Du sens de la souffrance physique
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Re: Du sens de la souffrance physique
Ben, hm - lui, justement. Jésus.
“Il serait présomptueux de penser que ce que l'on sait soi-même n'est pas accessible à la majorité des autres hommes.”
[Konrad Lorenz]
“Celui qui connaît vraiment les animaux est par là même capable de comprendre pleinement le caractère unique de l'homme.”
[Konrad Lorenz]
Extrait de L'Agression
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Re: Du sens de la souffrance physique
Et si Jésus est la tête
Et si la tête a souffert, le reste du corps participe à cette souffrance
St Augustin :
Et si la tête a souffert, le reste du corps participe à cette souffrance
St Augustin :
Pax et Bonum !
"Deus meus et Omnia"
"Prêchez l'Évangile en tout temps et utilisez des mots quand cela est nécessaire"
St François d'Assise
"Deus meus et Omnia"
"Prêchez l'Évangile en tout temps et utilisez des mots quand cela est nécessaire"
St François d'Assise
Re: Du sens de la souffrance physique
Trouvez-moi une des paroles de Jésus où il est question de S'AUTO flageller ?ti'hamo a écrit :Ben, hm - lui, justement. Jésus.
Re: Du sens de la souffrance physique
@C-J
. Ce n'était pas votre question. Vous aviez demandé ceci :
. De la même façon, lorsque, plus haut dans la discussion, vous demandez :
. Ceci d'ailleurs ne coïncide pas tout à fait avec la vision de la vie que vous proposez vous-même ensuite :
Si donc on fait le bien, que l'on contemple ce bien, on en sera heureux, mais cela n'empêche pas qu'on puisse dans le même temps sentir de la lassitude, ou de la frustration, l'envie de laisser tomber, de changer de vie, de ne pas s'occuper des autres et de se consacrer à ses propres affaires.
Il convient donc de se demander quel bonheur on vise.
Et il est bien question ici de choix réel ; lorsque vous écrivez ceci :
Il y a des fois où on n'a pas le choix, mais souvent aussi on se trouve réellement devant un choix - pas forcément un choix unique et énorme engageant d'un coup toute la vie, mais plutôt une multitude de petits choix quotidiens qui en constituent un grand -,
un vrai choix dans lequel les différentes voies en présence sont réellement possibles : il est possible d'accepter, de se défiler, d'aider, de se détourner, de choisir de vivre ainsi ou autrement,
et c'est bien la volonté libre qui choisit, ayant pris tout cela en considération.
De même que lorsqu'on se marie, ça n'est pas contraint et forcé, ni par la société ni par le destin ou que sais-je. Là c'est pareil : il y a évidemment des éléments qui poussent en tel sens, mais en dernier recours le choix est celui de la volonté libre.
. Ce n'était pas votre question. Vous aviez demandé ceci :
Et bien, la réponse, est : c'est Jésus qui le dit : "si quelqu'un veut être mon disciple, qu'il prenne sa croix et me suive"."Qui vous a dit que pour suivre Jésus, il était nécessaire de prendre sa croix ?(pour reprendre votre expression).
. De la même façon, lorsque, plus haut dans la discussion, vous demandez :
Oui.Vous dites que vous reprenez à votre compte, donner ma vie pour ceux que j'aime.
Est-ce ce que Dieu nous demande ? !
. Ceci d'ailleurs ne coïncide pas tout à fait avec la vision de la vie que vous proposez vous-même ensuite :
C'est un peu moins tranché que cela, ne serait-ce que parce que notre esprit, notre psychologie, n'est pas d'un bloc : nous sommes tiraillés entre des envies et désirs différents, parfois contraires, souvent incompatibles, que nous ne pouvons pas tous suivre en même temps, et il faut choisir.La question que nous devons nous poser est : suis-je heureux ! Heureux tel que je vis. Les choix qui ont été les miens m'apportent-ils du bonheur. Si oui ! Rien à changer. Par contre, si la réponse est non, il convient alors d'envisager les modifications qui s'imposent.
Si donc on fait le bien, que l'on contemple ce bien, on en sera heureux, mais cela n'empêche pas qu'on puisse dans le même temps sentir de la lassitude, ou de la frustration, l'envie de laisser tomber, de changer de vie, de ne pas s'occuper des autres et de se consacrer à ses propres affaires.
Il convient donc de se demander quel bonheur on vise.
Et il est bien question ici de choix réel ; lorsque vous écrivez ceci :
vous ne parlez pas d'un choix : si cela s'impose, et qu'il n'est pas possible de faire autrement, par définition il ne s'agit pas d'un choix !S'il vous était nécessaire de vous occuper de vos parents, que ce choix s'imposait de lui-même et qu'il ne vous était pas possible de vivre autrement, alors c'était le bon choix !
Il y a des fois où on n'a pas le choix, mais souvent aussi on se trouve réellement devant un choix - pas forcément un choix unique et énorme engageant d'un coup toute la vie, mais plutôt une multitude de petits choix quotidiens qui en constituent un grand -,
un vrai choix dans lequel les différentes voies en présence sont réellement possibles : il est possible d'accepter, de se défiler, d'aider, de se détourner, de choisir de vivre ainsi ou autrement,
et c'est bien la volonté libre qui choisit, ayant pris tout cela en considération.
De même que lorsqu'on se marie, ça n'est pas contraint et forcé, ni par la société ni par le destin ou que sais-je. Là c'est pareil : il y a évidemment des éléments qui poussent en tel sens, mais en dernier recours le choix est celui de la volonté libre.
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cracboum
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- Localisation : hein! quoi? ou suis-je?
Re: Du sens de la souffrance physique
Oui, des expressions comme "Dieu est en manque de lui-même, un manque aussitôt comblé" ont un sens mystique, dans la logique de l'amour trinitaire, et non pas théologique. Merci de le préciser.ti'hamo a écrit :C'est toute la plénitude de l'amour de se donner sans que cela réponde à aucun besoin donc à aucun manque.
Remarquez, je ne dis pas qu'on ne puisse pas exprimer la relation de Dieu à sa créature humaine en termes de manque, en disant que Dieu, qui est tout, se fait manque, se crée un manque, et nous demande, se tend vers nous. Mais il faut être prudent et bien prendre le temps de différencier le discours théologique, philosophique, qui s'efforce de décrire précisément la réalité telle qu'elle est pour ce qu'on peut en savoir (auquel cas on ne peut pas dire qu'il y ait le moindre manque en Dieu, ce serait absurde),
et le discours mystique qui use de métaphores, d'images, de notions analogues, pour exprimer des réalités ressenties mais intraduisibles en termes humains.
Dire que j'ai soif de quelqu'un que j'aime ne signifie pas que je ressens une sensation de soif au sens scientifique du terme ; c'est une analogie ; tout le monde le comprend. Il en va de même, vis-à-vis de Dieu, dans les propos mystiques.
Quand on lit Péguy, on comprend la beauté et la signification, vraie, de ce qu'il décrit ; pour autant, cela ne veut pas dire que l'on affirme réellement une lutte interne en Dieu (entre sa miséricorde et sa justice).
Il en va de même dans les paroles de la Bible : quand il est question d'un Dieu jaloux, de la colère de Dieu, etc... cela exprime quelque chose de vrai à propos de la relation de Dieu au péché des Hommes,
mais cela ne veut pas dire du tout que Dieu ressente réellement de la colère ou de la jalousie.
Re: Du sens de la souffrance physique
ti'hamo a écrit : Et bien, la réponse, est : c'est Jésus qui le dit : "si quelqu'un veut être mon disciple, qu'il prenne sa croix et me suive".
Je pense qu'il y a une question à poser à notre cher Stephlorant et peut être serez-vous d'accord avec moi, cher Ti'hamo.
Voilà la question:
Le fait de devoir vous occuper ainsi de vos parents (jusqu'à ne pas être en mesure de pouvoir vivre en couple et d'envisager d'avoir des enfants), l'avez-vous vécu comme quelque chose qui s'imposait à vous, sans avoir la moindre possibilité de choix ?
C'est une question hyper importante.
- stephlorant
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Re: Du sens de la souffrance physique
La réponse est que j'y ai reconnu la volonté du Père, qui m'a dit au travers des événements: tu as formulé sincèrement les trois vœux, je te donne la possibilité d'y répondre.
In manus tuas, Domine, commendo spiritum meum
http://www.youtube.com/watch?v=WDV94Iti5ic&feature=related (Philippe Herreweghe)
http://www.youtube.com/watch?v=WDV94Iti5ic&feature=related (Philippe Herreweghe)
Re: Du sens de la souffrance physique
Quelque chose m'échappe !stephlorant a écrit :La réponse est que j'y ai reconnu la volonté du Père, qui m'a dit au travers des événements: tu as formulé sincèrement les trois vœux, je te donne la possibilité d'y répondre.
Que signifie dans les actes, ce (ce que vous avez vécu donc) ? : "tu as formulé sincèrement les trois voeux". (merci d'être précis cher Stephlorant)
Je vous assure que les réponses qui sont les vôtres sont d'une grande importance. Pourquoi ? !
Parce que beaucoup confondent porter sa croix et s'auto flageller.
J'ai vécu plusieurs expériences et j'en vivrai peut être d'autres qui d'après moi signifient porter ma croix. J'aurai à y revenir.
Re: Du sens de la souffrance physique
Parler de la souffrance est une gageure . C'est un sujet que j'ai évoqué succinctement dans la rubrique consacrée à la spiritualité viewtopic.php?f=13&t=17224Didyme a écrit :Merci pour vos points de vue.
René,
Dans ce questionnement que j’ai exposé, je ne vise pas à demander à Dieu pourquoi la souffrance comme pour la lui reprocher mais à comprendre pourquoi le Christ voudrait cette souffrance terrible, et quand bien même elle ne saurait pas nécessaire. Quelle est la motivation, le sens d’une telle souffrance.
Penser à rejeter le Christ parce qu’il y a de la souffrance dans le monde ? Ça n’était absolument pas l’idée et je ne m’interrogeais même pas sur cette question en fait.
Par contre, pour ce qui est des personnes qui souffrent involontairement, je dois dire que je vous rejoints dans le fait que je constate souvent chez ces personnes quelque chose de plus, qui les détache du côté superficiel des choses. Quelque chose qui les forge, qui les humanise si j’ose dire. Et comme vous le dites, la souffrance amène souvent aussi à la compassion. Pas que la souffrance soit souhaitable mais elle a cet aspect là.
La souffrance est une rencontre ; une simple rencontre fortuite et désagréable ou une expérience spirituelle . Dans le premier cas on en ressort plus prudent , dans le second , on en ressort grandi .
Je voudrais attirer l'attention sur ce passage du message de René : pourquoi le Christ voudrait cette souffrance terrible ?
Je ne pense pas que le Christ veuille cette souffrance ; je pense plutôt qu'il l'accepte , ce qui est fondamentalement différent et je tenais à le souligner .
Pourquoi l'a-t-il acceptée ? Parce que nous l'avons exigé . ( thème de la rançon )
-
cracboum
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Re: Du sens de la souffrance physique
Oui enfin "que ta volonté soit faite et non la mienne", c'est bien Dieu qui veut, Père, Fils et Saint Esprit, contre la volonté humaine du Christ.
- stephlorant
- Tribunus plebis

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Re: Du sens de la souffrance physique
Les trois vœux sont : pauvreté, chasteté, obéissance. Je désirais la vie religieuse. Il n'y a pas d'auto-flagellation dans le fait de porter sa croix. Porter sa croix, c'est ce reconnaître tel qu'on est, faillible et pécheur, et cependant marcher derrière Jésus. S'auto-flageller, je ne pense que le Seigneur permet cela. Mais le fait d'adhérer, de donner son acquiescement au Seigneur nous conduit tôt ou tard à lutter contre nos penchants. Dans cette démarche, il y a des moments de grande joie également, car l'on peut reconnaître que, véritablement, quelque chose à changé en nous de façon positive - et cet acquis ne se perd pas: quiconque a appris à nager saura toujours nager.C.-J. a écrit :Quelque chose m'échappe !stephlorant a écrit :La réponse est que j'y ai reconnu la volonté du Père, qui m'a dit au travers des événements: tu as formulé sincèrement les trois vœux, je te donne la possibilité d'y répondre.
Que signifie dans les actes, ce (ce que vous avez vécu donc) ? : "tu as formulé sincèrement les trois voeux". (merci d'être précis cher Stephlorant)
In manus tuas, Domine, commendo spiritum meum
http://www.youtube.com/watch?v=WDV94Iti5ic&feature=related (Philippe Herreweghe)
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Re: Du sens de la souffrance physique
Ah non ! Si Dieu vous avait donné la possibilité d'y répondre, vous seriez religieux aujourd'hui !stephlorant a écrit :La réponse est que j'y ai reconnu la volonté du Père, qui m'a dit au travers des événements: tu as formulé sincèrement les trois vœux, je te donne la possibilité d'y répondre.
Je n'avais encore jamais entendu quelqu'un qui me dise : "j'ai prononcé les 3 voeux, mais ce n'est pas pour être religieux.....stephlorant a écrit : Les trois vœux sont : pauvreté, chasteté, obéissance. Je désirais la vie religieuse. Il n'y a pas d'auto-flagellation dans le fait de porter sa croix.
Ce n'est pas ma définition.stephlorant a écrit : Porter sa croix, c'est ce reconnaître tel qu'on est, faillible et pécheur, et cependant marcher derrière Jésus.
stephlorant a écrit : S'auto-flageller, je ne pense que le Seigneur permet cela.
Je pense, Cher Stephlorant qu'en tant que chrétienne, il est de mon devoir de ne pas poursuivre cette discussion car il s'agit de votre vie privée.
Vous avez initié cet échange.
Il m'est nécessaire de vous demander si vous souhaitez le poursuivre ?
- PriereUniverselle
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- Inscription : jeu. 28 avr. 2011, 4:01
Re: Du sens de la souffrance physique
boisvert a écrit :Je cite encore Dominique Gonnet : " La souffrance du Père est du même ordre que celle du Fils, comme l'indique l'évangile de Luc : « Il fallait que le Christ endurât ces souffrances pour entrer dans sa gloire. » Ce « il fallait » compromet le Père et fait de la souffrance un mystère d'amour et non pas un simple moyen de rédemption. L'Esprit lui-même, lien entre le Père et le Fils, témoigne de cette solidarité intime de Dieu avec sa création inachevée." Cependant, si vous n'en croyez pas un Maurice Zundel, qui croirez-vous ? Et si je plie à votre pensée, alors Dieu m'a créé pour que je souffre en vain. Pour que je souffre parce qu'Il se venge du péché d'Adam qui pèse sur moi. Parce que la souffrance et la mort de son Fils ne lui a pas suffit !
Ce qui est étonnant, chef Raistlin, c'est que si vous parvenez à m'enlever ma foi dans le Père, vous ne faîtes que grandir ma foi dans le Fils. Je parlerai donc avec le Christ dans ma plus grande souffrance et je crierai: "Éli, Éli, lama sabachthani" en souffrant de toute la capacité que j'ai de souffrir pour répondre à la volonté d'un Dieu qui veut la souffrance et la mort du pécheur... exactement le contraire de ce que le Christ a préché !
Dieu totalement impassible au plus haut des cieux ? C'est tout de même étonnant que mon premier auteur catholique ait écrit: si notre Dieu était celui des païens ou des philosophes (pour moi, c’est la même chose) il pourrait bien se réfugier au plus haut des cieux, notre misère l’en précipiterait. Mais vous savex que le nôtre est venu au-devant. Vous pourriez lui montrer le poing, lui cracher au visage, le fouetter des verges et finalement le clouer sur une croix, qu’importe? Cela est déjà fait […]
ET le mot de Benît XVI : "« Il existe donc une relation intime entre la croix de Jésus - symbole de la douleur suprême et prix de notre vraie liberté - et notre douleur, qui nous transforme et se sublime quand elle est vécue dans la conscience de
qui nous transforme et se sublime quand elle est vécue dans la conscience de la proximité et de la solidarité de Dieu ».
Je me trompe ou bien il a parlé de la solidarité de Dieu ?
http://www.zenit.org/article-21346?l=french
Je crois en Dieu dans sa Trinité Père, Fils, Saint-Esprit. Il me paraît curieux de prêter à Dieu le Père une pensée anthropomorphiste, je crois que ce serait un orgueil démesuré humain d'essayer de le comparer à nous. L'homme n'est que sa créature. l’Être même de Dieu est Amour.
En envoyant dans la plénitude des temps son Fils unique et l’Esprit d’Amour, Dieu révèle son secret le plus intime (cf. 1 Co 2, 7-16 ; Ep 3, 9-12) : Il est Lui-même éternellement échange d’amour : Père, Fils et Esprit Saint, et Il nous a destinés à y avoir part. Croire en Dieu, l’Unique, et L’aimer de tout son être a des conséquences immenses pour toute notre vie : C’est connaître la grandeur et la majesté de Dieu : " Oui, Dieu est si grand qu’Il dépasse notre science " (Jb 36, 26). Il est le mystère ineffable, infiniment au-delà de tout ce que nous pouvons concevoir à la mesure humaine .
C’est vivre en action de grâce : si Dieu est l’Unique, tout ce que nous sommes et tout ce que nous possédons vient de Lui : " Qu’as-tu que tu n’aies reçu ? " (1 Co 4, 7). " Comment rendrai-je au Seigneur tout le bien qu’Il m’a fait ? " (Ps 116, 12). Mon Seigneur et mon Dieu, prends-moi tout ce qui m’éloigne de Toi. Mon Seigneur et mon Dieu, donne-moi tout ce qui me rapproche de Toi. Mon Seigneur et mon Dieu, détache-moi de moi-même pour me donner tout à Toi (S. Nicolas de Flüe, prière). C’est faire confiance à Dieu en toute circonstance, même dans l’adversité. Une prière de Ste. Thérèse de Jésus l’exprime admirablement : Que rien ne te trouble . Que rien ne t’effraie. Tout passe. Dieu ne change pas. La patience obtient tout. Celui qui a Dieu ne manque de rien, Dieu seul suffit.
La foi en Dieu nous amène à nous tourner vers Lui seul comme vers notre première origine et notre fin ultime, et ne rien Lui préférer ou Lui substituer. Dieu, en se révélant, demeure mystère ineffable : " Si tu Le comprenais, ce ne serait pas Dieu " (S. Augustin, serm. 52, 6, 16 : PL 38, 360). Le Dieu de notre foi s’est révélé comme Celui qui est ; Il s’est fait connaître comme " riche en grâce et en fidélité " (Ex 34, 6). Son Être même est Vérité et Amour.
Le mystère de la Très Sainte Trinité est le mystère central de la foi et de la vie chrétienne. Il est le mystère de Dieu en Lui-même. Il est donc la source de tous les autres mystères de la foi ; il est la lumière qui les illumine. Il est l’enseignement le plus fondamental et essentiel dans la " hiérarchie des vérités de foi ". Toute l’histoire du salut n’est autre que l’histoire de la voie et des moyens par lesquels le Dieu vrai et unique, Père, Fils et Saint-Esprit, se révèle, se réconcilie et s’unit les hommes qui se détournent du péché .
La Trinité est un mystère de foi au sens strict, un des mystères cachés en Dieu, qui ne peuvent être connus s’ils ne sont révélés d’en haut. Dieu certes a laissé des traces de son être trinitaire dans son œuvre de Création et dans sa Révélation au cours de l’Ancien Testament. Mais l’intimité de Son Être comme Trinité Sainte constitue un mystère inaccessible à la seule raison et même à la foi d’Israël avant l’Incarnation du Fils de Dieu et la mission du Saint Esprit.
En désignant Dieu du nom de " Père ", le langage de la foi indique principalement deux aspects : que Dieu est origine première de tout et autorité transcendante et qu’il est en même temps bonté et sollicitude aimante pour tous ses enfants. Cette tendresse parentale de Dieu peut aussi être exprimée par l’image de la maternité (cf. Is 66, 13 ; Ps 131, 2) qui indique davantage l’immanence de Dieu, l’intimité entre Dieu et Sa créature. Le langage de la foi puise ainsi dans l’expérience humaine des parents qui sont d’une certaine façon les premiers représentants de Dieu pour l’homme.
Mais cette expérience dit aussi que les parents humains sont faillibles et qu’ils peuvent défigurer le visage de la paternité et de la maternité. Il convient alors de rappeler que Dieu transcende la distinction humaine des sexes. Il n’est ni homme, ni femme, il est Dieu. Il transcende aussi la paternité et la maternité humaines (cf. Ps 27, 10), tout en en étant l’origine et la mesure (cf. Ep 3, 14 ; Is 49, 15) : Personne n’est père comme l’est Dieu. Jésus a révélé que Dieu est " Père " dans un sens inouï : Il ne l’est pas seulement en tant que Créateur, Il est éternellement Père en relation à son Fils unique, qui éternellement n’est Fils qu’en relation au Père : " Nul ne connaît le Fils si ce n’est le Père, comme nul ne connaît le Père si ce n’est le Fils et celui à qui le Fils veut bien Le révéler " (Mt 11, 27).
C’est pourquoi les apôtres confessent Jésus comme " le Verbe qui était au commencement auprès de Dieu et qui est Dieu " (Jn 1, 1), comme " l’image du Dieu invisible " (Col 1, 15), comme " le resplendissement de sa gloire et l’effigie de sa substance " (He 1, 3). A leur suite, suivant la tradition apostolique, l’Église a confessé en 325 au premier Concile œcuménique de Nicée que le Fils est " consubstantiel " au Père, c’est-à-dire un seul Dieu avec lui. Le deuxième Concile œcuménique, réuni à Constantinople en 381, a gardé cette expression dans sa formulation du Credo de Nicée et a confessé " le Fils unique de Dieu, engendré du Père avant tous les siècles, lumière de lumière, vrai Dieu du vrai Dieu, engendré non pas créé, consubstantiel au Père ".
Avant sa Pâque, Jésus annonce l’envoi d’un " autre Paraclet " (Défenseur), l’Esprit Saint. A l’œuvre depuis la création (cf. Gn 1, 2), ayant jadis " parlé par les prophètes " (Symbole de Nicée-Constantinople), il sera maintenant auprès des disciples et en eux (cf. Jn 14, 17), pour les enseigner (cf. Jn 14, 26) et les conduire " vers la vérité tout entière " (Jn 16, 13).
L’Esprit Saint est ainsi révélé comme une autre personne divine par rapport à Jésus et au Père. L’origine éternelle de l’Esprit se révèle dans sa mission temporelle. L’Esprit Saint est envoyé aux apôtres et à l’Église aussi bien par le Père au nom du Fils, que par le Fils en personne, une fois retourné auprès du Père (cf. Jn 14, 26 ; 15, 26 ; 16, 14). L’envoi de la personne de l’Esprit après la glorification de Jésus (cf. Jn 7, 39) révèle en plénitude le mystère de la Sainte Trinité.... Et nous voici approcher bientôt de la Pentecôte, alors prions encore plus.
Avec mes prières.
- PriereUniverselle
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- Inscription : jeu. 28 avr. 2011, 4:01
Re: Du sens de la souffrance physique
La providence et le scandale du mal :
Si Dieu le Père Tout-puissant, Créateur du monde ordonné et bon, prend soin de toutes ses créatures, pourquoi le mal existe-t-il ? A cette question aussi pressante qu’inévitable, aussi douloureuse que mystérieuse, aucune réponse rapide ne saura suffire. C’est l’ensemble de la foi chrétienne qui constitue la réponse à cette question : la bonté de la création, le drame du péché, l’amour patient de Dieu qui vient au devant de l’homme par ses alliances, par l’Incarnation rédemptrice de son Fils, par le don de l’Esprit, par le rassemblement de l’Église, par la force des sacrements, par l’appel à une vie bienheureuse à laquelle les créatures libres sont invitées d’avance à consentir, mais à laquelle elles peuvent aussi d’avance, par un mystère terrible, se dérober. Il n’y a pas un trait du message chrétien qui ne soit pour une part une réponse à la question du mal.
Pourquoi Dieu n’a-t-il pas créé un monde aussi parfait qu’aucun mal ne puisse y exister ? Selon sa puissance infinie, Dieu pourrait toujours créer quelque chose de meilleur (cf. S. Thomas d’A., s. th. 1, 25, 6). Cependant dans sa sagesse et sa bonté infinies, Dieu a voulu librement créer un monde " en état de voie " vers sa perfection ultime. Ce devenir comporte, dans le dessein de Dieu, avec l’apparition de certains êtres, la disparition d’autres, avec le plus parfait aussi le moins parfait, avec les constructions de la nature aussi les destructions. Avec le bien physique existe donc aussi le mal physique, aussi longtemps que la création n’a pas atteint sa perfection (cf. S. Thomas d’A., s. gent. 3, 71).
Les anges , aussi bien les hommes, créatures intelligentes et libres, doivent cheminer vers leur destinée ultime par choix libre et amour de préférence. Ils peuvent donc se dévoyer. En fait, ils ont péché. C’est ainsi que le mal moral est entré dans le monde, sans commune mesure plus grave que le mal physique. Dieu n’est en aucune façon, ni directement ni indirectement, la cause du mal moral (cf. S. Augustin, lib. 1, 1, 1 : PL 32, 1221-1223 ; S. Thomas d’A., s. th. 1-2, 79, 1). Il le permet cependant, respectant la liberté de sa créature, et, mystérieusement, il sait en tirer le bien :
Car le Dieu Tout-puissant (...), puisqu’il est souverainement bon, ne laisserait jamais un mal quelconque exister dans ses œuvres s’il n’était assez puissant et bon pour faire sortir le bien du mal lui-même (S. Augustin, enchir. 11, 3).
Egalement, avec le temps, on peut découvrir que Dieu, dans sa providence toute-puissante, peut tirer un bien des conséquences d’un mal, même moral, causé par ses créatures : " Ce n’est pas vous, dit Joseph à ses frères, qui m’avez envoyé ici, c’est Dieu ; (...) le mal que vous aviez dessein de me faire, le dessein de Dieu l’a tourné en bien afin de (...) sauver la vie d’un peuple nombreux " (Gn 45, 8 ; 50, 20 ; cf. Tb 2, 12-18 vulg.). Du mal moral le plus grand qui ait jamais été commis, le rejet et le meurtre du Fils de Dieu, causé par les péchés de tous les hommes, Dieu, par la surabondance de sa grâce (cf. Rm 5, 20), a tiré le plus grand des biens : la glorification du Christ et notre Rédemption. Le mal n’en devient pas pour autant un bien.
"Tout concourt au bien de ceux qui aiment Dieu " (Rm 8, 28). Le témoignage des saints ne cesse de confirmer cette vérité :
Ainsi, S. Catherine de Sienne dit à " ceux qui se scandalisent et se révoltent de ce qui leur arrive " : " Tout procède de l’amour, tout est ordonné au salut de l’homme, Dieu ne fait rien que dans ce but " (dial. 4, 138).
Et S. Thomas More, peu avant son martyre, console sa fille : " Rien ne peut arriver que Dieu ne l’ait voulu. Or, tout ce qu’il veut, si mauvais que cela puisse nous paraître, est cependant ce qu’il y a de meilleur pour nous " (Margarita Roper, Epistula ad Aliciam Alington (mense augusti 1534).
Et Lady Julian of Norwich : " J’appris donc, par la grâce de Dieu, qu’il fallait m’en tenir fermement à la foi, et croire avec non moins de fermeté que toutes choses seront bonnes... Et tu verras que toutes choses seront bonnes ". " Thou shalt see thyself that all MANNER of thing shall be well " .
Croyons fermement que Dieu est le Maître du monde et de l’histoire. Mais les chemins de sa providence nous sont souvent inconnus. Ce n’est qu’au terme, lorsque prendra fin notre connaissance partielle, lorsque nous verrons Dieu " face à face " (1 Co 13, 12), que les voies nous seront pleinement connues, par lesquelles, même à travers les drames du mal et du péché, Dieu aura conduit sa création jusqu’au repos de ce Sabbat (cf. Gn 2, 2) définitif, en vue duquel Il a créé le ciel et la terre.
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cracboum
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Re: Du sens de la souffrance physique
Pas besoin d'attendre cette échéance, il y en a, dont certains cités ici, qui voient le mal ou il est et pas ailleurs. Certains le voient si bien qu'ils en rajoutent en s'infligeant du mal physique supplémentaire ou en se réjouissant de celui que Dieu leur envoie.
Bref, il n'y a de problème du mal que pour les pécheurs qui veulent jouir physiquement et ne pas souffrir parce qu'ils ne veulent pas aimer.
Bref, il n'y a de problème du mal que pour les pécheurs qui veulent jouir physiquement et ne pas souffrir parce qu'ils ne veulent pas aimer.
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