Dragon du Roy a écrit :Ce concile avait principalement pour but d'adapter le catholicisme aux "valeurs républicaines" de liberté d'égalité et de fraternité. Le Christ n'est pas démocrate quant Il dit être Roi, Il est notre Seigneur.
L'Eglise qui condamne l'erreur et les autres religions, devenait trop embarrassante pour les états qui règne aujourd'hui sur l'occident, c'est simple à comprendre. Dans le catéchisme traditionnel, ces erreurs sont démontrés, il est expliqué pourquoi nous ne devons pas les suivre.
Voilà une interprétation pour le moins douteuse, ne serait-ce que parce qu'on ne voit pas très bien en quoi un concile oecuménique aurait pour objectif de s'adapter aux valeurs d'un pays en particulier (la France en l'occurrence).
Le but du Concile fut de faire entrer l'Eglise dans le IIIème millénaire. Je comprends que certains abus vous révoltent mais comme je l'ai déjà dit, vous n'avez ni la compétence ni l'autorité pour invalider un Concile. J'espère que vous aurez l'humilité de le reconnaître.
Ainsi, à choisir entre votre point de vue et un Concile s'étant déroulé dans les règles, je préfère m'en remettre à Dieu et faire confiance au Concile, ce qui ne signifie nullement accepter toutes les dérives de ceux qui ont interprété le Concile comme cela les arrangeait.
Dans le catéchisme "réformé", on vous explique qu'il existe d'autres religions et que tout cela est acceptable finalement (Oecuménisme débridé)...
Pourtant, le Concile affirme à maintes reprises que seul le Christ est sauveur et que seule l'Église est pleinement dépositaire de la Vérité. Bien sûr, le Concile reconnaît que des parcelles de vérité peuvent exister dans d'autres religions, comme prémices de la pleine Révélation, et qu'en cela, elles peuvent mener au Christ. Mais je ne vois rien là-dedans qui soit contraire à l'affirmation de la Vérité, bien au contraire.
Dragon du Roy a écrit :Bref on n'enseigne plus la vérité, car si tout ce vaut plus rien ne vaut. Le Chrétien doit savoir cependant que les erreurs ne peuvent être supprimer. Mais ce n'est pas pour autant que nous devons les laisser triompher... Il nous faut les combattre pour redresser le trône de Dieu sur terre, nous devons agir pour restaurer la cité catholique. C'est comme ça, nous devons être missionaire ferme dans notre Foi.
Juste une remarque : défendez-vous réellement la foi catholique - quitte à aller contre ceux qui ont reçu de Dieu la charge de guider le troupeaux - ou l'idée que vous vous en faites ?
Sauf erreur de ma part, je ne vois nullement dans les prescriptions du Christ d'invitation à la désobéissance.
Dragon du Roy a écrit :La vérité doit être dite et enseignée à la jeunesse chrétienne. Regardez Jean paul II qui a embrassé le coran, vous n'imaginez pas le désastre sur les âmes ?
Bah, il a bien embrassé le bitume de nombreux aéroports où il s'est posé. Et alors ? Jean-Paul II souhaitait manifester son respect des autres religions. Je ne suis pas non plus très fan de ce genre de choses, surtout lorsqu'on connaît la mentalité de certains musulmans qui récupèrent cette démonstration de respect pour attaquer la foi catholique, mais il n'est pas très honnête d'exagérer le fait comme si Jean-Paul II avait apostasié la vraie foi.
Est-ce que l'annonce de la Vérité - qui est un devoir du chrétien - doit passer par le mépris de ce qui n'est pas catholique ? Je ne crois pas.
Dragon du Roy a écrit :Les gens se sont dit : hé bien si tout ce vaut maintenant (islam, judaïsme, protestantisme, athéisme) à quoi bon continuer à être fidèle à l'Eglise ?
Sauf que le Concile n'a jamais enseigné ce relativisme. Vos griefs envers lui sont donc sans fondement.
Ce relativisme est le fruit des idéologies mortifères de nos sociétés occidentales. Il est dommage que certains prêtres et évêques y aient succombé mais vous ne pouvez accuser le Concile. Bref, ne mélangez pas tout.
Bref, pour ma part, je ne connais qu'une seule ligne directrice : l'Église. J'aime la Tradition mais certainement pas coupée de la vie de l'Église. Placer sa propre conception de la Tradition (car c'est de cela qu'il s'agit) revient, à mon sens, à tomber dans une forme d'idolâtrie et dans l'orgueil : on sait mieux que les autres ce que l'Esprit-Saint doit dire au cours d'un Concile, on sait mieux que le Saint-Père comment guider la barque, etc. En gros, on réduit la vie de l'Église à la conception qu'on s'en fait. Chacun y va de sa petite opinion - à grand renfort de saints, de déclarations de Papes ou de Conciles au besoin - et on se retrouve à déchirer davantage le Corps du Christ.
Bien sûr, je ne suis pas dupe des difficultés que rencontre l'Église, difficultés qui provoquent à la fois ma perplexité et mon inquiétude. Moi aussi je fus tenté de rejeter la faute sur le Concile mais, à bien y réfléchir, ça ne m'a semblé ni très juste ni très sage.
Cordialement,