Quels sont les plus importants écrivains du XXème siècle ?
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giorgino
- Barbarus

Quels sont les plus importants écrivains du XXème siècle ?
Vous pouvez répondre aujour'hui , demain ou plus tard . Les réponses portent sur l' écrivain , son oeuvre est facultative : ex
Daudet ( vous précisez les lettres de mon moulin ou non
Stendhal ( vous précisez le Rouge et le Noir , ou non
Jusqu' a 10 . Je précise qu'il s 'agit du xx eme siècle , mes ex portent sur le xix histoire de n'in fluencer personne . A VOUS DE JOUER !!!
Daudet ( vous précisez les lettres de mon moulin ou non
Stendhal ( vous précisez le Rouge et le Noir , ou non
Jusqu' a 10 . Je précise qu'il s 'agit du xx eme siècle , mes ex portent sur le xix histoire de n'in fluencer personne . A VOUS DE JOUER !!!
- Théophane
- Pater civitatis

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Sans aucune hésitation, pour moi c'est Josémaría Escrivá :wub:
« Être contemplatifs au milieu du monde, en quoi cela consiste-t-il, pour nous ? La réponse tient en quelques mots : c’est voir Dieu en toute chose, avec la lumière de la foi, sous l’élan de l’amour, et avec la ferme espérance de le contempler face à face au Ciel. »
Bienheureux Álvaro del Portillo (1914-1994)
Bienheureux Álvaro del Portillo (1914-1994)
-Jean Giono pour ses vraies richesses
-Herman Hesse pour la recherche spirituelle
-Pierre Drieu La Rochelle pour l'Europe
-Lucien Rebatet pour le plus beau roman qu'il m'a été donné de lire
-Jacques Perret pour le style
-Jacques Laurent pour le style
-Ernst Jünger pour le recours aux forêts
-Henri Vincenot pour la terre
-Marcel Brion pour le rêve éveillé
-Saint-Exupery rien que pour Citadelle
Peu de chrétiens !
Je n'ai rien lu de Claudel, trop peu de Péguy, Bernanos et Mauriac m'ennuient. Seuls Bloy et Huysmans me donnent de bons moments de lecture mais ils ne sont pas de ce siècle.
-Herman Hesse pour la recherche spirituelle
-Pierre Drieu La Rochelle pour l'Europe
-Lucien Rebatet pour le plus beau roman qu'il m'a été donné de lire
-Jacques Perret pour le style
-Jacques Laurent pour le style
-Ernst Jünger pour le recours aux forêts
-Henri Vincenot pour la terre
-Marcel Brion pour le rêve éveillé
-Saint-Exupery rien que pour Citadelle
Peu de chrétiens !
Je n'ai rien lu de Claudel, trop peu de Péguy, Bernanos et Mauriac m'ennuient. Seuls Bloy et Huysmans me donnent de bons moments de lecture mais ils ne sont pas de ce siècle.
Re: Quels sont les plus importants écrivains du XXème siècle ?
Bonsoir, cher Forum,
Je n’avais jamais remarqué ce fil. Il est vrai qu’il fut initié en son temps par giorgino, dont les messages privés au vocabulaire coloré faisaient rougir mon Mac. Maintenant que notre joyeux ami nous a quittés, mon inconscient a dû me ramener vers ses interventions plus littéraires. Ça tombe bien. Christophe me reprochait de ressasser le libéralisme.
Je vais pouvoir parler ici d’amours anciennes et nouvelles, de compagnons fidèles, de mes auteurs préférés du XXème siècle.
Allons-y
Et je commence par une précision. Mes auteurs préférés ne sont pas nécessairement les plus grands. Je reconnais que mes enfants et mes amis ne sont pas les plus intelligents, les plus cultivés, les plus géniaux des individus que j’ai rencontrés, et il en va de même des artistes qui me font battre le cœur et veiller la nuit. Ceux-là ne sont pas tous au Panthéon des universités. L’amour répond à un besoin, qui ne se confond pas avec l’admiration.
Tolstoï est mort en 1911, mais il appartient évidemment au siècle précédent. Sinon, il eut figuré au sommet de ma liste. En voilà un que j’aime, et qui est en même temps le plus grand, toutes époques confondues, pas seulement par son génie de romancier (Dostoïevski qu’on lui oppose parfois n’est qu’un habile faiseur de scénarios), mais parce qu’il est un immense penseur chrétien, donc anarchiste et pacifiste. Tolstoï fut l’inspirateur de Gandhi. Peu de gens savent que ces deux géants ont entretenu une correspondance dans les années 1905-1906, et il est tout au crédit de Tolstoï, alors au faite de la gloire, d’avoir répondu à un avocaillon indien paumé en Afrique du Sud. Les grands esprits se rencontrent.
Puisque Léon Tolstoï est hors jeu ici, Marcel Proust occupe la plus haute marche. En m’immergeant des semaines durant dans La Recherche, j’ai découvert à 18 ans mon identité française. Comme jamais à l’école, j’ai pris conscience que cette langue envoutante était la mienne, que ces noms de lieux chargés de poésie, ces noms de familles lourds d’histoire, ce raffinement aristocratique, étaient français, comme la beauté des cathédrales. Il y a d’autres choses dans La Recherche, pour sûr, la jalousie amoureuse, les rites sociaux, la technique toute nouvelle du flux de conscience. Si la question est de savoir quel écrivain a compté dans ma vie, lequel je relis le plus volontiers et dont je me délecte, la réponse est Marcel (après Léon).
Je n’hésite pas à placer en numéro deux dans ce Top Ten un génie méconnu, Howard Spring. Un ami londonien, chauffeur de taxi, érudit comme un ‘don’ d’Oxford, m’a offert un livre d’occasion, aux pages écornées, telles les feuilles d’un vieux chou : And these Lovers Fled Away. Comment remercier d’un si prodigieux cadeau ? Six mois je suis resté en transes. J’ai tout lu comme un chapelet, les longs romans, The Houses in-betwen ; Fame is the Spur ; My Son, My Son ! ; There is no Armour ; Time and the Hour ; All Day Long…, et les récits autobiographiques.
Je cite les titres en anglais, j’ai la flemme de vérifier si Spring est traduit en français. J’en doute, il est n’est que rarement réédité dans son propre pays. Trois raisons à ce rejet :
-- Spring use d’une langue superbement classique, élégante, comme peut la maîtriser un enfant du peuple, fils de jardinier, qui entre avec jubilation dans la grande littérature. Mais écrire bien, pour nos modernes critiques, c’est bourgeois, ça vous déclasse
-- Spring était chrétien, ce qui en son temps, les années 50 et 60, devenait déjà impopulaire parmi les classes causantes
-- il est de droite, crime impardonnable
Si vous êtes anglophones, faites-vous livrer par Amazon, le meilleur libraire de France, les longues sagas, souvent narrées par un personnage en fin de vie, qui se remémore les amitiés perdues et retrouvées, les deux guerres mondiales, les tribulations personnelles et les secousses sociales, avec une sensibilité, une humanité, une vérité, qui vous feront rire, pleurer, rêver et jubiler.
Sur la troisième marche de ce podium littéraire, je pose Vassili Grossman. L’immense épopée, Vie et destin, écrite dans les années 50, saisie illico par le KGB et qu’on croyait détruite, fut extraite des archives avec la pérestroïka, aussitôt publiée et traduite dans quasi toutes les langues. Des centaines de pages haletantes vous entrainent du Kremlin à Stalingrad, dans les camps, à la suite des intellos, des crapules et des gens simples, des Juifs des shetels des héros et des victimes de la « grande guerre patriotique ». Un test : si vous pouvez lire à vos amis la lettre de Vera, ou le récit du comptable déterrant les cadavres des exécutions massives, sans verser une larme, vous avez un électroencéphalogramme plat.
Pas de manifestations lacrymales pour mon lauréat suivant, Vladimir Nabokov. Russe lui aussi, mais émigré, assoiffé de vie, bouillonnant d’intelligence. Voilà un gaillard né dans une famille richissime, qui perd tout en 1918, émigre à Berlin, passe en France quand les Nazis menacent, émigre aux Etats-Unis quand la Wehrmacht entre en France, enseigne l’entomologie à Cornell University avant d’y être prof de littérature, champion d’échecs, entraineur de boxe, romancier en langue russe, puis en langue anglaise (et quelle magnifique anglais !), après un bref passage par le français, son importance pour moi est dans la grande leçon de vie qu’il donne. J’adore les contrastes de Nabokov, son cosmopolitisme et son attachement profond à la culture russe, son amour des femmes et sa fidélité conjugale, son goût du luxe, après qu’il ait lui-même tout perdu, sans aucune jalousie des riches, sa simplicité après que Lolita (pas le meilleur de ses écrits) lui eut rendu sa fortune. Bref, un homme libre.
Ce palmarès devient longuet, je pourrais parler des heures des écrivains et des peintres que j’aime. Mais j’accélère. Edith Wharton : à nouveau, le cosmopolitisme, la complexité infinie des rites sociaux, l’analyse minutieuse d’une société qui se délite (le vieux New York), autant de thèmes qui me branchent, comme chez Proust, comme chez deux autres de mes « préférés » : Lampedusa (Le Guépard) et Somerset Maugham (à peu près toute son œuvre), (Kawabata aussi décrit le douloureux passage d’un monde qui meurt à un autre qui naît, mais ses mondes à lui me sont trop étrangers, impénétrables).
Loin derrière, dans le peloton, je repère Saki, pour l’intelligence de son humour ; Scott Fitzgerald, qui aurait pu devenir un des plus grands s’il avait vécu, comme le montre l’inachevé Last Tycoon ; André Malraux, dont j’aime l’énergie ; Irène Némirovsky, que j’avais repérée voici 15 ans, avec Le Vin de solitude, mais que Suite française a hissée depuis au sommet de la renommée. Encore une fois, entre elle et Proust, on n’est pas dans la même classe, mais je parle des auteurs que j’aime, pas de ceux que j’inclurais dans un manuel scolaire.
Et puis ceux que je vénère pour un seul livre :
Pasternak, qui me touche moins que Grossman, mais on ne ressort pas indemnes de Jivago ; Naguib Mahfouz, dont j’ai lu plusieurs romans, mais un seul qui m’ait emballé, Les Fils de la médina, lequel a valu à ce vieillard d’être tabassé par des coreligionnaires (et tous les chrétiens devraient lire cette rapsodie sur la Bible, pleine de finesse et de poésie) ; Hans Fallada, pour Jeder stirbt für sich allein, traduit en français avec un titre comme “Seul dans Berlin”, je crois, le seul livre qui m’ait fait prendre conscience physiquement de l’existence sous un régime totalitaire, aussi glaçant que "La Vie des autres", mais sans le happy end ; Arundhati Roy pour le si subtil God of Small Things ; et enfin (car je crois que j’en suis à plus de dix auteurs déjà), Kuban Said, pour un livre tendre, triste, nostalgique, Ali et Nino, qui dépeint une société dont je rêve, les confins de l’Empire Ottoman avant 1914, où coexistent tranquillement Turcs, Russes, Arméniens, Azéris, Iraniens et Européens de l’Ouest, Musulmans et Juifs, et Chrétiens de toutes les Eglises (comme ils le faisaient à Smyrne et partout ailleurs dans l’Empire, jusqu’à ce que la guerre, puis la République, exacerbent le hideux nationalisme)
Ouf, voilà. C’est l’heure du marchand de sable, je vais me mettre au lit avec un bon livre (mais ceci est pour l’autre fil, que lisez-vous en ce moment ?
)
Bonne nuit à tous
Christian
Je n’avais jamais remarqué ce fil. Il est vrai qu’il fut initié en son temps par giorgino, dont les messages privés au vocabulaire coloré faisaient rougir mon Mac. Maintenant que notre joyeux ami nous a quittés, mon inconscient a dû me ramener vers ses interventions plus littéraires. Ça tombe bien. Christophe me reprochait de ressasser le libéralisme.
Allons-y
Et je commence par une précision. Mes auteurs préférés ne sont pas nécessairement les plus grands. Je reconnais que mes enfants et mes amis ne sont pas les plus intelligents, les plus cultivés, les plus géniaux des individus que j’ai rencontrés, et il en va de même des artistes qui me font battre le cœur et veiller la nuit. Ceux-là ne sont pas tous au Panthéon des universités. L’amour répond à un besoin, qui ne se confond pas avec l’admiration.
Tolstoï est mort en 1911, mais il appartient évidemment au siècle précédent. Sinon, il eut figuré au sommet de ma liste. En voilà un que j’aime, et qui est en même temps le plus grand, toutes époques confondues, pas seulement par son génie de romancier (Dostoïevski qu’on lui oppose parfois n’est qu’un habile faiseur de scénarios), mais parce qu’il est un immense penseur chrétien, donc anarchiste et pacifiste. Tolstoï fut l’inspirateur de Gandhi. Peu de gens savent que ces deux géants ont entretenu une correspondance dans les années 1905-1906, et il est tout au crédit de Tolstoï, alors au faite de la gloire, d’avoir répondu à un avocaillon indien paumé en Afrique du Sud. Les grands esprits se rencontrent.
Puisque Léon Tolstoï est hors jeu ici, Marcel Proust occupe la plus haute marche. En m’immergeant des semaines durant dans La Recherche, j’ai découvert à 18 ans mon identité française. Comme jamais à l’école, j’ai pris conscience que cette langue envoutante était la mienne, que ces noms de lieux chargés de poésie, ces noms de familles lourds d’histoire, ce raffinement aristocratique, étaient français, comme la beauté des cathédrales. Il y a d’autres choses dans La Recherche, pour sûr, la jalousie amoureuse, les rites sociaux, la technique toute nouvelle du flux de conscience. Si la question est de savoir quel écrivain a compté dans ma vie, lequel je relis le plus volontiers et dont je me délecte, la réponse est Marcel (après Léon).
Je n’hésite pas à placer en numéro deux dans ce Top Ten un génie méconnu, Howard Spring. Un ami londonien, chauffeur de taxi, érudit comme un ‘don’ d’Oxford, m’a offert un livre d’occasion, aux pages écornées, telles les feuilles d’un vieux chou : And these Lovers Fled Away. Comment remercier d’un si prodigieux cadeau ? Six mois je suis resté en transes. J’ai tout lu comme un chapelet, les longs romans, The Houses in-betwen ; Fame is the Spur ; My Son, My Son ! ; There is no Armour ; Time and the Hour ; All Day Long…, et les récits autobiographiques.
Je cite les titres en anglais, j’ai la flemme de vérifier si Spring est traduit en français. J’en doute, il est n’est que rarement réédité dans son propre pays. Trois raisons à ce rejet :
-- Spring use d’une langue superbement classique, élégante, comme peut la maîtriser un enfant du peuple, fils de jardinier, qui entre avec jubilation dans la grande littérature. Mais écrire bien, pour nos modernes critiques, c’est bourgeois, ça vous déclasse
-- Spring était chrétien, ce qui en son temps, les années 50 et 60, devenait déjà impopulaire parmi les classes causantes
-- il est de droite, crime impardonnable
Si vous êtes anglophones, faites-vous livrer par Amazon, le meilleur libraire de France, les longues sagas, souvent narrées par un personnage en fin de vie, qui se remémore les amitiés perdues et retrouvées, les deux guerres mondiales, les tribulations personnelles et les secousses sociales, avec une sensibilité, une humanité, une vérité, qui vous feront rire, pleurer, rêver et jubiler.
Sur la troisième marche de ce podium littéraire, je pose Vassili Grossman. L’immense épopée, Vie et destin, écrite dans les années 50, saisie illico par le KGB et qu’on croyait détruite, fut extraite des archives avec la pérestroïka, aussitôt publiée et traduite dans quasi toutes les langues. Des centaines de pages haletantes vous entrainent du Kremlin à Stalingrad, dans les camps, à la suite des intellos, des crapules et des gens simples, des Juifs des shetels des héros et des victimes de la « grande guerre patriotique ». Un test : si vous pouvez lire à vos amis la lettre de Vera, ou le récit du comptable déterrant les cadavres des exécutions massives, sans verser une larme, vous avez un électroencéphalogramme plat.
Pas de manifestations lacrymales pour mon lauréat suivant, Vladimir Nabokov. Russe lui aussi, mais émigré, assoiffé de vie, bouillonnant d’intelligence. Voilà un gaillard né dans une famille richissime, qui perd tout en 1918, émigre à Berlin, passe en France quand les Nazis menacent, émigre aux Etats-Unis quand la Wehrmacht entre en France, enseigne l’entomologie à Cornell University avant d’y être prof de littérature, champion d’échecs, entraineur de boxe, romancier en langue russe, puis en langue anglaise (et quelle magnifique anglais !), après un bref passage par le français, son importance pour moi est dans la grande leçon de vie qu’il donne. J’adore les contrastes de Nabokov, son cosmopolitisme et son attachement profond à la culture russe, son amour des femmes et sa fidélité conjugale, son goût du luxe, après qu’il ait lui-même tout perdu, sans aucune jalousie des riches, sa simplicité après que Lolita (pas le meilleur de ses écrits) lui eut rendu sa fortune. Bref, un homme libre.
Ce palmarès devient longuet, je pourrais parler des heures des écrivains et des peintres que j’aime. Mais j’accélère. Edith Wharton : à nouveau, le cosmopolitisme, la complexité infinie des rites sociaux, l’analyse minutieuse d’une société qui se délite (le vieux New York), autant de thèmes qui me branchent, comme chez Proust, comme chez deux autres de mes « préférés » : Lampedusa (Le Guépard) et Somerset Maugham (à peu près toute son œuvre), (Kawabata aussi décrit le douloureux passage d’un monde qui meurt à un autre qui naît, mais ses mondes à lui me sont trop étrangers, impénétrables).
Loin derrière, dans le peloton, je repère Saki, pour l’intelligence de son humour ; Scott Fitzgerald, qui aurait pu devenir un des plus grands s’il avait vécu, comme le montre l’inachevé Last Tycoon ; André Malraux, dont j’aime l’énergie ; Irène Némirovsky, que j’avais repérée voici 15 ans, avec Le Vin de solitude, mais que Suite française a hissée depuis au sommet de la renommée. Encore une fois, entre elle et Proust, on n’est pas dans la même classe, mais je parle des auteurs que j’aime, pas de ceux que j’inclurais dans un manuel scolaire.
Et puis ceux que je vénère pour un seul livre :
Pasternak, qui me touche moins que Grossman, mais on ne ressort pas indemnes de Jivago ; Naguib Mahfouz, dont j’ai lu plusieurs romans, mais un seul qui m’ait emballé, Les Fils de la médina, lequel a valu à ce vieillard d’être tabassé par des coreligionnaires (et tous les chrétiens devraient lire cette rapsodie sur la Bible, pleine de finesse et de poésie) ; Hans Fallada, pour Jeder stirbt für sich allein, traduit en français avec un titre comme “Seul dans Berlin”, je crois, le seul livre qui m’ait fait prendre conscience physiquement de l’existence sous un régime totalitaire, aussi glaçant que "La Vie des autres", mais sans le happy end ; Arundhati Roy pour le si subtil God of Small Things ; et enfin (car je crois que j’en suis à plus de dix auteurs déjà), Kuban Said, pour un livre tendre, triste, nostalgique, Ali et Nino, qui dépeint une société dont je rêve, les confins de l’Empire Ottoman avant 1914, où coexistent tranquillement Turcs, Russes, Arméniens, Azéris, Iraniens et Européens de l’Ouest, Musulmans et Juifs, et Chrétiens de toutes les Eglises (comme ils le faisaient à Smyrne et partout ailleurs dans l’Empire, jusqu’à ce que la guerre, puis la République, exacerbent le hideux nationalisme)
Ouf, voilà. C’est l’heure du marchand de sable, je vais me mettre au lit avec un bon livre (mais ceci est pour l’autre fil, que lisez-vous en ce moment ?
Bonne nuit à tous
Christian
Si hoc legere scimus, nimis eruditionis habemus
-
jeanbaptiste
- Pater civitatis

- Messages : 3085
- Inscription : mer. 30 avr. 2008, 2:40
Re: Quels sont les plus importants écrivains du XXème siècle ?
Tout a décidément déjà été dit !
Je ne listerai que ceux que j'ai lu :
Oui pour Proust ;
Oui pour Robert Musil (merveilleux HSQ)
Oui pour Bernanos ;
Oui pour Hermann Hesse ;
J'ajoute :
Kafka ;
Paul Nizan ;
Mishima ;
Si on peut mettre des poètes : René Char, Reiner Maria Rilke et Francis Jammes.
J'en oublie très certainement !
Je ne listerai que ceux que j'ai lu :
Oui pour Proust ;
Oui pour Robert Musil (merveilleux HSQ)
Oui pour Bernanos ;
Oui pour Hermann Hesse ;
J'ajoute :
Kafka ;
Paul Nizan ;
Mishima ;
Si on peut mettre des poètes : René Char, Reiner Maria Rilke et Francis Jammes.
J'en oublie très certainement !
-
Serge BS
- Pater civitatis

- Messages : 876
- Inscription : mer. 08 mars 2006, 6:22
- Localisation : Marseille
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Re: Quels sont les plus importants écrivains du XXème siècle ?
Impossible de répondre à cette question ! L'histoire nous démontre que des auteurs célèbres au XVIII° ou au XIX° sont aujourd'hui totalement oubliés ! Le meilleur exemple ? Les immortels de l'Académie française ! Qui se souvient de beaucoup ?
Re: Quels sont les plus importants écrivains du XXème siècle ?
Certes, cher SBS, mais à la question qui lui fut posée « importants pour qui ? » giogino a répondu :Impossible de répondre à cette question ! L'histoire nous démontre que des auteurs célèbres au XVIII° ou au XIX° sont aujourd'hui totalement oubliés !
Et ce sont ces écrivains, importants comme le sont mes amis, dont j’ai donné la listePour vous évidemment !!
Amicalement
Christian
If you can't annoy somebody, there's little point in writing
Kingsley Amis
Kingsley Amis
-
Serge BS
- Pater civitatis

- Messages : 876
- Inscription : mer. 08 mars 2006, 6:22
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Re: Quels sont les plus importants écrivains du XXème siècle ?
Je n'ai donc rien compris... Comme d'habitude diront certains... Alors, vu mon niveau intellectuel, je dirai Franquin, Peyo, Greg, Morris, Goscinny, Leloup, Walthéry, Lambil, Enid Blyton et Paul-Jacques Bonzon
!
Dernière modification par Serge BS le ven. 05 sept. 2008, 18:24, modifié 1 fois.
- Souricette
- Senator

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- Inscription : sam. 29 oct. 2005, 22:04
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Re: Quels sont les plus importants écrivains du XXème siècle ?
Je souscris à tous les écrivains cités ici (sauf ceux, nombreux, que j'ai pas lus
), et je rajoute Julien Green. Etienne Liorant sera sans doute d'accord avec moi.
Et certains poètes (Paul Valéry, Marie Noël, Henry James, etc.)
En croyant à des fleurs, parfois on les fait naître.
(Edmond Rostand)
(Edmond Rostand)
-
Serge BS
- Pater civitatis

- Messages : 876
- Inscription : mer. 08 mars 2006, 6:22
- Localisation : Marseille
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Re: Quels sont les plus importants écrivains du XXème siècle ?
Plus sérieusement, mais uniquement dans mes pôles d'intérêt, et sans que j'ai obligatoirement une affinité avec certains de ces auteurs : Jean-Paul II, Malraux, Spykman, Chomsky, Levi-Strauss, Dumézil, Rueff, Maurras, Heidegger, Poirier.
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