Chris Prols a écrit :Certes, la question de l'errance à titre privée du Souverain Pontife a été abordée par les théologiens et les canonistes, mais ils arrivent tous à la conclusion résumée par S. Liguori:
S. Alphonse de Liguori, Oeuvres complètes T. IX p. 262 a écrit :Si jamais le pape, comme personne privée, tombait dans l'hérésie, il serait à l'instant déchu du pontificat ; car, comme il serait alors hors de l'Eglise, l'Eglise devrait non pas le déposer, puisque personne n'a d'autorité sur le pape, mais le déclarer (déjà) déchu du pontificat.
Vous commettez toujours la même erreur de considérer que la parole d'un saint ou d'un docteur isolé suffit à définir la foi. Pourtant, je vous ai montré que c'était erroné puisque saint Thomas d'Aquin lui-même a nié l'immaculée conception. Avez-vous des oreilles pour entendre ou bien avez-vous été rendu complètement sourd par votre idéologie hérétique ?
Au demeurant, quand bien même saint Alphonse de Liguori aurait raison, cela ne vous serait d'aucun secours pour prouver la validité de l'hérésie sédévacantiste puisque les papes de Jean XXIII à Benoît XVI ne furent point hérétiques. Je ne dis pas que tout chez eux est irréprochable (j'imagine sans peine que certaines choses peuvent poser question, comme ce fût le cas chez nombre de papes avant eux), mais aucun ne fut un hérétique formel. Les sédavacantistes, en revanche, le sont...
En outre, quand bien même ces papes auraient été des hérétiques formels, rien ne justifierait que l'ensemble des évêques aient apostasié la vraie foi et que le Seigneur ait subitement décidé d'abandonner son Épouse et de mettre un terme à la succession apostolique.
Bref, dans tous les cas, le sédévacantisme reste injustifiable. Je ne dis pas que certaines choses dans le concile Vatican II, ou chez les pasteurs de l’Église depuis les années 60/70, ne posent pas question. Mais la vraie réponse ne saurait se situer dans l’hérésie et le schisme. Luther aussi pensait « corriger » les abus de l’Église de son époque, voyez où cela a conduit (et au passage, j’imagine sans mal que tous ceux passés au protestantisme à son époque se réclamait du
sensus fidei que vous avez essayé de récupérer à votre avantage). Les sédévacantistes ont oublié que la première vertu chrétienne, c’est l’humilité. Et que l’obéissance arrive juste après.