Petit Matthieu a écrit :PaxetBonum a écrit :
J'ai été dans ce sens dans une intervention précédente
Effectivement resté le levain dans la pâte aurait été parfait
Mais avec l'intégrisme moderniste qui régnait, je ne sais pas si cela lui aurait été possible…
Bien-sûr PaxetBonum, je vous ai bien lu et je suis de votre avis.
Mais ce modernisme très virulent n'a pas empêché nombre de tradis de rester dans l'Eglise. Pour moi c'est un prétexte.
Initialement, avant les sacres de 1988, à part la FSSPX et quelques îlots de résistance isolés (qui comptaient sur la FSSPX pour leur succession), il n'y avait pas grand-chose d'autre pour conserver la liturgie bimillénaire de l'Eglise latine.
Après, il y a la question des sacres. Quand on lit les textes des années 80, il est clair que Mgr Lefebvre a attendu la toute dernière extrémité pour envisager de sacrer des évêques sans autorisation papale, parce qu'il craignait de mourir sans avoir assuré de succession à son oeuvre. Sur ce il y a eu le protocole signé avec le Cardinal Ratzinger, signé par Mgr Lefebvre qui a fait machine arrière le lendemain, parce qu'il n'avait pas confiance. Je ne vois pas en quoi ça serait un prétexte cachant autre chose.
A-t-il eu tort de manquer de confiance? A-t-il été trop marqué par la réunion interreligieuse d'Assise (qui reste quand même l'événement le plus discutable de la carrière du Bienheureux Jean-Paul II), qui a certainement joué un grand rôle dans sa décision? Rétrospectivement, on ne voit pas pourquoi Jean-Paul II aurait été indigne de confiance. Mais Jean-Paul II n'était pas seul à Rome.... déjà sous Paul VI, le Secrétaire d'Etat, le Cardinal Villot, semble avoir joué un rôle essentiel pour attiser le conflit entre Mgr Lefebvre et Paul VI. Comment se seraient passées les choses si Mgr Lefebvre n'était pas revenu sur son accord? Je ne suis pas devin...
Maintenant, il est vrai que la FSSPX d'aujourd'hui fait facilement la preuve d'un esprit de défiance, l'entraînant dans un sens schismatique. Il ne faudrait sans doute pas que son splendide isolement se prolonge trop. Mais il est souhaitable que le retour vers Rome se fasse dans l'ordre.
Ceci dit, nous devons cesser d'utiliser à tout bout de champ cette expression de "schismatiques" contre la FSSPX. Le vrai schisme, même s'il n'est que latent, est dû à l'"herméneutique de rupture" et au massacre de la tradition liturgique bimillénaire (qui a bien été la raison qui a conduit initialement à former la FSSPX, même si d'autres facteurs s'y sont rapidement mêlés dans le contexte de la crise des années 60). Ne nous trompons pas de responsables, et ne tombons pas dans un légalisme pharisien étroit qui ne considère les choses que du point de vue de la situation juridique.
In Xto,
archi.