Fluctuat nec mergitur...
bon, à force de ramer j'espère tout-de-même finir par ...arriver quelque part, mais il me semble que le voyage lui-même peut être parfois plus riche de saveur et d'enseignement que la destination toujours plus ou moins rêvée...
Je rends grâce au Seigneur en tout cas :dans cette traversée Il me donne des vivres, des soutiens et me permet (grâce à Sa divine Boussole, l'Esprit Saint je pense) d'éviter les écueils les plus redoutables (révolte, désespérance, idées de mort...)
La vie est tout-de-même bien fascinante, riche, merveilleuse : hier soir, en venant me récupérer au train de Paris, ma soeur Catherine "tombe" sur une maraude de nuit apportant vivres et café chaud aux SDF (beaucoup de jeunes...) et parmi les bénévoles, retrouve une de ses collègues de bibliothèque, très investie dans ce service : la vie est belle
AUSSI !!!
Merci à mon ami Thomas de m'avoir accueilli une nuit à Paris (j'avais un RV dans un service de ressources humaines). Merci à ceux qui m'ont pris en stop, avant-hier mardi entre Alençon et X... où j'avais un autre entretien professionnel suite à une demande de mutation : le service de cars ne fonctionnait pas ce jour-là et j'ai retrouvé la joie de ces rencontres gratuites et imprévues au bord des routes sous un soleil printanier qui illuminait le pays natal de Sainte-Thérèse !
Oui, quelques imprévus se sont présentés mais j'aurais pu attendre des heures sur ces petites routes de campagne, transi sous une pluie glacée...et ce ne fut pas le cas.
Le soir à Alençon, j'ai pu apercevoir "le porche de dentelle" de la belle église Notre-Dame où sainte Thérèse reçut le baptême : émouvant, car cette grâce féminine de l'architecture représentait pour moi la beauté et la tendresse délicates du coeur de la sainte...l'activité minutieuse et soignée de sa maman dentellière aussi ! L'église était fermée en cette heure tardive, mais combien cette façade flamboyante (flammes de l'Amour du Coeur Divin ?) était moins rébarbative, moins sévère que toutes ces églises "néo" jansénisantes bâties au XIX ème par ceux qui construisaient parallèlement préfectures, écoles, casernes et prisons...
Je vous confie donc cette nouvelle tentative de "reprise-pied" (?) dans la vie professionnelle :
IN DOMINO CONFIDO !
Cordialement et bien fraternellement !
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P.S : le clocher n'est pas...à la gloire des "Lumières" du XVIIIème s...