Bonjour Theo d'Or,
L'Eglise a pour mission d'être la Lumière des nations.
Elle est responsables de faire briller la révélation de Dieu.
Elle fait cela sur les traces de Jesus.
Si vous lisez l'Evangile, vous verrez que Jesus a été confronté à des femmes soumises, à des hommes autoritaires, à des occupants brutaux, à des esclaves aussi bien qu'à leur propriétaires, etc....
Jesus avait, c'est certain bcp de messages humains à délivrer.
Il s'est attaché au message spirituel : Dieu envoie son Messie pour établir son Royaume et sauver les hommes.
Apparemment, c'est le message central qui portés aux hommes arrivera à les conduire à la fin de l'humanité (fin: dans les 2 sens du terme).
Quand Dieu parle et s'exprime, nous autres humains, nous avons la fâcheuse tendance d'entrer en discussion. " Mais pourquoi ceci, pourquoi cela... " " ne vaudrait-il pas mieux faire plutôt ainsi, ou comme cela..."
Les apôtres ont aussi essayé, car c'étaient des hommes.
Et Jesus a répondu vertement à Pierre " passe derrière moi, Satan. "
Croyez-le, Pierre a bien entendu. Et avec l'Esprit de Pentecôte, il a compris que son Maître nous demandait de Le suivre, pas d'essayer de Le précéder.
Donc,... il ne s'agit pas de convictions.
Et ce serait une erreur de tenter de convaincre en la matière.
Il s'agit de reconnaître Jesus comme l'unique sauveur et médiateur.
Lui sait et nous conduit. A nous l'obéissance et la fidélité.
Ce qui ne nous empêche pas d'utiliser notre intelligence.
Mais non pas pour dire ce qu'il faudrait mieux faire.
Pour comprendre le mystère et ce que Dieu veut nous dire dans son message.
Vous aussi, vous êtes invitée à lâcher-prise, à baisser pavillon et à vous rendre aux raisons de Dieu.
En faisant cela, on peut penser qu'on s'humilie, qu'on abandonne son humanité.
Après l'avoir fait, on se rend compte qu'enfin on avance dans la compréhension de notre Dieu d'Amour.
Cordialement,
Griffon.
L'Evangile de Marie(-Madeleine ) ?
Re: L'Evangile de Marie(-Madeleine ) ?
Jésus, j'ai confiance en Toi,
Jésus, je m'abandonne à Toi.
Jésus, je m'abandonne à Toi.
Mon bonheur est de vivre,
O Jésus, pour Te suivre.
O Jésus, pour Te suivre.
- Théo d'Or
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Re: L'Evangile de Marie(-Madeleine ) ?
Cher lmx,lmx a écrit :En attendant, obnubilée par les thèses sociologiques, la signification spirituelle du masculin et du féminin, la symbolique du prêtre et de la structure hiérarchique de l'Eglise passe à côté.
Et puis le monde change et alors ? N'avez vous pas lu que le chrétien n'a pas à être du monde , qu'il faut précisément le rejeter radicalement ? N'avez vous pas lu les constants appels dans l'évangile à une mort initiatique pour acquérir la véritable liberté, pour pouvoir naitre à sa véritable identité déliée des chaines du monde ? Car c'est quand il n'y a plus d'espoir (dans le monde) que s'acquiert la félicité dit un véritable texte hindou.
Ne savez vous pas que le monde ce sont les ombres dansantes projetées sur les parois de la caverne obscure, que le monde est par conséquent relativement réel contrairement à Dieu l'absolument réel qui se donne à nous et qui nous libère, qu'il est une comédie comme cela est suggéré par Platon, qu'il est une figure qui passe comme dit St Paul, et que s'attacher à lui est le comble de l'ignorance ?
Par ailleurs, la croyance dans le progrès, l'idée que toute innovation soit positive, est une idée tout à fait mondaine et anti chrétienne, et constitue une illusion malsaine et destructrice. La modernité a réussi à faire du devenir pourtant source de corruption et de mort pour l'être un principe positif régissant le monde. C'est comme si on convertissait un point C situé sur une ligne en une qualité supérieure au point B du seul fait qu'il soit postérieur au point B. Cela nous enferme dans la linéarité de l'histoire qui est supposée par son développement nous acheminer vers le bonheur. C'est finalement absurde et cela l'histoire le prouve bien.
Finalement , en se servant du devenir pour justifier l'éloignement à l'égard des Principes stables et éternels, on ne fait que poursuivre indéfiniment l'oeuvre du pêché originel.
Je n'avais pas vu hier cette intervention que vous avez faite où vous parlez de la même chose que moi dans un sens totalement différent:
Je ne me souviens plus avoir lu que le chrétien n'a pas à être du monde et qu'il doit... le rejeter radicalement! Vous êtes sûr du "rejeter radicalement"? Pouvez-vous m'indiquer le passage dans la Bible qui le dit?Théo d'Or a écrit :... Humaines, simplement humaines...Griffon a écrit : Regardez,... il ne font pas du sur place, car l'Eglise a vraiment évolué.
Mais,... ils évitent que des nouveautés soient humaines, simplement humaines.
C'est le point de ma difficulté à bien comprendre les choses.
Parce que, si on se situe au niveau strictement humain, l'émancipation de la femme dans la société civile est une bonne chose (même avec son inévitable lot de tourments associés). Sa participation aux décisions du groupe social est fondamentale, nécessaire et enrichit forcément son peuple avec sa sensibilité toute spécifique. C'est un fait indiscutable au niveau humain.
Mais au niveau de l’Église, que se passe-t-il? Elle a une vocation sociale, notamment dans le fait qu'elle ait participé à engendrer l'émancipation de la femme au niveau civil dans nos contrées. Et, apparemment, dans ce que vous dites, Elle continue à avoir une vocation sociale dans une position paradoxale difficile à appréhender pour quelqu'un comme moi qui voit les bienfaits cette égalisation humaine. Doit-on considérer la structure de l'Eglise comme un symbole qui n'utilise pas, à escient, ce qui est le meilleur au niveau humain, pour faire passer un message divin susceptible d'apporter quelque chose... de plus à cette formidable évolution? Parce qu'au risque de me répéter, la participation de la femme dans les décisions de son groupe social est un grand bien pour l'humanité, même si ce n'est pas sans tourments!
Par ailleurs, lorsqu'on se trouve dans cette difficulté d'appréhension, comment ne pas envisager que Jésus ait appelé des femmes (au moins une) pour organiser son Église? On en revient au sujet du fil, l’Évangile apocryphe de Marie (-Madeleine). Cependant, il semble que dans cet écrit, il n'ait pas déclaré cette dame comme disciple officielle, contrairement aux apôtres. Mais il manque des pages à ce texte, ce n'est pas très clair. Le mystère reste entier, d'autant plus pour quelqu'un comme moi n'a pas la connaissance pour l'analyser. D'ailleurs je dois encore aller lire les liens de Virgile à ce sujet.
Comment concilier le point de vue humain, qui ne peut qu'applaudir à l'évolution de la place civile de la femme, et le point de vue de l'Eglise qui montre une structure complètement autre, comme si c'était une pièce de théâtre dont la forme, volontairement anachronique, ne servait qu'à servir le sens de la pièce? J'ai bien des intuitions, mais elles résistent à ma raison humaine, comme si je portais en moi des générations de femmes oppressées par la domination masculine... Alors que paradoxalement, j'aspire à l’expression libre de nos spécificités d'homme ou de femme sans plus m'inquiéter à l'idée qu'un sexe puisse abuser de son pouvoir sur l'autre...
Au fond, pourquoi la forme de la pièce doit obligatoirement être anachronique pour porter son message? Ceci dit avec la parfaite conscience que le Symbole peut nous ouvrir des nouveaux territoires. Mais ce symbole-là... Je dois encore le comprendre... A moins que ce soit l'accepter... Mais c'est dur dur!
Cordialement,
Théo d'Or
Sinon, pour le reste, à première vue, j'accroche:
En l'absolu, je pourrais vous suivre dans cette idée. Mais, principe de réalité oblige, je dois dire que je suis très contente de voir que la femme s'est émancipée et participe aux affaires civiles. Alors, bien sûr que ça provoque des tourments et bien sûr que le monde est une sorte de comédie et naturellement que la véritable vie est au-delà de tout ça. Mais en attendant, on y est dans ce monde! Et il faut bien vivre, s'organiser, et on ne peut pas le faire sans tenir compte de notre histoire! Cela dit, je n'ai pas non plus envie de m'enfermer dans, je vous cite, "la linéarité de l'histoire qui est supposée par son développement nous acheminer vers le bonheur" Mais je ne veux pas non plus céder à la tentation de considérer ce monde uniquement comme un hologramme géant sans consistance ni réalité, parce qu'il y aurait une autre, de réalité, "plus vraie". On y est dans ce monde! Et si on y est, ce n'est pas par hasard et on doit en faire quelque chose.lmx a écrit : Par ailleurs, la croyance dans le progrès, l'idée que toute innovation soit positive, est une idée tout à fait mondaine et anti chrétienne, et constitue une illusion malsaine et destructrice. La modernité a réussi à faire du devenir pourtant source de corruption et de mort pour l'être un principe positif régissant le monde. C'est comme si on convertissait un point C situé sur une ligne en une qualité supérieure au point B du seul fait qu'il soit postérieur au point B. Cela nous enferme dans la linéarité de l'histoire qui est supposée par son développement nous acheminer vers le bonheur. C'est finalement absurde et cela l'histoire le prouve bien.
Finalement , en se servant du devenir pour justifier l'éloignement à l'égard des Principes stables et éternels, on ne fait que poursuivre indéfiniment l'oeuvre du pêché originel.
Voudriez-vous remettre en cause l'émancipation de la femme? Retourner à un "idéal de vie" (qui n'a jamais existé) où, naturellement, la femme s'occupe des affaires intérieures et de ses enfants, et où l'homme, s'occupe tout aussi naturellement des affaires extérieures et décisions concernant la famille et le groupe social? Il y a eu trop d'abus! Et il y en a toujours naturellement. Mais il faut bien en tenir compte par principe de réalité!
Ce qui n'empêche pas de se dire qu'il y a quelque chose au-delà de tout cela. C'est la raison pour laquelle je veux bien considérer l'idée que l’organisation structurelle de l’Église soit symboliquement masculine pour attirer le regard vers ce quelque chose. Mais sans renier le principe de réalité terrestre qui n'est pas seulement un hologramme géant ou une ombre sur un mur de caverne.
D'ailleurs, Jésus y allait gaiement, dans le monde. Tous les infréquentables, il les a fréquenté. Et c'est avec les bons religieux qu'il était le plus dur. Comment ne pas y voir un signe clair de l'exigence de rester en lien avec un principe de réalité matérielle et sociale, celle de notre temps? Ceci sans forcément se laisser à croire qu'elle nous mènera seule au bonheur!
Finalement, serait-ce tabou de parler sur un forum catholique en même temps des bienfaits de l'émancipation de la femme dans la société civile et de la symbolique de la structure masculine de l’Église? Les deux s'opposent-ils? Ou se complètent-ils? C'est ça qui m'intéresse voyez-vous!
Cordialement,
Théo
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Re: L'Evangile de Marie(-Madeleine ) ?
Je ne remets pas ces choses là en cause. Je dis simplement que l'Eglise n'a pas à suivre la mode et les paradigmes modernes tous fondamentalement anti spirituel. D'ailleurs en politisant toute la sphère sociale jusqu'aux rapports humains les plus intimes, ils insufflent l'idée d'une domination dont on a pas conscience, d'un complot entretenu par on ne sait quelle structure auquel seul les tenants de ces paradigmes échappent. Ils entrainent la révolte, l'insatisfaction permanente et empoisonnent tous les rapports humains.Voudriez-vous remettre en cause l'émancipation de la femme? Retourner à un "idéal de vie" (qui n'a jamais existé) où, naturellement, la femme s'occupe des affaires intérieures et de ses enfants, et où l'homme, s'occupe tout aussi naturellement des affaires extérieures et décisions concernant la famille et le groupe social? Il y a eu trop d'abus!
Or, l'Eglise doit au contraire être un paradis coupé du bruit et de l'agitation mondaine, un lieu de paix, de solitude et de contemplation.
Il n'y a jamais eu d'idéal de vie, et il n'y en aura jamais dans l'ordre naturel. Hannah Arendt disait que le marxisme avait anesthésié l'homme comme jamais aucune religion n'a pu le faire et donc que le marxisme était le véritable opium du peuple.
Romain 12:2 Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l'intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait.Je ne me souviens plus avoir lu que le chrétien n'a pas à être du monde et qu'il doit... le rejeter radicalement! Vous êtes sûr du "rejeter radicalement"? Pouvez-vous m'indiquer le passage dans la Bible qui le dit?
Mais qu’il ne m’arrive pas à moi de me glorifier, sinon en la croix de notre Seigneur Jésus Christ, par laquelle le monde m’est crucifié, et moi au monde (Gal. 6:14)
La mort au monde, la crucifixion au monde vise à la renaissance spirituelle. Le baptême comme cela est affirmé dans le catéchisme constitue une destruction du "vieil homme", et donc une mort au monde. Il reste toutefois à être pleinement réalisé.
Jean 3:5 Jésus lui répondit: En vérité, en vérité je vous le dis: si un homme ne renaît de l’eau et du Saint-Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu.
6 Ce qui est né de la chair, est chair et ce qui est né de l’Esprit, est esprit.
7 Ne vous étonnez pas de ce que je vous ai dit, qu’il faut que vous naissiez de nouveau.
Jean 15:19 Si vous étiez du monde, le monde aimerait ce qui serait à lui; mais parce que vous n’êtes point du monde, et que je vous ai choisis du milieu du monde, c’est pour cela que le monde vous hait.
Il serait trop long de recenser tous les versets appelant directement ou indirectement à la mort au "monde".
voyez mon premier message dans mon fil sur la théologie mystique dans la section théologie. J'ai mis un texte aussi sur la distinction de la personne qui est une réalité spirituelle transcendant l'ordre naturel, et qui constitue le véritable "moi" et de l'individu qui correspond au vieil homme/ à l'homme extérieur et qui appartient à l'ordre naturel, profane et déchu. C'est la distinction entre le je véritable dont il faut accoucher ce qui implique quelques douleurs, et la fausse personnalité le vieil homme qu'il faut crucifier.
L'erreur est de ramener l'enseignement christique au niveau matériel, de faire de Jésus un vulgaire révolutionnaire, ce qui ne fait qu'appauvrir l'enseignement biblique alors que tout l'évangile invite à la conversion du naturel (psychique/charnel) au surnaturel (à l'ordre de la grâce), à la réalisation de soi, à la vie en Dieu.D'ailleurs, Jésus y allait gaiement, dans le monde. Tous les infréquentables, il les a fréquenté. Et c'est avec les bons religieux qu'il était le plus dur. Comment ne pas y voir un signe clair de l'exigence de rester en lien avec un principe de réalité matérielle et sociale, celle de notre temps? Ceci sans forcément se laisser à croire qu'elle nous mènera seule au bonheur!
La distinction du naturel (du psychique) et du surnaturel (du spirituel) est, en effet, omniprésente dans les évangiles et les lettres de St Paul et doit commander toute l'interprétation faute de quoi on s'expose à des contresens et anachronismes.
Bien entendu, le chrétien est un "prêtre", il doit transformer la sphère sociale, en se transformant intérieurement. La cité est le reflet de l'âme, si l'âme qui est une cité intérieure est apaisée et bien ordonnée, cela se traduira extérieurement dans la cité. C'est pourquoi l'église a toute à fait raison de rappeler les principes moraux.Mais je ne veux pas non plus céder à la tentation de considérer ce monde uniquement comme un hologramme géant sans consistance ni réalité, parce qu'il y aurait une autre, de réalité, "plus vraie". On y est dans ce monde!
L'historien Mircea Eliade pour réfuter l'objection de l'homme moderne qui verrait dans l'attitude de l'homme traditionnel une fuite hors du monde et des responsabilités rappelle que l'homme traditionnel étant conscient d'occuper une place (métaphysiquement) central dans le cosmos a pour fonction de le sacraliser et de le sauver du néant, car ce qui n'est pas sacré, sanctifié, est informel et chaotique. Ainsi, en se sanctifiant, en sanctifiant des actes (le mariage, l'alimentation etc) humains, c'est-à-dire en les rapportant à Dieu, et en sacralisant l'espace, il sauve le monde. D'ailleurs dans la Bible il est dit du Chrétien qu'il est la lumière du monde, non pas en tant qu'il serait supérieur aux autres, mais en tant qu'il consent à renoncer à sa propre volonté et se faire le support de l'action divine, donc en tant qu'il se laisse traverser par la Lumière divine.
Mais au contraire, le moderne est l'homme de nulle part, il ne vit même pas vraiment dans un monde objectif, mais dans un monde fait d'une succession indéfinie d'instants, de sentiments, de pulsions qui a perdu toute consistance et tout fondement objectif. C'est le "monde comme représentation et comme volonté" du philosophe idéaliste Schopenhauer. Le monde de l'homme moderne, c'est le monde animal n'y plus ni moins.
Non, je ne pense que la femme doive être cantonner à la cuisine ou à l'éducation des enfants ce qui est en soi toutefois une tâche infiniment noble que la modernité libérale bien aidée par le féminisme tend à bafouer sous prétexte qu'elle n'est pas directement utile et productive.Finalement, serait-ce tabou de parler sur un forum catholique en même temps des bienfaits de l'émancipation de la femme
Je ne pense pas non plus comme certains "tradis" que les femmes devraient uniquement porter des "jupes" ce que je trouve ridicule. Vous voyez je ne suis pas un dinosaure mais j'ai du mal à m'extasier sur cette époque.
- Théo d'Or
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Re: L'Evangile de Marie(-Madeleine ) ?
Voulez-vous dire que la structure ecclésiale masculine a, entre autres, une fonction qui permet que l’Église soit "un paradis coupé du bruit et de l'agitation mondaine, un lieu de paix, de solitude et de contemplation"? De quelle manière? Pouvez-vous approfondir cette idée?lmx a écrit :Je ne remets pas ces choses là en cause. Je dis simplement que l'Eglise n'a pas à suivre la mode et les paradigmes modernes tous fondamentalement anti spirituel. D'ailleurs en politisant toute la sphère sociale jusqu'aux rapports humains les plus intimes, ils insufflent l'idée d'une domination dont on a pas conscience, d'un complot entretenu par on ne sait quelle structure auquel seul les tenants de ces paradigmes échappent. Ils entrainent la révolte, l'insatisfaction permanente et empoisonnent tous les rapports humains.Voudriez-vous remettre en cause l'émancipation de la femme? Retourner à un "idéal de vie" (qui n'a jamais existé) où, naturellement, la femme s'occupe des affaires intérieures et de ses enfants, et où l'homme, s'occupe tout aussi naturellement des affaires extérieures et décisions concernant la famille et le groupe social? Il y a eu trop d'abus!
Or, l'Eglise doit au contraire être un paradis coupé du bruit et de l'agitation mondaine, un lieu de paix, de solitude et de contemplation.
Il n'y a jamais eu d'idéal de vie, et il n'y en aura jamais dans l'ordre naturel. Hannah Arendt disait que le marxisme avait anesthésié l'homme comme jamais aucune religion n'a pu le faire et donc que le marxisme était le véritable opium du peuple.
Je trouve que le terme "mort au monde" est plus explicite et nuancé que "rejet radical du monde". Après tout, on dit de Jésus qu'il était pleinement Dieu mais aussi pleinement homme, donc dans le monde;lmx a écrit :(...) Il serait trop long de recenser tous les versets appelant directement ou indirectement à la mort au "monde".Je ne me souviens plus avoir lu que le chrétien n'a pas à être du monde et qu'il doit... le rejeter radicalement! Vous êtes sûr du "rejeter radicalement"? Pouvez-vous m'indiquer le passage dans la Bible qui le dit?
En nous montrant la fameuse "mort au monde", mais sans en être coupé, de ce monde.
Pouvez-vous faire un lien avec la structure nécessairement masculine de l’Église?lmx a écrit :L'erreur est de ramener l'enseignement christique au niveau matériel, de faire de Jésus un vulgaire révolutionnaire, ce qui ne fait qu'appauvrir l'enseignement biblique alors que tout l'évangile invite à la conversion du naturel (psychique/charnel) au surnaturel (à l'ordre de la grâce), à la réalisation de soi, à la vie en Dieu.D'ailleurs, Jésus y allait gaiement, dans le monde. Tous les infréquentables, il les a fréquenté. Et c'est avec les bons religieux qu'il était le plus dur. Comment ne pas y voir un signe clair de l'exigence de rester en lien avec un principe de réalité matérielle et sociale, celle de notre temps? Ceci sans forcément se laisser à croire qu'elle nous mènera seule au bonheur!
La distinction du naturel (du psychique) et du surnaturel (du spirituel) est, en effet, omniprésente dans les évangiles et les lettres de St Paul et doit commander toute l'interprétation faute de quoi on s'expose à des contresens et anachronismes.
Ce que vous dites est intéressant, mais de nouveau, il aurait été bien de faire le lien avec ma question de départ, qui concerne la nécessaire structure masculine de l'Eglise.lmx a écrit :Bien entendu, le chrétien est un "prêtre", il doit transformer la sphère sociale, en se transformant intérieurement. La cité est le reflet de l'âme, si l'âme qui est une cité intérieure est apaisée et bien ordonnée, cela se traduira extérieurement dans la cité. C'est pourquoi l'église a toute à fait raison de rappeler les principes moraux.Mais je ne veux pas non plus céder à la tentation de considérer ce monde uniquement comme un hologramme géant sans consistance ni réalité, parce qu'il y aurait une autre, de réalité, "plus vraie". On y est dans ce monde!
L'historien Mircea Eliade pour réfuter l'objection de l'homme moderne qui verrait dans l'attitude de l'homme traditionnel une fuite hors du monde et des responsabilités rappelle que l'homme traditionnel étant conscient d'occuper une place (métaphysiquement) central dans le cosmos a pour fonction de le sacraliser et de le sauver du néant, car ce qui n'est pas sacré, sanctifié, est informel et chaotique. Ainsi, en se sanctifiant, en sanctifiant des actes (le mariage, l'alimentation etc) humains, c'est-à-dire en les rapportant à Dieu, et en sacralisant l'espace, il sauve le monde. D'ailleurs dans la Bible il est dit du Chrétien qu'il est la lumière du monde, non pas en tant qu'il serait supérieur aux autres, mais en tant qu'il consent à renoncer à sa propre volonté et se faire le support de l'action divine, donc en tant qu'il se laisse traverser par la Lumière divine.
Mais au contraire, le moderne est l'homme de nulle part, il ne vit même pas vraiment dans un monde objectif, mais dans un monde fait d'une succession indéfinie d'instants, de sentiments, de pulsions qui a perdu toute consistance et tout fondement objectif. C'est le "monde comme représentation et comme volonté" du philosophe idéaliste Schopenhauer. Le monde de l'homme moderne, c'est le monde animal n'y plus ni moins.
Bon, pour résumer, je sais déjà deux choses:
- les apôtres déclarés par Jésus étant des hommes, l'Eglise n'appelle à la prêtrise que les hommes, pour rester au plus proche des origines.
- Jésus n'aurait pas choisi uniquement des hommes pour des questions inhérentes au contexte culturel de l'époque parce qu'il était capable de dépasser les tabous culturels de son temps.
De là, deux question se posent:
- Que peut-on dire de la signification du symbole de la structure masculine définitive de l’Église?
- Peut-on en dire quelque chose finalement? Est-ce un mystère?
Cordialement,
Théo d'Or
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Re: L'Evangile de Marie(-Madeleine ) ?
La structure de l'Eglise est ce qu'elle est ... Ayant été voulue comme telle par Dieu, elle ne peut pas changer. Seul un homme peut devenir prêtre pour les raisons que j'ai notamment indiqué et Jean Paul II a rappeler qu'il était impossible de revenir dessus. De même, on ne peut pas revenir sur la signification des sacrements et modifier leurs effets. D'ailleurs, il est peut-être possible de faire un parallèle entre le prêtre qui administre le sacrement et le sacrement en lui même.Voulez-vous dire que la structure ecclésiale masculine a, entre autres, une fonction qui permet que l’Église soit "un paradis coupé du bruit et de l'agitation mondaine, un lieu de paix, de solitude et de contemplation"?
Aussi disais-je donc qu'en tant qu'institution divine, elle n'a pas à changer comme change sans arrêt le monde dont le développement est complètement aveugle.
Aussi, invoquer les changements de société pour changer l'Eglise est la plus mauvaise raison qu'on puisse invoquer pour vouloir introduire des "réformes" dans l'Eglise. L'Eglise est un roc, le monde est un torrent qui aujourd'hui tente de déferler sur l'Eglise. (Et je m'interroge sur cette manie de "réformer" ? les hommes devraient d'abord commencer par "réformer" leur existence ...)
Je pense donc simplement qu'il ne faut pas considérer l'église comme une société, une structure de pouvoir où il faudrait imposer la parité. Il n'y a pas de pouvoir à prendre dans l'Eglise et ceux qui y jouent un rôle "officiel" devraient toujours se considérer comme les derniers, ceux-ci doivent en effet s'effacer devant la "fonction" et l'habit qu'ils portent ou qu'ils devraient porter. Or ceux qui réclament du pouvoir ou du changement (comme ces prêtres autrichiens) ne sont généralement pas dans cet esprit mais dans un esprit de révolte, d'affirmation et finalement de puissance. Or, l'affirmation du "vieil homme" est totalement nulle, car elle a pour origine une instance, l'égo, qui n'a pas de réalité propre, et tout le travail de la vie spirituelle est précisément de dissiper ce nuage brumeux, de crucifier le vieil homme/l'homme extérieur.
Mais il n'y a pas que les prêtres, les évêques etc qui jouent un rôle. Les laïcs, hommes ou femmes aussi ont une fonction qui est de sanctifier leur vie, de prêcher l'Evangile, d'être les réceptacles de la grâce divine.
Aussi, les femmes en veillant à ce que le foi soient transmises aux enfants ont un rôle immense à jouer. Peut être que si l'on redécouvrait que si le rôle et la fonction du prêtre est par essence sacrée, la vie du laïc peut aussi en étant sanctifiée devenir un sacerdoce transformant le monde en une église.
Oui j'ai peut être mal exposé les choses. Il est aussi dit d'être dans le monde, sans être du monde.En nous montrant la fameuse "mort au monde", mais sans en être coupé, de ce monde.
C'est le monde en tant que "monde" qui doit être rejeté, c'est-à-dire en tant que considéré comme un objet autonome et coupé de Dieu et donc comme une représentation dont découle pour le sujet une expérience mondaine, autonome et profane. Dans cette conception une expérience mondaine ou charnelle revient à prendre le monde comme étant absolument réel, et oubliant qu'il est une "figure qui passe", une ombre, à s'absorber en lui. Bref, il y a de multiples façons d'aborder le concept de "monde".
Oui, la messe est un mémorial et un symbole (au sens traditionnel et donc réaliste du terme), ce qui implique que pour être opérative elle doive absolument se conformer à des normes transcendantes.- les apôtres déclarés par Jésus étant des hommes, l'Eglise n'appelle à la prêtrise que les hommes, pour rester au plus proche des origines.
D'autre part, le respect de normes permet à l'individualité d'avoir le moins de place possible. Car la messe doit permettre à la personnalité profonde, le nouvel homme, de trouver dans le rite sacré un support pour s'affirmer, le formalisme devant servir à crucifier le vieil homme.
Je disais par là qu'on ne pouvait pas faire de Jésus un révolutionnaire et se servir de cette figure pour introduire des "changements" l'Eglise.Pouvez-vous faire un lien avec la structure nécessairement masculine de l’Église?
Tout est saturé de sens dans l'Evangile, aussi bien les paroles que les évènements, et c'est ce qui est absolument frappant quand on l'étudie.- Jésus n'aurait pas choisi uniquement des hommes pour des questions inhérentes au contexte culturel de l'époque parce qu'il était capable de dépasser les tabous culturels de son temps.
Peut-être est-ce un mystère, mais il ne faut pas oublier qu'on peut dire des choses d'un mystère et surtout qu'on peut méditer dessus.- Peut-on en dire quelque chose finalement? Est-ce un mystère?
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