La réponse tient dans les citations mêmes que vous avez faites + une déduction logique simple :
Jésus leur répond : « C'est parce que vous avez trop peu de foi. Amen, je vous le dis : si vous avez de la foi gros comme une graine de moutarde, vous direz à cette montagne : 'Transporte-toi d'ici jusque là-bas', et elle se transportera ; rien ne vous sera impossible. » [Mt - 17 : 20]
Le Seigneur répondit : « La foi, si vous en aviez gros comme une graine de moutarde, vous diriez au grand arbre que voici : 'Déracine-toi et va te planter dans la mer', et il vous obéirait. [Lc - 17 : 06]
N'ayant pas moi-même une foi égale à un grain de moutarde, puisqu'elle n'est suffisante ni pour jeter une montagne dans la mer, ni pour déraciner un arbre, j'en déduis que ma foi est plus petite qu'un grain de moutarde.
C'est le Christ, mais ce sont aussi tous ceux et toutes celles qui l'ont suivi, bien sûr. Je ne le dis pas uniquement pour vous, mais pour tous ceux et toutes celles qui liront ce fil. L'Evangile de ce jour a été en lu en l'honneur de sainte Bénédicte-de-la-Croix, juive convertie, devenue Carmélite et morte à Auschwitz.
Mais vous aussi, Gerardh, vous comme moi, vous avez été une graine semée en terre. Et vous aussi vous êtes le sel de la terre, comme tous les chrétiens. Nous avons tous à mourir pour donner du fruit.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
vous comme moi, vous avez été une graine semée en terre. Et vous aussi vous êtes le sel de la terre, comme tous les chrétiens.
....et comme tous les êtres humains, car ils portent tous en eux l'empreinte de Dieu et la promesse d'être aimé et de pouvoir aimer au-delà de tout, même s'ils n'en sont pas tous conscients.
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 18,21-35.19,1.
Pierre s'approcha de Jésus pour lui demander : « Seigneur, quand mon frère commettra des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner ? Jusqu'à sept fois ? »
Pardonner sept fois, c'est beaucoup. Mais nous savons que le chiffre sept, dans la Bible, désigne une multitude, une indéfinité, un somment non atteint ! Et Jésus répond à Pierre: « Je ne te dis pas jusqu'à sept fois, mais jusqu'à soixante-dix fois sept fois." !
Nous savons que le nombre sept indique un aboutissement, un parachèvement. Ainsi en est-il depuis la création du monde. Car il est dit dès la Génèse: 'Dieu acheva au septième jour l'œuvre qu'il avait faite, il arrêta au septième jour toute l'œuvre qu'il faisait.Et Dieu bénit le septième jouron et le consacra car il avait alors arrêté toute l'œuvre que lui-même avait créée par son action.' Et, donc, le Seigneur dit tout simplement à Pierre: "Tu pardonneras ton frère, non pas en calculant le nombre de fois que tu dois le pardonner, mais tu lui pardonneras au-delà encore, dans un esprit de plénitude et de perfection.
Pour moi, dans l'état d'esprit où je suis souvent, par lequel mon petit diable personnel m'entraîne très souvent - pour m'inciter à récriminer contre mon prochain, pour l'accuser, le repousser, le condamner - cet absolu du pardon m'est proposé afin d'échapper à la "mécanique" de la justice humaine qui est en réalité vengeance plutôt que justice - un ordre de choses qui ne rassasie jamais ni les uns ni les autres.
Et finalement, le pardon donné septante sept fois sept fois, c'est l'apprentissage de la miséricorde telle que Dieu l'a mise en oeuvre. C'est la miséricorde qui fait chuter le Mauvais, "l'accusateur de nos frères" : car la miséricorde lui est inconcevable. L'être humain, par contre, est sensible à cette subtilité à cause de la grâce de Dieu qui, dans les pires conditions, lui laisse encore l'espérance.
J'ai relevé ci-après quelques "sept" qui apparaissent dans la Bible... et il a fallu que je me limite !
- Il descendit jusqu'au Jourdain et s'y plongea sept fois, pour obéir à l'ordre d'Élisée ; alors sa chair redevint semblable à celle d'un petit enfant : il était purifié ! (2R - 5 : 10)
- la gloire du Seigneur demeura sur la montagne du Sinaï, que la nuée recouvrit pendant six jours. Le septième jour, le Seigneur appela Moïse du milieu de la nuée. (Ex - 24 : 16)
- Le Seigneur lui répondit : « Si quelqu'un tue Caïn, Caïn sera vengé sept fois. » Et le Seigneur mit un signe sur Caïn pour le préserver d'être tué par le premier venu. (Gn - 4 : 15)
- La Sagesse a bâti sa maison,elle a sculpté sept colonnes (Ne - 8 : 02)
-Car le Seigneur est celui qui paye de retour ;il te payera de retour sept fois plus que tu n'auras donné. ( Rt - 4 : 15)
- Tous mangèrent à leur faim ; et, des morceaux qui restaient, on ramassa sept corbeilles pleines. (Mt - 15 : 37)
- Et quand j'en ai rompu sept pour quatre mille, combien avez-vous rempli de corbeilles en ramassant les morceaux ? » Ils lui répondirent : « Sept. » (Mc - 8 : 20)
- Grâce à la foi, les murailles de Jéricho tombèrent après qu'on en eut fait le tour pendant sept jours. (He - 11 : 30)
- Le septième ange sonna de la trompette,et il y eut dans le ciel des voix fortes qui disaient :« Voici le règne sur le monde de notre Seigneur et de son Christ,et il régnera pour les siècles des siècles. » (Ap - 11 : 15)
Etc. Je me demande vraiment pourquoi et comment les hommes ont choisi le chiffre treize comme celui où il faut tenter sa chance, selon certains, mais pour d'autres, se réfugier chez eux en n'en pas bouger !
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
etienne lorant a écrit :Etc. Je me demande vraiment pourquoi et comment les hommes ont choisi le chiffre treize comme celui où il faut tenter sa chance, selon certains, mais pour d'autres, se réfugier chez eux en n'en pas bouger !
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 19,3-12.
Des pharisiens s'approchèrent de lui pour le mettre à l'épreuve ; ils lui demandèrent : « Est-il permis de renvoyer sa femme pour n'importe quel motif ? »
Il répondit : « N'avez-vous pas lu l'Écriture ? Au commencement, le Créateur les fit homme et femme,
et il leur dit : 'Voilà pourquoi l'homme quittera son père et sa mère, il s'attachera à sa femme, et tous deux ne feront plus qu'un. '
A cause de cela, ils ne sont plus deux, mais un seul. Donc, ce que Dieu a uni, que l'homme ne le sépare pas ! »
Les pharisiens lui répliquent : « Pourquoi donc Moïse a-t-il prescrit la remise d'un acte de divorce avant la séparation ? »
Jésus leur répond : « C'est en raison de votre endurcissement que Moïse vous a concédé de renvoyer vos femmes. Mais au commencement, il n'en était pas ainsi.
Or je vous le dis : si quelqu'un renvoie sa femme - sauf en cas d'union illégitime - pour en épouser une autre, il est adultère. »
Ses disciples lui disent : « Si telle est la situation de l'homme par rapport à sa femme, il n'y a pas intérêt à se marier. »
Il leur répondit : « Ce n'est pas tout le monde qui peut comprendre cette parole, mais ceux à qui Dieu l'a révélée.
Il y a des gens qui ne se marient pas car, de naissance, ils en sont incapables ; il y en a qui ne peuvent pas se marier car ils ont été mutilés par les hommes ; il y en a qui ont choisi de ne pas se marier à cause du Royaume des cieux. Celui qui peut comprendre, qu'il comprenne ! »
Le mariage a paru de touttemps la vocation la plus courante. Et pourtant, c'est sur ce thème que les Pharisiens vont tenter de prendre à défaut l'enseignement de Jésus; et pourtant, à leur manière toute spontanée, presque non réfléchie, les disciples frémissent : ne pas pouvoir divorcer si la mésentente est profonde, cela leur semble une situation vraiment peu enviable !
Plus tard, saint Paul semblera valoriser le célibat, tout en rappelant ce que le Christ dit dans l'Evangile d'aujourd'hui :
07 Je voudrais bien que tout le monde soit comme moi-même, mais chacun a reçu de Dieu un don qui lui est personnel : l'un celui-ci, l'autre celui-là.
08 A ceux qui sont seuls et aux veuves, je déclare qu'il est bon pour eux de rester comme je suis.
09 Mais s'ils ne peuvent pas se maîtriser, qu'ils se marient, car mieux vaut se marier que brûler de désir.
10 A ceux qui sont mariés, je donne cet ordre - il ne vient pas de moi, mais du Seigneur - : que la femme ne se sépare pas de son mari ;
11 si elle est séparée, qu'elle reste seule, ou qu'elle se réconcilie avec son mari ; et que le mari ne renvoie pas sa femme.
Après avoir cherché à me marier jusqu'aux abords de la trentaine, j'ai découvert que du point de vue de l'exigence chrétienne, un état de vie vaut l'autre. Le célibat semble un très grand sacrifice, difficile à accepter, mais que dire du mariage ? J'ai vu tout ce que mes parents ont supporté. Ils s'aimaient vraiment, mais que n'ont-ils pas accepté comme sacrificis pour l'éducation de leurs trois enfants ! C'est seulement lorsque nous eûmes chacun un métier dans les mains qu'ils commencèrent d'améliorer la maison - je me souviens très bien qu'ils entreprirent des premiers travaux d'isolation près de vingt ans après l'avoir acquise ! Et que dire de la peine de ma mère, son l'angoisse et de ses larmes, lorsque l'aînée lui refusa de voir ses petits enfants pendant plus de six ans ? Mon père évoqua le Droit, mais se rendit vite compte que la voie judiciaire rendrait irrémédiable la situation qu'ils enduraient. Ils attendirent donc et prièrent beaucoup...
Quant à moi, il fut très clair, même avant ma conversion, que les nouvelles "libertés de relations" - partout admises, consisteraient une fameuse "pierre d'achoppement" à mon épanouissement. Plus de dix fois, durant les années 70 et 80, je subis ce refrain : "Tu es un homme bon, sérieux, capable de donner beaucoup, mais moi, je voudrais encore pouvoir m'amuser quelques années..." Il n'est guère étonnant qu'au moment de ma conversion, la "cause du Royaume des Cieux" l'a emporté sur toute autre considération ! Il en est encore ainsi en 2010, et sans doute plus qu'avant. Evidemment, il ne m'est pas facile de songer que je devrai vivre le grand âge dans la solitude... mais suis-je objectif ? En tout cas, je reste exactement dans l'optique du Royaume: Dieu pourvoira, Dieu me fera miséricorde à Sa façon.
Si l'on veut bien considérer encore l'exemple laissé par Marie et Joseph, on comprend mieux que le mariage, comme n'importe quel état de vie, fait l'objet d'un appel de Dieu au don total de soi. C'est toujours "Dieu premier servi", car si Dieu n'est pas premier, il est tôt ou tard relégué à l'arrière, et les plus beaux projets s'effondrent.
La vie de sainte Rita n'en est-elle pas un autre exmple ? Voici le récit d'une jeune âme qui voulut être religieuse, et qui le devint, mais après combien d'épisodes contrariants ! Je termine par là :
"...C'est ainsi que peu à peu naquit en elle, le désir de se consacrer entièrement à Dieu.
Mais ses parents voyaient surtout la sécurité pour l'avenir de leur fille et ils avaient un autre projet pour elle. Ils souhaitaient la marier à un beau parti. Justement dans la région, Antonio Ferdinando était bien connu. C'était un solide gaillard qui avait la réputation d'être un valeureux guerrier. Il avait été en relation avec d'anciens chefs de bande pendant les années de trouble. Le point noir était son caractère irascible et son penchant pour l'alcool. Etait-ce vraiment le mari idéal pour Rita ?
Ses parents voyaient surtout la sécurité pour l'avenir de leur fille et ils décidérent de la marier.
Rita fut bouleversée. Elle qui ne songeait qu'à se consacrer à Dieu !
Elle supplia ses parents de lui épargner cette épreuve, mais en vain. En ce temps là, on ne demandait pas l'avis de la jeune fille ; les mariages étaient l'affaire des parents qui organisaient les alliances selon leurs intérêts.
Rita avait 16 ans, elle dut se soumettre. Cependant cette contraiété dans sa vocation n'atteint pas sa confiance en la providence. Elle se demanda si précisément ce n'était pas dans cette voie, qu'elle allait progresser dans la charité, qui est le secret de la vraie perfection chrétienne.
Mais Rita souffrit beaucoup de cette situation, d'autant plus que Ferdinando repris peu à peu ses mauvaises habitudes et ses dangereuses fréquentations. Son mari allait jusqu'à la frapper dans ses moments d'ivresse. Par contre dans ses beaux jours, il savait être aimable. Rita décida de le convertir par la douceur, la prière et le dévouement.
Elle eut des jumeaux, deux fils. Peu à peu Ferdinando se radoucit, il cessa de fréquenter ses mauvais amis, et perdit l'habitude de boire avec excès. Gagné par la douceur de Rita, il décida de ne plus porter d'armes sur lui. Les jumeaux grandissaient, mais très vite ils avaient hérité de leur père une certaine agressivité que Rita avait bien du mal à combattre.
Un soir, un voisin vint prévenir Rita qu'une agression venait d'avoir lieu à cinq lieux d'ici dans le couloir de la Vesina, réputé dangereux parce que fréquenté par des bandits. Il en avait été le témoin et avait pu s'approcher Ferdinando qui lui avait dit quelques mots avant de mourir. Il pardonnait à ses agresseurs et remerciait Rita de tout ce qu'elle avait fait pour lui. Rita avait gagné la conversion de son mari. Il était sauvé.
Cependant ses deux fils jurèrent de le venger, et cela malgré les objurgations de leur mère. Rien n'y fit. Ils rencontrèrent un soir les meurtriers de leur père et engagèrent le combat. Ils furent victimes de leur témérité. Appelée près de ses deux fils agonisants, elle obtint leur conversion et ils moururent en paix. Rita avait obtenu du ciel leur conversion.
Restée seule, elle pouvait désormais espérer retrouver sa vocation religieuse et entrer chez les sœurs Augustines de Cascia. Mais son entrée fut refusée. On ne voulait pas d'une veuve. N'avaient le droit d'être religieuses que des jeunes filles.
Rita aurait pu, à ce moment là, douter une fois de plus de la providence. A quoi bon prier, aurait-elle pu se dire ? Mais elle ne se découragea pas. Elle pria avec ferveur. Elle multiplia les œuvres de charité envers les pauvres. Elle comprenait leur souffrance et leur détresse, parce qu'elle avait elle-même beaucoup souffert.
On l'aimait énormément à Cascia, on la sentait habitée par la présence et l'amour du Christ. C'était un personnage qui jouissait d'une grande renommée de sainteté.
Un soir de Noël, alors qu'elle entrait dans l'Eglise du monastère, une sœur lui fit signe, contre toute attente, de prendre place dans le chœur avec les moniales. Ainsi sa prière était enfin exaucée. Elle allait pouvoir devenir religieuse. Rita devenait vraiment l'avocate des causes désespérées.
On la mit à l'épreuve de différentes manières pour voir si sa vocation était solide. On lui ordonna d'arroser une rose et un olivier complètement desséchés. Ils refleurirent ; le rosier donna des fleurs et l'olivier des fruits. Son obéissance exemplaire avait fait ce miracle.
Très connue dans la région de Cascia, on venait la consulter de partout. Elle avait l'expérience de la vie et savait comprendre toutes les situations difficiles et toutes les misères humaines.
A tous, elle apportait le réconfort de sa foi et de sa prière. Chose étonnante : tout s'arrangeait lorsqu'on s'adressait à Rita. Sa prière était entendue du ciel. Le bouche à oreille fit le reste. Elle devint vraiment l'avocate des causes désespérées.
On venait de partout voir la sainte et lui confier ses problèmes. La communauté n'apprécia pas cette publicité qui suscita une certaine jalousie parmi les sœurs. Pourquoi venait-on consulter tout particulièrement la veuve de Ferdinando et pas les autres sœurs ? Rita le comprit et vint un soir, s'agenouiller devant le grand crucifix de l'autel et elle lui demanda de l'associer davantage à sa passion pour rétablir la paix dans la communauté. Elle voulait aider à sauver les âmes de tous ceux qui s'adressaient à elle. Sa prière fut exaucée.
Une épine de la couronne du Christ se détacha mystérieusement et vint se figer sur le front de Rita. Peu de jours après, une odeur pestilentielle se dégagea de la plaie. Il n'en fallut pas davantage, pour que la communauté considéra que cette épreuve était une punition du ciel pour la vie passée de Rita qui cependant avait été exemplaire. Mais à cette époque, la renommée de Ferdinando, son mari assassiné et le meurtre de ses deux fils, ne passaient pas pour être une vie exemplaire et sans histoires.
Finalement, on la relégua dans une cellule par peur de la contagion. Rita accepta tout dans un esprit de sacrifice admirable.On lui passait sa nourriture par une petite ouverture pour ne pas être contaminé. Un matin du 22 mai 1457 une odeur extraordinaire de rose se répandit dans tout le monastère, ainsi qu'un lumière particulière : Rita venait de mourir. Son visage avait retrouvé une beauté toute surnaturelle. La communauté se rendit compte alors qu'elle avait eu une sainte parmi elle. Elle lui rendit hommage en diffusant sa vie et son œuvre.
Rita devint rapidement célèbre dans toute l'Italie et bientôt dans le monde entier. Elle fut connue et invoquée comme l'avocate des causes désespérées. Elle fut béatifiée en 1626 par le Pape Urbain VIII et canonisée en 1900 par le Pape Léon XIII . Son corps, dans un état de conservation parfaite, repose dans l'Eglise de Cascia en Italie."
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
Dans la fin du récit je suis marqué de voir combien l'obéissance dans l'humilité porte un fruit mystérieux. Nul ne sait se qu'elle a enduré dans sa cellule, ce qu'elle a offert par amour et dans l'amour. Sans connaître son histoire je l'ai prié pour des situations désespérantes et une solution est apparu.
Livre d'Ézéchiel 34,1-11.
La parole du Seigneur me fut adressée :
« Fils d'homme, parle en prophète contre les bergers d'Israël, parle en prophète pour leur dire ceci : Parole du Seigneur Dieu : Malheur aux bergers d'Israël qui sont bergers pour eux-mêmes ! N'est-ce pas pour les brebis qu'ils sont bergers ?
Au contraire ! vous buvez leur lait, vous vous êtes habillés avec leur laine, vous égorgez les brebis grasses, vous n'êtes pas bergers pour le troupeau.
Vous n'avez pas rendu des forces à la brebis chétive, soigné celle qui était faible, pansé celle qui était blessée. Vous n'avez pas ramené la brebis égarée, cherché celle qui était perdue. Mais vous les avez gouvernées avec violence et dureté.
Elles se sont dispersées, faute de berger, pour devenir la proie de toutes les bêtes sauvages.
Mon troupeau erre de tous côtés, sur les montagnes et sur les hautes collines ; mes brebis sont dispersées dans tout le pays, personne ne va les chercher, personne ne s'en occupe.
C'est pourquoi, bergers, écoutez la parole du Seigneur :
Aussi vrai que je suis vivant, déclare le Seigneur Dieu, puisque mon troupeau est mis au pillage et devient la proie des bêtes sauvages, faute de berger, parce que mes bergers ne s'occupent pas de mon troupeau, parce qu'ils sont bergers pour eux-mêmes au lieu de l'être pour mon troupeau,
eh bien, bergers, écoutez la parole du Seigneur :
Ainsi parle le Seigneur Dieu : J'interviens contre les bergers. Je leur reprendrai mon troupeau, je les empêcherai de le conduire, et ainsi ils ne seront plus mes bergers ; j'arracherai mes brebis de leur bouche et elles ne seront plus leur proie. - Parole du Seigneur Dieu -
Maintenant, j'irai moi-même à la recherche de mes brebis, et je veillerai sur elles.
J'ai découvert ce texte d'Ezéchiel comme si je ne l'avais pas jamais entendu. Et je me suis dit : est-ce possible qu'il existe en notre Eglise d'aussi mauvais bergers qu'au temps d'Israël ? Mais non, je ne le crois pas. Si ce langage s'applique aux jours que nous vivons, ce sont d'abord nos politiques et nos responsables de gouvernements qu'elle vise. Car il est vrai que le troupeau erre de tous côtés: la jeunesse est sollicitée dans de multiples distractions, les adultes courent après les plaisirs allant jusqu'à condidérer les enfants comme des objets quelconques. On poursuit la pédépholie, mais on légalise l'avortement, le mariage et l'adoption homosexuels; on dit : "Protégez vos enfants" mais on leur enseigne la séduction dès le plus jeune âge; on va jusqu'à leur demander de choisirr une "identité sexuelle"; par des campagnes publicitaires, on vise les mères qui ne sauraient pas offrir le "meilleur du marché pour leur enfant-roi... Et face au vieiillisement et aux maladies, toutes occasions pour les âmes blasées de se redécouvrir et de se convertir, on offre l'euthanasie, le suicide assisté. La semaine dernière, j'ai entendu, devant la boutique, parler ensemble deux anciens cheminots: ils ont la soixantaine, mais quelle forme, quelle force, quelle santé encore ! Ils discutaient entre eux des formalités à remplir pour perdre leur âme : "Tu te souviens bien, n'est-ce pas ? Il faut aller à la commune signer tous les papiers par trois fois TANT que tu n'es pas malade !", dit l'un. Et l'autre de lui répondre: "Allons, tu me connais bien, c'est déjà fait tout çà, je suis en ordre !"... j'aurais voulu détourner mes oreilles si j'avais pu...
Oui, le Seigneur viendra arracher les hommes de la bouche des sociétés qui les avalent tout vifs comme s'ils n'étaient qu'outils à jeter lorsqu'ils sont usés... en toutes ces choses, la rentrée de cette année en surprendra beaucoup !
Tous les textes des lectures de ce jour se suivent bien. L'Evangile est plus subtil, mais tout est dans la façon d'agir du maître du champ: il paie les chômeurs embauchés à cinq heures de l'après-midi EN PREMIER, et leur verse la même somme qu'aux autres - car tous les autres avaient l'oeil mauvais, jaloux et prétentieux.
Père que Ton règne vienne !
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
etienne lorant a écrit :
Oui, le Seigneur viendra arracher les hommes de la bouche des sociétés qui les avalent tout vifs comme s'ils n'étaient qu'outils à jeter lorsqu'ils sont usés... en toutes ces choses, la rentrée de cette année en surprendra beaucoup !
Hier, avant de récupérer l'un de mes enfants (retour de colo), j'ai erré plus ou moins dans Paris : après une messe attrapée au vol à Notre-Dame-de-Lorette (Deo gratias, ce jeune prêtre très intériorisé disait la messe avec recueillement et lenteur) j'ai arpenté un peu au hasard des rues qui m'ont conduit, depuis l'église de la Trinité à celle de Saint-Roch en passant par les Tuileries... il faisait gris, les touristes étaient plutôt "tout-tristes", les monuments fatigués, les rues poussièreuses, les Parisiens (ouf !) pulvérisés dans le néant, et le métro était lui toujours aussi puant et déprimant... Peut-être était-ce un simple reflet de l'état de mon âme après tout mais, au sortir d'une Messe où j'avais vu, dans une église déserte, le Seigneur en personne brandi bien haut par deux mains d'hommes, la laideur des affiches, les jeunes coqs gueulant dans leurs portables, les foules entassées dans les bus ingurgitant le "Paris Tour", les statues d'hommes célèbres déjà évanouis dans les oubliettes de l'Histoire et cette absence totale, au coeur de Paris, d'une vie vraiment populaire, joyeuse, m'ont jeté dans de sombres méditations sur cette génération nomade pressée de consommer, que ce soit du sexe ou du "culturel"...
La bonne mine bronzée de mon petit garçon, ses souvenirs de veillées, de vol-à-voile et le récit du pèlerinage effectué à Ars en compagnie des frères de Saint-Jean, ont heureusement apporté à cette journée morose le petit clin-d'oeil d'espoir et de jeunesse que le Seigneur dispense toujours dans les moments où la tristesse nous mord...
"Le coeur qui rayonne vaut mieux que l'esprit qui brille"
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 22,1-14.
Le roi entra pour voir les convives. Il vit un homme qui ne portait pas le vêtement de noce,
et lui dit : 'Mon ami, comment es-tu entré ici, sans avoir le vêtement de noce ? ' L'autre garda le silence.
Alors le roi dit aux serviteurs : 'Jetez-le, pieds et poings liés, dehors dans les ténèbres ; là il y aura des pleurs et des grincements de dents. '
Certes, la multitude des hommes est appelée, mais les élus sont peu nombreux. »
La fin de la parabole a quelque chose de surprenant: comment cet homme est-il entré ? Comment a-t-il pu rentrer ? Pour comprendre, il faut chercher des correspondances dans les autres textes de la Bible. J'ai trouvé dans l'Apocalypse (19.8) : « le vêtement de lin, c'est en effet les bonnes actions des saints » (Ap 19, 8). L'invitation de Dieu est large et généreuse mais elle comporte aussi ses exigences". Et cette déclaration nous fait revenir sur un point de discorde entre catholiques et protestants: pour ces derniers, c'est la foi qui sauve et ils cite souvent l'Ancien Testament dans lequel il est qu'Abraham, par sa foi, a été trouvé juste par Dieu. Et c'est donc la foi qui justifie... Cependant, cet argument ne dit rien des oeuvres par lesquelles la foi d'Abraham a été forgée: il a quitté sa patrie pour aller vers un pays inconnu où il vécût de peu, car la promesse que Dieu lui avait faite était pour sa descendance. Et que dire du sacrifice d'Isaac, l'héritier de cette promesse: Dieu le lui a demandé en sacrifice et Abraham n'a pas douté devant l'inacceptable et "l'impossible".
De même nous, si nous ne sortons de notre ego, si nous n'acceptons que notre foi bouleverse notre vie jusqu'à l'accepation ce qui est en apparence inacceptable et impossible, c'est tout simplement comme si nous n'avions pas la foi.
Je prie le Seigneur ce matin en faveur d'un voisin de vingt-quatre ans qui s'est pendu dans son grenier. Son amie l'avait quitté et il avait régulièrement décliné. Cette mort fut mûrement préparée, il avait liquidé ses comptes, réglé ses affaires... mais oublié l'unique chose importante. Cependant, que le Seigneur lui fasse miséricorde, et qui sait s'il ne s'est pas repenti en un instant ? En effet, c'était le 15 août... je n'ai appris la nouvelle que ce matin par sa voisine logeant au rez-de-chaussée: la presse locale a été muette, comme elle l'est souvent dans ces cas-là.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
etienne lorant a écrit :
Je prie le Seigneur ce matin en faveur d'un voisin de vingt-quatre ans qui s'est pendu dans son grenier. Son amie l'avait quitté et il avait régulièrement décliné. Cette mort fut mûrement préparée, il avait liquidé ses comptes, réglé ses affaires... mais oublié l'unique chose importante. Cependant, que le Seigneur lui fasse miséricorde, et qui sait s'il ne s'est pas repenti en un instant ? En effet, c'était le 15 août... je n'ai appris la nouvelle que ce matin par sa voisine logeant au rez-de-chaussée: la presse locale a été muette, comme elle l'est souvent dans ces cas-là.
En priant pour cet inconnu (oui, entre voisins, qui se connaît encore ?), je songe aux conversions "fulgurantes" comme celle d'André Frossard et de nombreuses autres. J'ai aussi retrouvé le texte du journal de Julien qui m'avait intéressé:
"La conversion d'une petite âme tout à fait ordinaire me paraît aussi miraculeuse que la conversion d'une grande âme ; et la conversion lente et presque imperceptible m'est tout aussi admirable que la conversion soudaine qui frappe l'imagination. Je me demande même si un homme très lentement attiré à Dieu n'offre pas un meilleur exemple de la puissance de l'Amour. Un homme terrassé par la grâce et rompant séance tenante tous ses liens avec le monde, voilà un spectacle extraordinaire. Mais un homme, fortement lié et tenu par les plaisirs de ce monde, à tel point qu'il semble impossible qu'il puisse jamais les quitter, parvenant malgré tout, par l'infinie patience de la grâce, à détruire le piège fil après fil et tout à coup dégagé de cette complication mortelle, quoi de plus étonnant si l'on y réfléchit bien ?"
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 22,34-40.
Les pharisiens, apprenant que Jésus avait fermé la bouche aux sadducéens, se réunirent,
et l'un d'entre eux, un docteur de la Loi, posa une question à Jésus pour le mettre à l'épreuve :
« Maître, dans la Loi, quel est le grand commandement ? »
Jésus lui répondit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit.
Voilà le grand, le premier commandement.
Et voici le second, qui lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même.
Tout ce qu'il y a dans l'Écriture - dans la Loi et les Prophètes - dépend de ces deux commandements. »
Je me demande la réaction des pharisiens après cette entrevue. Si vraiment, tout ce qu'il y a dans l'Ecriture dépend de ces deux commandements, à quoi serviront encore les rites, les pratiques, les fêtes consacrées ? Ne vont-ils pas tous se retrouver au chômage ? Il y a deux jours, moi qui ne suis guère plongé dans la lecture des textes concilières, j'ai tout de même trouvé ce qui suit. Car ce petit passage dit bien que, dans la Vérité, tout est aussi simple que Jésus le dit. En effet:
"Dans l'Eglise, tous, qu'ils appartiennent à la hiérarchie ou qu'ils soient régis par elle, sont appelés à la sainteté (...) En effet, en tous, Dieu a envoyé son Esprit pour les pousser intérieurement à aimer Dieu de toute leur âme, de toute leur intelligence et de toutes leurs forces, et aussi à s'aimer mutuellement comme le Christ les a aimés. Appelés à Dieu, non au titre de leurs oeuvres mais au titre de son dessein et de sa grâce, les disciples sont réellement devenus dans le baptême de la foi, fils de Dieu, participants de la nature divine et, par conséquent, réellement saints. Cette sanctification qu'ils ont reçue, il leur faut donc la conserver et l'achever par leur vie". (Concile Vatican II, Lumen Gentium, 21 novembre 1964), chap V, par 39-40
C'est simple et il en a toujours été ainsi. C'est simple comme la simplicité dont je voudrais revêtir ma vie, aujourd'hui et demain.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
Il est à noter que ces deux "commandements" ne font pas partie des 10 commandements (ou paroles) figurant en Exode 20 et en Deutéronome 5. Mais ils en sont un résumé. notamment le premier résume les 4 premiers commandements et le second les 6 derniers.