Le culte dominical est-il abominable ?
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- Fée Violine
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Re: Le culte dominical est-il abominable ?
Excusez-moi, en effet vous l'aviez dit, mais j'avais lu votre post un peu vite...
Et donc, il n'y a pas d'autre mention du dimanche dans le Nouveau Testament ?
Et donc, il n'y a pas d'autre mention du dimanche dans le Nouveau Testament ?
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cracboum
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Re: Le culte dominical est-il abominable ?
La Messe le Dimanche est parfaitement justifiée, aprés on passe à la pâtisserie acheter un bon gâteau qui a été fait le matin et tout le monde est content.
L'unité de la souffrance et de la béatitude est le secret de Dieu, comme le don de sagesse surpasse celui d'intelligence. P. Varillon
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Re: Le culte dominical est-il abominable ?
Quand je rentre le week-end chez mes parents, c'est ma mère qui fait les gâteaux. C'est cent fois meilleur qu'à la pâtisserie.cracboum a écrit :La Messe le Dimanche est parfaitement justifiée, aprés on passe à la pâtisserie acheter un bon gâteau qui a été fait le matin et tout le monde est content.
« Être contemplatifs au milieu du monde, en quoi cela consiste-t-il, pour nous ? La réponse tient en quelques mots : c’est voir Dieu en toute chose, avec la lumière de la foi, sous l’élan de l’amour, et avec la ferme espérance de le contempler face à face au Ciel. »
Bienheureux Álvaro del Portillo (1914-1994)
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Re: Le culte dominical est-il abominable ?
... aucune mention comme quoi le dimanche serait un jour à sanctifier d'une façon ou d'une autre.Fée Violine a écrit : ... Et donc, il n'y a pas d'autre mention du dimanche dans le Nouveau Testament ?
C'est ici la persévérance des saints, qui gardent les commandements de Dieu et la foi en Jésus (Apocalypse 14:12)
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Re: Le culte dominical est-il abominable ?
Ben alors comme ça vous encouragez le pâtissier à ne pas aller à la messe le dimanche!cracboum a écrit :La Messe le Dimanche est parfaitement justifiée, aprés on passe à la pâtisserie acheter un bon gâteau qui a été fait le matin et tout le monde est content.
Trêve de plaisanterie, pour marquer la sainteté du Sabbat, j'ai toujours entre autres choses "marqué le coup" en famille par un bon petit repas amélioré. Mes enfants, aujourd'hui adolescents, sont très attachés à la "tradition" des "gâteaux de Sabbat" (achetés le vendredi après-midi, bien sûr!).
Sinon j'ai pu constater chez des amis catholiques romains très pieux une manière d'observer le dimanche très semblable à notre observance du Sabbat : service divin, instruction religieuse des enfants, lectures pieuses, accès à la télévision et à l'ordinateur plus sélectif encore que d'ordinaire, jeux en famille, promenades contemplatives, visites à d'autres familles chrétiennes, activités caritatives ... Pas de travail (sauf cas de force majeure, comme un service de garde pour un médecin...), pas de courses, pas de restaurant, tâches ménagères réduites au strict nécessaire ...
C'est ici la persévérance des saints, qui gardent les commandements de Dieu et la foi en Jésus (Apocalypse 14:12)
Re: Le culte dominical est-il abominable ?
Frédo MB38 a écrit :Sinon j'ai pu constater chez des amis catholiques romains très pieux une manière d'observer le dimanche très semblable à notre observance du Sabbat : service divin, instruction religieuse des enfants, lectures pieuses, accès à la télévision et à l'ordinateur plus sélectif encore que d'ordinaire, jeux en famille, promenades contemplatives, visites à d'autres familles chrétiennes, activités caritatives ... Pas de travail (sauf cas de force majeure, comme un service de garde pour un médecin...), pas de courses, pas de restaurant, tâches ménagères réduites au strict nécessaire ...
Parfaitement dans la lignée de ce que recommande l'Église : un dimanche en famille pour et avec Dieu.
« Dieu fournit le vent. A l'homme de hisser la voile. » (Saint Augustin)
Re: Le culte dominical est-il abominable ?
@ Frédo
Ben, en fait de "catholiques très pieux", ce que vous décrivez ça serait pas tout simplement le principe... du dimanche en famille ?
Ben, en fait de "catholiques très pieux", ce que vous décrivez ça serait pas tout simplement le principe... du dimanche en famille ?
“Il serait présomptueux de penser que ce que l'on sait soi-même n'est pas accessible à la majorité des autres hommes.”
[Konrad Lorenz]
“Celui qui connaît vraiment les animaux est par là même capable de comprendre pleinement le caractère unique de l'homme.”
[Konrad Lorenz]
Extrait de L'Agression
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Re: Le culte dominical est-il abominable ?
Quant à la question d'origine :
(non, non, ne me remerciez pas, c'est tout naturel)
Au fait, je ne vois pas bien en quoi le culte dominical serait un manœuvre "dans l'intérêt" de l'Église catholique : en quoi le fait de célébrer la messe le samedi ou le dimanche change quoi que ce soit aux intérêts de l'Église ??
Ben, elle n'a qu'à appeler le dimanche "samedi" et redécaler les jours de la semaine dans sa tête en conséquence, et pouf, ça marche.J'ai eu une discussion avec une femme (peut être membre d'une secte), sur le net, qui s'entête a dire que le culte dominical n'est qu'une pure invasion de l'Église catholique romaine qui contredit les écritures pour son intérêt, Dieu a plutôt bénie le samedi pour lui rendre un culte... et que dans le temps ce jour Sunday était plutôt un jour choisi par les païens pour adorer le soleil.
(non, non, ne me remerciez pas, c'est tout naturel)
Au fait, je ne vois pas bien en quoi le culte dominical serait un manœuvre "dans l'intérêt" de l'Église catholique : en quoi le fait de célébrer la messe le samedi ou le dimanche change quoi que ce soit aux intérêts de l'Église ??
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gerardh
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Re: Le culte dominical est-il abominable ?
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Bonjour,
Le rôle du Dimanche n'est pas exposé aussi clairement dans la Parole que l'étaient les dispositions concernant le sabbat, et cela est logique compte tenu du caractère "moins" normatif de la grâce par rapport à la Loi.
Néanmoins il y a plusieurs mentions du dimanche dans le NT : voir par exemple 1 Cor 16, 2.
Dans le passage d'Actes 20, 7, ou le Dimanche est directement lié à la fraction du pain, il n'est que de se demander pourquoi le passage précise qu'il s'agit du Dimanche. On est bien obligé de considérer que si ce n'était pas important, l'auteur ne le préciserait pas : il y a donc une fonction particulière du dimanche pour le chrétien, qui est signifiée dans cette portion.
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Bonjour,
Le rôle du Dimanche n'est pas exposé aussi clairement dans la Parole que l'étaient les dispositions concernant le sabbat, et cela est logique compte tenu du caractère "moins" normatif de la grâce par rapport à la Loi.
Néanmoins il y a plusieurs mentions du dimanche dans le NT : voir par exemple 1 Cor 16, 2.
Dans le passage d'Actes 20, 7, ou le Dimanche est directement lié à la fraction du pain, il n'est que de se demander pourquoi le passage précise qu'il s'agit du Dimanche. On est bien obligé de considérer que si ce n'était pas important, l'auteur ne le préciserait pas : il y a donc une fonction particulière du dimanche pour le chrétien, qui est signifiée dans cette portion.
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- Frédo MB38
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Re: Le culte dominical est-il abominable ?
Ci-dessus un exemple typique du raisonnement "protestant du dimanche": on cherche à tout prix à justifier l'abrogation du Sabbat du septième jour (avec ou sans sanctification du dimanche, selon l'option), mais par la Bible, Sola Scriptura oblige. C'est ce qu'on appelle un raisonnement en lit de Procuste!gerardh a écrit :Le rôle du Dimanche n'est pas exposé aussi clairement dans la Parole que l'étaient les dispositions concernant le sabbat, et cela est logique compte tenu du caractère "moins" normatif de la grâce par rapport à la Loi.
Néanmoins il y a plusieurs mentions du dimanche dans le NT : voir par exemple 1 Cor 16, 2.
Dans le passage d'Actes 20, 7, ou le Dimanche est directement lié à la fraction du pain, il n'est que de se demander pourquoi le passage précise qu'il s'agit du Dimanche. On est bien obligé de considérer que si ce n'était pas important, l'auteur ne le préciserait pas : il y a donc une fonction particulière du dimanche pour le chrétien, qui est signifiée dans cette portion.
Je ferais juste remarquer que selon ce raisonnement Paul célébrait la Cène, mémorial du Sacrifice de Jésus, tous les dimanches, jour où nous serions en fait supposés commémorer la Résurrection...
A partir du verset 1, Luc est très soucieux de la chronologie des événements. Au verset 6, il mentionne la semaine des pains sans levain, et en 27:9 il mentionne Kippour. Cela signifie-t-il qu'il faut célébrer ces fêtes?
En 1 Corinthiens 16:2 il est question de faire sa comptabilité familiale chez soi, pas d'aller au culte, ni de se reposer, ni de célébrer la Cène, ni de commémorer la Résurrection.
Ceci dit, Gérard H, je n'importerai pas ici les débats interminables que nous avons eu ailleurs sur ce sujet.
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Re: Le culte dominical est-il abominable ?
Paul aux Colossiens, 2, 16-17 a écrit :
Que personne donc ne vous condamne sur le manger et le boire, ou au sujet d'une fête, d'une nouvelle lune ou d'un sabbat: ce n'est là que l'ombre des choses à venir, mais la réalité se trouve dans le Christ.
Lévitique 23, 1-3 a écrit :
Pendant six jours on travaillera, mais le septième jour sera jour de repos complet, jour de sainte assemblée, où vous ne ferez aucun travail. Où que vous habitiez, c’est un sabbat pour Yahvé.
"À tout moment, nous subissons l’épreuve, mais nous ne sommes pas écrasés;
nous sommes désorientés, mais non pas désemparés;
nous sommes pourchassés, mais non pas abandonnés;
terrassés, mais non pas anéantis…".
2 Co 4, 8-10
nous sommes désorientés, mais non pas désemparés;
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cracboum
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Re: Le culte dominical est-il abominable ?
Le pâtissier ira en enfer, ce qui lui convient trés bien pour cuire ses gâteaux.Frédo MB38 a écrit :Ben alors comme ça vous encouragez le pâtissier à ne pas aller à la messe le dimanche!cracboum a écrit :La Messe le Dimanche est parfaitement justifiée, aprés on passe à la pâtisserie acheter un bon gâteau qui a été fait le matin et tout le monde est content.Vous me direz, il peut y aller le samedi soir, mais enfin il travaille le dimanche... A moins que vous ayez une préférence pour les makrouds et les cornes de gazelles ...
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Re: Le culte dominical est-il abominable ?
Au fait, j'aurais bien répondu "non, aujourd'hui c'est à Freux", mais bon, hm, on n'a peut-être pas tous les mêmes références... 
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Re: Le culte dominical est-il abominable ?
Bonjour Frédo,
Ce sujet du Shabbat m'a beaucoup passionné et beaucoup interrogé. Il y a l'aspect vu sous l'angle de le foi qui pose question : observance ou non du Shabbat. Et il y a aussi l'aspect historique qui me questionne beaucoup et me fascine. Comme j'aimerais revenir au temps de Saint Paul pour comprendre comment de pieux juifs, trouvant leur foi accomplie en Jésus Christ ont cessé de célébrer ce qui était probablement le centre de toute leur vie quotidienne. C'était probablement un changement de mode de vie qui dépasse notre imagination, et qui devait demander une foi si radicale... comme si une révélation divine vous inclinait subitement à passer à la semaine des 35h... non je plaisante.
Justement, c'est donc de cette foi qu'il faut parler, et puisque vous observez le Shabbat, je m'interroge sur le sens que vous lui donnez. Car comme vous ne l'ignorez pas, ce n'est pas l'observation de la loi qui sauve mais la foi. Et la foi est intelligence de la vérité révélée en Jésus Christ.
Plusieurs points donc :
1/ Le jour du Seigneur (Dimanche), jour historique de la résurrection du Seigneur, que célèbrent les catholiques, n'est pas un nouveau Shabbat. Il ne porte pas sur la même réalité spirituelle. L'Eglise n'a pas changé le calendrier, elle n'a pas "déplacé" le Shabbat. C'est une autre fête. Techniquement, il serait possible de célébrer le Shabbat ET le Jour du Seigneur, même si cela n'aurait aucun sens. A plusieurs endroits de vos interventions, vous semblez faire un amalgame entre les deux fêtes comme si l'une se substituait fondamentalement à l'autre, alors que la substitution "en pratique" est une coïncidence... qui n'est pourtant pas accidentelle, et j'y viens.
2/ Le commandement d'observer le Shabbat a un sens central dans la révélation, et nos frères juifs ne s'y sont pas trompé en en faisant une chose si sacrée. Jésus n'abolit rien de la Loi, mais l'accomplit. Et le Shabbat est bien au coeur de cet accomplissement. Jésus se présente comme maitre du Shabbat, et nombre de ses enseignements (voir le collier de perles sur le Shabbat) portent sur le sens véritable de ce Shabbat. Il nous apprend notamment qu'il est une pratique qu'on pourrait appeler sacramentelle par anticipation. Il porte sur les prémices de la résurrection et de l'accomplissement total de l'Homme. Le commandement est celui de ne pas instrumentaliser son corps, ni la Création, au-delà du 6ème jour, dans un non-jour (qui n'a ni soir ni matin), pour entrer dans la Vie même de Dieu. Pour connaitre celui qui est Vie (avec une majuscule), il nous faut sortir rituellement des vicissitudes de la vie (avec une minuscule). Car le Seigneur est le Dieu des vivants, mais il aussi la Vie elle-même. Casser le rythme cyclique des six jours, pour entrer dans ce qui est un non-jour, c'est s'extraire du temps de la Création, et entrer dans la communion à Dieu, lui-même hors de ce cycle puisqu'il le transcende. C'est entrer dans la Vie de Dieu. En observant le Shabbat, nous participons d'une certaine manière à sa transcendance - ou disons que la transcendance devient communion.
Les enseignements de Jésus sur le Shabbat nous apprennent des choses essentielles : le jour du Shabbat est un jour où l'on enseigne la Révélation, et un jour où Jésus guérit. Il nous apprend que les guérisons qu'il opère sont aussi des enseignements, tels des signes. Le jour du Shabbat, Jésus accomplit l'enseignement sur le vrai Homme : il le guérit de la blessure originelle et fait entrer l'Homme dans la Vie. Ce Shabbat est pleinement accompli dans le Christ, dans sa résurrection qui vient conclure une re-création. La passion du Christ reprend au sixième jour de la Création - d'ailleurs nous lisons précisément le premier chapitre de la Genèse au soir du jeudi saint. Puis la re-création se poursuit et dépasse le Shabbat pour nous révéler enfin ce qui en est l'issue : l'accomplissement total de l'Homme, et sa gloire en Dieu. A l'aube du dimanche, ce n'est pas tant le premier jour de la création que nous fêtons que le commencement de la fin des temps. Tout est accompli, comme le dit Jésus, au soir du 6ème jour sur la croix, juste avant le Shabbat. Puis le non-jour du Shabbat se passe comme une parenthèse dans le temps et l'espace, ne trahissant rien du commandement divin, pour enfin s'achever sur des temps nouveaux avec la naissance de l'Homme nouveau, l'homme accompli en Dieu fait Homme et ressuscité.
De sorte que de tout mon blabla, vous pouvez en conclure une chose : pour tout homme qui connait le Christ, le commandement d'observer le Shabbat s'accomplit une fois pour toute dans le baptême en Jésus Christ. Nul commandement n'est trahit : en étant baptisé dans la mort et la résurrection du Seigneur, votre vie s'achève et entre dans les temps nouveaux. Vous entrez dans la vie même de Dieu. Le temps de la semaine n'a alors plus le même sens. Seulement notre vie de baptisés déjà délivrée du péché originel, mais pas encore de nos péchés propres, est toujours enfermée dans le cycle du temps, et n'en sera délivrée que dans notre propre résurrection. Nous avons donc nous aussi à pratiquer une vie sacramentelle, comme préparation de notre corps et de notre âme à ce qui sera l'accomplissement de notre Vie, notre salut effectif. Cette vie sacramentelle doit s'accorder avec la vie nouvelle dans laquelle nous sommes entrés par le baptême, vie nouvelle qui est déjà et pleinement célébration du Shabbat par ce même baptême. Aux temps d'avant la résurrection, la vie sacramentelle (au sens propre, à distinguer de la vie rituelle) existait en prémisse dans la sainte observation du Shabbat. Par le baptême, c'est toute notre vie qui devient sacramentelle, toute notre vie qui devient un Shabbat. Les rituels, signes efficients de notre communion à Dieu, prennent alors une forme nouvelle. C'est le renouvellement chaque semaine du sacrifice sanglant et de la résurrection du Seigneur, qui renouvelle notre baptême et nous maintiens cycliquement dans ce Shabbat permanent que nous vivons depuis notre baptême.
Dès lors on comprend que célébrer à la fois le Shabbat et la résurrection relève d'une certaine forme de schizophrénie. Quant à les confondre, même si cela pourrait presque avoir une certaine cohérence, c'est oublier que si ils sont analogues (le Shabbat étant un prémisse du baptême, et l'eucharistie un renouvellement du baptême), ils ne sont pas substituables parce que leur fonction s'appliquent à des états différents de l'accomplissement de l'homme. Il est plus cohérent, et j'ose dire plus conforme à la sanctification de nos vies, d'être un juif pieux pratiquant le Shabbat, que d'être un baptisé en Jésus Christ pratiquant le Shabbat. Cette deuxième situation me semble révéler soit une ignorance du sens du baptême et du Shabbat, soit une forme de négation du baptême - une forme d'apostasie. C'est comme si vous entriez dans le baptême, accomplissant totalement ce à quoi vous préparait le Shabbat, et que vous reveniez "en arrière", en reniant l'efficience de votre baptême.
Voilà, je pourrais vous en parler des heures durant : avec le Shabbat on est tellement au coeur de la révélation accomplie en Jésus, c'est tellement magnifique, et tellement insondable à la fois... mais je préfère m'arrêter là, j'ai déjà été assez long comme ça, et je ne voudrais pas plomber la discussion.
Bonne journée.
Ce sujet du Shabbat m'a beaucoup passionné et beaucoup interrogé. Il y a l'aspect vu sous l'angle de le foi qui pose question : observance ou non du Shabbat. Et il y a aussi l'aspect historique qui me questionne beaucoup et me fascine. Comme j'aimerais revenir au temps de Saint Paul pour comprendre comment de pieux juifs, trouvant leur foi accomplie en Jésus Christ ont cessé de célébrer ce qui était probablement le centre de toute leur vie quotidienne. C'était probablement un changement de mode de vie qui dépasse notre imagination, et qui devait demander une foi si radicale... comme si une révélation divine vous inclinait subitement à passer à la semaine des 35h... non je plaisante.
Justement, c'est donc de cette foi qu'il faut parler, et puisque vous observez le Shabbat, je m'interroge sur le sens que vous lui donnez. Car comme vous ne l'ignorez pas, ce n'est pas l'observation de la loi qui sauve mais la foi. Et la foi est intelligence de la vérité révélée en Jésus Christ.
Plusieurs points donc :
1/ Le jour du Seigneur (Dimanche), jour historique de la résurrection du Seigneur, que célèbrent les catholiques, n'est pas un nouveau Shabbat. Il ne porte pas sur la même réalité spirituelle. L'Eglise n'a pas changé le calendrier, elle n'a pas "déplacé" le Shabbat. C'est une autre fête. Techniquement, il serait possible de célébrer le Shabbat ET le Jour du Seigneur, même si cela n'aurait aucun sens. A plusieurs endroits de vos interventions, vous semblez faire un amalgame entre les deux fêtes comme si l'une se substituait fondamentalement à l'autre, alors que la substitution "en pratique" est une coïncidence... qui n'est pourtant pas accidentelle, et j'y viens.
2/ Le commandement d'observer le Shabbat a un sens central dans la révélation, et nos frères juifs ne s'y sont pas trompé en en faisant une chose si sacrée. Jésus n'abolit rien de la Loi, mais l'accomplit. Et le Shabbat est bien au coeur de cet accomplissement. Jésus se présente comme maitre du Shabbat, et nombre de ses enseignements (voir le collier de perles sur le Shabbat) portent sur le sens véritable de ce Shabbat. Il nous apprend notamment qu'il est une pratique qu'on pourrait appeler sacramentelle par anticipation. Il porte sur les prémices de la résurrection et de l'accomplissement total de l'Homme. Le commandement est celui de ne pas instrumentaliser son corps, ni la Création, au-delà du 6ème jour, dans un non-jour (qui n'a ni soir ni matin), pour entrer dans la Vie même de Dieu. Pour connaitre celui qui est Vie (avec une majuscule), il nous faut sortir rituellement des vicissitudes de la vie (avec une minuscule). Car le Seigneur est le Dieu des vivants, mais il aussi la Vie elle-même. Casser le rythme cyclique des six jours, pour entrer dans ce qui est un non-jour, c'est s'extraire du temps de la Création, et entrer dans la communion à Dieu, lui-même hors de ce cycle puisqu'il le transcende. C'est entrer dans la Vie de Dieu. En observant le Shabbat, nous participons d'une certaine manière à sa transcendance - ou disons que la transcendance devient communion.
Les enseignements de Jésus sur le Shabbat nous apprennent des choses essentielles : le jour du Shabbat est un jour où l'on enseigne la Révélation, et un jour où Jésus guérit. Il nous apprend que les guérisons qu'il opère sont aussi des enseignements, tels des signes. Le jour du Shabbat, Jésus accomplit l'enseignement sur le vrai Homme : il le guérit de la blessure originelle et fait entrer l'Homme dans la Vie. Ce Shabbat est pleinement accompli dans le Christ, dans sa résurrection qui vient conclure une re-création. La passion du Christ reprend au sixième jour de la Création - d'ailleurs nous lisons précisément le premier chapitre de la Genèse au soir du jeudi saint. Puis la re-création se poursuit et dépasse le Shabbat pour nous révéler enfin ce qui en est l'issue : l'accomplissement total de l'Homme, et sa gloire en Dieu. A l'aube du dimanche, ce n'est pas tant le premier jour de la création que nous fêtons que le commencement de la fin des temps. Tout est accompli, comme le dit Jésus, au soir du 6ème jour sur la croix, juste avant le Shabbat. Puis le non-jour du Shabbat se passe comme une parenthèse dans le temps et l'espace, ne trahissant rien du commandement divin, pour enfin s'achever sur des temps nouveaux avec la naissance de l'Homme nouveau, l'homme accompli en Dieu fait Homme et ressuscité.
De sorte que de tout mon blabla, vous pouvez en conclure une chose : pour tout homme qui connait le Christ, le commandement d'observer le Shabbat s'accomplit une fois pour toute dans le baptême en Jésus Christ. Nul commandement n'est trahit : en étant baptisé dans la mort et la résurrection du Seigneur, votre vie s'achève et entre dans les temps nouveaux. Vous entrez dans la vie même de Dieu. Le temps de la semaine n'a alors plus le même sens. Seulement notre vie de baptisés déjà délivrée du péché originel, mais pas encore de nos péchés propres, est toujours enfermée dans le cycle du temps, et n'en sera délivrée que dans notre propre résurrection. Nous avons donc nous aussi à pratiquer une vie sacramentelle, comme préparation de notre corps et de notre âme à ce qui sera l'accomplissement de notre Vie, notre salut effectif. Cette vie sacramentelle doit s'accorder avec la vie nouvelle dans laquelle nous sommes entrés par le baptême, vie nouvelle qui est déjà et pleinement célébration du Shabbat par ce même baptême. Aux temps d'avant la résurrection, la vie sacramentelle (au sens propre, à distinguer de la vie rituelle) existait en prémisse dans la sainte observation du Shabbat. Par le baptême, c'est toute notre vie qui devient sacramentelle, toute notre vie qui devient un Shabbat. Les rituels, signes efficients de notre communion à Dieu, prennent alors une forme nouvelle. C'est le renouvellement chaque semaine du sacrifice sanglant et de la résurrection du Seigneur, qui renouvelle notre baptême et nous maintiens cycliquement dans ce Shabbat permanent que nous vivons depuis notre baptême.
Dès lors on comprend que célébrer à la fois le Shabbat et la résurrection relève d'une certaine forme de schizophrénie. Quant à les confondre, même si cela pourrait presque avoir une certaine cohérence, c'est oublier que si ils sont analogues (le Shabbat étant un prémisse du baptême, et l'eucharistie un renouvellement du baptême), ils ne sont pas substituables parce que leur fonction s'appliquent à des états différents de l'accomplissement de l'homme. Il est plus cohérent, et j'ose dire plus conforme à la sanctification de nos vies, d'être un juif pieux pratiquant le Shabbat, que d'être un baptisé en Jésus Christ pratiquant le Shabbat. Cette deuxième situation me semble révéler soit une ignorance du sens du baptême et du Shabbat, soit une forme de négation du baptême - une forme d'apostasie. C'est comme si vous entriez dans le baptême, accomplissant totalement ce à quoi vous préparait le Shabbat, et que vous reveniez "en arrière", en reniant l'efficience de votre baptême.
Voilà, je pourrais vous en parler des heures durant : avec le Shabbat on est tellement au coeur de la révélation accomplie en Jésus, c'est tellement magnifique, et tellement insondable à la fois... mais je préfère m'arrêter là, j'ai déjà été assez long comme ça, et je ne voudrais pas plomber la discussion.
Bonne journée.
Site : http://www.pneumatis.net/
Auteur : Notre Père, cet inconnu, éd. Grégoriennes, 2013
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Re: Le culte dominical est-il abominable ?
Théophane,
Même que vous me donnez plutôt le goût. Ce ne sera pas long - m'excuse - je vais devoir quitter un moment le temps de démarrer le mien (avec des fraises; c'est comme le début de la saison.) Puis partir le fourneau, etc. Déjà que j'étais en train de me fabriquer une compote, alors Une petit shortcake demain avec un petit verre de Sancerre blanc. Le clos de la terre des anges. Smac !
Deo gratias
Mais moi je vous crois sur parole.Quand je rentre le week-end chez mes parents, c'est ma mère qui fait les gâteaux. C'est cent fois meilleur qu'à la pâtisserie.
Même que vous me donnez plutôt le goût. Ce ne sera pas long - m'excuse - je vais devoir quitter un moment le temps de démarrer le mien (avec des fraises; c'est comme le début de la saison.) Puis partir le fourneau, etc. Déjà que j'étais en train de me fabriquer une compote, alors Une petit shortcake demain avec un petit verre de Sancerre blanc. Le clos de la terre des anges. Smac !
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