La transcendance de Dieu

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ti'hamo
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Re: La transcendance de Dieu

Message non lu par ti'hamo »

Je ne comprends pas, si la matière est une créature, elle est forcément non-éternelle, non ? Il y a bien un moment où Dieu l'a tirée du néant (donc elle n'existait pas) pour la faire exister, non ?
Considérez aussi que le temps lui-même est créé. Ainsi, on ne peut même pas dire qu'il y a "un moment" où Dieu tire la création du néant, ou en tout cas il faut voir que ce moment est en quelque sorte le premier des moments.

Ceci étant, dans l'hypothèse d'un univers s'étirant à l'infini dans le temps et l'espace, cela n'évacuerait pas la question de Dieu puisque Dieu n'est pas un simple "point de départ", mais la source même de l'existence de l'univers : c'est en permanence qu'il y a nécessité d'un être nécessaire appelé "Dieu" qui donne l'existence à tout ce qui est.
C'est ce que veut dire, je crois, le texte que vous citez : que le terme "premier moteur" est souvent mal compris : on à tendance à comprendre par là un moteur qui donne le "premier élan" au départ d'une chaîne s'étirant loin dans le temps, dans le passé : "il faut bien un début à tout ça", alors qu'il faut l'entendre comme l'être nécessaire premier moteur d'un chaîne s'étendant non dans le temps mais dans l'ordre des causes, de l'origine de l'existence (sur le plan ontologique plutôt que chronologique, pour ceux qui aiment les gros mots).



@Artois :
Puisque vous en parlez, pourriez-vous (si ça n'est pas trop long, ou au moins dans les grandes lignes) nous dire comment Bergson résoud le paradoxe de Zénon ?
J'en ai lu récemment une résolution toute belle de simplicité et convaincante, dans un livre de Raymond Smullyan sur l'infini.
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Re: La transcendance de Dieu

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Bergson résout le paradoxe de Zénon en invalidant une opération de l’esprit, à savoir la division de la durée.

Alors que la solution mathématicienne ne récuse pas le principe de division de la durée et résout le paradoxe par la limite à l’infini.

Mais le problème de la solution mathématicienne est qu’elle utilise l’infini (en l’occurrence la limite à l’infini d’une série géométrique), or l’infini n’est pas une notion réelle, une notion empruntée aux choses, mais une notion conceptuelle.

Et l’on sait que Bergson privilégie l’intuition sensible, aux prises directes avec le réel, sur les explications spéculatives de type pythagoricien.

D’abord Bergson reconnaît la validité de la division de l’espace : vous avez deux points A et B juxtaposés vous pouvez construire leur milieu C.

Par contre si vous avez deux instants A et B, A instant passé et B instant présent, pouvez-vous construire leur « milieu ». La réponse est non car A étant passé il n’existe plus et il est plutôt difficile de construire le milieu de deux points si l’un des deux a disparu… Il n’existe donc pas de procédure opérationnelle pour diviser la durée. Mais il est possible de se remémorer l’instant A, et il est possible de se le représenter dans un espace fictif juxtaposé avec l’instant B et à ce compte là il est alors possible de se représenter leur milieu.

La critique de Bergson ne porte pas tant sur l’opération de remémoration qui finalement rappelle à la mémoire un instant qui n’existe plus, que sur la représentation spatiale de la durée, qu’il dénonce clairement comme une fiction.

Dès lors que cette représentation spatiale de la durée est reconnue comme une fiction, on doit également reconnaître le paradoxe de Zénon comme fictif et si l’on veut tout de même le résoudre alors il faut le résoudre en introduisant une autre fiction, c'est-à-dire l’infini mathématique.

Point intéressant : pourquoi Bergson ne dénonce t-il pas aussi comme fictif le rappel à la mémoire d’un instant qui n’existe plus ?

Parce qu’en fait il considère que l’instant A continue d’exister dans l’instant B et que la mémoire est donc fidèle à cette réalité, réalité qui n’est pas faite de juxtapositions mais d’incorporations.
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Re: La transcendance de Dieu

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Bonjour,

J'ai du mal à suivre votre cheminement; pas l'explication concernant Bergson, mais ce choix pour approcher les concepts vieux de 3300 ans.
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ti'hamo
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Re: La transcendance de Dieu

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@touriste
"Bergson résout le paradoxe de Zénon en invalidant une opération de l’esprit, à savoir la division de la durée.
Alors que la solution mathématicienne ne récuse pas le principe de division de la durée et résout le paradoxe par la limite à l’infini.
Mais le problème de la solution mathématicienne est qu’elle utilise l’infini (en l’occurrence la limite à l’infini d’une série géométrique), or l’infini n’est pas une notion réelle, une notion empruntée aux choses, mais une notion conceptuelle."
C'est justement ce qui me semble particulièrement intéressant dans la façon qu'a Smullyan de présenter la solution : effectivement, il rappelle que la somme infinie de la suite de fractions représentant la situation décrite par Zénon (1/2 + 1/4 + 1/8 + ... + 1/(2^n) + ...) EST égale à 1. C'est ce qui dans sa solution ouvre sur des perspectives fascinantes : lui considère que Zénon a raison du début à la fin... sauf dans sa conclusion : oui, Achille passe par une infinité d'instants et de points... ce qui ne l'empêche pas de rattraper la tortue.

Autrement dit, sa solution est que l'infini n'est pas seulement un concept abstrait sans rapport direct avec la réalité ; il nous introduit en quelque sorte à un infini commun, quotidien : il y a réellement une infinité d'instants dans n'importe quelle durée, tout simplement.
(là où cet infini demeure tout de même un concept, c'est que cette notion même "d'instant" est, effectivement, un concept - on rejoindrait là, peut-être, le propos de Bergson, alors).

À jeter un œil, d'ailleurs, à la physique quantique ou à l'astronomie, il semblerait bien que l'infini fasse bien partie de notre univers réel, à plus d'un titre et plus d'une dimension...
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Re: La transcendance de Dieu

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la conception mathématique, celle de Moïse dans le Sepher Berechith ou Genèse n'est pas redevable à cette suite mathématique. Pourquoi?
-Il n'existe qu'un seul nombre...Un, 1 : Lui-les-Dieux.
-L'infini est cyclique:en prenant l'apparence du nombre 8 renversé exprimant là, le concept de morts et de renaissances. (au pluriel)

- Le calcul fractionnaire est redevable à la conception égyptienne du nombre 64,( les yeux d'Horus) : 1/2+1/4+1/8.... de 64, n'est pas égal à 1. et n'est pas lié à la conception de la durée, mais de l'influence supposée... des deux luminaires permettant de créer une descendance au nombre 1, soit 1+1 "père"+"fils".

Ps: Vous trouverez dans Les origines des sciences modernes, par Charles Morazé, chez Fayard, des éléments de réflexion.
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ti'hamo
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Re: La transcendance de Dieu

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@jpm
l'infini est cyclique
. Et bien pas forcément. Le caractère infini n'implique pas forcément le caractère cyclique.
(voyez les décimales de pi, tenez, par exemple)

. De fait, la somme "1/2+1/4+1/8+1/16..." EST égale à 1. Je ne sais pas à quoi vous la vouliez égale, mais enfin c'est comme ça, ça fait 1.
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Re: La transcendance de Dieu

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ti'hamo a écrit :
À jeter un œil, d'ailleurs, à la physique quantique ou à l'astronomie, il semblerait bien que l'infini fasse bien partie de notre univers réel, à plus d'un titre et plus d'une dimension...
Depuis Aristote, pour qui l’infini n’est que potentiel et non réel, la question de l’immanence ou de la transcendance de l’infini est un thème récurrent dans les sciences.

La démarche quantique depuis l’étude du corps noir de Max Planck est de substituer à la continuité supposée d’une grandeur réelle un ensemble de valeurs discrètes de façon à éviter des résultats infinis : ainsi Max Planck constata que si le corps noir émettait une infinité d’ondes de fréquences différentes la somme des énergies portées par chacune de ces ondes donnerait une énergie totale infinie, alors que le dispositif expérimental est fini et que toute mesure est finie, une incohérence donc. C’est là que lui vient l’idée de supposer que la fréquence des ondes émises par le corps noir ne prenait que des valeurs discrètes, donc qu’il n’y avait pas une infinité de valeurs, mais que la plage des valeurs étaient bornée et quantifiée. On sait le succès que connut par la suite cette quantification, notamment avec les orbites atomiques : les électrons n’occupent pas une infinité d’orbites atomiques, mais ils font des sauts quantiques pour passer de l’une à l’autre, sans avoir à franchir une infinité d’orbites intermédiaires.

Côté science du macrocosme, là aussi, les deniers développements tendent plutôt à valoriser les modèles d’univers finis (géométrie de l’espace-temps fermée avec un contenu énergétique fini). On peut dire que le paradoxe de Olberg fut le tournant pour passer d’une conception infinie de l’univers à une conception finie.

En revanche, contrairement aux sciences de la matière, les sciences mathématiques se sont développées dans le sens d’une irréductibilité de l’infini au fini. Pourtant là aussi il y a eu un tournant : ce fut au début du XXème siècle lorsque Hilbert lança son fameux programme, précurseur de l’informatique d’ailleurs, qui avait pour but de réduire les mathématiques à un ensemble de procédures mécaniques produisant une démonstration en un nombre fini d’étapes. On sait que Gödel montra l’impossibilité d’un tel programme et réaffirma ainsi la légitimité de l’infini, sans lequel d’ailleurs les mathématiques seraient ruinées puisqu’une bonne partie de ses démonstrations reposent dessus. Donc l’esprit mathématicien a ceci de supérieur et de transcendant à la machine qu’il peut établir certaines vérités, grâce à l’infini, vérités et infini inaccessibles à la machine.

Si l’on s’autorise à faire un bilan provisoire sur les bases scientifiques actuelles on pourrait dire : finitude pour la matière et infinitude pour l’esprit.

Ceci dit cela ne clôt pas le débat pour autant, car l’infini a beau être dans l’esprit, il est tout aussi objectif que peut l’être un objet matériel, la meilleure preuve est que les mathématiciens l’utilisent dans leurs démonstrations. Alors il faudrait peut-être parler de l’infini, non pas comme d’une réalité matérielle, mais d’une réalité spirituelle. Et c’est bien là la position gödelienne : les « choses » de l’esprit ne sont pas des fictions mais des réalités.
Enyo32 a écrit :
Je ne comprends pas, si la matière est une créature, elle est forcément non-éternelle, non ? Il y a bien un moment où Dieu l'a tirée du néant (donc elle n'existait pas) pour la faire exister, non ?

Pour pouvoir parler de moment il faut déjà qu’il y ait un mouvement et pour qu’il y ait un mouvement il faut déjà qu’il y ait un être. Le moment présuppose le mouvement et le mouvement présuppose l’être.

Par conséquent la non éternité de la matière ne signifie pas qu’elle ait été créée à un moment donné, car de toute façon la création de l’être est première dans l’ordre de la nécessité par rapport au mouvement et au moment.

C’est une pétition de principe que de placer la création de l’être à un moment donné alors que le moment donné ne vient qu’une fois que l’être a été créé et mis en mouvement.

La non éternité de la matière signifie simplement qu’il n’existe aucune nécessité à ce qu’elle existe : Dieu a commis un acte gratuit en la créant.

Alors que l’engendrement du Fils est éternel.
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Re: La transcendance de Dieu

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ti'hamo a écrit :@jpm
l'infini est cyclique
. Et bien pas forcément. Le caractère infini n'implique pas forcément le caractère cyclique.
(voyez les décimales de pi, tenez, par exemple)

. De fait, la somme "1/2+1/4+1/8+1/16..." EST égale à 1. Je ne sais pas à quoi vous la vouliez égale, mais enfin c'est comme ça, ça fait 1.
non:
1/2 de 64 + 1/4 de 64, etc...n'ont jamais fait 64, de fait 1, non plus:
32+16+8+4+2+1= 63.


"Et bien pas forcément. Le caractère infini n'implique pas forcément le caractère cyclique".

[attachment=0]image2033.jpg

Latran. Rome.
Pièces jointes
image2033.jpg
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Re: La transcendance de Dieu

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@jpm
. Une jolie mosaïque qui fait des ronds, DONC l'infini est systématiquement cyclique ? C'est une démonstration, ça ??
De fait, c'est un fait, un fait mathématique, la notion d'infini n'implique pas forcément celle de cycle. Infini et caractère cyclique ne sont pas du tout incompatibles, soit ; mais ils ne se recouvrent pas totalement non plus.

On peut définir mathématiquement des cycles finis, des cycles infinis, et des infinis non cycliques.



. Ah, "de 64", excusez, je n'avais pas vu : et bien, (1/2) de 64 + (1/4) de 64 + (1/8) de 64 + ... etc à l'infini, cela est bien égal à (1/2 + 1/4 + 1/8 + 1/16 +...) x 64. Or cette somme vaut 1, donc multipliée par 64 ça fait 64.

C'est un fait mathématique, c'est comme ça.
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Re: La transcendance de Dieu

Message non lu par jpm »

"(1/2) de 64 + (1/4) de 64 + (1/8) de 64 + ... etc à l'infini, cela est bien égal à (1/2 + 1/4 + 1/8 + 1/16 +...) x 64. "
no.

On ne multiplie rien, sauf les petits pains, on fractionne jusqu'à la sous-unité: 1/64 ème
UN comporte 64 parties (un gros gâteau ).
de là: 32+16+8+4+2+1 = 63.


Ce calcul fractionnaire , n'est inventé par moi, pour la circonstance. Il s'agit de la base du calcul fractionnaire égyptien dont à hérité la Genèse de Moïse (Bergson n'étant pas encore né,ni d'ailleurs, etc.). Charles Morazé, dont vous trouverez la parcours scientifique sur le web, approchait le concept de la même manière.


Quant à l'infini cyclique, les pavement de Latran à Rome, donnent d'autres indications:
1. l'état de chaos.
image2033.jpg
2. l'état de réalisation
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Re: La transcendance de Dieu

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Dites, vous pourriez faire des phrases correctes pour vous exprimez ?

. Si vous additionnez seulement 6 fractions de 64, alors, effectivement, non, on n'obtient pas 1 du tout...
sauf qu'il n'était pas question de ça du tout, il était question de la suite de fractions dont la somme donne 1, et qui décrit le paradoxe de Zénon.
La solution mathématique de ce paradoxe est que l'on passe réellement par une infinité d'instants. (après tout, on peut sans doute dire plus précisément que l'on peut arbitrairement définir une infinité d'instants dans une durée finie, ce qui du coup rejoint la critique de Bergson, si je l'ai bien comprise).

Pourquoi donc avez-vous ce besoin irrépressible et pathologique de toujours tout ramener au seul sujet que vous vous estimez en mesure de pouvoir traiter ? Ne pouvez-vous supporter que des personnes conversent d'un sujet que vous ne connaissez pas, ou mal, et ne le supportez-vous pas au point de les interrompre pour ramener, comme un cheveu sur la soupe et au premier prétexte trouvé, à un unique sempiternel sujet ?

Nous parlons, en annexe, en parallèle, du paradoxe de Zénon et des solutions apportées... et vous voulez à tout prix intervenir et remplacer ça par une discussions sur la symbolique ésotrique des chiffres dans l'Égypte antique. :zut:



. Un pavage ou une mosaïque, pour jolis qu'ils soient, ne font pas une démonstration.
De toute façon, UN pavage ou UNE mosaïque, par définition seront chaque fois UN exemple du principe énoncé. Or, j'ai bien dit qu'il existe des infinis cycliques (dont la figure que vous proposez serait une image). Mais également des infinis non cycliques, ça existe.
D'où la conclusion que "infini" et "cyclique", s'ils ne sont pas incompatibles, ne s'impliquent pas non plus forcément l'un l'autre.
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Re: La transcendance de Dieu

Message non lu par jpm »

Ah, enfin ... vous commencez à comprendre ma démonstration consacrée aux mathématiques antiques dont Morazé parle dans son ouvrage consacré à la Chaldée, Chine, Egypte etc. et où le paradoxe de Xénon n'a pas sa place. La science grecque ne peut être ,à nos yeux, en rupture et se réclamer des civilisations plus anciennes.
Or donc , Cher monsieur Thi, l'expression "la fin d'un Temps", puisque nous parlions du Temps, n'est pas à placer sur un ligne droite de valeur infinie ou ramenée à 1, mais sur un double cercle cyclique, expression de ce qui est palpable et de ce qui est, mais en puissance (chaos), comme le suggère le pavage de Latran, et comme Latran n'est pas en Egypte, mais visité par le Pape, etc.
Pardonnez l'incomplétude de mes phrases, mais avant que une démonstration arrive à percuter la zone sommitale de votre personne, mon clavier s'engourdit.
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Re: La transcendance de Dieu

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Alors, moi personnellement je continue à comprendre, tout simplement, que vous parlez toujours de la même chose, en boucle, justement, quel que soit le sujet de conversation en cours, et en faisant des phrases incomplètes qui s'arrêtent brutalement en plein milieu, ou ne finissent pas, repartent sur une autre, et que tout ça est à la fois très confus et obsessionnel.

Notez que ça arrive à des gens très bien, c'est pas la question.
Juste que je ne vois pas bien ce que vous vous attendez à ce qu'on vous réponde - puisque cela n'a ni sens ni suite.
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Re: La transcendance de Dieu

Message non lu par cracboum »

touriste a écrit :
Enyo32 a écrit :
Alors si la matière ne peut être que non-éternelle pour un chrétien, comment expliquer ce passage (qui montre que l'on peut très bien être chrétien et considérer la matière comme éternelle) ?
La difficulté consiste à définir ce qu’est l’éternité. L’éternité considérée comme l’extension infinie d’une durée, sans commencement ni fin, n’est pas la vraie éternité. Pas plus que ne l’est le présent éternel. Ce ne sont que des analogies empruntées aux catégories de durée et d’instant.

L’éternité est la condition de l’être « en vérité ». Ce qui est « en vérité » est éternel.

Et donc les êtres ne sont pas ce qu’ils sont vraiment tant qu’ils sont dans le temps. Par exemple les hommes ne sont ni bons, ni méchants, mais une fois fixés dans l’éternité, c'est-à-dire une fois qu’ils sont véritablement ce qu’ils sont, qu’ils sont « en vérité », alors ils sont bons ou méchants.

De même la matière dans le temps n’est ni du néant, ni de l’être, mais un moyen terme entre les deux : pas encore un être mais ce à partir de quoi un être peut venir à l’existence. Mais « en vérité » la matière a été créée », ce qui revient au même de dire que la matière a été créée de « toute éternité ».
Ce fil que je découvre est vraiment passionnant, mais je vous suis particulièrement reconnaissant pour ce concept : l'éternité est la vérité de l'être/ce qui est "en vérité" est éternel. J'en avais l'intuition, mais pas la formulation. J'en ai maintenant une représentation plus claire.
L'unité de la souffrance et de la béatitude est le secret de Dieu, comme le don de sagesse surpasse celui d'intelligence. P. Varillon
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Re: La transcendance de Dieu

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(@jpm
Et bien, oui : quand j'affirme que la somme "1/2 + 1/4 + 1/8 + 1/16 + ..." est égale à 1, je l'affirme parce que c'est un fait mathématique.
Par contre, quand je fais part de l'impression que me font vos commentaires, j'insiste sur le fait que c'est une impression qui m'est personnelle : n'étant pas dans votre tête et manquant d'éléments, je ne peux rien me permettre d'affirmer de façon objective.

C'est une distinction que, d'ailleurs, vous devriez apprendre à faire, entre d'une part une vérité objective que l'on reconnaît et que l'on peut expliquer et étayer de façon objective, et d'autre part un sentiment personnel ou une impression, qui se fondent certes sur des faits mais qu'on ne peut se permettre de présenter comme une vérité objective avérée.)
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