Traduction subito-presto d'extraits de l'article d'Asia News:
Pakistani Christians convert to Islam because of threats and intimidations
by Aoun Sahi (journaliste musulman pakistanais pour
News International)
http://www.asianews.it/news-en/Pakistan ... 21041.html
Des Pakistanais Chrétiens se convertissent à l’islam à cause de menaces et d’intimidations
Au rythme de 60 par mois. Dans la seule madrasa de Lahore, 678 Chrétiens ont embrassé l’islam en 2009. L’an dernier, ils étaient presque 700. Ce sont des « jours dangereux » pour les minorités, disent les militants alors que la loi sur le blasphème est utilisée pour les forcer à changer de religion.
[…] Naeemi, jeune réceptionniste de la madrasa de Jamia, affirme que son institut n’a pas de département de prêche. « Tous ceux qui se convertissent à l’islam viennent à Jamia de leur propre chef, accompagnés de quelques musulmans de leur localité qui leurs servent de témoins. Nous exigeons comme prérequis d’un aspirant-converti qu’il soumette un affidavit déclarant qu’il ne se convertit pas de force ou par appât du gain. » Il dit que tous les Chrétiens qui se convertissent à l’islam ne le font pas parce qu’ils aiment cette religion. « Certains d’entre eux se convertissent à l’islam parce qu’ils veulent mettre fin à leur mariage, ce qui n’est pas facile dans la Chrétienté, ou parce qu’ils veulent marier un(e) cousin(e) ou un(e) musulman(e). Plus de 90 pour cent des convertis sont illettrés. »
Peter Jacob, directeur général délégué de la Commission Nationale pour la Justice et la Paix, lobby financé par l’Église Catholique, n’est pas surpris que quelques-uns des trois millions de Chrétiens adoptent l’islam ces temps-ci. « Ce sont des jours troublés et dangereux que vivent les minorités religieuses du pays. Les gens ne font pas confiance à la police ou au système judiciaire et le genre de peur qui existe maintenant était absente auparavant », dit-il.
[…] Légalement, la conversion religieuse n’est pas interdite. « Mais au Pakistan, seule la conversion unilatérale à l’islam est permise, ce qui peut être très fatal à la diversité religieuse dans ce pays. Ce ne sont pas seulement les Chrétiens qui ont peur. Toutes les minorités subissent des pressions. »
Jacob pense que la sécurité est devenue la principale raison qui incite la communauté Chrétienne marginalisée et discriminée à se convertir à l’islam. « Les lois sur le blasphème sont aussi utilisées à mauvais escient pour mettre de la pression sur les Chrétiens afin qu’ils se convertissent ».
[…] Azra Bibi, dont le mari reste Chrétien et vit séparé de sa femme et de ses enfants, dit qu’elle s’est convertie à l’islam seulement parce qu’elle sent que c’est la plus belle religion. « Maintenant, ça va très bien et j’ai déménagé dans un quartier musulman. Je me sens plus en sécurité. » Une femme du voisinage vient les voir tous les jours après dîner pour lui enseigner, à elle et ses enfants, l’islam et ses pratiques.
Parvaiz Masih, 23 ans, et sa cousine Nasreen, 22 ans, semblent pressés de se convertir à l’islam. Mais les fonctionnaires hésitent, puisqu’ils n’ont pas deux témoins musulmans. « J’aime bien l’islam et je veux l’adopter. Je veux être connu sous le nom de Muhammad Parvaiz. Je serai en sécurité maintenant et je vais pouvoir prendre les décisions de mon choix après être converti. » Nasreen, qui s’est enfuie de sa maison pour venir à Jamia avec lui, hésite à élaborer sur les raisons pour lesquelles elle veut se convertir. Tout ce qu’elle a à dire est : «J’aime bien l’islam. »
[…] Des militants pour les Droits Humains disent qu’il n’existe aucun mécanisme pour vérifier si les Chrétiens qui se convertissent à l’islam le font librement ou s’ils y sont forcés. « Nous recevons plusieurs cas chaque année de filles chrétiennes qui sont enlevées et forcées de marier des hommes musulmans. La principale raison des conversions ces temps-ci est une recherche de sécurité. Nous avons enregistré des cas dans lesquels les gens perdent leur emploi à cause de leur foi; des inscriptions scolaires qui sont refusées et il y a des tabous sociaux qui aboutissent à de la discrimination. Tous ces facteurs peuvent mener à la conversion religieuse », selon I.A. Rehman, directeur de la Commission des Droits Humains du Pakistan.