Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2009-2010)

« Mon âme aspire vers toi pendant la nuit, mon esprit te cherche dès le matin. » (Is 26.9)
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etienne lorant
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La porte refermée

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 13,22-30.

Dans sa marche vers Jérusalem, Jésus passait par les villes et les villages en enseignant.
Quelqu'un lui demanda : « Seigneur, n'y aura-t-il que peu de gens à être sauvés ? » Jésus leur dit :
« Efforcez-vous d'entrer par la porte étroite, car, je vous le déclare, beaucoup chercheront à entrer et ne le pourront pas.
Quand le maître de la maison se sera levé et aura fermé la porte, si vous, du dehors, vous vous mettez à frapper à la porte, en disant : 'Seigneur, ouvre-nous', il vous répondra : 'Je ne sais pas d'où vous êtes. '
Alors vous vous mettrez à dire : 'Nous avons mangé et bu en ta présence, et tu as enseigné sur nos places. '
Il vous répondra : 'Je ne sais pas d'où vous êtes. Éloignez-vous de moi, vous tous qui faites le mal. '
Il y aura des pleurs et des grincements de dents quand vous verrez Abraham, Isaac et Jacob et tous les prophètes dans le royaume de Dieu, et que vous serez jetés dehors.
Alors on viendra de l'orient et de l'occident, du nord et du midi, prendre place au festin dans le royaume de Dieu.
Oui, il y a des derniers qui seront premiers, et des premiers qui seront derniers. »

Dans ce discours, je ressens de nouveau Jésus qui parle, en même temps pour les personnes de son époque, mais aussi pour les générations jusqu'à la fin des temps. Il s'adresse d'abord aux Juifs et à ses adversaires de Jérusalem et prédit l'essor du christianisme sur les ruines du temple de Jérusalem. Cependant, comme il parle ensuite de la porte refermée, il s'adresse à nous tout autant qu'aux incrédules qui Lui réclame des signes. Cette porte close, on aura beau y frapper, on n'entrera pas. C'est bien pour cela qu'il est préférable, d'emblée, de choisir le passage difficile et de répondre à l'appel avec vigueur.

J'ai eu cinquante-quatre ans en juillet et, bien qu'en bonne santé, je sais qu'il serait ridicule de ma part de me poser encore des questions. Si je devais encore plonger dans une nouvelle "nuit de foi", eh bien, que j'y arrive avec un élan suffisant pour ne plus pouvoir y réfléchir encore. Mieux valent, dans le siècle, les pleurs et les grincements de dents, plutôt que le même supplice dans l'éternité !

Tout comme les ceux qui ont été abaissés pour leur propre salut, je ne cherche plus désormais à me relever par moi-même, car c'est Dieu qui relève. Mais il est bien préférable de ce temps de demeurer petit, car cette fameuse porte refermée, le Seigneur permet que l'on y entre par dessous... par là où les orgueilleux ne regardent jamais...
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Lier et délier

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 23,13-22.
Jésus disait : " Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous fermez à clef le Royaume des cieux devant les hommes; vous-mêmes n'y entrez pas, et ceux qui essayent d'y entrer, vous ne leur permettez pas d'entrer!

Par leurs enseignements, qu'ils détournaient du coeur de la Loi pour en tirer un pouvoir personnel, les scribes et les pharisiens empêchaient le peuple de se tourner réellement vers le Seigneur et de produire des oeuvres dignes du salut. C'est pourquoi les clés du Royaume leur seront retirées. Qui les aura ? L'apôtre Pierre. C'est lui, en effet, qui en héritera et qui en est toujours le redoutable détenteur: "Je te donnerai les clefs du Royaume des cieux ; tout ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux ; ce que tu délieras sera délié dans les cieux."
(Matthieu 16, v. 18)

Et Pierre, avec l'aide de Paul, ouvrira les portes du Royaume à tous les peuples du monde, mais pourra en même temps les fermer à tous ceux qui commettent le mal ! Là-dessus, notre responsabilité de chrétiens n'est pas moins redoutable, car nous aussi, nous avons le pouvoir de pratiquer notre religion en nous en tenant strictement aux règles du catéchisme et aux sacrements. Mais si nous en restons là, nous n'avons "délié"aucun de ceux qui peinent sous le fardeau et qu'il nous appartient de soulager. Car même s'il est rigoureux, l'Evangile est simple à vivre. Les media ont déjà causé tant de mal à l'Eglise que le message évangélique est pratiquement occulté. Alors, c'est à nous de témoigner, c'est à nous de soulager les peines, de manifester notre foi, de contribuer à délier les malheureux qui perdent espoir dans un monde où règnent l'injustice, le mensonge, la violence, et dans lequel les états se sont dotés de lois scélérates qui font du mal un droit et du péché une liberté !

Seigneur, fais-de moi comme il Te plaît ! Accorde-moi la grâce de tout supporter toujours avec le sourire aux lèvres et dans mon coeur Ta miséricorde !

Accorde-moi, Ô Jésus, de manifester combien grande est ta Miséricorde !
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Trouvera-t-Il la foi sur la terre ?

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Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc 18,1-8.

Jésus dit encore une parabole pour montrer à ses disciples qu'il faut toujours prier sans se décourager : « Il y avait dans une ville un juge qui ne respectait pas Dieu et se moquait des hommes. Dans cette même ville, il y avait une veuve qui venait lui demander : 'Rends-moi justice contre mon adversaire.' Longtemps il refusa ; puis il se dit : 'Je ne respecte pas Dieu, et je me moque des hommes, mais cette femme commence à m'ennuyer : je vais lui rendre justice pour qu'elle ne vienne plus sans cesse me casser la tête.' » Le Seigneur ajouta : « Écoutez bien ce que dit ce juge sans justice ! Dieu ne fera-t-il pas justice à ses élus, qui crient vers lui jour et nuit ? Est-ce qu'il les fait attendre ? Je vous le déclare : sans tarder, il leur fera justice. Mais le Fils de l'homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur terre ? »

Lorsque je lis une page d'Evangile comme celle-ci, je me représente facilement Jésus au centre de la foule venue pour l'écouter, qui s'est répartie en cercle autour de lui. Mais l'image qui suit immédiatement, qui se se superpose à la première, comme un calque sur un dessin, c'est le Christ, l'Alpha et l'Omega, comme le point central de l'horloge des âges et des siècles. Le Seigneur est au centre, inamovible dans l'éternité, et ce sont les ans, les générations, les siècles et les millénaires qui gravitent autour de lui et ne cessent de L'interroger. Voici donc une parole qui est de nouveau de tous les temps.

Cet encouragement à prier et prier encore s'adresse d'abord aux disciples présents, car ils devront porter témoignage devant les juges sans justice des Pharisiens, puis devant César, qui pour l'heure est à Rome et dort tranquillement... sans pourvoir s'imaginer à quel point son pouvoir est près de s'effondrer.

La même parole est pour nous, qui aujourd'hui sommes tentés de baisser les bras, emportés que nous sommes dans un tourbillon où s'entremêlent désobéissances, confusions, désordres, apostasies, compromissions et silences coupables. Sous cette double optique, historique et géographique, puis universelle, la Parole nous entraîne inéluctablement à la question que Jésus pose à chacun:

"Le Fils de l'homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ?"

Ce seul trait, sorti sans discussion possible de la bouche de Jésus, il y a plus de deux mille ans, m'inquiète beaucoup plus que le mot de cette voyante moderne qui disait que ce serait pour 1998 (car 1998 c'est trois fois 666, le nombre de la bête). S'il n'en fut pas ainsi, c'est que Dieu, contemplant les bras étendus de son Fils, prolonge d'autant le temps de la Miséricorde.

Cependant, voici un homme qui a vingt ans et qui vient de subir un lourd revers. Il voit le lendemain arriver qui lui donne une occasion de se relever; mais il n'en fait rien et, les jours suivants, il se sent réconforté puisque les jours qui reviennent ressemblent comme des gouttes d'eau aux jours qui viennent de passer... Et puis, sans savoir comment, il se retrouve, à quatre-vingts ans, à moins d'une heure de sa mort et cette fois: comme il est temps de se convertir et de croire !
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Veiller jusqu'à l'heure

Message non lu par etienne lorant »

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 24,42-51.

Jésus parlait à ses disciples de sa venue : " Veillez, car vous ne connaissez pas le jour où votre Seigneur viendra.
Vous le savez bien : si le maître de maison avait su à quelle heure de la nuit le voleur viendrait, il aurait veillé et n'aurait pas laissé percer le mur de sa maison.
Tenez-vous donc prêts, vous aussi : c'est à l'heure où vous n'y penserez pas que le Fils de l'homme viendra.
Quel est donc le serviteur fidèle et sensé à qui le maître de maison a confié la charge de son personnel pour lui donner la nourriture en temps voulu ?
Heureux ce serviteur que son maître, en arrivant, trouvera à son travail !
Amen, je vous le déclare : il lui confiera la charge de tous ses biens.
Mais si ce mauvais serviteur se dit : 'Mon maître s'attarde',
et s'il se met à frapper ses compagnons, s'il mange et boit avec les ivrognes,
son maître viendra le jour où il ne l'attend pas et à l'heure qu'il n'a pas prévue :
il se séparera de lui et le mettra parmi les hypocrites ; là il y aura des pleurs et des grincements de dents.

L'heure où Jésus viendra, ce peut être celle-ci. Il faut toujours être prêt. Cet après-midi, à quinze heures, l'heure de la Miséricorde, j'ai fermé boutique et je suis parti rencontrer maman Léa qui avait exprimé le désir de répondre au faire-part de naissance de "Fleur", une arrière-petite-nièce (?)... J'avais trouvé une jolie carte pour cette occasion, mais ma mère avait égaré le faire-part sur lequel figurait l'adresse postale. Il ne doit pas être loin, on le retrouvera sûrement.

Depuis la semaine de vacances dans les Ardennes, en juillet, pas moins de trois animatrices bénévoles, qui l'ont côtoyée là-bas, sont venus lui rendre visite. Avec sa voix devenue toute frêle, désormais, elle leur a raconté les souvenirs qui lui reviennent: le couvent, la sortie du couvent, la rencontre avec mon père, les années d'Afrique, les naissances, etc. Elle a également répondu à des questions de spiritualité (oui !) car l'une des trois est protestante et se posait quelques questions. "J'espère l'avoir réconfortée... nous serons si heureuses au Ciel !"

Et donc, ma mère continue de travailler pour le Seigneur. J'ai essayé de faire de même aujourd'hui et j'ai prié comme je l'avais promis les Litanies au Sacré-Coeur de Jésus. Je me suis fixé des règles faciles afin de pouvoir les franchir et aller plus loin si le Seigneur me le demande. Après ma visite, j'ai rouvert la boutique, ressorti les présentoirs, j'ai gagné quelques sous et puis j'ai que saint Louis avait fait graver sur sa tombe: "Dieu, la France, et Marguerite". Eh bien, ma mère pourrait certes faire graver : "Jésus, mon époux, mes enfants et tout le monde", car je ne l'ai jamais entendu parler en mal de qui que ce soit.
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Anne
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Re: Veiller jusqu'à l'heure

Message non lu par Anne »

C'est très touchant, Étienne! :cry:
"À tout moment, nous subissons l’épreuve, mais nous ne sommes pas écrasés;
nous sommes désorientés, mais non pas désemparés;
nous sommes pourchassés, mais non pas abandonnés;
terrassés, mais non pas anéantis…
".
2 Co 4, 8-10
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Aujourd'hui le Royaume !

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 4,16-30.

Alors il se mit à leur dire : « Cette parole de l'Écriture, que vous venez d'entendre, c'est aujourd'hui qu'elle s'accomplit. »

C'est aujourd'hui que se manifeste, pour notre salut, la miséricorde de Dieu. C'est aujourd'hui que la Bonne Nouvelle est annoncée aux pauvres, aujourd'hui qu'est proclamée la libération des esclaves, que les aveugles vont recouvrir la vue et que les opprimés sont délivrés.

"Mais comment, après tant de siècles depuis cette annonce dans la synagogue de Nazareth, peut-on encore parler d'aujourd'hui ?!?"

Je réponds : parce que, par la bouche de Jésus, c'est Dieu qui parle. Or, Dieu n'est pas, comme nous, Il n'est pas prisonnier d'une horloge et d'un calendrier ! Il est là, dans l'instant qui passe, qu'aucun homme n'a jamais pu mesurer. Il est là, dans le secret de nos coeurs, qui nous écoute nous écoute. Il est présent et Il demeure. C'est ainsi que la Bonne Nouvelle est proclamée en tout temps et en tous lieux, quels que soient les événements du monde. Jésus est venu manifester cela. Pour lui, l'auditoire de Nazareth vaut bien celui des Nations Unies ou du Conseil de l'Europe ou le sommet de la pyramide de Khéops : peu importe, car une fois que c'est dit, ce la s'accomplit. Immanquablement, indéfiniment, dans les "siècles des siècles".

Saint Jean, dans son prologue, ne fait que répéter la création par le verbe:
"Au commencement était le Verbe, et le Verbe était en Dieu, et le Verbe était Dieu.
Il était au commencement en Dieu. Tout par lui a été fait, et sans lui n'a été fait rien de ce qui existe."

Cette bonne nouvelle du Royaume, qui est au-delà du temps et de l'espace, mais qui est présent à chacun(e) d'entre nous à chaque instant, elle n'attend que d'être accueillie. Et moi, je suis là, au bout de 2010 années de l'ère chrétienne et à peine 54 de ma naissance, mais cette parole, je sais qu'elle a été dite pour moi.

Je me souviens. Lorsque je n'étais qu'un étudiant en classe de poésie, nous avions écouté une récitation de la pièce "Antigone", de Sophocle. Antigone, sur le point d'être mise à mort, tandis que son propre père, le tyran d'Athènes l'exhorte de renoncer, lui répond d'une voix forte:

"Ce n'est pas pour haïr que je suis née, c'est pour aimer !"
En entend ces mots, moi qui avais pourtant cessé de croire, qui était révolté contre l'apparente hypocrisie de la religion, j'avais noté sur mon cahier: "Comment se peut-il que ces mots-là me rejoignent aussi profondément dans le coeur ?" Et j'avais écrit encore: "Cet auteur de théâtre, mort en quatre cents avant Jésus-Christ, comment se fait-il qu'il ait parlé comme un chrétien ?" J'étais très frappé et je ne comprenais pas. Mon esprit restait fermé, mais déjà, derrière Sophocle, c'était Jésus qui avait commencé de parler et de dire:

"Voici. Je me tiens à la porte et je frappe. Si quelqu'un entend ma voix et m'ouvre la porte, je prendrai mon repas avec lui et lui avec moi."

et encore:

"Je suis né et venu dans le monde afin de témoigner de la Vérité: quiconque cherche la vérité entend ma voix".

Ce que le Dieu a dit à Isaïe, Jésus le dit à Nazareth, Il le dit à Pilate et à l'empire Romain, Il le dit dans l'Apocalypse. Il le dit et cela s'accomplit aujourd'hui
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Les démons croient en Dieu

Message non lu par etienne lorant »

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 4,31-37.

Jésus descendit à Capharnaüm, ville de Galilée, et il y enseignait, le jour du sabbat.
On était frappé par son enseignement parce que sa parole était pleine d'autorité.
Or, il y avait dans la synagogue un homme possédé par un esprit démoniaque,
qui se mit à crier d'une voix forte : « Ah ! que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais fort bien qui tu es : le Saint, le Saint de Dieu ! »
Jésus l'interpella vivement : « Silence ! Sors de cet homme ! » Alors le démon le jeta par terre devant tout le monde et sortit de lui sans lui faire aucun mal.
Tous furent effrayés, et ils se disaient entre eux : « Quelle est cette parole ? Car il commande avec autorité et puissance aux esprits mauvais, et ils sortent ! »
Et la réputation de Jésus se propagea dans toute la région.

Jésus ne se contente pas de parler avec autorité, mais Il agit également. Dans le cas présent, Il oblige le démon à reconnaître le Messie, le Fils de Dieu, l'envoyé du Père. Tout étonnés, les personnes présentes dans la synagogue ajustent leur considération envers Jésus. Au début, "On était frappé par son enseignement parce que sa parole était pleine d'autorité", mais ce qu'ils disent à la fin, c'etst : "Il commande avec autorité et puissance aux esprits mauvais, et ils sortent !"

Leur foi en Dieu est augmentée du fait des oeuvres de Jésus. Tout cela semble évident et aller de soi. Le Christ annonce que le Royaume est survenu pour nous, et aussitôt les aveugles voient, les sourds entendent, les muets parlent et les possédés sont délivrés. Car de façon tout à fait cohérente, les actes et les signes découlent librement de l'enseignement.

Eh bien, notre foi et nos actions sont aussi regardées par Dieu comme liées entre elles. Si nous disons à Dieu notre foi, Lui s'attend à nous voir pratiquer la miséricorde, à soulager nos frères de leurs fardeaux, à pardonner jusqu'à soixante-dix fois sept fois, et aimer nos ennemis puisque nous sommes tous issus du même Père. A la limite, un muet pourrait proclamer la bonne nouvelle du Royaume avec les oeuvres qu'il accomplit - exactement comme on parle aussi avec les mains et l'on a merveilleusement appelé cette manière de s'exprimer: le "langage des signes" ! Puissions-nous avoir ce langage-là.

Si je suis parti sur ce commentaire, c'est qu'à peine avais-je lu l'Evangile d'aujourd'hui, que je me suis souvenu de cette épître de saint Jacques (chapitre 2) , dans laquelle le bouillant apôtre est près de comparer aux démons les prêcheurs de bonnes paroles qui se croient exemptés de toute pratique ! Voici ce passage plein de verve: "12] Parlez et agissez comme devant être jugés par une loi de liberté, [13] car le jugement est sans miséricorde pour qui n'a pas fait miséricorde. La miséricorde triomphe du jugement. [14] Mes frère, que sert-il à quelqu'un de dire qu'il a la foi, s'il n'a pas les œuvres? La foi peut-elle le sauver? [15] Si un frère ou une sœur sont nus et manquent de la nourriture de chaque jour, [16] et que l'un d'entre vous leur dise: Allez en paix, chauffez-vous et vous rassasiez! et que vous ne leur donniez pas ce qui est nécessaire au corps, à quoi cela sert-il? [17] Il en est ainsi de la foi: si elle n'a pas les œuvres, elle est morte en elle-même. [18] Mais quelqu'un dira: Toi, tu as la foi; et moi, j'ai les œuvres. Montre-moi ta foi sans les œuvres, et moi, je te montrerai la foi par mes œuvres. [19] Tu crois qu'il y a un seul Dieu, tu fais bien; les démons le croient aussi, et ils tremblent !"

Dès lors, je prie le Seigneur pour qu'Il me donne des bras aujourd'hui, des bras miséricordieux, une oreille miséricordieuse, un regard miséricordieux et, tout à la fin, en dernier : une langue miséricordieuse...
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1er septembre : la rentrée de Jésus

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 4,38-44.

En quittant la synagogue, Jésus entra chez Simon. Or, la belle-mère de Simon était oppressée par une forte fièvre, et on implora Jésus en sa faveur.
Il se pencha sur elle, interpella vivement la fièvre, et celle-ci quitta la malade. A l'instant même, elle se leva, et elle les servait.
Au coucher du soleil, tous ceux qui avaient des infirmes atteints de diverses maladies les lui amenèrent. Et Jésus, imposant les mains à chacun d'eux, les guérissait.
Des esprits mauvais sortaient de beaucoup d'entre eux en criant : « Tu es le Fils de Dieu ! » Mais Jésus les interpellait vivement et leur interdisait de parler parce qu'ils savaient, eux, qu'il était le Messie.
Quand il fit jour, il sortit et se retira dans un endroit désert. Les foules le cherchaient ; elles arrivèrent jusqu'à lui, et elles le retenaient pour l'empêcher de les quitter.
Mais il leur dit : « Il faut que j'aille aussi dans les autres villes pour leur annoncer la Bonne Nouvelle du règne de Dieu, car c'est pour cela que j'ai été envoyé. »
Et il se rendait dans les synagogues de Judée pour y proclamer la Bonne Nouvelle.

Voici la description d'une journée "ordinaire" de Jésus durant sa mission. Ce que je constate après une seule lecture rapide, c'est que le Seigneur n'a guère pris de repos !... Il sort de la synagogue où Il a dû prêcher longtemps, car la journée est déjà avancée lorsqu'il prend un repas chez Simon. Ensuite Il impose les mains aux malades et les guérit, et chasse quelques démons, avant de prendre du repos. Mais moins de repos que les autres : debout au lever du soleil, Il disparaît et tout le monde se met à sa recherche pour tenter de Le retenir. Et le voilà donc obligé de reprendre la route.

J'ai découvert ce texte le jour de la rentrée. Y a-t-il vraiment quelque chose qui n'appartienne qu'au hasard dans une vie chrétienne ? Ou bien avons-nous reçu cette grâce d'entrer dans les textes d'Evangile pour y découvrir chaque jour notre nourriture ? En tout cas, j'ai eu l'impression que le Seigneur s'adressait à moi et me disait: «Finies les rêveries, fini le vague à l'âme, mets-toi au travail! » Je crois que Jésus n'a jamais pris beaucoup de repos, ni durant la vie cachée, ni durant la vie publique. J'ajoute ce que j'ai remarqué depuis très longtemps: quiconque se met en mouvement dès le réveil risque peu de tomber dans la dépression. Il y a en fait « un temps pour tout, et un temps pour chaque chose sous le ciel ». Je réserve la prière pour certains moments de ma journée, tout en veillant à demeurer disponible à l'une ou l'autre inspiration. Pour le reste, il faut travailler – j'ai toujours eu l'impression que travailler, c'est remettre de l'ordre dans du désordre, qu'en pensez-vous ?
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Passer de la nuit au jour

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 5,1-11.

Un jour, Jésus se trouvait sur le bord du lac de Génésareth : la foule se pressait autour de lui pour écouter la parole de Dieu.
Il vit deux barques amarrées au bord du lac ; les pêcheurs en étaient descendus et lavaient leurs filets.
Jésus monta dans une des barques, qui appartenait à Simon, et lui demanda de s'éloigner un peu du rivage. Puis il s'assit et, de la barque, il enseignait la foule.
Quand il eut fini de parler, il dit à Simon : « Avance au large, et jetez les filets pour prendre du poisson. »
Simon lui répondit : « Maître, nous avons peiné toute la nuit sans rien prendre ; mais, sur ton ordre, je vais jeter les filets. »
Ils le firent, et ils prirent une telle quantité de poissons que leurs filets se déchiraient.
Ils firent signe à leurs compagnons de l'autre barque de venir les aider. Ceux-ci vinrent, et ils remplirent les deux barques, à tel point qu'elles enfonçaient.
A cette vue, Simon-Pierre tomba aux pieds de Jésus, en disant : « Seigneur, éloigne-toi de moi, car je suis un homme pécheur. »
L'effroi, en effet, l'avait saisi, lui et ceux qui étaient avec lui, devant la quantité de poissons qu'ils avaient prise ;
et de même Jacques et Jean, fils de Zébédée, ses compagnons. Jésus dit à Simon : « Sois sans crainte, désormais ce sont des hommes que tu prendras. »
Alors ils ramenèrent les barques au rivage et, laissant tout, ils le suivirent.

Ils ont tous passé une nuit entière à travailler dur, et non seulement dans les difficultés, à se claquer des muscles et se geler les mains, mais aussi: dans la nuit, avec toutes les frayeurs de la nuit sur un lac aux eaux assez secouées pour qu'on l'appelle "la mer de Galilée". Et ils n'ont rien pris. Or, à ce moment, Jésus vint à eux... et tout changea.

Et voilà, n'est-ce pas simple, avez-vous compris ? Si l'effroi les a saisis, c'est tout à fait logique: car ils sont passés de l'impossible au "tout-possible", simplement en accueillant Jésus.
Cela veut-il dire que toutes les bonnes volontés strictement humaines n'arriveront jamais à résoudre des problèmes humains ? ...

Eh bien, pour beaucoup, c'est peut-être difficile à reconnaître, mais je suis d'accord: ma propre vie a démarré vraiment le jour où j'ai reçu le Christ dans ma propre barque. Ce qui s'est passé pour moi ressemble assez bien à ce que les disciples ont pu ressentir. Ce n'est pas d'avoir accueilli une "motivation supérieure", ou un "idéal", ou une nouvelle philsosophie qui m'eût permis d'accepter le "sacrifice"... Non, non, c'est vraiment plus simple que çà. C'est un ami qui est venu et qui m'a rendu confiance, c'est une ancienne amie qui est revenue, c'est ma mère qui m'a rappelé des souvenirs heureux. Si vous avez vécu, vous savez bien ce que c'est de passer de la nuit au jour, de triompher d'un obstacle infranchissable en suivant une simple intuition... En fait, si vous lisez les paraboles du Royaume, elles disent à peu près toutes: "Vous faisiez des efforts, mais vous ne comptiez pas sur l'Amour ! Acceptez donc le joug de l'Amour et tous vos fardeaux deviendront légers !"

Les disciples l'ont compris - je dirais que leur esprit a été saisi par la "Splendeur de la Vérité", et ils ont suivi.

Hier soir, lorsque je suis rentré chez moi, j'avais le Blues encore. Cependant, j'avais la foi aussi. Je suis donc rentré chez moi, j'ai offert cette "petite épine" en prière et puis, je ne sais comment, à peine cinq minutes plus tard, tout seul, sans changer de pièce ni d'occupation (j'étais en train de me cuisiner un "cordon bleu")... je suis passé de la tristesse à la joie. Mais il faut dire, tout de même, que cette joie n'était pas de la même substance que ma tristesse. Certes non, j'ai appris à reconnaître la différence ! Bref, la joie venue hier soir, venue contre toute attente, je savais bien qu'elle venait de Dieu - et je la reconnais de ce fait qu'elle n'a auccune cause raisonnable ni plausible. Et j'ai murmuré: "Moi, je suis d'accord, Seigneur,je sais que c'est Ta grâce, car Tu me sauves tout en me gardant tel que je suis (*) : je sais bien que je ne cesse pas, comme Pierre, d'être un homme pécheur" !...


(*) Elisabeth, lorsqu'elle voit sa cousine Marie venir chez elle, s'exclame: "Comment ai-je ce bonheur que la mère de mon Seigneur vienne jusqu'à moi ? Car, lorsque j'ai entendu tes paroles de salutation, l'enfant a tressailli d'allégresse au-dedans de moi." De la même manière, lorsque la Joie détruit et remplace ma peine, c'est quelque chose qui tressaille d'allégresse au plus profond de moi, et la pesanteur du "moi" en est comme effacée.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
christiane
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Re: Passer de la nuit au jour

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Etienne, j'ai l'impression que, souvent, tu ressens la VRAIE JOIE.

Celle-ci m'a quittée depuis un bon moment et j'espère toujours la retrouver. Il faut dire que, depuis la retraite d'Henri, le calme a quitté la maison. Il y a de l'agitation pour rien et beaucoup d'allées et venues.

Enfin, je suppose qu'il ne dépend que de moi de retrouver une véritable symbiose avec le Seigneur, grâce à des prières plus fournies et de meilleures lectures de revues catholiques. Or, figure-toi que notre factrice, qui est nouvelle, a une fâcheuse tendance à distribuer mes revues à des voisins, par inadvertance...

Je pense quand même que tu as une aussi profonde foi car tu vis seul. Cela facilite bien des choses.

Bien amicalement,
Christiane
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Re: Passer de la nuit au jour

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christiane a écrit : Je pense quand même que tu as une aussi profonde foi car tu vis seul. Cela facilite bien des choses. Bien amicalement,
Christiane
Cela facilite bien des choses ? Ô mon Dieu, ma foi a failli périr à cause de la solitude ! Et mon être physique aussi, tant que j'y pense... Je crois que la grâce de la solitude, c'est que le Seigneur t'oblige pratiquement à ne t'appuyer que sur Lui seulement. C'est une épreuve à tous points de vue. Si tu la traverses (et on la traverse, c'est sûr), alors tu n'a plus une foi de volonté, celle qu'on affirme en disant le Credo. Mais tu as une foi qui dit constamment: "Je ne comprends plus, mon Dieu, mais je crois. Qu'il m'en soit donc fait comme je veux, mais comme Toi tu veux"... et je reconnais qu'il y a dans ce renoncement à comprendre... une sorte de goût d'absolu. Les jeunes croyants hésitent à cause de l'épreuve, mais celle-ci est ajustée à la propre force de chacun. Qu'ils hésitent donc, mais qu'ils avancent, car il n'y a rien en ce monde qui vaille plus que de croire. Certes, la coupe est amère, mais quoi, on sait que le vin est excellent, alors on y goûte !

Bien à toi, je ne veux pas t'effrayer, je suis "pétant de santé" il paraît !

Etienne
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Re: Passer de la nuit au jour

Message non lu par etienne lorant »

La Joie vient bientôt !
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Re: Passer de la nuit au jour

Message non lu par coeurderoy »

christiane a écrit :Etienne, j'ai l'impression que, souvent, tu ressens la VRAIE JOIE.

Celle-ci m'a quittée depuis un bon moment et j'espère toujours la retrouver. Il faut dire que, depuis la retraite d'Henri, le calme a quitté la maison. Il y a de l'agitation pour rien et beaucoup d'allées et venues.
Bonsoir Christiane,
comme je suis étonné...on se fait tellement d'idées sur notre prochain, enviant sa joie ou sa quiétude supposées : en tout cas ce que vous dites ne transparait pas dans vos méditations sereines et pacifiantes.
Il me semble que le Seigneur nous cache souvent (et pour notre bien) les vrais trésors qu'Il nous dispense et, ce qui m'étonne toujours, c'est de constater combien nous pouvons, dans nos aridités ou tristesses intérieures, consoler et soutenir notre prochain malheureux...Un peu comme ces vieux instruments ébréchés ou cabossés, cruches, louches ou vieux pots, qui continuent d'accomplir bravement et simplement leur humble tache domestique : si la soupe est bonne et les convives heureux, n'est-ce pas l'essentiel ?

Fraternellement ! :)
"Le coeur qui rayonne vaut mieux que l'esprit qui brille"

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Re: Passer de la nuit au jour

Message non lu par coeurderoy »

etienne lorant a écrit :
christiane a écrit : Je pense quand même que tu as une aussi profonde foi car tu vis seul. Cela facilite bien des choses. Bien amicalement,
Christiane
Cela facilite bien des choses ? Ô mon Dieu, ma foi a failli périr à cause de la solitude ! Et mon être physique aussi, tant que j'y pense... Je crois que la grâce de la solitude, c'est que le Seigneur t'oblige pratiquement à ne t'appuyer que sur Lui seulement. C'est une épreuve à tous points de vue.
Oui je suis bien d'accord ! J'ai connu cela pas mal d'années et aujourd'hui j'ai tendance à l'oublier (et j'envie parfois l'indépendance et la tranquillité de tel veuf ou célibataire goûtant les joies de la solitude :oops: ).
Saint Bernard, happé par les tâches apostoliques, écrit pourtant : "O beata solitudo ! ô sola beatitudo !"... et j'avoue que j'aime bien cette contrepèterie !!!
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Re: Passer de la nuit au jour

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Coeurderoy, je ne suis, hélas, pas toujours très bien et dans ces moments-là, il m'est difficile de trouver des messages pacifiants mais heureusement, j'y arrive puisque rien ne transparaît.

Heureusement, en ce moment, tout va bien !

PORTEZ VOUS BIEN !
Christiane
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