Nicolas Lossky est professeur d'histoire de l'Eglise à l'Institut Saint-Serge, enseigne à Nanterre l'histoire de l'Eglise en Angleterre et dirige l'Institut supérieur des études œcuméniques, à l'Institut catholique de Paris.Nicolas Lossky a écrit :«On dit que le prêtre représente le Christ, en particulier dans l'eucharistie. Mais Ignace d'Antioche a dit que le prêtre est à la place du Christ et non qu'il le représente. L'Eucharistie n'est pas une représentation, mais un mémorial. Il n'y a pas d'opposition à ce qu'une femme soit à la place du Christ, car nous sommes tous récapitulés en Lui. »J'ai dépassé mes réticences d'enfance à voir une femme à l'autel. Cela ne me choque pas. Mais la question n'est pas là. La vraie question est: qu'est-ce qui nous permet d'exclure de ce charisme les femmes pour la seule raison qu'elles sont femmes? Je ne sais pas s'il est licite ou non d'ordonner des femmes à la prêtrise, mais dire que c'est illicite parce qu'on ne l'a pas fait pendant deux mille ans ne me suffit plus. C'est à partir de cette interrogation que les orthodoxes doivent travailler. Elle ouvre le vrai débat sur la nature de la différence entre le sacerdoce universel des baptisés et le sacerdoce spécifique de telle ou telle fonction dans l'Eglise. Elle pose aussi la question de la différence, dans l'Eglise, entre le pouvoir et l'autorité. L'autorité de l'Eglise n'est pas celle d'un seul, elle est communionelle : «Aucun élément du corps ne peut dire à l'autre: je n 'ai pas besoin de toi» (1 Cor, 12). Chez nous, il n'y a pas d'Eglise enseignante et d'Eglise enseignée, il n'y a pas quelqu'un qui assènerait ce qu'il faut croire. S'il y a un jour des femmes prêtres chez les orthodoxes, ce sera le résultat d'une unanimité, recherchée dans l'écoute de l'Esprit-Saint. Cette unanimité sera d'autant plus difficile à obtenir que cette question est nouvelle et vient de l'extérieur. «Cependant, il n'existe pas non plus d'unanimité pour dire pourquoi l'Eglise orthodoxe ne doit pas ordonner de femmes ! II me semble qu'on ne peut plus faire l'économie d'un débat sur la question.»
Il y a déjà des femmes prêtres dans l'Eglise Catholique Anglicane, la question est en débat dans les Eglise orthodoxe, et elle est soulevée dans l'Eglise Catholique Romaine.
Je ne vois personnellement aucune objection théologique à cette question, et je ne serai pas faché qu'une femme préside notre eucharistie.
Insinuations malveillantes - Charles
:lol:






