Griffon a écrit :
Regardez,... il ne font pas du sur place, car l'Eglise a vraiment évolué.
Mais,... ils évitent que des nouveautés soient humaines, simplement humaines.
... Humaines, simplement humaines...
C'est le point de ma difficulté à bien comprendre les choses.
Parce que, si on se situe au niveau strictement humain, l'émancipation de la femme dans la société civile est une bonne chose (même avec son inévitable lot de tourments associés). Sa participation aux décisions du groupe social est fondamentale, nécessaire et enrichit forcément son peuple avec sa sensibilité toute spécifique. C'est un fait indiscutable au niveau humain.
Mais au niveau de l’Église, que se passe-t-il? Elle a une vocation sociale, notamment dans le fait qu'elle ait participé à engendrer l'émancipation de la femme au niveau civil dans nos contrées. Et, apparemment, dans ce que vous dites, Elle continue à avoir une vocation sociale dans une position paradoxale difficile à appréhender pour quelqu'un comme moi qui voit les bienfaits cette égalisation humaine. Doit-on considérer la structure de l'Eglise comme un symbole qui n'utilise pas, à escient, ce qui est le meilleur au niveau humain, pour faire passer un message divin susceptible d'apporter quelque chose... de plus à cette formidable évolution? Parce qu'au risque de me répéter, la participation de la femme dans les décisions de son groupe social est un grand bien pour l'humanité, même si ce n'est pas sans tourments!
Par ailleurs, lorsqu'on se trouve dans cette difficulté d'appréhension, comment ne pas envisager que Jésus ait appelé des femmes (au moins une) pour organiser son Église? On en revient au sujet du fil, l’Évangile apocryphe de Marie (-Madeleine). Cependant, il semble que dans cet écrit, il n'ait pas déclaré cette dame comme disciple officielle, contrairement aux apôtres. Mais il manque des pages à ce texte, ce n'est pas très clair. Le mystère reste entier, d'autant plus pour quelqu'un comme moi n'a pas la connaissance pour l'analyser. D'ailleurs je dois encore aller lire les liens de Virgile à ce sujet.
Comment concilier le point de vue humain, qui ne peut qu'applaudir à l'évolution de la place civile de la femme, et le point de vue de l'Eglise qui montre une structure complètement autre, comme si c'était une pièce de théâtre dont la forme, volontairement anachronique, ne servait qu'à servir le sens de la pièce? J'ai bien des intuitions, mais elles résistent à ma raison humaine, comme si je portais en moi des générations de femmes oppressées par la domination masculine... Alors que paradoxalement, j'aspire à l’expression libre de nos spécificités d'homme ou de femme sans plus m'inquiéter à l'idée qu'un sexe puisse abuser de son pouvoir sur l'autre...
Au fond, pourquoi la forme de la pièce doit obligatoirement être anachronique pour porter son message? Ceci dit avec la parfaite conscience que le Symbole peut nous ouvrir des nouveaux territoires. Mais ce symbole-là... Je dois encore le comprendre... A moins que ce soit l'accepter... Mais c'est dur dur!
Cordialement,
Théo d'Or
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