Position de l'Église sur l'euthanasie
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Forum de discussions entre chrétiens sur les questions morales et éthiques. Certaines discussions de ce forum peuvent heurter la sensibilité des jeunes lecteurs.
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Re: De l'Euthanasie
Autant de médicament que necessaire pour calmer la douleur c'est le rôle du médecin!
C'est ce que font les équipes de soins palliatifs.
Soulager la douleur n'est pas de l'euthanasie.
C'est dans le reportage que le terme d'authanasie passive est utilisé, en désignant le fait de debrancher une machine.
C'est ce que font les équipes de soins palliatifs.
Soulager la douleur n'est pas de l'euthanasie.
C'est dans le reportage que le terme d'authanasie passive est utilisé, en désignant le fait de debrancher une machine.
- Christophe
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Re: De l'Euthanasie
Ce que je veux dire, c'est que donner autant de médicaments que nécessaire pour calmer la douleur et donner autant de médicaments que nécessaire pour entraîner la mort, ce n'est pas la même chose... Or, on a l'impression en écoutant le reportage, que c'est bien la deuxième formule qui est retenue : le but est de donner aux patients un droit à l'euthanasie. Une euthanasie on ne peut plus active...
« N'ayez pas peur ! » (365 occurrences dans les Écritures)
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jean_droit
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Re: De l'Euthanasie
Du cardinal Barbarin.
A partir du Salon Beige :
......................
L'ADMD vue par le Cardinal Philippe Barbarin
Dans son édition du 1er novembre 2008, Le Figaro donne la parole au cardinal Philippe Barbarin. Extraits :
"Profiter de cette date [l’ADMD organise sa journée nationale d’action le 2 novembre], pour promouvoir l’euthanasie sera ressenti comme une violence. Ce jour-là, les Français aiment aller en famille dans les cimetières. Beaucoup prennent un temps de recueillement et de prière devant la tombe de ceux qui leur restent chers. Ils partagent les souvenirs qui habitent leur mémoire, une parole marquante, un grand moment… Respectons cette atmosphère de silence, et n’allons pas faire du 2 novembre une nouvelle « journée nationale » à thème et encore moins un moment de combat, à forte connotation idéologique. Les dernières paroles, les derniers moments de nos proches sont des souvenirs inoubliables. Ce serait complètement déplacé et même blessant de venir nous expliquer qu’il aurait mieux valu éviter ces heures si marquantes, en abrégeant leurs vies. L’effort qui est fait partout pour diminuer la douleur des malades - j’en ai bénéficié moi-même lors de récents séjours à l’hôpital - et apaiser les souffrances mérite notre gratitude et nos encouragements. [...]
Ma conviction est que la dignité de la vie humaine transcende toutes les circonstances et les conditions de notre existence [...] Tout le monde admire Mère Teresa, qui a recueilli et pris soin de personnes abandonnées dans les rues, pour leur permettre de « mourir dans la dignité ». Cette expression devient un piège ou une tromperie si elle entend déterminer quelles sont les conditions d’une vie digne et obtenir, par la loi, le droit de donner la mort à ceux dont on juge qu’ils sont sortis de ce cadre. [...]
Mais nous avons appris, après sa mort, que Mme Sébire n’aurait jamais été dans cet état si elle avait accepté les soins qu’on lui proposait, et que son avocat, par ailleurs, a quitté l’ADMD, refusant qu’on y milite pour la promotion du suicide assisté. Comment peut-on se battre, d’un côté, pour respecter la dignité imprescriptible de la vie humaine et, de l’autre, estimer qu’on peut donner la mort à quelqu’un quand on juge que les circonstances de sa vie sont trop douloureuses ? [...]
Une évolution juridique vers l’euthanasie vous paraît-elle inéluctable ?
Je dois confesser que c’est ce que je pensais en 2004, quand venait d’être votée la loi sur la bioéthique. Mais il y a des jours où l’on est heureux de s’être trompé ! [...] L’euthanasie n’a rien d’une mort douce. Derrière ce qu’on appelle des « cas limites », il y a en fait notre difficulté à bien accompagner celui qui va mourir. C’est cela que nous devons assumer avec courage, par amour de celui qui s’en va. [...] Faut-il légiférer sur tout, et dans les détails ? Et comment se fait-il que ce qu’on appelle « dépénalisation » se transforme vite en un droit pour tous, comme c’est le cas pour la loi sur l’avortement ?"
Michel Janva
A partir du Salon Beige :
......................
L'ADMD vue par le Cardinal Philippe Barbarin
Dans son édition du 1er novembre 2008, Le Figaro donne la parole au cardinal Philippe Barbarin. Extraits :
"Profiter de cette date [l’ADMD organise sa journée nationale d’action le 2 novembre], pour promouvoir l’euthanasie sera ressenti comme une violence. Ce jour-là, les Français aiment aller en famille dans les cimetières. Beaucoup prennent un temps de recueillement et de prière devant la tombe de ceux qui leur restent chers. Ils partagent les souvenirs qui habitent leur mémoire, une parole marquante, un grand moment… Respectons cette atmosphère de silence, et n’allons pas faire du 2 novembre une nouvelle « journée nationale » à thème et encore moins un moment de combat, à forte connotation idéologique. Les dernières paroles, les derniers moments de nos proches sont des souvenirs inoubliables. Ce serait complètement déplacé et même blessant de venir nous expliquer qu’il aurait mieux valu éviter ces heures si marquantes, en abrégeant leurs vies. L’effort qui est fait partout pour diminuer la douleur des malades - j’en ai bénéficié moi-même lors de récents séjours à l’hôpital - et apaiser les souffrances mérite notre gratitude et nos encouragements. [...]
Ma conviction est que la dignité de la vie humaine transcende toutes les circonstances et les conditions de notre existence [...] Tout le monde admire Mère Teresa, qui a recueilli et pris soin de personnes abandonnées dans les rues, pour leur permettre de « mourir dans la dignité ». Cette expression devient un piège ou une tromperie si elle entend déterminer quelles sont les conditions d’une vie digne et obtenir, par la loi, le droit de donner la mort à ceux dont on juge qu’ils sont sortis de ce cadre. [...]
Mais nous avons appris, après sa mort, que Mme Sébire n’aurait jamais été dans cet état si elle avait accepté les soins qu’on lui proposait, et que son avocat, par ailleurs, a quitté l’ADMD, refusant qu’on y milite pour la promotion du suicide assisté. Comment peut-on se battre, d’un côté, pour respecter la dignité imprescriptible de la vie humaine et, de l’autre, estimer qu’on peut donner la mort à quelqu’un quand on juge que les circonstances de sa vie sont trop douloureuses ? [...]
Une évolution juridique vers l’euthanasie vous paraît-elle inéluctable ?
Je dois confesser que c’est ce que je pensais en 2004, quand venait d’être votée la loi sur la bioéthique. Mais il y a des jours où l’on est heureux de s’être trompé ! [...] L’euthanasie n’a rien d’une mort douce. Derrière ce qu’on appelle des « cas limites », il y a en fait notre difficulté à bien accompagner celui qui va mourir. C’est cela que nous devons assumer avec courage, par amour de celui qui s’en va. [...] Faut-il légiférer sur tout, et dans les détails ? Et comment se fait-il que ce qu’on appelle « dépénalisation » se transforme vite en un droit pour tous, comme c’est le cas pour la loi sur l’avortement ?"
Michel Janva
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etienne lorant
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La fête de la Toussaint... et ceci... depuis 2005 !
Euthanasie
La mort à domicile, en kit spécial
Annick Hovine
Dans 40 pc des cas d'euthanasie, les malades meurent à la maison. Produits létaux et matériel d'injection sont désormais disponibles pour les médecins généralistes. Ils peuvent les retirer dans une officine publique.
Sur les 259 euthanasies (déclarées) pratiquées au cours des 15 premiers mois d'application de la loi de dépénalisation, 41 pc ont eu lieu au domicile du malade, contre 54 pc à l'hôpital et 5 pc en maison de repos. Le premier rapport de la commission fédérale d'évaluation de la loi sur l'euthanasie relevait pourtant certaines difficultés, pour les médecins généralistes, de répondre à la demande exprimée par leurs patients de bénéficier d'une euthanasie à domicile.
Si, dans la législation, rien ne s'oppose à la délivrance des produits nécessaires en officine, le fait que ces médicaments soient habituellement livrés aux pharmacies d'hôpitaux entraîne parfois des problèmes d'approvisionnement pour les généralistes. En outre, les pharmaciens ont parfois du mal à s'en procurer chez les grossistes.
Endéans les 24 heures
Pour permettre la pratique de l'euthanasie à domicile, la commission recommandait donc une meilleure information des médecins de famille et des pharmaciens, ainsi qu'une mise à disposition plus aisée des produits nécessaires à une euthanasie correctement conduite.
Voilà qui est fait: depuis peu, les médecins concernés peuvent commander un «kit spécial euthanasie», contenant tous les produits et moyens nécessaires, dans 240 pharmacies du pays (de la chaîne Multipharma). Le kit est disponible endéans les 24 heures. «On a regroupé une série de produits, du matériel d'injection et des baxters dans un kit spécial», explique Paul Perdieus, pharmacien conseiller chez Mutipharma. Les médicaments? Du Penthotal, un puissant hypnotique utilisé dans les anesthésies, administré à des doses massives. «Dans 90 pc des cas, cela provoque la mort rapidement». Un médicament de réserve est également inclus dans le kit: le Norcuron, un paralysant neuromusculaire normalement utilisé pour les anesthésies en milieu hospitalier. «Quand une deuxième étape s'avère nécessaire, c'est un moyen de secours, pour finaliser l'acte euthanasique», détaille encore le pharmacien. Les modalités pratiques à respecter par le médecin sont renseignées dans un document joint au kit.
«Aider les patients»
Comme c'est le cas aux Pays-Bas, les médecins doivent se rendre en personne à l'officine pour retirer le kit euthanasie. «Les produits non utilisés doivent être rapportés à la pharmacie pour destruction», ajoute M. Perdieus. Une mesure qui veut limiter au maximum les risques que ces produits tombent en de mauvaises mains ou soient détournés de leur usage médical. En outre, la prescription doit se faire comme pour les produits stupéfiants; les règles sont plus strictes (les chiffres doivent être inscrits en toutes lettres pour éviter toute erreur). Prix du kit: 45 euros environ (soit la somme de tous les composants), non remboursables par l'Inami, à charge de la famille du malade.
«Certains patients sont dans une situation inacceptable: on ne peut pas les faire attendre parce qu'ils ont choisi de mourir à domicile et pas à l'hôpital. Les aider: c'est cela le plus important. Nous avons voulu mettre les moyens ad hoc à disposition des prestataires de soins», insiste le conseiller de Multipharma.
La chaîne de pharmacies a ainsi voulu répondre à une demande exprimée par un groupe de 200 médecins flamands (LEIF), qui informent leurs confrères sur tout ce qui concerne la fin de vie. Les «marraines» de ce réseau sont les sénatrices Jeannine Leduc (VLD), Jacinta De Roeck (ex-Agalev) et Myriam Vanlerberghe (SP.A), coauteurs de la proposition de loi qui a abouti à une dépénalisation partielle de l'euthanasie.
© La Libre Belgique 2005
La mort à domicile, en kit spécial
Annick Hovine
Dans 40 pc des cas d'euthanasie, les malades meurent à la maison. Produits létaux et matériel d'injection sont désormais disponibles pour les médecins généralistes. Ils peuvent les retirer dans une officine publique.
Sur les 259 euthanasies (déclarées) pratiquées au cours des 15 premiers mois d'application de la loi de dépénalisation, 41 pc ont eu lieu au domicile du malade, contre 54 pc à l'hôpital et 5 pc en maison de repos. Le premier rapport de la commission fédérale d'évaluation de la loi sur l'euthanasie relevait pourtant certaines difficultés, pour les médecins généralistes, de répondre à la demande exprimée par leurs patients de bénéficier d'une euthanasie à domicile.
Si, dans la législation, rien ne s'oppose à la délivrance des produits nécessaires en officine, le fait que ces médicaments soient habituellement livrés aux pharmacies d'hôpitaux entraîne parfois des problèmes d'approvisionnement pour les généralistes. En outre, les pharmaciens ont parfois du mal à s'en procurer chez les grossistes.
Endéans les 24 heures
Pour permettre la pratique de l'euthanasie à domicile, la commission recommandait donc une meilleure information des médecins de famille et des pharmaciens, ainsi qu'une mise à disposition plus aisée des produits nécessaires à une euthanasie correctement conduite.
Voilà qui est fait: depuis peu, les médecins concernés peuvent commander un «kit spécial euthanasie», contenant tous les produits et moyens nécessaires, dans 240 pharmacies du pays (de la chaîne Multipharma). Le kit est disponible endéans les 24 heures. «On a regroupé une série de produits, du matériel d'injection et des baxters dans un kit spécial», explique Paul Perdieus, pharmacien conseiller chez Mutipharma. Les médicaments? Du Penthotal, un puissant hypnotique utilisé dans les anesthésies, administré à des doses massives. «Dans 90 pc des cas, cela provoque la mort rapidement». Un médicament de réserve est également inclus dans le kit: le Norcuron, un paralysant neuromusculaire normalement utilisé pour les anesthésies en milieu hospitalier. «Quand une deuxième étape s'avère nécessaire, c'est un moyen de secours, pour finaliser l'acte euthanasique», détaille encore le pharmacien. Les modalités pratiques à respecter par le médecin sont renseignées dans un document joint au kit.
«Aider les patients»
Comme c'est le cas aux Pays-Bas, les médecins doivent se rendre en personne à l'officine pour retirer le kit euthanasie. «Les produits non utilisés doivent être rapportés à la pharmacie pour destruction», ajoute M. Perdieus. Une mesure qui veut limiter au maximum les risques que ces produits tombent en de mauvaises mains ou soient détournés de leur usage médical. En outre, la prescription doit se faire comme pour les produits stupéfiants; les règles sont plus strictes (les chiffres doivent être inscrits en toutes lettres pour éviter toute erreur). Prix du kit: 45 euros environ (soit la somme de tous les composants), non remboursables par l'Inami, à charge de la famille du malade.
«Certains patients sont dans une situation inacceptable: on ne peut pas les faire attendre parce qu'ils ont choisi de mourir à domicile et pas à l'hôpital. Les aider: c'est cela le plus important. Nous avons voulu mettre les moyens ad hoc à disposition des prestataires de soins», insiste le conseiller de Multipharma.
La chaîne de pharmacies a ainsi voulu répondre à une demande exprimée par un groupe de 200 médecins flamands (LEIF), qui informent leurs confrères sur tout ce qui concerne la fin de vie. Les «marraines» de ce réseau sont les sénatrices Jeannine Leduc (VLD), Jacinta De Roeck (ex-Agalev) et Myriam Vanlerberghe (SP.A), coauteurs de la proposition de loi qui a abouti à une dépénalisation partielle de l'euthanasie.
© La Libre Belgique 2005
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
-
etienne lorant
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L'euthanasie et le suicide assisté primé à Rome !
Le film belgo-français « Kill me please », du réalisateur Olias Barco, a remporté « les deux récompenses les plus prestigieuses » du Festival international du Film de Rome, qui s’est clôturé vendredi.
Outre le Grand Prix, il a également reçu le Prix de la Critique, annonce samedi le distributeur O’Brother Distribution dans un communiqué.
A l’affiche de ce long métrage à petit budget, qui avait été diffusé lundi dernier en avant-première sur le site de la RTBF pour un millier d’internautes, figurent notamment Aurélien Recoing, Bouli Lanners, Virginie Effira et Benoît Poelvoorde. Sorti mercredi dans les salles du Royaume, il était présenté en compétition au Festival international du Film de Rome.
Au centre du récit, on trouve le docteur Kruger (Aurélien Recoing), un pionnier décidé à faire entrer le suicide dans la modernité. Sa clinique reçoit une subvention gouvernementale afin que le suicide ne soit plus une tragédie, mais un acte médical assisté.
Chaque jour, le docteur Kruger reçoit ses malades et les écoute :
M. Demanet, acteur comique en phase terminale de cancer (Benoît Poelvoorde) ; M. Breiman, commis voyageur canadien condamné par une tumeur au cerveau (Saul Rubinek) ; M. Vidal, héritier luxembourgeois perdu par le jeu (Bouli Lanners) ; Virgile, jeune dépressif autodestructeur au nombre incalculable de tentatives de suicide (Virgile Bramly) ; ou Mme Rachel, ancienne chanteuse de cabaret berlinois à la voix cassée (Zazie de Paris).
Le docteur Kruger est un humaniste qui cherche à rendre la mort des autres plus douce, précise le communiqué.
(belga)
Commentaire - tiré de saint Paul: "Romains 16:18 Car de tels hommes ne servent point le Christ notre Seigneur, mais leur propre ventre; et, par des paroles douces et flatteuses, ils séduisent les cœurs des simples." La RTBF de nouveau mise à l'honneur pour son horreur : "Un pionnier décidé à faire entrer l'euthanasie dans la modernité"... rien que çà ? Quand je pense que je connais deux hommes jeunes, moins de trente-cinq chacun, et aussi une jeune femme, qui ont saisi l'occasion de leur maladie et de leur fin pour se repentir, renier tout ce à quoi ils avaient prétendu croire dans le monde et sont rentrés chez leur Père ! Ah, la culture d'aujourd'hui, c'est de donner des médailles à ce qu'il y a de plus sinistre... et avec un grand concert d'applaudissements ! Mais au dernier jour, il y aura des cris, des pleurs et énormément de grincements de dents !!!
Outre le Grand Prix, il a également reçu le Prix de la Critique, annonce samedi le distributeur O’Brother Distribution dans un communiqué.
A l’affiche de ce long métrage à petit budget, qui avait été diffusé lundi dernier en avant-première sur le site de la RTBF pour un millier d’internautes, figurent notamment Aurélien Recoing, Bouli Lanners, Virginie Effira et Benoît Poelvoorde. Sorti mercredi dans les salles du Royaume, il était présenté en compétition au Festival international du Film de Rome.
Au centre du récit, on trouve le docteur Kruger (Aurélien Recoing), un pionnier décidé à faire entrer le suicide dans la modernité. Sa clinique reçoit une subvention gouvernementale afin que le suicide ne soit plus une tragédie, mais un acte médical assisté.
Chaque jour, le docteur Kruger reçoit ses malades et les écoute :
M. Demanet, acteur comique en phase terminale de cancer (Benoît Poelvoorde) ; M. Breiman, commis voyageur canadien condamné par une tumeur au cerveau (Saul Rubinek) ; M. Vidal, héritier luxembourgeois perdu par le jeu (Bouli Lanners) ; Virgile, jeune dépressif autodestructeur au nombre incalculable de tentatives de suicide (Virgile Bramly) ; ou Mme Rachel, ancienne chanteuse de cabaret berlinois à la voix cassée (Zazie de Paris).
Le docteur Kruger est un humaniste qui cherche à rendre la mort des autres plus douce, précise le communiqué.
(belga)
Commentaire - tiré de saint Paul: "Romains 16:18 Car de tels hommes ne servent point le Christ notre Seigneur, mais leur propre ventre; et, par des paroles douces et flatteuses, ils séduisent les cœurs des simples." La RTBF de nouveau mise à l'honneur pour son horreur : "Un pionnier décidé à faire entrer l'euthanasie dans la modernité"... rien que çà ? Quand je pense que je connais deux hommes jeunes, moins de trente-cinq chacun, et aussi une jeune femme, qui ont saisi l'occasion de leur maladie et de leur fin pour se repentir, renier tout ce à quoi ils avaient prétendu croire dans le monde et sont rentrés chez leur Père ! Ah, la culture d'aujourd'hui, c'est de donner des médailles à ce qu'il y a de plus sinistre... et avec un grand concert d'applaudissements ! Mais au dernier jour, il y aura des cris, des pleurs et énormément de grincements de dents !!!
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
Re: L'euthanasie et le suicide assisté primé à Rome !
Moi même en tant qu'athée je suis très géné par cette question. Dans la suite je ne parlerai que du suicide assisté pour des raisons médicales puisque dans ma façon de pensé il n'y a pas d'autres bonnes raisons de mettre fin à ces jours.
Notre technologie et notre science nous à amener à tenir des humains dans des états de déchéances affreuses pendant certaines maladies dont l'issues est fatales. On en est quand même arrivé à un point ou des gens passent des mois allongé sur un lit d'hopital branché à des machines, à de la morphine pour atténuer la douleur alors que tout le monde sait bien que ce n'est qu'une question de temps. Quand on sait que la personne est condamné n'est il pas plus juste de débrancher la machine ? Pour moi ces gens sont déjà mort et c'est une souffrance affreuse de se regarder dépérir de la sorte....
Maintenant le problème c'est que l'application est très compliqué et se heurte à des questions existentielles importantes. Comment défini t'on un point de non retour ? Les médecins ne risquent ils pas de se tromper ?
Et la conscience dans tout ça ? Même si c'est dans le but de soulager je ne suis pas sûr que la personne qui débranche la machine s'en sorte indemne. On mets fin à une vie humaine quand même. Pour faire un parallèle je pense que les bourreaux qui exécutent une sentance de peine de mort font face au même problème. On a beau oter la vie à un salaud ( enfin on estime que c'est un salaud) c'est une vie humaine.
Pas simple !
Notre technologie et notre science nous à amener à tenir des humains dans des états de déchéances affreuses pendant certaines maladies dont l'issues est fatales. On en est quand même arrivé à un point ou des gens passent des mois allongé sur un lit d'hopital branché à des machines, à de la morphine pour atténuer la douleur alors que tout le monde sait bien que ce n'est qu'une question de temps. Quand on sait que la personne est condamné n'est il pas plus juste de débrancher la machine ? Pour moi ces gens sont déjà mort et c'est une souffrance affreuse de se regarder dépérir de la sorte....
Maintenant le problème c'est que l'application est très compliqué et se heurte à des questions existentielles importantes. Comment défini t'on un point de non retour ? Les médecins ne risquent ils pas de se tromper ?
Et la conscience dans tout ça ? Même si c'est dans le but de soulager je ne suis pas sûr que la personne qui débranche la machine s'en sorte indemne. On mets fin à une vie humaine quand même. Pour faire un parallèle je pense que les bourreaux qui exécutent une sentance de peine de mort font face au même problème. On a beau oter la vie à un salaud ( enfin on estime que c'est un salaud) c'est une vie humaine.
Pas simple !
Re: L'euthanasie et le suicide assisté primé à Rome !
Lorsqu'on a la foi, l'espérance et la charité tout est simple:ben57 a écrit :
Pas simple !
"Dites une seule parole Seigneur et il sera guéri" voilà ce qu'il faut demander jusqu'au dernier moment pour le malade. Il faut aimer, espérer et y croire jusqu'au bout.
Les horribles dilemmes de la raison ne sont révélateurs que d'un manque de foi, tout devient compliqué lorsque la raison n'est plus rectifiée par la foi.
Re: L'euthanasie et le suicide assisté primé à Rome !
En tant que personne qui aime réfléchir qui remet tout en cause tout le temps je ne peux me satisfaire d'un avis aussi peu argumenté. Je pense soulever des questions intéréssantes. J'ai connu des malades qui n'auraient vraiment pas du arriver à l'état ou ils sont je me répète. Quand on voit par exemple un malade d'une sclérose en plaque coucher pendant des mois car il ne peut plus bouger, plus parler et qu'il attend simplement que les poussés de plaque attaque le système respiratoire on peut se demander ce qu'il y a encore comme espoir ? Est ce de l'amour de le laisser comme tel ou de l'égoisme ?
C'est un énorme dilemne qui ne peut pas être éludé juste par "quand on a la foi tout est simple"
C'est un énorme dilemne qui ne peut pas être éludé juste par "quand on a la foi tout est simple"
Re: L'euthanasie et le suicide assisté primé à Rome !
Quand tout est simple, le "dilemme" se résout de lui-même, non ?
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cracboum
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Re: L'euthanasie et le suicide assisté primé à Rome !
Le coût est à prendre en considération en regard du résultat espéré. CEC : "La cessation de procédures médicales onéreuses,périlleuses ou disproportionnées avec les résultats attendus, peut être légitime".
Cathéchisme pour adultes des évêques de France : "...l'acharnement thérapeutique met en oeuvre des traitements extraordinaires pour un maintien de la vie à tout prix de manière inconsidérée.
Je suis donc d'accord avec ceux qui disent que c'est trés simple : sachant que la journée d'hôpital pour les malades parvenus au stade évoqué par Ben 57 a un coût exhorbitant pour un résultat nul, il faut débrancher et consacrer les mêmes sommes à ceux qui en ont vraiment besoin.
Cathéchisme pour adultes des évêques de France : "...l'acharnement thérapeutique met en oeuvre des traitements extraordinaires pour un maintien de la vie à tout prix de manière inconsidérée.
Je suis donc d'accord avec ceux qui disent que c'est trés simple : sachant que la journée d'hôpital pour les malades parvenus au stade évoqué par Ben 57 a un coût exhorbitant pour un résultat nul, il faut débrancher et consacrer les mêmes sommes à ceux qui en ont vraiment besoin.
L'unité de la souffrance et de la béatitude est le secret de Dieu, comme le don de sagesse surpasse celui d'intelligence. P. Varillon
Ne méprisez pas vos pieds
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Sofia
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Re: L'euthanasie et le suicide assisté primé à Rome !
Je suis bien incapable d'avoir un avis tranché sur cette question, mais si vous voulez des contre-arguments Ben57 vous pouvez toujours allez lire ceci : Mes 14 bonnes raisons de dire non à l’euthanasie (sans oublier de lire également les commentaires qui ne sont pas moins intéressants).
C'est un peu hors-sujet puisque vous parlez (si j'ai bien compris) davantage du suicide assisté que de l'euthanasie, mais bon, cela donne tout de même des pistes de réflexion.
C'est un peu hors-sujet puisque vous parlez (si j'ai bien compris) davantage du suicide assisté que de l'euthanasie, mais bon, cela donne tout de même des pistes de réflexion.
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etienne lorant
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Re: L'euthanasie et le suicide assisté primé à Rome !
Pardonnez-moi si je m'exprime avec un caractère ... guilleret. J'ai traversé, durant de longues années, de l'âge de treize ans à vingt-neuf ans, un long temps où je fus athée, mais - avec une sensibilité des plus exacerbées, profondément marqué mais aussi ulcéré de songer que, pour me faire connaître du reste de l'humanité, je n'avais pas d'autre choix que de faire de la politique et d'aller jusqu'à l'extrémisme. Mais j'ai vu mourir des jeunes et des moins jeunes. J'ai assisté à des attitudes "royales" de mourants. Je me suis converti à la fin - non pas que c'est par ma réflexion que je me suis converti, mais par une illumination intérieure... qu'étant athée, je ne pouvais pas reconnaître. Cependant, la conversion fut telle que j'ai constaté: mon être lui-même n'était plus le même !ben57 a écrit :Moi même en tant qu'athée je suis très gêné par cette question.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
- Fée Violine
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Re: L'euthanasie et le suicide assisté primé à Rome !
Très intéressant article de Koz toujours (le débat qui suit est très intéressant aussi):
http://www.koztoujours.fr/?p=9318
http://www.koztoujours.fr/?p=9318
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cracboum
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Re: L'euthanasie et le suicide assisté primé à Rome !
Toutes ces subtilités sont intéressantes mais factices. Dans la vie il faut prendre des décisions et se mouiller.
Si un soldat blessé que ses camarades sont dans l'impossibilité d'emmener et qui est sûr de subir les pires tortures aux mains de l'ennemi et qui supplie qu'on l'achève, qui le fait ? Moi, j'espère bien que je le ferai.
Un médecin voit un malade dans un etat affreux évoqué plus haut, il n'est plus temps d'ergoter, un geste s'impose qui exige de la force d'âme.
Une petite anecdote : quand j'étais petit, en visitant un phare avec mon père, une belette blessée se tordait en tous sens. Les gens disaient "la pauvre!", "c'est affreux"... et ce genre de chose. Mon père a été cherché une grosse pierre et l'a laissée tomber sur la belette qui est morte écrasée. Les gens ont poussé des cris de dégoût. Voilà qui illustre bien que certains pataugent dans leurs états d'âme et d'autres agissent.
Et quand on agit, on agit "au mieux', il n'y a pas de perfection idéale qui vous guarantisse multirisques, l'idéal c'est de faire ce qu'on croit devoir faire avec une part de lumière et une part de ténèbres.
Si un soldat blessé que ses camarades sont dans l'impossibilité d'emmener et qui est sûr de subir les pires tortures aux mains de l'ennemi et qui supplie qu'on l'achève, qui le fait ? Moi, j'espère bien que je le ferai.
Un médecin voit un malade dans un etat affreux évoqué plus haut, il n'est plus temps d'ergoter, un geste s'impose qui exige de la force d'âme.
Une petite anecdote : quand j'étais petit, en visitant un phare avec mon père, une belette blessée se tordait en tous sens. Les gens disaient "la pauvre!", "c'est affreux"... et ce genre de chose. Mon père a été cherché une grosse pierre et l'a laissée tomber sur la belette qui est morte écrasée. Les gens ont poussé des cris de dégoût. Voilà qui illustre bien que certains pataugent dans leurs états d'âme et d'autres agissent.
Et quand on agit, on agit "au mieux', il n'y a pas de perfection idéale qui vous guarantisse multirisques, l'idéal c'est de faire ce qu'on croit devoir faire avec une part de lumière et une part de ténèbres.
L'unité de la souffrance et de la béatitude est le secret de Dieu, comme le don de sagesse surpasse celui d'intelligence. P. Varillon
Ne méprisez pas vos pieds
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etienne lorant
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Re: L'euthanasie et le suicide assisté primé à Rome !
Les propos de Cracboum m'ont beaucoup choqué. Il se déclare prêt à achever un blessé dans une situation scabreuse en guerre. Et il parle comme d'un courage d'achever des malades dont l'issue est tout à fait prévisible.Dans les deux cas, il existe des blessés qu'on a sauvés in extremis, et encore pllus de cas où le premier diagnostic était une erroné.
J'ai passé tout l'après-midi hier avec mon ami Fabien, atteint d'un cancer généralisé, et qui est sorti de clinique après une embolie. Il ne lui reste que quelques jours. Nous avons parlé trois heures à coeur ouvert: il ne m'a pas demandé de l'achever, car il veut aller "jusqu'au bout". Je suis écoeuré de ce discours.
J'ai passé tout l'après-midi hier avec mon ami Fabien, atteint d'un cancer généralisé, et qui est sorti de clinique après une embolie. Il ne lui reste que quelques jours. Nous avons parlé trois heures à coeur ouvert: il ne m'a pas demandé de l'achever, car il veut aller "jusqu'au bout". Je suis écoeuré de ce discours.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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