Wladimir Guettée

« Dieu leur donnera peut-être de se convertir et de connaître la vérité. » (2Tm 2.25)
Règles du forum
Forum de débats dialectiques entre personnes de bonne volonté autour de la religion chrétienne (catholicisme) et des objections formulées à son encontre

NB : L'attention des intervenants est particulièrement attirée sur la courtoisie et le respect ; les blasphèmes et provocations visant à blesser le sentiment religieux des lecteurs seront modérés ; les discussions inutilement polémiques seront verrouillées et leur initiateurs sanctionnés.
Avatar de l’utilisateur
Onubense
Censor
Censor
Messages : 96
Inscription : sam. 05 nov. 2011, 16:24

Wladimir Guettée

Message non lu par Onubense »

Quelqu'un a t'il lu Wladimir Guettée ?

Notamment la papauté schismatique :

http://books.google.fr/books?id=21lIAAA ... &q&f=false

Savez vous ou je peux trouver une réponse catholique à son argumentation ? Ou pouvez vous me donnez une réponse catholique ?

Merci
Avatar de l’utilisateur
archi
Tribunus plebis
Tribunus plebis
Messages : 1692
Inscription : jeu. 22 mai 2008, 14:57

Re: Wladimir Guettée

Message non lu par archi »

Je n'ai lu que le début (c'est un peu long) mais cet ouvrage est vraiment polémique!

Il est vrai que la forme très centralisée qu'a pris la Papauté, notamment à partir de la réforme grégorienne, et qui a culminé avant le Concile Vatican II, n'est pas la seule Papauté possible, ni peut-être la meilleure des formes envisageable (en n'oubliant pas qu'elle s'est aussi développée de cette façon suite aux circonstances historiques et qu'elle n'est donc pas illégitime).

Je relève juste un passage significatif:
Nous prenons l'épiscopat romain à l'origine du christianisme nous le suivons à travers les siècles et nous arrivons ainsi à constater que pendant les huit premiers siècles la papauté spirituelle telle qu'on l'entend aujourd'hui n'a pas existé; que l'évêque de Rome pendant trois siècles n'a été qu'un évêque au même titre que les autres; qu'au quatrième siècle il reçut la primauté d'honneur sans juridiction universelle; que cet honneur n'a d'autre fondement que les décrets de l'Eglise; que sa juridiction restreinte sur certaines églises voisines de la sienne n'est appuyée que sur une coutume légalisée par les conciles
Il est un premier point qu'il faut avoir à l'esprit, c'est que normalement, la loi dans l'Eglise n'est jamais à l'origine que la traduction d'une coutume (on pourrait d'ailleurs dire beaucoup de choses sur l'entrée du modèle de la loi positive dans le droit canon au début du XXe Siècle...). Il n'est donc pas étonnant que la primauté de Pierre, primauté de communion attestée dès l'époque post-apostolique (St Irénée, Tertullien, l'Epître de Clément...) n'ait pas été tout de suite traduite dans les canons! Elle s'y est cependant trouvée de plus en plus présente au fur et à mesure du 1er millénaire, et bien avant la fin dudit millénaire tous les canons en attestent.

L'Eglise s'est tout de suite organisée selon un principe de communion hiérarchisée, avec des primautés locales (métropoles, patriarcats) et une primauté parmi les primautés. Ce qui peut manquer dans le catholicisme actuel, ce sont des primautés intermédiaires, à ma connaissance disparues en Occident vers le VIIIe Siècle par suite de l'action d'évêques voulant "shunter" leur métropolitain et préférant en référer directement au Pape, plus lointain. De sorte que le corps épiscopal perd une bonne part de sa capacité d'auto-correction contre l'hérésie. C'est en tout cas mon analyse, qui vaut ce qu'elle vaut... :>

Encore aujourd'hui, si vous vous renseignez sur les pouvoirs des patriarches orthodoxes, vous constaterez qu'ils ont eux aussi une juridiction qui s'étend sur tous les diocèses... la notion de "juridiction universelle" de Rome n'est donc pas anormale, même si le rôle propre du Pape est plus de veiller à l'unité et à la communion de l'Eglise que de régler tous les détails qui peuvent être convenablement gérés à des échelons inférieurs (la subsidiarité est aussi un principe enseigné par l'Eglise), comme le costume des religieuses...

On a beau vouloir relativiser tout ça, on ne peut pas ignorer le rôle pivot de l'évêque de Rome dans la cohésion du corps épiscopal, bien au-delà d'une primauté d'honneur qui reviendrait à "inaugurer les chrysanthèmes" lors des conciles!

In Xto,
archi.
Nous qui dans ce mystère, représentons les chérubins,
Et chantons l'hymne trois fois sainte à la vivifiante Trinité.
Déposons maintenant tous les soucis de ce monde.

Pour recevoir le Roi de toutes choses, Invisiblement escorté des choeurs angéliques.
Alléluia, alléluia, alléluia.
Répondre

Qui est en ligne ?

Utilisateurs parcourant ce forum : Semrush [Bot] et 5 invités