Père Hubert Vallet a écrit :Votre question contient sans doute l'expression de votre pensée profonde lorsque vous dites "pseudo-rupture". En tout cas, c'est très clairement la mienne: Vatican II exprime, à l'époque qui est la sienne, la foi de l'Eglise, telle que les évêques, unis au premier d'entre eux -le pape- ont mission d'enseigner. Pas de place pour une rupture; il n'y a qu'une Eglise!
Ceci vaut aussi pour la déclaration Dignitatis Humanae, dont le premier numéro ne laisse planer aucun doute sur la foi professée par les Pères du concile, et dont la suite du développement présente la nécessité que la liberté de croire soit partout défendue, sans quoi la foi n'est plus possible.
La doctrine de l'infaillibilité est une autre question; cette doctrine a elle aussi été rappelée par le concile Vatican II (dans la constitution sur l'Eglise), et elle n'a pas empêché le souverain pontife... de convoquer un concile pour dire au monde d'aujourd'hui la foi de l'Eglise.
Merci mon père pour votre réponse qui me laisse cependant un peu sur ma faim. Pour vous dire mon sentiment personnel, je n'ai aucun problème avec la doctrine de
Dignitatis humanae, que je trouve pleinement conforme à l'enseignement du Nouveau Testament et à la doctrine sociale traditionnelle.
Cela étant dit, je n'ai jamais caché non plus ma perplexité sur la continuité entre cette doctrine et le Magistère antérieur, et j'ai laissé cette question ouverte en attente des réponse d'un ecclésiologiste confirmé. Je profite donc de votre présence pour vous soumettre ces interrogations.
Je me pose plusieurs questions, qui me permettraient de résoudre cette difficulté : 1) le Magistère du XIXème siècle sur le sujet de la liberté religieuse est-il infaillible ? 2) son contenu est-il différent (voir même contradictoire) avec la doctrine conciliaire ? 3) Y a-t-il dans l'histoire de l'Église et à votre connaissance des précédents ou des cas analogues ?
Merci d'avance pour vos éclaircissements !
Bien à vous
Christophe