Question à 2 euros : ne seraient-ce point les éléments du superbe jubé Renaissance que l'on distingue derrière vous ? (ma visite à Limoges est déjà lointaine) ?
Oui c'est cela. J'avoue que je suis assez ignorant dans le domaine de l'architecture, mais je me souviens que lors de ce séjour à Limoges on m'avait parlé de ce jubé. D'ailleurs, la console de l'orgue se trouve dessus mais elle n'est pas adossé à la blustrade comme c'est le cas ailleurs, et cela par souci de respecter le monument. Cette cathédrale vaut vraiment le détour en tout cas !
Voilà à quoi cela ressemble vu de là-haut.
« Être contemplatifs au milieu du monde, en quoi cela consiste-t-il, pour nous ? La réponse tient en quelques mots : c’est voir Dieu en toute chose, avec la lumière de la foi, sous l’élan de l’amour, et avec la ferme espérance de le contempler face à face au Ciel. »
Bienheureux Álvaro del Portillo (1914-1994)
Dernière modification par etienne lorant le lun. 23 mai 2011, 14:06, modifié 1 fois.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
Si je ne me trompe pas, il s'agit de l'Actus tragicus de Bach. J'aime aussi beaucoup cette oeuvre. L'enregistrement de cette cantate réalisé par Harmonia Mundi est d'une très bonne qualité ; sur le même disque on trouve aussi la cantate Weinen Klagen Sorgen Zagen qui contient mon air préféré de Bach.
Des compositeurs tels que Bach, Beethoven ou Mozart n'ont jamais vieilli. Leur musique exprime à la perfection tout l'éventail des émotions humaines, religieuses ou profanes. J'écoute aussi de la musique d'aujourd'hui, mais je m'aperçois que, même si cela est agréable à l'oreille, les compositions modernes sont, la plupart du temps, pour reprendre les mots du Cardinal Ratzinger, un culte de la banalité.
« Être contemplatifs au milieu du monde, en quoi cela consiste-t-il, pour nous ? La réponse tient en quelques mots : c’est voir Dieu en toute chose, avec la lumière de la foi, sous l’élan de l’amour, et avec la ferme espérance de le contempler face à face au Ciel. »
Bienheureux Álvaro del Portillo (1914-1994)
Un ami m'a offert la Symphonie n° 3 de Gorecky, oeuvre méditative avec mélodie modale évoquant le plain-chant : inspirée de l'histoire religieuse polonaise cette symphonie où s'insère une strophe d'une Déploration de la Croix de 1470, est une oeuvre contemporaine assez exceptionnelle !
(Merci pour "le jubé" : après vérification, il a été effectivement déplacé de son emplacement originel (entrée du choeur liturgique), et réutilisé pour devenir tribune d'orgue, au revers de la façade donc.)
"Le coeur qui rayonne vaut mieux que l'esprit qui brille"
J'adore la musique! C’est un ami prêtre, aujourd’hui décédé, qui m'a heureusement initié à la musique classique (tout comme au cinéma et à la peinture) voilà 10 ans.
J'ai découvert tout récemment le Magnificat de Marc-Antoine Charpentier : Sublime
Arvo Pärt est un compositeur fantastique. Certaines personnes ont fait référence à lui plus tôt dans cee fil de discussion. À ceux qui apprécient ce compositeur, je vous recommande de voir "24 preludes for a Fugue", qui est un excellent documentaire sur Arvo Part. J'aimerais aussi vous partager cette entrevue charmante entre Bjork et Arvo Part dans le cadre d'une série intitulée "Modern Minimalist". Les questions et réponses sont intéressantes quant aux liens ses compositions et sa foi. Je ne suis pas loin de croire qu'il y a un authentique enseignement chrétien à apprendre à travers sa musique.
Quant à la Messe en si mineur de Bach, quel chef d'œuvre ! J'avoue toutefois préférer la Passion selon saint Matthieu.
« Être contemplatifs au milieu du monde, en quoi cela consiste-t-il, pour nous ? La réponse tient en quelques mots : c’est voir Dieu en toute chose, avec la lumière de la foi, sous l’élan de l’amour, et avec la ferme espérance de le contempler face à face au Ciel. »
Bienheureux Álvaro del Portillo (1914-1994)
De ce que j'ai pu écouter de "classique", c'est noble et cela élève vers le ciel.
Après, je suis véritablement limitée, à mon grand regret, je ne sais par où il faudrait commencer pour me faire mes "bases".
J'aime écouter, et encore plus chanter le classique et le grégorien !
On est en train de préparer le Deutsches Requiem et les Ziegeunerlieder de Brahms pour un concert.
J'aime beaucoup Tomas Luis Da Victoria, Guerrero, l'incontournable Miserere de Gregorio Allegri (chanté par les Tallis
Scholars, c'est divin ! ( http://www.youtube.com/watch?v=Cn39Rzlh ... BDA06F4D7D )
J'aime bien sûr Mozart, le Requiem de Fauré, le stabat mater de pergolesi, Palestrina.
S. Hildegarde : j'ai le Sponsa Regis par La Reverdie, qui est sublime, et Celestial Harmonies.
"Il n'y a qu'une douleur, c'est d'avoir perdu le jardin de volupté, et il n'y a qu'une espérance ou qu'un désir qui est de le retrouver. Le poète le cherche à sa manière, et le plus sale débauché à la sienne. C'est l'unique objet. Napoléon à Tilsitt et l'ivrogne immonde ramassé dans le ruisseau ont exactement la même soif. Il leur faut l'eau des Quatre Fleuves du Paradis." Léon Bloy
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
Il y a tellement de grands compositeurs... Bach, assurément le plus grand de tous et pour l'éternité. Mozart, pour l'éternelle jeunesse. Chopin, qui - c'est cliché, mais c'est si vrai - fait vibrer le coeur comme personne.
En ce qui me concerne, j'ai deux faibles :
- le dieu Monteverdi (et l'ensemble des compositeurs italiens de son époque, comme S. Landi, édité chez Alpha), l'oracle de la musique, comme on l'appelait de son temps. J'ai dû écouter ses Vêpres des milliers de fois, et Orphée, des centaines, sans jamais me lasser. Je crois qu'aucun compositeur - peut-être Bach - ne dépasse son sens de la Foi, au point qu'on a l'impression, en écoutant les oeuvres religieuses ultérieures, que le musicien n'y croit plus vraiment. Et bien peu de compositeurs auront dépassé sa capacité de décrire le coeur humain, ou les sortilèges de l'érotisme (autant dans sa musique religieuse, d'ailleurs, que profane : comme quoi il a tout compris).
- Wagner, qui m'a fait supporter mes années de collège et de lycée. La musique la plus envoûtante qui soit, la plus dépaysante, la plus exaltante, et en même temps la plus "réaliste"... Sans le dire de façon négative, on pourrait dire qu'il a inventé la musique de film (le réel qui se transforme en musique : par exemple, dans l'Or du Rhin, on "entend" les miroitements de l'arc-en-ciel... on "entend" le pouvoir magique de l'anneau... dans Parsifal, on "entend" le Mal parfait ou la fumée du feu du sorcier Klingsor, on "entend" le Graal qui se dévoile et qui touche tout le monde de ses rayons mystiques...). Sa musique peut décrire de la façon la plus précise qui soit, les choses les plus banales, de tous les jours, et en même temps les choses les plus irréalistes et les plus légendaires : comme tout peut être transformé en notes, elle ouvre un univers qui n'a pas de limites.
Tout le monde fait ce genre de musique aujourd'hui, mais il a été le premier : les gens devenaient comme fous en l'écoutant. Un siècle avant la pop et le rock, ç'a été le premier phénomène générationnel construit autour de la musique.
Wagner m'a vraiment beaucoup surpris pas la puissance de ses ouvertures. J'ai du mal avec l'opéra, c'est tout de même un genre qui nécessite plus d'initiation pour apprécier. Mais ces ouvertures, instrumentales, laissent entrevoir toute la force et le réalisme de ce musicien, c'est vrai.
Bach est le "papa". Tous les autres ses enfants
Beethoven lui-même (que j'adore) disait qu'il ne devait pas s'appeler "Ruisseau" mais "fleuve" car en allemand "der Bach" c'est "le ruisseau".
Tchaïkovsky a possède comme Bach et Beethoven mais aussi Chopin, Listz et Brahms ce génie dans les thèmes qui s'impriment facilement et durablement dans l'esprit. C'est cette musique que j'aime : quand elle se chantonne, se récite dans la tête, s'imprime du début à la fin. Quand on la murmure en l'écoutant. Vraiment, Tchaïkovsky est un maître pour cela, sa musique romantique est rempli de douceur et de force. Un thème de lui :
Aller, on peut même écouter toute l'ouverture de Roméo et Juliette non ? Dans les brumes de Vérone.
"Ce n’est que pour ton amour, pour ton amour seul, que les pauvres te pardonneront le pain que tu leur donnes."
Phrase finale de saint Vincent de Paul dans le film "Monsieur Vincent".