La mort ne faisant intervenir que des phénomènes de l'ordre de la chimie, pourquoi Dieu aurait-il eu "besoin" de faire intervenir des phénomènes nucléaires pour ressusciter son Fils ?
...Ou alors pour "marquer" l'évènement à notre intention, à nous qui n'avons pas bénéficié d'un signe auquel ont eu droit les premiers chrétiens ?
Certes, Dieu n'en a pas besoin. Mais il est possible que nous, aujourd'hui, nous ayons besoin d'une aide...

Cinci : en effet, mon affirmation était peut-être trop catégorique. Mais j'ai lu tant de choses sur le sujet, et si convaincantes, que je n'ai guère de doutes...
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Raistlin
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Re: Le suaire de Turin

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Ignotus a écrit :Cher Raistlin, Je vous confirme:mes modestes connaissances en physique nucléaire
Ah, très bien alors. :)

Ignotus a écrit :j'ai été un élève de Joliot-Curie, s'il vous plait... A ce propos, une anecdote: Lors de son premier cours, il a longuement disserté sur les scientifiques qui se laissent abuser par des croyances en des phénomènes imaginaires et, parlant des miracles, s'est permis de dire d'un air narquois: D'ailleurs à Lourdes, il y en a de moins en moins
Ce qui prouve que Joliot-Curie aurait mieux fait de demeurer à sa place de physicien. Les scientifiques qui se croient tout-puissants et se permettent de donner des avis sur des sujets où ils n'ont aucune compétence finissent généralement par dire n’importe quoi.

Ignotus a écrit :SI un flux de neutrons, il y a 2000 ans, a été suffisant pour marquer un objet, il en reste aujourd'hui localement des traces.

Hé bien, il faudrait déjà regarder le Linceul, plutôt qu'aller voir le Saint Sépulcre, alors.

En outre, SI on suppose que le flux de neutrons a permis l'enrichissement en C14, et que le taux de C14 du Linceul reste à des niveaux "normaux" (taux du Moyen-âge), pour quelle raison devrait-on admettre que le flux de neutrons a été suffisant pour être détectable ? Si je ne m’abuse (mais vous confirmerez ou infirmerez), ce qui est mesuré par un compteur geiger, c’est l’énergie émise par la désintégration d’atomes radioactifs. Or je ne suis pas certain que la désintégration des atomes de C14 soit mesurable au compteur geiger, au taux dont nous parlons, d’où mon interrogation.

Mais, en tout cas, le point que vous soulevez me semble intéressant.

Ignotus a écrit :...Ou alors pour "marquer" l'évènement à notre intention, à nous qui n'avons pas bénéficié d'un signe auquel ont eu droit les premiers chrétiens ?
Je pense qu’en effet, il s’agissait tout simplement de laisser un témoignage et un signe aux Hommes.
Un témoignage car, comme l’atteste l’iconographie, le Linceul permit de faire revenir les images du Christ à des choses plus réalistes (jusqu’au IVème siècle, par exemple, le Christ était représenté en « Bon pasteur », c'est-à-dire comme un jeune Hellène, blond et imberbe).
Un signe car le Linceul est vénéré depuis des siècles et que, même de nos jours, il reste un point d’interrogation pour la Science (du moins pour le moment). Le Linceul peut être un puissant outil pour conforter la foi des fidèles.

Bien à vous,
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Fée Violine
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Re: Le suaire de Turin

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En ce moment même, une émission sur le sujet à RCF.
Avec JM Maldamé :bomb: , l'archéologue Estelle Villeneuve qui dit que le tissu ne peut pas dater du 1er siècle car on n'en trouve pas de ce modèle à cette époque, et un scientifique dont je n'ai pas retenu le nom mais qui, lui, a étudié la question et donc pense que c'est authentique.
Dernière modification par Fée Violine le jeu. 29 avr. 2010, 17:42, modifié 1 fois.
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Raistlin
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Re: Le suaire de Turin

Message non lu par Raistlin »

Fée Violine a écrit :Avec JM Maldamé :bomb: , l'archéologue Estelle Villeneuve qui dit que le tissu ne peut pas dater du 1er siècle car on n'en trouve pas de ce modèle à cette époque
Hein ? :sonne:
Le tissage :

Les caractéristiques du tissage sont particulières : lin de haute qualité et très bien conservé, sergé de lin à chevrons " 3 lie 1" (3:1), torsion en Z, technique de blanchiment probablement ancienne, tissage extrêmement serré.
Le tissu porte aussi de nombreuses traces de réparations, coutures et autres rapiéçages plus ou moins visibles, témoins de son histoire mouvementée au cours des siècles.

Certains auteurs se sont demandés s'il était possible de tisser une telle pièce selon des techniques et avec des métiers à tisser du 1er siècle.
En réalité, des tissus de lin possédant des caractéristiques proches et parfois bien antérieures au 1er siècle sont connus. En particulier les linceuls associés aux momies de pharaons ou princes de l'Egypte ancienne : Séti 1er (1300 ans avant J.C, 1:3), la Reine Makeri (1100 ans avant J.C, 1:3 et 1:10) etc.

Les experts en textiles anciens qui ont étudié le suaire sont nombreux et la grande majorité considère que non seulement il n'existe aucune impossibilité historique à la fabrication du tissu au 1er siècle, mais bien plus encore, que les caractéristiques textiles de celui-ci orientent beaucoup plus vers une origine ancienne et moyen-orientale que médiévale et européenne.


Parmi ceux-ci, les plus connus et renommés sont : Gilbert Raes (directeur du laboratoire de technologie des textiles de l'université de Gand en Belgique) qui fut le premier, en 1973, à pouvoir étudier de près le tissu et analyser des échantillons, John Tyrer (directeur des recherches textiles à la Manchester Chamber of Commerce Testing House, Grande-Bretagne), Franco Testore (expert italien) et Gabriel Vial (Centre International d'Etudes des Textiles Anciens de Lyon) - ces deux derniers auteurs ont été les experts en textile lors de la datation au carbone 14 de 1988 - enfin Madame Flury-Lemberg, probablement un des meilleurs experts au monde dans l'étude et la restauration des tissus anciens, sur laquelle nous reviendrons.
Source : http://www.suaire-science.com/lin.htm
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Re: Le suaire de Turin

Message non lu par Ignotus »

Si je ne m’abuse (mais vous confirmerez ou infirmerez), ce qui est mesuré par un compteur geiger, c’est l’énergie émise par la désintégration d’atomes radioactifs.
Un compteur de Geiger détecte une par une les particules émises par les atomes radioactifs.(sans mesurer leur énergie)
Le nombre de ces particules décroit avec le temps suivant une loi très bien connue complètement indépendante des conditions chimiques.
On peut donc à tout moment en déduire quand les atomes radioactifs ont pris naissance (entre des milliards d'années et quelques dizaines de secondes, suivant les cas).
Des atomes radioactifs sont générés à partir d'atomes non radioactifs ordinaires sous l'effet d'un flux de neutrons.
Donc, SI le suaire a été irradié par un flux de neutrons, le tombeau aussi et des atomes radioactifs (dont du C14, mais peu importe) ont pris naissance et sont restés dans le sol.
Donc, dans ce cas, des mesures du "bruit" radioactif au voisinage du tombeau devraient mettre en évidence un maximum là où le Christ est ressuscité !
En d'autres termes: SI un évènement de nature nucléaire s'est produit il y a 2000 ans, qui est à l'origine de l'excès de C14 dans le suaire, cet évènement ne peut pas ne pas avoir laissé de traces détectables aujourd'hui au voisinage du tombeau.
Dommage que les évangiles ne nous rapportent pas le témoignage des soldats romains de garde. Evangiles qui pourtant prennent la peine de préciser où était plié le suaire dans le tombeau...
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Re: Le suaire de Turin

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Raistlin a écrit :
Fée Violine a écrit :Avec JM Maldamé :bomb: , l'archéologue Estelle Villeneuve qui dit que le tissu ne peut pas dater du 1er siècle car on n'en trouve pas de ce modèle à cette époque
Hein ? :sonne:
Le tissage :

Les caractéristiques du tissage sont particulières : lin de haute qualité et très bien conservé, sergé de lin à chevrons " 3 lie 1" (3:1), torsion en Z, technique de blanchiment probablement ancienne, tissage extrêmement serré.
Le tissu porte aussi de nombreuses traces de réparations, coutures et autres rapiéçages plus ou moins visibles, témoins de son histoire mouvementée au cours des siècles.

Certains auteurs se sont demandés s'il était possible de tisser une telle pièce selon des techniques et avec des métiers à tisser du 1er siècle.
En réalité, des tissus de lin possédant des caractéristiques proches et parfois bien antérieures au 1er siècle sont connus. En particulier les linceuls associés aux momies de pharaons ou princes de l'Egypte ancienne : Séti 1er (1300 ans avant J.C, 1:3), la Reine Makeri (1100 ans avant J.C, 1:3 et 1:10) etc.

Les experts en textiles anciens qui ont étudié le suaire sont nombreux et la grande majorité considère que non seulement il n'existe aucune impossibilité historique à la fabrication du tissu au 1er siècle, mais bien plus encore, que les caractéristiques textiles de celui-ci orientent beaucoup plus vers une origine ancienne et moyen-orientale que médiévale et européenne.


Parmi ceux-ci, les plus connus et renommés sont : Gilbert Raes (directeur du laboratoire de technologie des textiles de l'université de Gand en Belgique) qui fut le premier, en 1973, à pouvoir étudier de près le tissu et analyser des échantillons, John Tyrer (directeur des recherches textiles à la Manchester Chamber of Commerce Testing House, Grande-Bretagne), Franco Testore (expert italien) et Gabriel Vial (Centre International d'Etudes des Textiles Anciens de Lyon) - ces deux derniers auteurs ont été les experts en textile lors de la datation au carbone 14 de 1988 - enfin Madame Flury-Lemberg, probablement un des meilleurs experts au monde dans l'étude et la restauration des tissus anciens, sur laquelle nous reviendrons.
Source : http://www.suaire-science.com/lin.htm
Oui, moi aussi j'avais toujours entendu dire que le tissu pouvait être de l'époque, mais cette archéologue semblait formelle. Au cours de l'émission, une personne a téléphoné pour dire que les métiers à 4 pédales ont existé à partir du 4ème siècle, et que, comme le linceul a évidemment contenu un crucifié et que la crucifixion a été abolie par Constantin en 331, l'objet peut dater du 4ème siècle. Mais ceci de toute façon ne concorde pas avec un certain nombre d'autres éléments, par exemple les pièces de monnaie déposées sur les yeux et datées des environs de l'an 30.
Ces savants devraient se mettre d'accord !
En tout cas, le tissu n'est pas du Moyen Âge, car à cette époque on blanchissait les tissus après tissage, tandis que dans l'antiquité, on blanchissait chaque écheveau séparément avant de tisser, d'où des disparités de couleur (par exemple dans les échantillons analysés au C 14, on a trouvé un fil jaune, ancien, et venant d'Egypte).

Sinon, est-ce que quelqu'un a entendu l'émission, parce que j'ai dû partir avant la fin ? J'espère qu'ils vont la rediffuser.
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Re: Le suaire de Turin

Message non lu par Mistral »

Quelqu’un a-t-il des informations sur d’éventuelles données récentes concernant la tunique d’Argenteuil, autre objet que d’aucuns attribueraient au Christ ?

Dans un excellent ouvrage de 2006, « Le linceul de Turin et la tunique d'Argenteuil », Gérard Lucotte et André Marion y faisaient référence, avec des indices également troublants, mais sans pouvoir véritablement conclure.
"Au lieu de craindre ceux qui tuent le corps sans pouvoir tuer l'âme, craignez Celui qui peut précipiter dans la Géhenne corps et âme." (Matthieu 10 - 28)

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"Ceux qui sont conduits par le Saint-Esprit ont des idées justes. Voilà pourquoi il y a tant d'ignorants qui en savent plus long que les savants." (Saint Curé d'Ars)
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Re: Le suaire de Turin

Message non lu par Raistlin »

Fée Violine a écrit : Oui, moi aussi j'avais toujours entendu dire que le tissu pouvait être de l'époque, mais cette archéologue semblait formelle. Au cours de l'émission, une personne a téléphoné pour dire que les métiers à 4 pédales ont existé à partir du 4ème siècle, et que, comme le linceul a évidemment contenu un crucifié et que la crucifixion a été abolie par Constantin en 331, l'objet peut dater du 4ème siècle. Mais ceci de toute façon ne concorde pas avec un certain nombre d'autres éléments, par exemple les pièces de monnaie déposées sur les yeux et datées des environs de l'an 30.
Ces savants devraient se mettre d'accord !
De grands experts en tissus anciens mondialement reconnus - comme madame Flury-Lemberg - sont catégoriques sur le fait que le Linceul puisse tout à fait dater du 1er siècle. Après, vous aurez toujours des savants pour dire non, mais ce n'est pas étonnant. Avant ce "reportage", je n'ai pas lu d'objections sérieuses sur cet élément.

En outre, je rebondis sur un détail, je n'ai jamais lu que le Linceul devait avoir été fait sur un métier à 4 pédales. On sait comment a été tissé le Linceul (sergé de lin à chevrons " 3 lie 1", torsion en Z) - et on a retrouvé des linges bien antérieurs au 1er siècle avec des types de tissage similaires - mais pas forcément avec quoi. Il me semblait que les experts avaient surtout tranché en disant que le Linceul aurait pu tout à fait avoir été fabriqué avec les techniques du 1er siècle. Il me semble même que des tissus similaires ont été retrouvés dans la célèbre forteresse de Massada. (Il faudra que je retrouve la source de cette information.)

Cordialement,
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Re: Le suaire de Turin

Message non lu par Fée Violine »

Mistral a écrit :Quelqu’un a-t-il des informations sur d’éventuelles données récentes concernant la tunique d’Argenteuil, autre objet que d’aucuns attribueraient au Christ ?

Dans un excellent ouvrage de 2006, « Le linceul de Turin et la tunique d'Argenteuil », Gérard Lucotte et André Marion y faisaient référence, avec des indices également troublants, mais sans pouvoir véritablement conclure.
Il semble que certains détails de la tunique correspondent au linceul, mais je n'ai encore pas étudié la question de près.
Un dominicain m'a parlé aussi du suaire d'Oviedo, qui serait le fameux "soudarion". Ça commence à faire beaucoup ! Mais pourquoi pas !
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Raistlin
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Re: Le suaire de Turin

Message non lu par Raistlin »

Fée Violine a écrit :Un dominicain m'a parlé aussi du suaire d'Oviedo, qui serait le fameux "soudarion". Ça commence à faire beaucoup ! Mais pourquoi pas !
J'ai un livre sur le suaire, écrit par un médecin. En fait, le suaire (à la différence du Linceul) est un linge mis sur le visage du mort pour éponger les liquides corporels. (C'ets donc abusivement que nous appelons le Linceul du Turin, suaire.)

Selon les études faites sur le suaire d'Oviedo, les taches de sang correspondent à celles du Linceul. Le suaire et le Linceul, d'après l'auteur du livre en question, s'authentifient l'un l'autre.

Il semble aussi que l'histoire du suaire est mieux connue que celle du Linceul.

Cordialement,
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Re: Le suaire de Turin

Message non lu par Jean Pierre Jean »

Bonsoir,
Après avoir lu vos discussions sur le Saint Suaire ainsi que celles sur la danse du Soleil de Fatima, je me suis demandé pourquoi on se trouvait encore avec l'envie de se dire: "Aussi pertinentes soient les implications de la réalité du Saint Suaire et de la danse du Soleil, il ne faut oublier qu'après tout nous ne sommes encore qu'au niveau de la croyance, non de la certitude". C'est au fond ne pas vouloir que la réalité de ces miracles se substituent à notre foi. Parce que, de ce que j'ai pu lire, et c'est d'autant plus frappant en ce qui concerne la danse du Soleil, je ne vois pas, en essayant de mettre de côté ma foi et en réfléchissant de manière la plus objective possible, ce qui pourrait entraver la réalité de ces miracles: Aucune objection réelle à ces miracles n'a été donnée. Dans tous les autres domaines, on accorde ce titre de "certitude", peut-être abusivement, à tout ce qui passe un certain seuil de probabilité; lorsque je vais me faire vacciner par mon médecin, il me dira que le risque zéro n'existe pas, que j'ai une chance sur 10000 d'attraper je ne sais quelle maladie, néanmoins, tout le monde est d'accord pour dire que ce vaccin est un remède parfaitement efficace: Son action protectrice est une certitude. Mais quand on parle de miracle, il suffit qu'il y ait un détail sur 10000 qui soit douteux pour que l'on interdise ce qualificatif de certitude, quitte même pour certains à s'engouffrer dans ce 1 pour 10000 pour croire que le miracle n'en est pas un.
Au fond la seule chose qui me fait vraiment douter, c'est de voir la négation catégorique d'autres personnes devant ce qui me semble être à moi une évidence: J'avoue avoir beaucoup de mal à concevoir qu'on puisse rejeter la réalité de la danse du Soleil de Fatima, alors que pour moi, objectivement, absolument tout me porte à croire que cette danse du Soleil a bien eu lieu, de même pour le Saint Suaire. Et même, plus que le miracle, c'est son refus qui me dépasse! Refuser ce genre de miracle, est-ce faire preuve de "mauvaise foi"? J'aurais envie de répondre oui, en disant que c'est ma foi qui me permet de comprendre la réalité de ces miracles: ma foi éclaire mon jugement, alors que la pénombre de la mauvaise foi obscurcit les pensées. Ainsi, même si je peux, à mon avis légitimement, dire que ces miracles sont des certitudes, au même titre que l'efficacité du vaccin, ce n'est qu'à la lumière de ma foi que je peux percevoir cette certitude. Qu'en pensez-vous? J'avoue avoir du mal à établir un autre rapport entre les miracles et ma foi.

Bien à vous!

PS: J'espère que c'est compréhensible, je n'ai pas les idées très claires ce soir :dormir:
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Griffon
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Re: Le suaire de Turin

Message non lu par Griffon »

Pour ma part, je n'étais pas à Fatima... :p
Mais, trêve de discussion!... j'ai été voir le Saint-Suaire. Deux fois.

La première, 2 heures de file dans la pluie avec des vieux appuyés sur leur canne et des enfants, somme toute très sages (pendant 2 heures !). Le lendemain de grand matin, beaucoup moins de monde. Tout aussi recueilli.

J'ai été frappé par la sérénité paisible de la foule des pèlerins. Le soir au restaurant, j'interroge une fille de 8 ans (?) : "Tu as déjà été voir le Saint-Suaire ? Tu as fait une longue file ?" Réponse d'un grand sourire : "Oui !"
Je vais plus loin : "Tu as aimé ?" Avec le même sourire rayonnant : "Oui !".
Pouvez-vous me dire en quoi 2 heures de file pour passer devant un bout de tissu où on voit à peine quelques traces, pouvez-vous me dire comment cela a-t-il le pouvoir de remplir de joie une toute jeune enfant ? La seule explication : c'est un contentement d'âme.

Ce qui frappe aussi, c'est le paradoxe : ce tissu nous raconte une histoire épouvantable de violence,... mais il le fait paisiblement, délicatement, avec tant de pudeur.
Nous le recevons comme un message divin qui a traversé les âges pour nous dire son amour : "Voilà, ce que vous avez fait de moi." A mon âge, j'ai déjà été plusieurs fois confronté à la mort. J'ai vu des morts. J'ai vu le masque de la mort. J'ai vu des membres rigides. Ici, les mains sont délicatement croisés. On voit les marques des coups. Mais le corps est droit, paisible, plus fort que les coups.

Et ce qui frappe finalement, c'est que le linge est vide.
Vide comme le tombeau. Il y a l'image de Jésus,... mais Jésus n'est pas là.
Dans une chapelle jouxtant la cathédrale, le saint sacrement est là. Et cela défile...
Il y a aussi les confessions, même en français.

Le Saint-Suaire ne convaincra pas.
Jésus Lui-même n'a pas convaincu.
Seule la foi peut nous permettre d'entendre ce merveilleux message qu'Il nous a laissé pour nous dire encore et toujours qu'Il est avec nous, toujours. Et qu'Il nous aime.

Griffon.
Jésus, j'ai confiance en Toi,
Jésus, je m'abandonne à Toi.
Mon bonheur est de vivre,
O Jésus, pour Te suivre.
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Re: Le suaire de Turin

Message non lu par LIGO »

Jean Pierre Jean a écrit :Au fond la seule chose qui me fait vraiment douter, c'est de voir la négation catégorique d'autres personnes devant ce qui me semble être à moi une évidence: J'avoue avoir beaucoup de mal à concevoir qu'on puisse rejeter la réalité de la danse du Soleil de Fatima, alors que pour moi, objectivement, absolument tout me porte à croire que cette danse du Soleil a bien eu lieu
... cher Jean Pierre Jean, il est quand même compréhensible que certains doutent de cette "réalité" de la danse du soleil à Fatima ... car il n'y a qu'un seul soleil pour nous tous ... et que ce soleil n'a pas dansé pour les Parisiens, les Londonniens et les Berlinois, ce jour là ...

Si le soleil danse au Portugal ... cela ne se voit pas qu'au Portugal ... non ?

Le miracle consiste donc, non pas dans la danse du soleil, mais dans le fait que la foule de Fatima (et environ très proches) le voit danser .
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Raistlin
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Re: Le suaire de Turin

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Jean Pierre Jean a écrit :"Aussi pertinentes soient les implications de la réalité du Saint Suaire et de la danse du Soleil, il ne faut oublier qu'après tout nous ne sommes encore qu'au niveau de la croyance, non de la certitude".
Scepticisme irrationnel. Enfin, pas tout à fait, car vous faites bien de dire qu'il n'y a pas de certitude en la matière et que la croyance s'impose, qu'elle soit religieuse ou athée.

Cependant, et pour en avoir discuté avec des athées sur ce forum, j'ai l'impression que les interprétations catholiques de la danse du Soleil et du Linceul sont plus rationnelles que celles des athées négateurs des miracles. Oui, nos raisons de croire aux miracles sont meilleures que les raisons de ne pas croire. Voilà un indice pour les gens de bonne volonté.

Jean Pierre Jean a écrit :Aucune objection réelle à ces miracles n'a été donnée.

Effectivement. C’est du moins le cas sur ce forum.

Jean Pierre Jean a écrit :Dans tous les autres domaines, on accorde ce titre de "certitude", peut-être abusivement, à tout ce qui passe un certain seuil de probabilité; lorsque je vais me faire vacciner par mon médecin, il me dira que le risque zéro n'existe pas, que j'ai une chance sur 10000 d'attraper je ne sais quelle maladie, néanmoins, tout le monde est d'accord pour dire que ce vaccin est un remède parfaitement efficace: Son action protectrice est une certitude. Mais quand on parle de miracle, il suffit qu'il y ait un détail sur 10000 qui soit douteux pour que l'on interdise ce qualificatif de certitude, quitte même pour certains à s'engouffrer dans ce 1 pour 10000 pour croire que le miracle n'en est pas un.
C’est ce qu’on appelle un scepticisme inachevé. Voyez-vous, il est bon de douter de ce qu’on nous annonce, sans quoi nous serions crédules. Cependant, le vrai sceptique est celui qui doute de tout, même de ses raisons de douter. Nombre d’athées ne sont que des demi-sceptiques, n’étant sceptiques que sur ce qui les arrange. C’est du moins mon constat après les discussions que j’ai pu avoir avec eux sur ce forum et dans mon entourage.

Bien sûr, cette attitude n’est pas que celle des athées mentionnés, elle est potentiellement celle de tout Homme qui perd de vue la recherche objective de la vérité au profit de ce qui le rassure.

Jean Pierre Jean a écrit :Au fond la seule chose qui me fait vraiment douter, c'est de voir la négation catégorique d'autres personnes devant ce qui me semble être à moi une évidence: J'avoue avoir beaucoup de mal à concevoir qu'on puisse rejeter la réalité de la danse du Soleil de Fatima, alors que pour moi, objectivement, absolument tout me porte à croire que cette danse du Soleil a bien eu lieu, de même pour le Saint Suaire.
Je partage votre opinion, ce miracle est difficilement contestable. Quant à la négation d’autres personnes, dites-vous que l’esprit humain est rarement aussi objectif et rationnel qu’on le voudrait. Il est plus sécurisant de demeurer dans son système de croyances, ce qui vaut aussi pour les athées (et pas seulement pour les croyants comme certains athées voudraient nous le faire croire).

Dites-vous aussi que nous ne parlons pas de certitude scientifique. Or la vérité scientifique est la seule acceptée par nos contemporains ce qui biaise le débat et la réflexion. Ajoutons que même les scientifiques ne sont pas d’accord entre eux sur nombre de sujet (un seul exemple : le réchauffement climatique lié à l’action de l’Homme) et vous commencerez à percevoir pourquoi les avis divergent.

Mais je crois que toute personne de bonne volonté qui y regarde d’un peu plus près peut discerner la vérité.

Jean Pierre Jean a écrit :Ainsi, même si je peux, à mon avis légitimement, dire que ces miracles sont des certitudes, au même titre que l'efficacité du vaccin, ce n'est qu'à la lumière de ma foi que je peux percevoir cette certitude.
Parce que votre foi est la seule clé d’explication vraiment satisfaisante. Ce qui est normal puisque ces miracles s’inscrivent dans la logique de cette foi.

Et c’est bien ce que nous avons essayé de montrer aux sceptiques venus en discuter : l’explication catholique du Linceul et de la danse du Soleil est plus satisfaisante, d’un strict point de vue rationnel, que d’autres pour rendre compte des faits, et seulement des faits. Le hic, c'est qu'un certain nombre d'athées confondent leur foi athée avec la Raison objective.

Bien à vous,
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Re: Le suaire de Turin

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Bonsoir,
LIGO a écrit : Si le soleil danse au Portugal ... cela ne se voit pas qu'au Portugal ... non ?
Oui, d'un point de vue purement scientifique effectivement. Mais le fait est que je ne fais pas de la science ma religion, et la foi me permet justement d'apporter la réponse à cette question: le miracle de Dieu. Rien n'est impossible à Dieu, donc ce point-ci également. Ce qui m'amène à reposer cette question en la retournant: comment les sceptiques arrivent-ils à justifier que le Soleil danse au Portugal et non ailleurs, alors que, de fait, il n'arrivent pas à trouver d'arguments tendant à défendre ' l'illusion collective' (phosphènes: non, hallucination collective: non, hystérie collective: non)? Sans la foi, la réponse à cette question (le miracle) est incompréhensible. Il est pourtant plus que probable que ce soit la seule réponse.
Raistlin a écrit : Scepticisme irrationnel. Enfin, pas tout à fait, car vous faites bien de dire qu'il n'y a pas de certitude en la matière et que la croyance s'impose, qu'elle soit religieuse ou athée.
Que doit-on entendre par croyance athée?

Bien à vous,
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