Science et christianisme : la nouvelle alliance
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Forum de débats dialectiques entre personnes de bonne volonté autour de la religion chrétienne (catholicisme) et des objections formulées à son encontre
NB : L'attention des intervenants est particulièrement attirée sur la courtoisie et le respect ; les blasphèmes et provocations visant à blesser le sentiment religieux des lecteurs seront modérés ; les discussions inutilement polémiques seront verrouillées et leur initiateurs sanctionnés.
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Re: Science et foi
La science comme la raison sont plutôt antinomiques avec la foi qui est le plus souvent irraisonnée, voire mystique.
Que ce soit, notamment, la création de l'univers ou les nombreux mystères que renferme la religion chrétienne, la foi ne peut en donner une explication rationnelle faute de réflexion.
La foi est un phénomène subjectif, personnel, tout le contraire de la science qui est fondée sur des recherches objectives.
Du moins, est-ce mon avis personnel et je ne vois pas de "nouvelle alliance" entre ces deux concepts.
Que ce soit, notamment, la création de l'univers ou les nombreux mystères que renferme la religion chrétienne, la foi ne peut en donner une explication rationnelle faute de réflexion.
La foi est un phénomène subjectif, personnel, tout le contraire de la science qui est fondée sur des recherches objectives.
Du moins, est-ce mon avis personnel et je ne vois pas de "nouvelle alliance" entre ces deux concepts.
Re: Science et christianisme : la nouvelle alliance
Bonjour ti-coz,
je vous invite à (re?)lire l'encyclique de Jean Paul II Fides et Ratio, qui montre qu'il n'y a pas antinomie entre foi et raison.
Le texte est disponible en ligne.
Bonne lecture,
je vous invite à (re?)lire l'encyclique de Jean Paul II Fides et Ratio, qui montre qu'il n'y a pas antinomie entre foi et raison.
Le texte est disponible en ligne.
Bonne lecture,
Cgs
Mes propos qui apparaissent en vert comme ceci indiquent que j'agis au nom de la modération du forum.
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- Anne
- Prætor

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Re: Science et christianisme : la nouvelle alliance
S'cusez l'hors-sujet, mais de laquelle s'agit-il ?Fée Violine a écrit :Intéressante, votre citation de saint Augustin. (j'ai la même traduction des Confessions, qui est remarquable).
"À tout moment, nous subissons l’épreuve, mais nous ne sommes pas écrasés;
nous sommes désorientés, mais non pas désemparés;
nous sommes pourchassés, mais non pas abandonnés;
terrassés, mais non pas anéantis…".
2 Co 4, 8-10
nous sommes désorientés, mais non pas désemparés;
nous sommes pourchassés, mais non pas abandonnés;
terrassés, mais non pas anéantis…".
2 Co 4, 8-10
Re: Science et christianisme : la nouvelle alliance
Cgs a écrit :Bonjour ti-coz,
je vous invite à (re?)lire l'encyclique de Jean Paul II Fides et Ratio, qui montre qu'il n'y a pas antinomie entre foi et raison.
Le texte est disponible en ligne.
Bonne lecture,
J'y trouve un questionnement comme celui-ci :
Un simple regard sur l'histoire ancienne montre d'ailleurs clairement qu'en diverses parties de la terre, marquées par des "cultures différentes, naissent en même temps les questions de fond qui caractérisent le parcours de l'existence humaine: "Qui suis-je? D'où viens-je et où vais-je? Pourquoi la présence du mal? Qu'y aura-t-il après cette vie? Ces interrogations "sont présentes dans les écrits sacrés d'Israël,...."
mais aucune réponse.
Re: Science et christianisme : la nouvelle alliance
Pour répondre à Anne.
Merci, au passage, à Ti'hamo et Fee Violine pour leur dialogue de grande qualité.
Comme Fée Violine, j'ai aussi beaucoup apprécié cette citation de St Augustin.ti'hamo a écrit :D'ailleurs à ce sujet, toujours du même Saint Augustin :St Augustin, Confessions, Livre V. Traduction : Louis de Mondadon."Si j'entends dire que tel ou tel chrétien, l'un quelconque parmi nos frères, ignore ces questions [au sujet d'astronomie, des étoiles et des planètes] et prend un objet pour l'autre, je regarde sans me fâcher : c'est un homme et qui a sa façon de voir. Du moment qu'à propos de toi, Seigneur, créateur de tous les êtres, il ne croit rien que de digne, il n'y a aucun inconvénient à ignorer en revanche la position et situation des corps créés.
Mais pensent-ils que de telles questions relèvent des enseignements de la piété en leur programme essentiel et se lace-t-il avec un peu trop d'entêtement, ah ! c'est là un inconvénient."
Dans ce passage St Augustin vise plus précisément les manichéens, qui développaient de nombreuses thèses sur l'astronomie et fondaient leur description de Dieu et leur compréhension de la création sur ce qu'ils avaient compris de l'astronomie et des mouvements des astres - or, Augustin se rend compte que sur certains points leur connaissances en astronomie semblent bien erronées ou fantaisistes.
Merci, au passage, à Ti'hamo et Fee Violine pour leur dialogue de grande qualité.
Re: Science et christianisme : la nouvelle alliance
@ti coz
. Si la raison est antinomique avec la foi, alors St Thomas d'Aquin n'a pas existé.
Or, il a bel et bien existé, et il a bel et bien écrit ce qu'il a écrit.
Je prends l'exemple le plus connu et le plus évident, comme je citerais Bach en musique, mais on pourrait en trouver bien d'autres. Duns Scot, par exemple. ou Maritain. ou Lewis. ou Tresmontant.
À partir du moment où existent tant d'exemples d'union de la foi et de la raison, il n'est du coup pas possible d'affirmer (surtout en passant au comptoir et sans plus d'explication) que "la raison est antinomique avec la foi".
. Dire que "la foi est le plus souvent irraisonnée" ou qu'elle est "un phénomène subjectif" est une affirmation purement gratuite. Cette affirmation, sur quoi est-elle fondée ? Sur quels faits, sur quelles connaissances, à partir de quelles réflexions ?
Dans la foi, il y a la grâce de Dieu agissant en l'Homme : cela échappe effectivement très certainement au domaine d'étude des diverses sciences physiques ; par contre, cela n'est pas forcément "irrationnel". (je suppose, puisque vous employez bien séparément les deux termes, que vous ne confondez pas "scientifique" et "rationnel").
Dans la foi, il y a aussi le choix libre de l'Homme. Qui est rationnel.
La foi est donc le plus souvent raisonnée. C'est ce qui ressort par exemple également de la lecture de St Augustin ou de St Thomas, puisqu'on en parlait justement.
. Vous citez l'exemple de la création de l'univers : j'apprends donc avec étonnement que la religion chrétienne n'a donné aucune explication rationnelle de la création de l'univers par dieu, source de toute existence. Moi qui croyait que St Thomas d'Aquin avait écrit la Somme théologique, et que d'autres philosophes après lui ont abondamment commenté et repris la question, quelle n'est pas ma surprise d'apprendre soudainement que tel n'est pas le cas !
Dire que l'univers est créé, comme vous le savez puisque vous venez de le lire dans cette même discussion, quelques messages plus haut, c'est affirmer que l'univers n'existe pas par lui-même mais qu'il est existant par quelque chose qui lui donne l'existence ; ce qui semble une affirmation plausible et cohérente, donc rationnelle, et n'a en tout cas rien d'un phénomène subjectif comme le serait une émotion ou un souvenir.
. Les diverses sciences sont fondées sur des recherches... mais pour qu'émerge une théorie il faut forcément en passer par l'interprétation des faits, dans laquelle intervient forcément une part de subjectivité - remarquez que pourtant il émerge de cette subjectivité une compréhension objective de la réalité, phénomène tout à fait intéressant si on veut se poser la question de la nature de la connaissance et de la raison.
On remarquera aussi qu'à cause de ce nécessaire travail d'interprétation, la subjectivité vient très fortement marquer les développements scientifiques, où fleurissent les écoles rivales et les dogmes. Ceci prend en défaut l'opposition tranchée dont vous pensez faire état entre "rationnel et scientifique" d'un côté et "subjectif et personnel" de l'autre.
. Vous remarquerez d'ailleurs au passage qu'un phénomène "personnel" comporte une part subjective (ce que j'en perçois en moi) et une part objective (les fondements, origines, mécanismes, dont on peut rendre compte et réfléchir de façon objective).
post-scriptum :
vous avez lu, compris, analysé et commenté "Fides et Ratio" en moins de 24 heures ?
C'est rationnel et scientifique, ça ?
. Si la raison est antinomique avec la foi, alors St Thomas d'Aquin n'a pas existé.
Or, il a bel et bien existé, et il a bel et bien écrit ce qu'il a écrit.
Je prends l'exemple le plus connu et le plus évident, comme je citerais Bach en musique, mais on pourrait en trouver bien d'autres. Duns Scot, par exemple. ou Maritain. ou Lewis. ou Tresmontant.
À partir du moment où existent tant d'exemples d'union de la foi et de la raison, il n'est du coup pas possible d'affirmer (surtout en passant au comptoir et sans plus d'explication) que "la raison est antinomique avec la foi".
. Dire que "la foi est le plus souvent irraisonnée" ou qu'elle est "un phénomène subjectif" est une affirmation purement gratuite. Cette affirmation, sur quoi est-elle fondée ? Sur quels faits, sur quelles connaissances, à partir de quelles réflexions ?
Dans la foi, il y a la grâce de Dieu agissant en l'Homme : cela échappe effectivement très certainement au domaine d'étude des diverses sciences physiques ; par contre, cela n'est pas forcément "irrationnel". (je suppose, puisque vous employez bien séparément les deux termes, que vous ne confondez pas "scientifique" et "rationnel").
Dans la foi, il y a aussi le choix libre de l'Homme. Qui est rationnel.
La foi est donc le plus souvent raisonnée. C'est ce qui ressort par exemple également de la lecture de St Augustin ou de St Thomas, puisqu'on en parlait justement.
. Vous citez l'exemple de la création de l'univers : j'apprends donc avec étonnement que la religion chrétienne n'a donné aucune explication rationnelle de la création de l'univers par dieu, source de toute existence. Moi qui croyait que St Thomas d'Aquin avait écrit la Somme théologique, et que d'autres philosophes après lui ont abondamment commenté et repris la question, quelle n'est pas ma surprise d'apprendre soudainement que tel n'est pas le cas !
Dire que l'univers est créé, comme vous le savez puisque vous venez de le lire dans cette même discussion, quelques messages plus haut, c'est affirmer que l'univers n'existe pas par lui-même mais qu'il est existant par quelque chose qui lui donne l'existence ; ce qui semble une affirmation plausible et cohérente, donc rationnelle, et n'a en tout cas rien d'un phénomène subjectif comme le serait une émotion ou un souvenir.
. Les diverses sciences sont fondées sur des recherches... mais pour qu'émerge une théorie il faut forcément en passer par l'interprétation des faits, dans laquelle intervient forcément une part de subjectivité - remarquez que pourtant il émerge de cette subjectivité une compréhension objective de la réalité, phénomène tout à fait intéressant si on veut se poser la question de la nature de la connaissance et de la raison.
On remarquera aussi qu'à cause de ce nécessaire travail d'interprétation, la subjectivité vient très fortement marquer les développements scientifiques, où fleurissent les écoles rivales et les dogmes. Ceci prend en défaut l'opposition tranchée dont vous pensez faire état entre "rationnel et scientifique" d'un côté et "subjectif et personnel" de l'autre.
. Vous remarquerez d'ailleurs au passage qu'un phénomène "personnel" comporte une part subjective (ce que j'en perçois en moi) et une part objective (les fondements, origines, mécanismes, dont on peut rendre compte et réfléchir de façon objective).
post-scriptum :
vous avez lu, compris, analysé et commenté "Fides et Ratio" en moins de 24 heures ?
C'est rationnel et scientifique, ça ?
“Il serait présomptueux de penser que ce que l'on sait soi-même n'est pas accessible à la majorité des autres hommes.”
[Konrad Lorenz]
“Celui qui connaît vraiment les animaux est par là même capable de comprendre pleinement le caractère unique de l'homme.”
[Konrad Lorenz]
Extrait de L'Agression
[Konrad Lorenz]
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cracboum
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Re: Science et christianisme : la nouvelle alliance
Oui mais alors...
Saint Jean de la Croix a bien existé, il est Docteur de l'Eglise, et il écrit ceci dans la Vive Flamme d'Amour :
"Dieu dépasse tout entendement, il est incompréhensible et inaccessible à l’entendement; voilà pourquoi, quand l’entendement agit, il ne s’approche pas de Dieu; il s’en éloigne plutôt. Il doit donc cesser ses opérations pour s’approcher de Dieu, suivre le chemin de la foi et croire, mais sans comprendre. De la sorte, l’entendement arrive à la perfection, parce que c’est par la foi, et non par un autre moyen qu’il s’unit à Dieu, et il s’en approche plus en ne comprenant pas qu’en comprenant… La foi n’est que ténèbres pour l’entendement.
Certes St Jean de la Croix s'adresse ici à des âmes trés avancées dans la vie spirituelle et il ne saurait être question d'appliquer aux autres ces directives, mais justement, une fois dépouillée des processus de sa naissance et de sa maturation, ne voit-on pas apparaître la vraie nature de la foi, à savoir une réalité surnaturelle sans commune mesure avec cette réalité naturelle qu'est la raison, au point que la seconde devienne un obstacle à la première ?
Saint Jean de la Croix a bien existé, il est Docteur de l'Eglise, et il écrit ceci dans la Vive Flamme d'Amour :
"Dieu dépasse tout entendement, il est incompréhensible et inaccessible à l’entendement; voilà pourquoi, quand l’entendement agit, il ne s’approche pas de Dieu; il s’en éloigne plutôt. Il doit donc cesser ses opérations pour s’approcher de Dieu, suivre le chemin de la foi et croire, mais sans comprendre. De la sorte, l’entendement arrive à la perfection, parce que c’est par la foi, et non par un autre moyen qu’il s’unit à Dieu, et il s’en approche plus en ne comprenant pas qu’en comprenant… La foi n’est que ténèbres pour l’entendement.
Certes St Jean de la Croix s'adresse ici à des âmes trés avancées dans la vie spirituelle et il ne saurait être question d'appliquer aux autres ces directives, mais justement, une fois dépouillée des processus de sa naissance et de sa maturation, ne voit-on pas apparaître la vraie nature de la foi, à savoir une réalité surnaturelle sans commune mesure avec cette réalité naturelle qu'est la raison, au point que la seconde devienne un obstacle à la première ?
L'unité de la souffrance et de la béatitude est le secret de Dieu, comme le don de sagesse surpasse celui d'intelligence. P. Varillon
Ne méprisez pas vos pieds
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Re: Science et christianisme : la nouvelle alliance
Tout simplement parce que tous les "mystères" (nombreux) que renferme la foi chrétienne ne peuvent s'expliquer ni par la science ni par la raison, sinon ce ne seraient pas des mystères, non ?Dire que "la foi est le plus souvent irraisonnée" ou qu'elle est "un phénomène subjectif" est une affirmation purement gratuite. Cette affirmation, sur quoi est-elle fondée ? Sur quels faits, sur quelles connaissances, à partir de quelles réflexions ?
Prenons-en deux au hasard : la conception de Jésus par le Saint-Esprit et la résurrection corporelle du Christ qui sont parmi les fondements essentiels, de base, de la foi chrétienne...
Re: Science et christianisme : la nouvelle alliance
@ti coz
Je vous rappelle que vous aviez écrit ceci :
Du coup, la réponse à votre remarque est d'aller jeter un œil dessus et de voir ce qu'il en est (un gros œil, tout de même, parce que ça fait pas mal de lecture) (mais comme vous avez lu "Fides et Ratio" plusieurs fois en 12 heures et que vous nous en avez fourni analyse détaillée et commentaire composé, toute cette bibliothèque ne devrait pas vous faire peur)
. Sur la question de savoir ce que vous entendez par "raison" ou "rationnel", il me semble qu'il y a confusion, car vous écriviez également :
"Incroyable" n'est donc pas synonyme d'"irrationnel".
. Autre confusion : vous semblez dire que tel mystère n'est pas rationnel puisqu'il n'a pas d'explication dans le cadre des sciences naturelles.
Or "rationnel" ne signifie pas simplement que l'on peut décrire le mécanisme précis par lequel un phénomène a lieu.
Dire que l'univers reçoit son existence d'autre chose, c'est une affirmation rationnelle, quoiqu'aucune expérience ne vous permettra de décrire la relation du créateur à sa création en termes de processus ou de mécanismes.
Que des données de la foi aillent au-delà de la raison, dépassent la raison, de cela nous sommes d'accord. Mais certainement vous faites une différence entre ce qui est au-delà, dans le prolongement, et ce qui est complètement ailleurs et sans aucun lien.
Disons que, pour plonger dans la piscine, il vous faut effectivement, à un moment donné, quitter le plongeoir, une fois arrivé à son extrémité,
mais qu'il y a tout de même plus de rapports et de liens entre une piscine et un plongeoir qu'entre, disons, le même plongeoir et une roue de vélo.
Ce qui, au passage, fournit une réponse à cracboum :
on ne peut parler de quitter la raison, de passer au-delà de la raison et de l'entendement, qu'une fois seulement qu'on est arrivé au bout de cette raison et de cet entendement. Or pour le moment vous ne vous y engageâtes jamais. Le risque, dans ce cas là, c'est de rester au bord de la piscine sous prétexte que le plongeoir n'est pas la même chose que le grand bain.
(oui mais on peut bien aller dans l'eau sans passer par le plongeoir : certes, mais, et c'est là que l'image rencontre ses limites, ce n'est pas donné à tout le monde et ce n'est pas conseillé à tout le monde.)
Je vous rappelle que vous aviez écrit ceci :
Or, affirmer qu'il n'y a eu sur ces sujets aucune réflexion rationnelle, c'est complètement méconnaître tous les docteurs de l'église, pères de l'église, St Augustin, le thomisme, ce qui fait beaucoup. "Complètement méconnaître", ici, veut dire "ne jamais avoir jeté un œil dessus et ne même pas en avoir entendu parler".Que ce soit, notamment, la création de l'univers ou les nombreux mystères que renferme la religion chrétienne, la foi ne peut en donner une explication rationnelle faute de réflexion.
Du coup, la réponse à votre remarque est d'aller jeter un œil dessus et de voir ce qu'il en est (un gros œil, tout de même, parce que ça fait pas mal de lecture) (mais comme vous avez lu "Fides et Ratio" plusieurs fois en 12 heures et que vous nous en avez fourni analyse détaillée et commentaire composé, toute cette bibliothèque ne devrait pas vous faire peur)
. Sur la question de savoir ce que vous entendez par "raison" ou "rationnel", il me semble qu'il y a confusion, car vous écriviez également :
Or ici vous parlez de ce qui parait impossible à notre "bon sens", à notre entendement immédiat et spontané. Or, c'est pareillement le cas dans les sciences : acquérir des connaissances scientifiques et avancer dans ces connaissances amène à remettre sérieusement en question certaines habitudes de pensée ou certaines conceptions habituelles de notre "bon sens".Il faut "croire" tout simplement à ce qui parait impossible à notre esprit humain.
"Incroyable" n'est donc pas synonyme d'"irrationnel".
. Autre confusion : vous semblez dire que tel mystère n'est pas rationnel puisqu'il n'a pas d'explication dans le cadre des sciences naturelles.
Or "rationnel" ne signifie pas simplement que l'on peut décrire le mécanisme précis par lequel un phénomène a lieu.
Dire que l'univers reçoit son existence d'autre chose, c'est une affirmation rationnelle, quoiqu'aucune expérience ne vous permettra de décrire la relation du créateur à sa création en termes de processus ou de mécanismes.
Que des données de la foi aillent au-delà de la raison, dépassent la raison, de cela nous sommes d'accord. Mais certainement vous faites une différence entre ce qui est au-delà, dans le prolongement, et ce qui est complètement ailleurs et sans aucun lien.
Disons que, pour plonger dans la piscine, il vous faut effectivement, à un moment donné, quitter le plongeoir, une fois arrivé à son extrémité,
mais qu'il y a tout de même plus de rapports et de liens entre une piscine et un plongeoir qu'entre, disons, le même plongeoir et une roue de vélo.
Ce qui, au passage, fournit une réponse à cracboum :
on ne peut parler de quitter la raison, de passer au-delà de la raison et de l'entendement, qu'une fois seulement qu'on est arrivé au bout de cette raison et de cet entendement. Or pour le moment vous ne vous y engageâtes jamais. Le risque, dans ce cas là, c'est de rester au bord de la piscine sous prétexte que le plongeoir n'est pas la même chose que le grand bain.
(oui mais on peut bien aller dans l'eau sans passer par le plongeoir : certes, mais, et c'est là que l'image rencontre ses limites, ce n'est pas donné à tout le monde et ce n'est pas conseillé à tout le monde.)
“Il serait présomptueux de penser que ce que l'on sait soi-même n'est pas accessible à la majorité des autres hommes.”
[Konrad Lorenz]
“Celui qui connaît vraiment les animaux est par là même capable de comprendre pleinement le caractère unique de l'homme.”
[Konrad Lorenz]
Extrait de L'Agression
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“Celui qui connaît vraiment les animaux est par là même capable de comprendre pleinement le caractère unique de l'homme.”
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cracboum
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Re: Science et christianisme : la nouvelle alliance
Ti-hamo. Je regrette, mais vous ne m’avez pas vraiment fourni une réponse.
D’après Saint Jean de la Croix, il ne s’agit pas d’aller au bout de la raison, (qu’est-ce cela veut dire ? pourriez-vous vous en expliquer et accessoirement préciser les éléments qui vous font croire que je ne m’y suis même pas engagé ??), mais au bout de la vie spirituelle, de l’engagement pour la sainteté,.
Dans cette progression vers l’union à Dieu, arrive un moment ou la raison n’est plus d’aucun secours, seule la foi vous permet de poursuivre votre marche en avant.
Vous pouvez aller au bout de votre raison, si l’expression a le moindre sens, cela ne vous servira à rien.
La Vive Flamme ne s’adresse pas aux philosophes qui ont été reçu à l’agrégation, ou aux prix Nobel, ou aux théologiens auteurs de nombreux ouvrages, si c’est ça que vous voulez dire.
Si vous entendez aller aux bouts des limites de sa raison propre, l’exercice de la raison n’a pas de limite.
La limite de la raison est-ce qu’elle est incapable de comprendre, quelle que soit cette raison.
La raison accompagne la foi un bout de chemin, rien de plus.
Puisque vous aimez les métaphores, ce serait comme de prendre une voiture (la raison) pour se rendre au pied d'une haute montagne. Vous devez ensuite continuer à pied par des sentiers escarpés, et seul un fou penserait à prendre la voiture sur son dos. La voiture n'a pas plus de rapport avec l'alpinisme que la raison avec la vie mystique.
D’après Saint Jean de la Croix, il ne s’agit pas d’aller au bout de la raison, (qu’est-ce cela veut dire ? pourriez-vous vous en expliquer et accessoirement préciser les éléments qui vous font croire que je ne m’y suis même pas engagé ??), mais au bout de la vie spirituelle, de l’engagement pour la sainteté,.
Dans cette progression vers l’union à Dieu, arrive un moment ou la raison n’est plus d’aucun secours, seule la foi vous permet de poursuivre votre marche en avant.
Vous pouvez aller au bout de votre raison, si l’expression a le moindre sens, cela ne vous servira à rien.
La Vive Flamme ne s’adresse pas aux philosophes qui ont été reçu à l’agrégation, ou aux prix Nobel, ou aux théologiens auteurs de nombreux ouvrages, si c’est ça que vous voulez dire.
Si vous entendez aller aux bouts des limites de sa raison propre, l’exercice de la raison n’a pas de limite.
La limite de la raison est-ce qu’elle est incapable de comprendre, quelle que soit cette raison.
La raison accompagne la foi un bout de chemin, rien de plus.
Puisque vous aimez les métaphores, ce serait comme de prendre une voiture (la raison) pour se rendre au pied d'une haute montagne. Vous devez ensuite continuer à pied par des sentiers escarpés, et seul un fou penserait à prendre la voiture sur son dos. La voiture n'a pas plus de rapport avec l'alpinisme que la raison avec la vie mystique.
L'unité de la souffrance et de la béatitude est le secret de Dieu, comme le don de sagesse surpasse celui d'intelligence. P. Varillon
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Re: Science et christianisme : la nouvelle alliance
Bonjour Cracboum,
Vous faites erreur, car vous croyez que la raison et la foi sont de même nature, et que cela vous autorise à les comparer et à n’en choisir et retenir qu’une, de même que vous préférez n’acheter que des pommes ou que des poires.
Eh bien non, la raison et la foi ne sont pas de même nature et ne sont pas comparables, car : la raison est la différence spécifique constitutive de l’homme, alors que la foi est une vertu théologale.
Sans raison plus d’homme, l’être de l’homme est nié en son essence. Sans foi, l’homme est toujours là, et j’ose espérer que vous ne considérez pas les athées et infidèles comme étant moins que des hommes.
Il faut donc déjà bien comprendre ce point, à savoir que la raison fait l’homme car entrant dans la définition de l’essence humaine (animal raisonnable), et que la foi ne fait pas l’homme mais le fidèle, l’homme lige, c’est à dire celui qui a baillé sa confiance à son Seigneur.
De plus pour être un fidèle il faut d’abord être un homme, car la foi n’est pas infusée dans les bêtes, mais dans les animaux raisonnables seulement, c’est à dire les hommes.
Donc la foi ne vient pas se substituer à la raison, ce qui équivaudrait nécessairement à la destruction de la nature humaine, mais elle vient de surcroît et gratuitement.
Autre point à prendre en considération : la foi n’est plus de mise dans la vision béatifique, car la foi n’est nécessaire que pour cheminer dans la brume, elle devient donc caduque lorsque paraît le Seigneur en pleine lumière. En revanche l’homme conservera toujours sa raison, puisque cette raison est constitutive de son être et que la vision béatifique n’est pas destructrice de l’être, ce qui serait un contre-sens épouvantable, mais au contraire requiert la pleine participation de l’intelligence humaine :
« Il est clair également qu’il ne faut pas chercher la félicité dernière en dehors d’une opération intellectuelle, puisque nul désir ne porte aussi haut que celui de connaître la vérité. Tout désir en effet dont l’objet serait le plaisir ou quelque autre bien de ce genre, recherché par l’homme, trouvera sa satisfaction dans les autres êtres, mais celui-là n’a de satisfaction qu’en Dieu, fondement et créateur de toutes choses. C’est pourquoi la Sagesse dit justement : « J’habite dans les hauteurs et mon trône est dans une colonne de nuée ». Et dans les Proverbes il est dit : « La sagesse appelle ses servantes près de la citadelle ».
Honte à quiconque cherche dans les bas-fonds un bonheur situé si haut. »
(Saint Thomas d’Aquin, Somme contre les Gentils, Livre III, 50)
En revanche la charité demeurera dans la vision béatifique, mais la charité est de même une vertu théologale et elle ne détruit pas l’être, quel horrible contre-sens ce serait de s’imaginer que la charité, pur amour, annihile la raison humaine et donc la liberté de l’homme, ce serait un amour destructeur, possessif, niant la dignité de l’épouse...
Ensuite il est facile de comprendre pourquoi l’Eglise soumet toujours les expériences mystiques aux discernements théologiques, car comme le dit G. Vallin :
"Le pur «mystique» ne se soucie pas tant de «comprendre» que d'aimer, et parfois au détriment de la vérité. Cette attitude est très nette par exemple chez un Ramakrishna. Il ne recherche pas tant la cohérence du vrai que l'intensité de l'amour; d'où la divergence qui oppose parfois les bases «dogmatiques» ou «théoriques» de la spéculation théologique et l'expérience spirituelle du «mystique»."
Donc vigilance extrême avec le mysticisme, bien plus qu’avec les doctrines hérétiques, car les doctrines hérétiques se laissent réfuter par la raison alors que le mystique cherche à faire croire que son amour le place au dessus des jugements de la raison, ce qui bien sûr est totalement faux comme nous venons de le voir plus haut. Il est d’ailleurs à noter que dans les années 60 il y a eu un fort engouement de la jeunesse pour les expériences mystiques, les Hare Krishna, les gourous, les sectes, les drogues psychédéliques, la méditation transcendantale etc... expériences malheureuses mais rendues possibles par la mise sous le boisseau du discernement que seul la raison permet.
Cracboum a écrit :
La raison accompagne la foi un bout de chemin, rien de plus.
Puisque vous aimez les métaphores, ce serait comme de prendre une voiture (la raison) pour se rendre au pied d'une haute montagne. Vous devez ensuite continuer à pied par des sentiers escarpés, et seul un fou penserait à prendre la voiture sur son dos. La voiture n'a pas plus de rapport avec l'alpinisme que la raison avec la vie mystique.
Vous faites erreur, car vous croyez que la raison et la foi sont de même nature, et que cela vous autorise à les comparer et à n’en choisir et retenir qu’une, de même que vous préférez n’acheter que des pommes ou que des poires.
Eh bien non, la raison et la foi ne sont pas de même nature et ne sont pas comparables, car : la raison est la différence spécifique constitutive de l’homme, alors que la foi est une vertu théologale.
Sans raison plus d’homme, l’être de l’homme est nié en son essence. Sans foi, l’homme est toujours là, et j’ose espérer que vous ne considérez pas les athées et infidèles comme étant moins que des hommes.
Il faut donc déjà bien comprendre ce point, à savoir que la raison fait l’homme car entrant dans la définition de l’essence humaine (animal raisonnable), et que la foi ne fait pas l’homme mais le fidèle, l’homme lige, c’est à dire celui qui a baillé sa confiance à son Seigneur.
De plus pour être un fidèle il faut d’abord être un homme, car la foi n’est pas infusée dans les bêtes, mais dans les animaux raisonnables seulement, c’est à dire les hommes.
Donc la foi ne vient pas se substituer à la raison, ce qui équivaudrait nécessairement à la destruction de la nature humaine, mais elle vient de surcroît et gratuitement.
Autre point à prendre en considération : la foi n’est plus de mise dans la vision béatifique, car la foi n’est nécessaire que pour cheminer dans la brume, elle devient donc caduque lorsque paraît le Seigneur en pleine lumière. En revanche l’homme conservera toujours sa raison, puisque cette raison est constitutive de son être et que la vision béatifique n’est pas destructrice de l’être, ce qui serait un contre-sens épouvantable, mais au contraire requiert la pleine participation de l’intelligence humaine :
« Il est clair également qu’il ne faut pas chercher la félicité dernière en dehors d’une opération intellectuelle, puisque nul désir ne porte aussi haut que celui de connaître la vérité. Tout désir en effet dont l’objet serait le plaisir ou quelque autre bien de ce genre, recherché par l’homme, trouvera sa satisfaction dans les autres êtres, mais celui-là n’a de satisfaction qu’en Dieu, fondement et créateur de toutes choses. C’est pourquoi la Sagesse dit justement : « J’habite dans les hauteurs et mon trône est dans une colonne de nuée ». Et dans les Proverbes il est dit : « La sagesse appelle ses servantes près de la citadelle ».
Honte à quiconque cherche dans les bas-fonds un bonheur situé si haut. »
(Saint Thomas d’Aquin, Somme contre les Gentils, Livre III, 50)
En revanche la charité demeurera dans la vision béatifique, mais la charité est de même une vertu théologale et elle ne détruit pas l’être, quel horrible contre-sens ce serait de s’imaginer que la charité, pur amour, annihile la raison humaine et donc la liberté de l’homme, ce serait un amour destructeur, possessif, niant la dignité de l’épouse...
Ensuite il est facile de comprendre pourquoi l’Eglise soumet toujours les expériences mystiques aux discernements théologiques, car comme le dit G. Vallin :
"Le pur «mystique» ne se soucie pas tant de «comprendre» que d'aimer, et parfois au détriment de la vérité. Cette attitude est très nette par exemple chez un Ramakrishna. Il ne recherche pas tant la cohérence du vrai que l'intensité de l'amour; d'où la divergence qui oppose parfois les bases «dogmatiques» ou «théoriques» de la spéculation théologique et l'expérience spirituelle du «mystique»."
Donc vigilance extrême avec le mysticisme, bien plus qu’avec les doctrines hérétiques, car les doctrines hérétiques se laissent réfuter par la raison alors que le mystique cherche à faire croire que son amour le place au dessus des jugements de la raison, ce qui bien sûr est totalement faux comme nous venons de le voir plus haut. Il est d’ailleurs à noter que dans les années 60 il y a eu un fort engouement de la jeunesse pour les expériences mystiques, les Hare Krishna, les gourous, les sectes, les drogues psychédéliques, la méditation transcendantale etc... expériences malheureuses mais rendues possibles par la mise sous le boisseau du discernement que seul la raison permet.
Un Tel verra comme feu Celui qu'il n'a pas connu comme lumière (St Grégoire Le Théologien)
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cracboum
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Re: Science et christianisme : la nouvelle alliance
Bonjour Amfortas, vous vous basez sur ma métaphore pour dire que , pour moi, foi et raison sont de même nature, comme voiture et jambes sont deux moyens de locomotion. Mais ce n’est qu’une métaphore. Je dis plus haut que la foi est surnaturelle et la raison naturelle.
La raison fait l’homme, je n’ai jamais pensé autrement. Puis-je vous faire remarquer que la raison, qui obéit à des lois objectives, laisse l’homme libre de l’utiliser pour faire le bien ou le mal ?
Il s’en suit que la liberté est plus essentielle que la raison, qu’elle la transcende, et que donc la raison est un moyen de parvenir à la fin que la liberté s’est choisie.
Oui l’homme conservera toujours sa raison puisque son corps psychique ressuscitera. Elle gardera toujours son statut de moyen privilégié pour connaître les essences créées et communiquer.
Mais non la félicité n’est pas de l’ordre de l’opération intellectuelle, car :
1/ Dieu EST. Son être n’est essence que selon la forme de la faculté qui connaît. Dieu, en tant que Dieu, n’est pas connaissable. C’est ainsi que nous le verrons : tel qu’il EST, c’est-à-dire absolument inconnaissable. Lui seul se connaît, analogiquement et anthropologiquement parlant.
2/La liberté, c’est-à-dire la capacité d’entrer en relation et en communion avec l’autre, définit la personne. Nous avons été créés personnes pour participer librement à la vie trinitaire, là est notre félicité. C’est infiniment plus qu’un acte intellectuel, c’est un acte trinitaire.
La vie mystique,qui est un avant-goût de la vie future, consiste à laisser opérer l’Esprit-Saint son action transformante. C’est lui qui fait tout, il ne demande que notre ratification sans cesse renouvelée.
De qu’elle intensité de l’amour parlez-vous ??? Il s’agit de laisser agir l’Esprit-Saint, ça n’a rien à voir.
La raison est incapable de comprendre quoique ce soit à l’action de l’Esprit-Saint. Vous semblez tenir pour rien les propos de Saint Jean de la Croix, voire de St Paul, homme psychique/pneumatique.
La raison fait l’homme, je n’ai jamais pensé autrement. Puis-je vous faire remarquer que la raison, qui obéit à des lois objectives, laisse l’homme libre de l’utiliser pour faire le bien ou le mal ?
Il s’en suit que la liberté est plus essentielle que la raison, qu’elle la transcende, et que donc la raison est un moyen de parvenir à la fin que la liberté s’est choisie.
Oui l’homme conservera toujours sa raison puisque son corps psychique ressuscitera. Elle gardera toujours son statut de moyen privilégié pour connaître les essences créées et communiquer.
Mais non la félicité n’est pas de l’ordre de l’opération intellectuelle, car :
1/ Dieu EST. Son être n’est essence que selon la forme de la faculté qui connaît. Dieu, en tant que Dieu, n’est pas connaissable. C’est ainsi que nous le verrons : tel qu’il EST, c’est-à-dire absolument inconnaissable. Lui seul se connaît, analogiquement et anthropologiquement parlant.
2/La liberté, c’est-à-dire la capacité d’entrer en relation et en communion avec l’autre, définit la personne. Nous avons été créés personnes pour participer librement à la vie trinitaire, là est notre félicité. C’est infiniment plus qu’un acte intellectuel, c’est un acte trinitaire.
La vie mystique,qui est un avant-goût de la vie future, consiste à laisser opérer l’Esprit-Saint son action transformante. C’est lui qui fait tout, il ne demande que notre ratification sans cesse renouvelée.
De qu’elle intensité de l’amour parlez-vous ??? Il s’agit de laisser agir l’Esprit-Saint, ça n’a rien à voir.
La raison est incapable de comprendre quoique ce soit à l’action de l’Esprit-Saint. Vous semblez tenir pour rien les propos de Saint Jean de la Croix, voire de St Paul, homme psychique/pneumatique.
L'unité de la souffrance et de la béatitude est le secret de Dieu, comme le don de sagesse surpasse celui d'intelligence. P. Varillon
Ne méprisez pas vos pieds
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Re: Science et christianisme : la nouvelle alliance
@Cracboum
Préciser les éléments qui me font dire que vous ne vous êtes pas engagé dans la voie de la raison ?
1). Vous me dites ne pas du tout voir ce que signifie d'aller au-delà de la raison, d'arriver "au bout de la raison" et d'aller plus loin que la raison, par la foi :
"il ne s’agit pas d’aller au bout de la raison, (qu’est-ce cela veut dire ? pourriez-vous vous en expliquer ?)"
. ...Mais juste après vous dites que dans la marche vers Dieu, dans la progression vers l'union à Dieu,
"arrive un moment ou la raison n’est plus d’aucun secours, seule la foi vous permet de poursuivre votre marche en avant."
Ce qui est exactement ce dont il était question (à une précision près cependant, mais importante : "seule la foi permet d'avancer plus loin" ne signifie pas pour autant que l'on avance sans la raison, ni contre la raison.)
Vous m'affirmez à la fois que vous ne voyez pas du tout ce que signifie "arriver au bout de la raison et continuer au-delà par la foi", tout en affirmant noir sur blanc que d'après vous arrive un moment où la raison n'est plus d'aucun secours et où il faut continuer avec la foi.
2) . Ensuite, vous faites remarquer que "l’exercice de la raison n’a pas de limite"...
...et vous enchaînez par l'affirmation que "la limite de la raison est ce qu’elle est incapable de comprendre".
Nous voilà donc avec une raison sans limites mais limitée.
De plus, là encore, c'est très exactement ce dont il était question : "au-delà de la raison", c'est effectivement ce que la raison ne peut pas saisir.
Une fois de plus, et comme dans la majorité de vos interventions, je constate que pour vous "mystique" est synonyme de "rejet et mépris de la raison", sans pour autant avoir jamais pris le temps ni de comprendre ce qu'est la raison, ni d'en faire usage.
Or, une telle acceptation du mot "mystique" est une erreur.
Disons, pour reprendre votre métaphore, que vous n'invitez pas à abandonner une voiture, mais nos jambes (que je sache, la raison est attachée à l'être humain comme constitutive de son être et de sa particularité, elle n'est pas une activité optionnelle - l'exemple de la voiture ne me semble donc pas approprié, la voiture n'étant pas attachée en propre à l'être humain).
Sous prétexte que, pour escalader une montagne, il faudra nous servir de nos bras, vous nous enjoignez d'abandonner nos jambes qui nous ont porté jusque là.
Tout cela soit dit sans animosité, remarquez - simplement, on fait remarquer qu'il est un peu déplacé de se prétendre souvent expert en mysticisme tout en faisant un contresens total à la fois sur la signification et la nature de la raison ET de la mystique.
Préciser les éléments qui me font dire que vous ne vous êtes pas engagé dans la voie de la raison ?
1). Vous me dites ne pas du tout voir ce que signifie d'aller au-delà de la raison, d'arriver "au bout de la raison" et d'aller plus loin que la raison, par la foi :
"il ne s’agit pas d’aller au bout de la raison, (qu’est-ce cela veut dire ? pourriez-vous vous en expliquer ?)"
. ...Mais juste après vous dites que dans la marche vers Dieu, dans la progression vers l'union à Dieu,
"arrive un moment ou la raison n’est plus d’aucun secours, seule la foi vous permet de poursuivre votre marche en avant."
Ce qui est exactement ce dont il était question (à une précision près cependant, mais importante : "seule la foi permet d'avancer plus loin" ne signifie pas pour autant que l'on avance sans la raison, ni contre la raison.)
Vous m'affirmez à la fois que vous ne voyez pas du tout ce que signifie "arriver au bout de la raison et continuer au-delà par la foi", tout en affirmant noir sur blanc que d'après vous arrive un moment où la raison n'est plus d'aucun secours et où il faut continuer avec la foi.
2) . Ensuite, vous faites remarquer que "l’exercice de la raison n’a pas de limite"...
...et vous enchaînez par l'affirmation que "la limite de la raison est ce qu’elle est incapable de comprendre".
Nous voilà donc avec une raison sans limites mais limitée.
De plus, là encore, c'est très exactement ce dont il était question : "au-delà de la raison", c'est effectivement ce que la raison ne peut pas saisir.
Une fois de plus, et comme dans la majorité de vos interventions, je constate que pour vous "mystique" est synonyme de "rejet et mépris de la raison", sans pour autant avoir jamais pris le temps ni de comprendre ce qu'est la raison, ni d'en faire usage.
Or, une telle acceptation du mot "mystique" est une erreur.
Disons, pour reprendre votre métaphore, que vous n'invitez pas à abandonner une voiture, mais nos jambes (que je sache, la raison est attachée à l'être humain comme constitutive de son être et de sa particularité, elle n'est pas une activité optionnelle - l'exemple de la voiture ne me semble donc pas approprié, la voiture n'étant pas attachée en propre à l'être humain).
Sous prétexte que, pour escalader une montagne, il faudra nous servir de nos bras, vous nous enjoignez d'abandonner nos jambes qui nous ont porté jusque là.
Tout cela soit dit sans animosité, remarquez - simplement, on fait remarquer qu'il est un peu déplacé de se prétendre souvent expert en mysticisme tout en faisant un contresens total à la fois sur la signification et la nature de la raison ET de la mystique.
“Il serait présomptueux de penser que ce que l'on sait soi-même n'est pas accessible à la majorité des autres hommes.”
[Konrad Lorenz]
“Celui qui connaît vraiment les animaux est par là même capable de comprendre pleinement le caractère unique de l'homme.”
[Konrad Lorenz]
Extrait de L'Agression
[Konrad Lorenz]
“Celui qui connaît vraiment les animaux est par là même capable de comprendre pleinement le caractère unique de l'homme.”
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Extrait de L'Agression
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lmx
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Re: Science et christianisme : la nouvelle alliance
où est le problème avec cette phrase ?"arrive un moment ou la raison n’est plus d’aucun secours, seule la foi vous permet de poursuivre votre marche en avant."
Pour connaitre véritablement Dieu, c'est à dire s'unir à lui, et non pas faire de la théologie dans un bureau et disserter sur l'essence, tous les docteurs chrétiens que ce soit St Albert ou St Jean de la Croix, le disent : la raison, c'est à dire l'exercice discursif de l'entendement, devient à un moment inutile, sinon il suffirait de ses seules forces pour s'unir à Dieu.Une fois de plus, et comme dans la majorité de vos interventions, je constate que pour vous "mystique" est synonyme de "rejet et mépris de la raison", sans pour autant avoir jamais pris le temps ni de comprendre ce qu'est la raison, ni d'en faire usage.
Je pense que c'est de cela que Cracboum veut parler. Il ne s'agit pas de récuser la raison simplement de la remettre à sa place. La connaissance de foi (la gnôsis des théologiens grecs) est la connaissance intellectuelle (du noûs ou de l'esprit) supérieure à la connaissance naturelle de la raison, et elle suppose autant l'amour que la connaissance.
Par ailleurs, il y a autant d'autorités pour affirmer la supériorité de l'amour sur la connaissance avec par exemple, St Grégoire le grand, St Bernard ou St Bonaventure qui se réclament tous de St Augustin, que pour affirmer la supériorité de l'intellect (St Albert et l'école dominicaine influencée par Denys) sur la volonté.
Ce débat a d'ailleurs animé tout le moyen age.
Vigilance extrême aussi à l'égard des orientalistes comme Vallin qui une fois qu'ils ont découvert l'orient ne voit plus rien qu'a travers ces catégories.
Pour eux toute voie religieuse serait, comme dans l'hindouisme, divisée deux, avec la voie jnanique (voie de connaissance mais qui ne signifie absolument pas connaissance rationnelle) et la voie baktique (voie dévotionnelle); la seconde perçue comme purement sentimentale et subjective étant absolument récusée au profit de la première.
Evidemment Vallin qui avait été influencé sur ce point par les idées et le mépris de Guénon pour le mysticisme chrétien plaçait un St Jean de la Croix dans la seconde catégorie.
-
cracboum
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Re: Science et christianisme : la nouvelle alliance
Bonsoir Ti-hamo,
1) Si par " aller au bout de la raison " vous entendez "qu’arrive un moment ou la raison n’est plus d’aucun secours, seule la foi vous permet de poursuivre votre marche en avant", nous sommes d’accord. Je ne vois pas alors pourquoi vous me cherchez des poux.
Que la raison garde son champ d’action, nous sommes d’accord. (c’est un peu évident non?). Il peut arriver cependant qu’elle soit contrariée.
2) Contresens : ce n’est pas la raison qui n’a pas de limite, mais l’exercice de la raison. Ceci lève la contradiction que vous avez cru voir.
Vous vous posez en expert de la logique, mais vous vous limitez à une lecture littérale et fragmentée, sans chercher à comprendre vraiment ce qui est dit. Prenez un peu de hauteur.
Et si vous avez besoin d’un éclaircissement concernant la vie mystique, n’hésitez pas à me consulter, ce sera avec plaisir. Pour moi c’est si facile.
1) Si par " aller au bout de la raison " vous entendez "qu’arrive un moment ou la raison n’est plus d’aucun secours, seule la foi vous permet de poursuivre votre marche en avant", nous sommes d’accord. Je ne vois pas alors pourquoi vous me cherchez des poux.
Que la raison garde son champ d’action, nous sommes d’accord. (c’est un peu évident non?). Il peut arriver cependant qu’elle soit contrariée.
2) Contresens : ce n’est pas la raison qui n’a pas de limite, mais l’exercice de la raison. Ceci lève la contradiction que vous avez cru voir.
Vous vous posez en expert de la logique, mais vous vous limitez à une lecture littérale et fragmentée, sans chercher à comprendre vraiment ce qui est dit. Prenez un peu de hauteur.
Et si vous avez besoin d’un éclaircissement concernant la vie mystique, n’hésitez pas à me consulter, ce sera avec plaisir. Pour moi c’est si facile.
L'unité de la souffrance et de la béatitude est le secret de Dieu, comme le don de sagesse surpasse celui d'intelligence. P. Varillon
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