Lesquelles ?Ren' a écrit :Cette université a fait autorité dans le monde sunnite ; mais les choses sont beaucoup plus complexe aujourd'hui, et cette "autorité" est concurrencée par bien d'autres autorités potentielles.
Que les choses soient plus complexes, je n’en doute pas. Que l’université d’Al-Azhar soit concurrencée, sans aucun doute. Mais qu’elle ne soit plus référence ? Ou au moins une référence ? Là, il va me falloir des preuves.
Hé bien de ce que j'en sais, cette fameuse démarche des 138 musulmans n'eu que peu d'écho dans les pays musulmans. Mais je vous en prie, détrompez-moi ! Franchement, je serai ravi d’apprendre que le monde musulman a emboîté le pas à ces 138 dignitaires…Ren' a écrit :2. Informez-vous : la démarche des "138" (qui représentent plus qu'eux-mêmes) est, elle, porteuse d'avenir car fruit d'un "oecuménisme musulman" né à Amman en 2001, et parce qu'ils fondent leur démarche sur un pilier du droit musulman : le consensus comme élément de preuve.
Et puis, vous vous méprenez sur mes propos. Je ne nie pas qu'un œcuménisme musulman existe, je nie la portée que vous lui attribuez. Et je ne comprends toujours pas pourquoi, lorsqu’il s’agit d’un contre-témoignage à l’œcuménisme émanant d’Al-Azhar, vous relativisez son importance, et lorsqu’il s’agit d’un témoignage probant en faveur de l’œcuménisme de la part de 138 dignitaires non représentatifs, vous en faites un évènement significatif. Vos critères de discernement m’apparaissent pour le moment assez étranges.
Oui, mais je ne vois pas bien le rapport avec ce que je disais. Car mon propos était simplement de dire que pour le moment, on assiste plus à un durcissement de l’islam qu’à autre chose. Et c’est une constatation globale, indépendamment de ce soi-disant éclatement que vous croyez constater.Ren' a écrit :Etre objectif, c'est prendre en compte les faits, et les faits, actuellement, c'est l'absence totale d'autorité représentative dans l'Islam multipolaire d'aujourd'hui. Cette religion est entrée dans la crise la plus profonde de son histoire à la fin du XIXe siècle ; nous y sommes encore. Tout en restant très claire sur sa position, l'Eglise accepte toute initiative de musulmans tentant de sortir de cette crise "par le haut"
Donc bien entendu qu’il faut œuvrer au dialogue, je n’ai jamais dit le contraire. Mais il ne serait pas non plus totalement stupide de prendre acte de certains signes potentiellement inquiétants, non pas pour se replier sur soi, mais pour ne pas non plus être complètement naïfs.
Cordialement,




