A propos d'"homoparentalité"

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Hélène
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Message non lu par Hélène »

Leviathan a écrit :Il n'y a pas besoin d'avoir un sexe défini pour soutenir un enfant. S'il ne s'agit pas des parents, un grand parent, oncle, ou cousin peut très bien jouer ce rôle. Il existe certains enfants qui n'ont pratiquement aucun rapport avec leurs parents.
Oui...ça s'appelle des blessés de la vie...en voulons-nous davantage ?

Écoutez, si Dieu a pris la peine de les créer homme et femme, c'est qu'il trouvait que tout cela était très bon et c'est ainsi qu'il désirait que l'oeuvre de la création se perpétue : multipliez-vous...

Le multipliez-vous, il faudra bien l'admettre un jour, ne peut qu'être accompli par un homme et une femme. Vous aurez beau dire que les méthodes artificielles peuvent en faire autant mais à ce que je sache, deux ovules ne produiront jamais un être humain et deux spermatozoïdes ne produiront jamais un être humain. Ça prend pour cela, un spermatozoïde et une ovule. Allez-vous nier cette simple évidence ? Ceci étant dit, faire un enfant hors de l'amour livré dans la relation charnelle des parents ne fera jamais un enfant, fruit de l'amour (qui est la somme de 1 parent mâle + 1 parent femelle) ce à quoi nous sommes appelés : aimer et être aimé, se recevoir d'un amour plus grand, qui vient d'en haut. C'est la déshumanisation qui est inquiétante ; quelle race allons-nous inventer nous les petits dieux en laboratoire ? Une race d'enfants humanoïdes, sans racine, sans repère, sans référence, sans altérité...sans amour charnel de la rencontre entre un homme et une femme. La différence est voulue par Dieu. Nous baignons en pleine con-"fusion"...dans le fusionnel. Ça n'est pas à cela que l'anthropologie biblique nous appelle : c'est à la communion des différences. L'unité dans la différence. Il me semble que nous répétons sans cesse les mêmes arguments. Ça ne vous dirait pas de lire les fils de discussions au complet parce que nous avons déjà débattu sur la question de l'altérité, de la communion des différences, de l'oeuvre de la création, etc. Tout ce que nous racontons est théologiquement fondé.

Cordialement,
Hélène
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Leviathan
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Message non lu par Leviathan »

Vous aurez beau dire que les méthodes artificielles peuvent en faire autant mais à ce que je sache, deux ovules ne produiront jamais un être humain et deux spermatozoïdes ne produiront jamais un être humain.
Il est possible de passer outre cette méthode... Par le clonage par exemple. Mais espérons ne jamais devoir en arriver là.
Écoutez, si Dieu a pris la peine de les créer homme et femme, c'est qu'il trouvait que tout cela était très bon et c'est ainsi qu'il désirait que l'oeuvre de la création se perpétue : multipliez-vous...
Qui a dit que l'homosexualité consuisait à une impasse ? La plupart d'entre eux ont eu des enfants, que ce soit par les méthodes naturelles ou artificielles. Les femmes, notamment, n'ont pas tellement de problèmes pour ce point là... Les banques de sperme existent, et elles peuvent aussi faire recours à un "volontaire".
Ceci étant dit, faire un enfant hors de l'amour livré dans la relation charnelle des parents ne fera jamais un enfant
Donc les enfants nés de fécondation in vitro ne sont pas de "vrais" enfants ? Pourtant, ses parents l'ont ardement désiré, et il sera sans doute plus aimé que d'autres.
sans amour charnel de la rencontre entre un homme et une femme.
Je ne crois pas que ça influera beaucoup sur le développement de l'enfant s'il n'est pas conçu par les voies naturelles. Après tout, le plus important est l'amour qu'on lui donne après sa naissance...
Tout ce que nous racontons est théologiquement fondé.
Je n'en doute pas, mais ce genre d'arguments n'a aucune valeur pour des gens qui ne croient pas en Dieu...
Mystigris
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Message non lu par Mystigris »

Bonjour,


Vous parlez de l'obligation d'avoir un père et un mère pour l'enfant, au niveau de son développement etc
Mais que faites vous de ces civilisations qui ne fonctionnent absolument pas sur le même modèle que nous, ou par exemple toutes les femmes élevent les enfants ensemble sans aucune distinction entre la mère biologique et les autres femmes, vis à vis de l'enfant?Ou les hommes ne participent absolument pas à l'éducation des enfants?etc
Il est tard et je n'ai pas de liens sous la main, mais je m'étais un peu renseigné sur ce sujet, j'pourrais les retrouver je pense.
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Christophe
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Ethnologie & Relativisme

Message non lu par Christophe »

[align=justify]Bienvenue Mystigris

Ce n'est pas parceque certaines personnes ou certaines sociétés font ou ne font pas certaines choses, que ces choses en sont pour autant bonnes, indifférentes ou mauvaises... L'étude de l'éthnologie et de l'éthologie s'accompagne trop souvent de relativisme sceptique.

Certaines civilisations condamnent aussi les homosexuels à la peine capitale, instituent l'inceste, le foeticide, l'infanticide ou le cannibalisme...


Bien à vous
Christophe[/align]
« N'ayez pas peur ! » (365 occurrences dans les Écritures)
Mystigris
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Message non lu par Mystigris »

Ce que je veux dire, c'est que dans ces sociétés, les enfants ne semblent pas présenter de troubles particuliers liés à leur mode d'éducation.
nelly emont
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Message non lu par nelly emont »

Le rapport à l'origine est extrêmement important. Les enfants adoptés qui passent leur temps à rechercher leurs vrais parents, ou ceux qui ont été abandonnés prouvent que sans ce lien à l'origine, il est bien difficile de se construire.
Quant aux enfants d'homosexuels, je crois qu'il est raisonnable de dire que le problème est trop "jeune" pour que nous puissions réellement connaître les conséquences sur les enfants. Et quand nous les connaitrons, il sera de toutes façons trop tard pour revenir en arrière.
Il a fallu trente ans pour s'apercevoir que la "liberté sexuelle" prônée en 68 a été un échec retentissant. Alors combien de temps avant de pouvoir bénéficier de vraies études sur les enfants élevés en milieu homosexuel ? (Mais nous pouvons dire d'ores et déjà que le "lien à l'origine" est rompu et qu'il n'est pas sûr que cela donne de bons résultats).
Mystigris
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Message non lu par Mystigris »

Les premières études remontent quand même au début des années 70 (soit plus de 35 ans, c'est quand même pas mal je trouve).
Je mets quelques petits liens sur le sujet:
lien1
lien2
nelly emont
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Message non lu par nelly emont »

Merci pour les liens. Deux remarques, la première concerne le "bien-être" des enfants élevés par des couples de même sexe. Evidemment qu'un enfant qui est aimé, que ce soit par un couple hétérosexuel ou un couple homosexuel est d'abord un enfant heureux. Le problème n'est pas là. Deuxième remarque : le second lien remarque que les objections faites aux couples homosexuels sont des objections culturelles. Ce qui veut dire en gros qu'il n'y a pas de différence entre les objections faites par exemple aux couples blanc-noir, et aux couples homosexuels. Ce n'est effectivement qu'une question de culture. Attendons un peu que les esprits s'ouvrent et les objections disparaîtront. Mais voilà, la question de la sexualité est-elle une question de culture ou de nature ? Si c'est une question de culture patientons et nous verrons les mentalités évoluer. Mais si c'est une question de nature ? Le bien être de l'enfant aimé résistera t-il à la question fondamentale du rapport exact à l'origine ? Question essentielle qu'il finira bien par se poser ? Et juger du bien fondé du mariage homosexuel par rapport à ce bien être, n'est-ce pas vouloir ignorer à tout prix que la sexualité n'est pas d'abord un problème culturel (même si elle pose aussi des problèmes culturels) mais bien un problème qui concerne d'abord la nature différente de l'homme et de la femme. Banaliser les questions en les ramenant à des phénomènes culturels (je suis ce que je choisis d'être dans une culture qui me dit que c'est être libre que de penser ainsi) risque fort, à long terme, de nous sauter à la figure, de brouiller toutes les pistes et de faire disparaître tous les repères. C'est en cela que je dis que nous n'avons pas le recul nécessaire pour pouvoir juger objectivement.
Exupère
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Message non lu par Exupère »

Pour une fois entièrement d'accord avec nelly dans son dernier message: le problème soulevé est de ceux qui touchent à l'essence même de l'humanité dans ce qu'elle a de plus profond et signifiant.

Ce qui est délirant dans toute cette histoire d'homosexualité est leur soif de reconnaissance de normalité quant à leurs couples et relations. C'est perdu par nature, c'est foutu d'avance. Ils courrent après une chimère mais en cherchant à nous la faire avaler comme le dit nelly, ils risquent de brouiller les pistes et les repères les plus élémentaires.

Toujours cette obsession chez certains de dénaturer l'humanité et de se prendre pour Dieu.

Ecoeurant et inquiétant.

Ex
- Quiconque donc écoute les paroles que je viens de prononcer et les met en pratique ressemblera à un homme prudent qui a bâti sa maison sur le roc -
Mt 7, 24
Mystigris
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Message non lu par Mystigris »

Exupère a écrit :Pour une fois entièrement d'accord avec nelly dans son dernier message: le problème soulevé est de ceux qui touchent à l'essence même de l'humanité dans ce qu'elle a de plus profond et signifiant.

Ce qui est délirant dans toute cette histoire d'homosexualité est leur soif de reconnaissance de normalité quant à leurs couples et relations. C'est perdu par nature, c'est foutu d'avance. Ils courrent après une chimère mais en cherchant à nous la faire avaler comme le dit nelly, ils risquent de brouiller les pistes et les repères les plus élémentaires.

Toujours cette obsession chez certains de dénaturer l'humanité et de se prendre pour Dieu.

Ecoeurant et inquiétant.

Ex
Oui clairement écoeurant mais pour être franc ce sont plutôt les gens qui se permettent d'imposer Une vision du couple et des relations, tous ces gens si effrayés par l'homosexualité qu'ils en deviennent totalement paranos, cette obscession à voir le mal partout et à prêter des intentions malveillantes à des personnes qui ne demandent qu'une chose vivrent tranquillement sans être jugé ni montré du doigt.

Révoltant...
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Hélène
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Message non lu par Hélène »

Mystigris a écrit :Oui clairement écoeurant mais pour être franc ce sont plutôt les gens qui se permettent d'imposer Une vision du couple et des relations
Personne n'impose rien...ça s'impose de soi. Ne pas l'accepter est une autre histoire.
tous ces gens si effrayés par l'homosexualité qu'ils en deviennent totalement paranos
Paranos ? Effrayés ? :unsure:
cette obscession à voir le mal partout
Obsession, je ne crois pas. Ne pas voir le mal est beaucoup plus redoutable...mais encore, ne pas voir le bien est aussi un aveuglement. Comme le dit saint Paul : on appelle bien ce qui est mal et on appelle mal ce qui est bien...
et à prêter des intentions malveillantes à des personnes qui ne demandent qu'une chose vivrent tranquillement sans être jugé ni montré du doigt.
Personne ne vous enlève ce droit. Qui vous a jugé ici ? Qui vous pointe du doigt ? On ne fait pas avancer le débat à coup de passions déchaînées.

Revenez avec des arguments, pas des états d'âme...

Cordialement,
Hélène
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Message non lu par nelly emont »

Mystigris : il faudrait faire un tout petit effort pour comprendre que les "avis" de l'Eglise sur un sujet, quel qu'il soit n'est jamais le résultat d'une mauvaise humeur, d'une fermeture d'esprit, d'une "homophobie" (pour les homosexuels) ou de je ne sais quelle opinion, bâclée, uniquement destinée à montrer qu'elle est bien ce "lieu" rétrograde et réactionnaire que l'on se plait à voir en elle. Lorsque Jean Paul II (je crois) dit que "L'Eglise est experte en humanité", il ne veut pas non plus dire que l'Eglise sait tout. Il veut dire que l'homme est, depuis des siècles, le sujet et l'objet de sa réflexion. Et qu'aucune question ne lui est étrangère, en ce sens qu'elle se la pose en même temps que ses contemporains. Ces questions concernant la sexualité sont d'une actualité brûlante parce que, au moins depuis 1968, tout se pose en termes de liberté. Je suis ce que je veux. Et celui qui considère que je ne le peux pas porte atteinte à ma liberté. Donc exit l'ennemi. Exit le réac, l'esprit borné qui voudrait me limiter. Ce n'est pas ainsi que se résout le problème. Il faut faire taire, ou au moins assourdir les passions et se poser de vraies questions : "qu'est-ce que l'homme ? en général ? Qu'est-ce que la femme ? Qu'est-ce que cette relation que l'on appelle amour ? Comment la construire ? Cela dépasse largement les réactions épidermiques de notre société. Mais notre société justement, ne veut pas se poser ces questions. Pour des raisons de paresse, d'ignorance, de peur de voir disparaître sa sacro-sainte liberté.
Alors, avant de "réagir" (le mot dit bien ce qui se passe : on réagit à certains mots, à certaines phrases, comme on réagit devant une piqûre de moustique : on s'empresse d'en faire disparaître les effets dérangeants), posez-vous simplement quelques questions simples, sur vous-mêmes, sur les autres. Essayez de dépasser le cadre qui vous est imposé par une société parfaitement intolérante (et oui, intolérante, car lorsque l'on interdit à l'autre de se poser les questions auxquelles je vous invite, c'est intolérant et nous vivons dans cette intolérance). Mais bien sûre, vous êtes libre....
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Message non lu par Mystigris »

J'avais dit que je ne répondrais plus mais bon...

Ce que je trouve dommage c'est qu'en discutant avec des gens comme nous, on a la vague impression que vous partez d'un constat:
L'homosexualité c'est mal (en se référant à la bible.)
Puis vous cherchez à comprendre pourquoi c'est mal.
Bref peu importe les arguments des autres, vous trouverez toujours un nouveau détail, une nouvelle question pour retomber sur vos pattes.C'est un débat sans fin, car chaque point réfuté donne naissance à un nouveau etc
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Acceptez aussi que nous ne soyons pas convaincus par vos réfutations ;-)
NISI Dóminus ædificáverit domum, in vanum laboravérunt qui ædíficant eam.
(Liber Psalmorum, 126)
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Message non lu par Mystigris »

Eremos a écrit :Acceptez aussi que nous ne soyons pas convaincus par vos réfutations ;-)
Il ne s'agit pas d'être convaincu ou pas.Lorsque j'avance des études, des comparaisons avec d'autres modèles de sociétés, hop vous zappez et vous trouvez un autre point sur lequel relancer le débat.
Bref, vous trouverez toujours un nouveau détail sur lequel discuter, ça me fait un peu penser à ces gens qui pour refuser de reconnaitre qu'ils ont tort sortent systématiquement un nouveau truc, à la fin ça en devient ridicule.

Un peu comme un enfant qui voudrait absolument un bonbon juste avant d'aller dormir.
Son père lui explique qu'il s'est déjà brossé les dents et lui dit non.
L'enfant va lui dire qu'il pourra les rebrosser après.
Le père lui répond qu'il a de toute façon déjà mangé beaucoup de bonbons aujourd'hui.
L'enfant va ajouter qu'il les a mangé dans la matinée et qu'ensuite il n'en a plus mangé...
Etc etc

C'est exactement ce que vous faites.
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