Saints dominicains
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Fêtes et vies des saints et bienheureux, prédécesseurs et modèles dans la Foi
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- Fée Violine
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Re: Saints dominicains
27 janvier Bx Bernardo Scammaca, Catane (Sicile) 1430-1487.
De famille très riche, malgré une éducation chrétienne il connut une jeunesse agitée et se laisse d'abord emporter par la fougue de ses passions de jeunesse, menant joyeuse vie avec des amis libertins. Il se réveilla à la vie spirituelle quand dans un duel contre le fils du vice-roi de Sicile il fut grièvement blessé à la jambe et contraint à l’immobilité : il se mit alors à réfléchir et se convertit. À peine guéri il entra en 1452 dans l’Ordre dominicain, où il vécut une vie de pénitence et de dévotion à la Passion du Christ. Il se distingua spécialement par sa miséricorde envers les pauvres et les malades. Remarquable par ses ascèses mais plus encore par la discrétion avec laquelle il cachait tant de vertu et d’héroïsme. Mais sa lumière irradiait sur les âmes des pécheurs. Il fut prieur à Catane et à Palerme, et vicaire général de Sicile. Plein de zèle et de charité, il s’occupa de la construction d’un hôpital qui existe toujours, et comme supérieur il s’occupa de la restauration de la vie régulière.
On ne sait rien sur sa mort. À la suite de miracles sur sa tombe, on voulut transférer ses restes : un parfum céleste s’exhala et les cloches se mirent à sonner toutes seules. Le corps du Bienheureux fut trouvé intact comme il est encore aujourd’hui, vénéré par le peuple qui recourt à lui avec confiance. Son culte fut approuvé en 1825.
De famille très riche, malgré une éducation chrétienne il connut une jeunesse agitée et se laisse d'abord emporter par la fougue de ses passions de jeunesse, menant joyeuse vie avec des amis libertins. Il se réveilla à la vie spirituelle quand dans un duel contre le fils du vice-roi de Sicile il fut grièvement blessé à la jambe et contraint à l’immobilité : il se mit alors à réfléchir et se convertit. À peine guéri il entra en 1452 dans l’Ordre dominicain, où il vécut une vie de pénitence et de dévotion à la Passion du Christ. Il se distingua spécialement par sa miséricorde envers les pauvres et les malades. Remarquable par ses ascèses mais plus encore par la discrétion avec laquelle il cachait tant de vertu et d’héroïsme. Mais sa lumière irradiait sur les âmes des pécheurs. Il fut prieur à Catane et à Palerme, et vicaire général de Sicile. Plein de zèle et de charité, il s’occupa de la construction d’un hôpital qui existe toujours, et comme supérieur il s’occupa de la restauration de la vie régulière.
On ne sait rien sur sa mort. À la suite de miracles sur sa tombe, on voulut transférer ses restes : un parfum céleste s’exhala et les cloches se mirent à sonner toutes seules. Le corps du Bienheureux fut trouvé intact comme il est encore aujourd’hui, vénéré par le peuple qui recourt à lui avec confiance. Son culte fut approuvé en 1825.
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Re: Saints dominicains
28 janvier St Thomas d’Aquin, Roccasecca v1225-Fossanova 7 mars 1274.
L’un des plus illustres membres de l’Ordre dominicain. De la famille des comtes d'Aquino (Italie du sud), Thomas fit ses études d'abord à l'abbaye de Monte Cassino où il était oblat (de 5 à 14 ans), puis à Naples (de 14 à 19); après son entrée dans l'Ordre des Prêcheurs en 1244, il compléta ses études principalement sous la direction de saint Albert le Grand à Cologne. Il fit aussi trois séjours à Paris, au couvent Saint-Jacques.
Sa vie d'étudiant puis de professeur fut toute simple, mais son œuvre est impressionnante. On venait alors de redécouvrir la philosophie d'Aristote. Par son rationalisme, par certaines de ses conclusions, elle semblait incompatible non seulement avec la théologie traditionnelle d'inspiration augustinienne, mais encore avec la foi. Thomas sut faire une synthèse équilibrée entre Aristote et Augustin. L'Ordre reconnaît en lui un maître et un modèle pour œuvrer à une meilleure intelligence de la Parole de Dieu.
Le génie n'explique pas à lui seul un tel chef-d'œuvre ; s'il est parvenu à réconcilier la raison et la foi, c'est que Thomas était aussi un saint, un contemplatif. Il est resté toute sa vie rigoureusement fidèle aux Constitutions de l'Ordre ; le service de la Parole dans la pauvreté mendiante prit pour lui la forme d'un labeur théologique incessant, conduit par la recherche contemplative de Dieu et le désir de la partager.
Il mourut alors qu'il se rendait au concile de Lyon. Sa fête est le jour anniversaire de la translation de ses reliques, le 28 janvier 1369, dans l’église des Jacobins de Toulouse. Elles y demeurèrent jusqu'à la Révolution française, et retrouvèrent leur place en 1974 après la restauration de cette église. Canonisé en 1323. Patron de la science catholique, des écoles catholiques, des théologiens, philosophes, étudiants, libraires. Docteur de l’Église.
28 janvier Vincenzo Marchese, Gênes 1808–1891, à ne pas confondre avec son homonyme le P. Domenico Maria Marchese, lui aussi illustre hagiographe de l’Ordre.
Le père de Vincenzo était auteur dramatique. Le jeune homme, d’un naturel doux, tourné vers les belles choses, fit de brillantes études littéraires et se consacra à l’étude du dessin. Tout faisait espérer une belle carrière, mais il aspirait à autre chose : il prit l’habit dominicain en 1826 au couvent de la Minerve à Rome. Il aurait certainement voulu prêcher et enseigner, en bon dominicain, mais sa santé l’en empêcha toujours. Ce fut pour lui un sacrifice, mais il adora sereinement la volonté de Dieu. Ne pouvant parler en chaire, il écrivit pour les frères les trésors de sa pensée et de son cœur. Son œuvre la plus connue est les Mémoires sur les artistes dominicains. Exilé de Toscane pour d’injustes soupçons politiques, il se retira au couvent de Gênes, où il passa 35 ans dans l’étude et la prière. Accablé par les maladies, privé de la vue et de l’ouïe, jamais un nuage n’apparut sur son visage. Pour ce tendre fils de la Vierge, la récitation du rosaire était le plus doux réconfort jusqu’à son dernier soupir.
L’un des plus illustres membres de l’Ordre dominicain. De la famille des comtes d'Aquino (Italie du sud), Thomas fit ses études d'abord à l'abbaye de Monte Cassino où il était oblat (de 5 à 14 ans), puis à Naples (de 14 à 19); après son entrée dans l'Ordre des Prêcheurs en 1244, il compléta ses études principalement sous la direction de saint Albert le Grand à Cologne. Il fit aussi trois séjours à Paris, au couvent Saint-Jacques.
Sa vie d'étudiant puis de professeur fut toute simple, mais son œuvre est impressionnante. On venait alors de redécouvrir la philosophie d'Aristote. Par son rationalisme, par certaines de ses conclusions, elle semblait incompatible non seulement avec la théologie traditionnelle d'inspiration augustinienne, mais encore avec la foi. Thomas sut faire une synthèse équilibrée entre Aristote et Augustin. L'Ordre reconnaît en lui un maître et un modèle pour œuvrer à une meilleure intelligence de la Parole de Dieu.
Le génie n'explique pas à lui seul un tel chef-d'œuvre ; s'il est parvenu à réconcilier la raison et la foi, c'est que Thomas était aussi un saint, un contemplatif. Il est resté toute sa vie rigoureusement fidèle aux Constitutions de l'Ordre ; le service de la Parole dans la pauvreté mendiante prit pour lui la forme d'un labeur théologique incessant, conduit par la recherche contemplative de Dieu et le désir de la partager.
Il mourut alors qu'il se rendait au concile de Lyon. Sa fête est le jour anniversaire de la translation de ses reliques, le 28 janvier 1369, dans l’église des Jacobins de Toulouse. Elles y demeurèrent jusqu'à la Révolution française, et retrouvèrent leur place en 1974 après la restauration de cette église. Canonisé en 1323. Patron de la science catholique, des écoles catholiques, des théologiens, philosophes, étudiants, libraires. Docteur de l’Église.
28 janvier Vincenzo Marchese, Gênes 1808–1891, à ne pas confondre avec son homonyme le P. Domenico Maria Marchese, lui aussi illustre hagiographe de l’Ordre.
Le père de Vincenzo était auteur dramatique. Le jeune homme, d’un naturel doux, tourné vers les belles choses, fit de brillantes études littéraires et se consacra à l’étude du dessin. Tout faisait espérer une belle carrière, mais il aspirait à autre chose : il prit l’habit dominicain en 1826 au couvent de la Minerve à Rome. Il aurait certainement voulu prêcher et enseigner, en bon dominicain, mais sa santé l’en empêcha toujours. Ce fut pour lui un sacrifice, mais il adora sereinement la volonté de Dieu. Ne pouvant parler en chaire, il écrivit pour les frères les trésors de sa pensée et de son cœur. Son œuvre la plus connue est les Mémoires sur les artistes dominicains. Exilé de Toscane pour d’injustes soupçons politiques, il se retira au couvent de Gênes, où il passa 35 ans dans l’étude et la prière. Accablé par les maladies, privé de la vue et de l’ouïe, jamais un nuage n’apparut sur son visage. Pour ce tendre fils de la Vierge, la récitation du rosaire était le plus doux réconfort jusqu’à son dernier soupir.
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Homélie sur saint Thomas d'Aquin
L’évidence de l’instrument
En la fête de saint Thomas d’Aquin
Le 28 janvier 2012
Homélie du fr. Thierry-Dominique Humbrecht o.p.
Nul n’approche la figure de saint Thomas sans éprouver une sorte de crainte. D’où lui vient cet air de majesté, son évidence, l’autorité dans le discours, la simplicité des grands, laquelle, toutefois, apparaît un rien trop grande pour rester simple jusqu’au bout ?
Certains ne retiendront que le saint, d’autres le penseur, d’autres un personnage de l’histoire, tous gémiront devant son caractère inimitable. Pourtant, comme chacun de nous, Thomas est tout un. Le verrions-nous tout de go, avec son visage, son allure, ses gestes, entendrions-nous son grain de voix, ses leçons, nous serions surpris. Éblouis, déçus, charmés ? Surpris. Une personne rencontrée pour de vrai surprend toujours. Elle n’est plus un symbole, elle se met à vivre.
Nous n’avons, en guise de portrait d’époque, qu’une sorte de caricature à la plume, en marge d’un parchemin d’étudiant. Se ressemble-t-il ? Nous continuerons à l’ignorer, jusqu’à la résurrection de la chair. À défaut, essayons de méditer sur sa sainteté, et, pour cela, de trouver le centre de gravité de sa personnalité spirituelle.
En un sens, le centre de gravité de Thomas d’Aquin est celui de tous : le Christ, premier aimé, seul embrassé, trouvé et cherché, une vie durant. Seul le Christ peut amener un fils de famille aussi bouillonnant à se plier, une fois pour toutes et contre sa famille, à une vie religieuse, pauvre, sacerdotale, studieuse, prédicante, à ce point dénuée d’aventures.
Seul le Christ peut imposer à une forte personnalité de s’effacer pour tout lui offrir. Ainsi en va-t-il des autres frères prêcheurs, connus pour leur modestie en toutes circonstances !
En un autre sens, consécutif au premier, le centre de gravité de la sainteté de saint Thomas est celui qui fait se rencontrer en une seule âme la charité théologale, le souci de sauver les âmes, l’amour de l’Église et de l’eucharistie, l’étude de la vérité, son enseignement, et la construction d’une œuvre.
Ce n’est un secret pour personne que Thomas a passé sa vie à étudier, à enseigner, à écrire et à publier, pour manifester les merveilles de Celui qui est la Vérité, et qu’il a enraciné dans cette vie-là le quotidien de sa sainteté, autant que l’expression de son génie.
Nul n’est conscient de sa propre sainteté, elle lui est cachée comme l’objet de la foi, Dieu lui-même ; elle est en marche, elle avance, recule, se reprend ; elle couvre une multitude de péchés. La sainteté d’un saint rayonne surtout au terme de sa vie.
En revanche, et c’est la question que nous sommes en droit de nous poser, Thomas était-il conscient du caractère exceptionnel de sa mission ? Il semble difficile de répondre par la négative. Il a commencé tôt. Il s’y est consacré de préférence à d’autres moyens de servir. On lui a renvoyé l’image de son excellence, fût-ce pour le contester. Il a été gratifié, à plusieurs reprises, de visions, dans le cadre même de sa recherche. La grâce n’est jamais visible en elle-même, mais elle le devient parfois dans ses effets. Or Thomas a pu percevoir les effets de grâce qui lui étaient dévolus : outre de telles échappées mystiques, qui ne sont pas le fait de tout le monde, le caractère extraordinaire de son œuvre ordinaire n’a pu le tromper longtemps. Certes, aucun travail ne semble exceptionnel pour qui s’y adonne chaque jour et même la nuit jusqu’à l’épuisement, heure après heure, page après page, rature après écriture.
Comment percevait-il les effets de grâce dans son propre travail ? Il est difficile d’y répondre, entre sa passion d’aller jusqu’au bout de sa pensée et sa renonciation finale à lui accorder de l’importance. En revanche, nous, nous pouvons percer quelqu’un de ses secrets.
Lorsqu’on se prend à lire saint Thomas, ce qui frappe, au-delà des formes médiévales et scolaires de son écriture, au-delà de la technicité de ses exposés, d’ailleurs très relative, c’est l’autorité.
Thomas ne cesse de poser des questions, d’objecter, de répondre, parfois en laissant des problèmes inaboutis, oui, mais il parle avec l’autorité de l’évidence. Un je-ne-sais-quoi dans son style se fait l’écho d’une réalité supérieure à lui, profonde, simple. Son discours sonne vrai. Il en impose, comme un grand acteur, un musicien, un écrivain, devant lesquels, sans savoir encore pourquoi, on se dit : « c’est ça ». Un tel écho de vérité, la densité d’une présence, l’équilibre, la clarté, la nouveauté, le refus de la facilité, tout cela désigne une grandeur, grandeur que personne ne lui marchande.
Quel est le centre de gravité de saint Thomas ? D’avoir su articuler son charisme et son talent, démonstration par l’exemple de l’harmonie entre la grâce et la nature. Il a tout donné au Christ, le Christ lui a tout rendu au centuple, pour l’Église et pour la pensée. Une telle articulation des dons divins et de l’industrie humaine ne peut être le fait que d’un labeur humble autant qu’acharné, puisé devant le Saint-Sacrement et la vie conventuelle. Une chose est de recevoir la grâce, une autre d’accepter, dans tous les sens du terme, de la mettre en œuvre.
Il est rare de lire à ce point une sainteté inscrite dans une pensée qui n’est qu’humaine. Le style lui-même vise l’épure, la correspondance du Verbe et des mots. Les mystères divins n’y sont jamais recouverts d’un excès de poésie, de sentiments, d’images, de ces indications où l’artiste rappelle qu’il occupe la scène et qu’il attend les applaudissements. Seul Dieu compte et la vérité.
La grandeur de Thomas est de s’être fait petit pour la laisser paraître, d’avoir rendu son intelligence contemplative pour mieux parler de Dieu lui-même, d’être devenu un instrument actif de la Trinité. C’est toute une affaire de devenir un instrument.
En la fête de saint Thomas d’Aquin
Le 28 janvier 2012
Homélie du fr. Thierry-Dominique Humbrecht o.p.
Nul n’approche la figure de saint Thomas sans éprouver une sorte de crainte. D’où lui vient cet air de majesté, son évidence, l’autorité dans le discours, la simplicité des grands, laquelle, toutefois, apparaît un rien trop grande pour rester simple jusqu’au bout ?
Certains ne retiendront que le saint, d’autres le penseur, d’autres un personnage de l’histoire, tous gémiront devant son caractère inimitable. Pourtant, comme chacun de nous, Thomas est tout un. Le verrions-nous tout de go, avec son visage, son allure, ses gestes, entendrions-nous son grain de voix, ses leçons, nous serions surpris. Éblouis, déçus, charmés ? Surpris. Une personne rencontrée pour de vrai surprend toujours. Elle n’est plus un symbole, elle se met à vivre.
Nous n’avons, en guise de portrait d’époque, qu’une sorte de caricature à la plume, en marge d’un parchemin d’étudiant. Se ressemble-t-il ? Nous continuerons à l’ignorer, jusqu’à la résurrection de la chair. À défaut, essayons de méditer sur sa sainteté, et, pour cela, de trouver le centre de gravité de sa personnalité spirituelle.
En un sens, le centre de gravité de Thomas d’Aquin est celui de tous : le Christ, premier aimé, seul embrassé, trouvé et cherché, une vie durant. Seul le Christ peut amener un fils de famille aussi bouillonnant à se plier, une fois pour toutes et contre sa famille, à une vie religieuse, pauvre, sacerdotale, studieuse, prédicante, à ce point dénuée d’aventures.
Seul le Christ peut imposer à une forte personnalité de s’effacer pour tout lui offrir. Ainsi en va-t-il des autres frères prêcheurs, connus pour leur modestie en toutes circonstances !
En un autre sens, consécutif au premier, le centre de gravité de la sainteté de saint Thomas est celui qui fait se rencontrer en une seule âme la charité théologale, le souci de sauver les âmes, l’amour de l’Église et de l’eucharistie, l’étude de la vérité, son enseignement, et la construction d’une œuvre.
Ce n’est un secret pour personne que Thomas a passé sa vie à étudier, à enseigner, à écrire et à publier, pour manifester les merveilles de Celui qui est la Vérité, et qu’il a enraciné dans cette vie-là le quotidien de sa sainteté, autant que l’expression de son génie.
Nul n’est conscient de sa propre sainteté, elle lui est cachée comme l’objet de la foi, Dieu lui-même ; elle est en marche, elle avance, recule, se reprend ; elle couvre une multitude de péchés. La sainteté d’un saint rayonne surtout au terme de sa vie.
En revanche, et c’est la question que nous sommes en droit de nous poser, Thomas était-il conscient du caractère exceptionnel de sa mission ? Il semble difficile de répondre par la négative. Il a commencé tôt. Il s’y est consacré de préférence à d’autres moyens de servir. On lui a renvoyé l’image de son excellence, fût-ce pour le contester. Il a été gratifié, à plusieurs reprises, de visions, dans le cadre même de sa recherche. La grâce n’est jamais visible en elle-même, mais elle le devient parfois dans ses effets. Or Thomas a pu percevoir les effets de grâce qui lui étaient dévolus : outre de telles échappées mystiques, qui ne sont pas le fait de tout le monde, le caractère extraordinaire de son œuvre ordinaire n’a pu le tromper longtemps. Certes, aucun travail ne semble exceptionnel pour qui s’y adonne chaque jour et même la nuit jusqu’à l’épuisement, heure après heure, page après page, rature après écriture.
Comment percevait-il les effets de grâce dans son propre travail ? Il est difficile d’y répondre, entre sa passion d’aller jusqu’au bout de sa pensée et sa renonciation finale à lui accorder de l’importance. En revanche, nous, nous pouvons percer quelqu’un de ses secrets.
Lorsqu’on se prend à lire saint Thomas, ce qui frappe, au-delà des formes médiévales et scolaires de son écriture, au-delà de la technicité de ses exposés, d’ailleurs très relative, c’est l’autorité.
Thomas ne cesse de poser des questions, d’objecter, de répondre, parfois en laissant des problèmes inaboutis, oui, mais il parle avec l’autorité de l’évidence. Un je-ne-sais-quoi dans son style se fait l’écho d’une réalité supérieure à lui, profonde, simple. Son discours sonne vrai. Il en impose, comme un grand acteur, un musicien, un écrivain, devant lesquels, sans savoir encore pourquoi, on se dit : « c’est ça ». Un tel écho de vérité, la densité d’une présence, l’équilibre, la clarté, la nouveauté, le refus de la facilité, tout cela désigne une grandeur, grandeur que personne ne lui marchande.
Quel est le centre de gravité de saint Thomas ? D’avoir su articuler son charisme et son talent, démonstration par l’exemple de l’harmonie entre la grâce et la nature. Il a tout donné au Christ, le Christ lui a tout rendu au centuple, pour l’Église et pour la pensée. Une telle articulation des dons divins et de l’industrie humaine ne peut être le fait que d’un labeur humble autant qu’acharné, puisé devant le Saint-Sacrement et la vie conventuelle. Une chose est de recevoir la grâce, une autre d’accepter, dans tous les sens du terme, de la mettre en œuvre.
Il est rare de lire à ce point une sainteté inscrite dans une pensée qui n’est qu’humaine. Le style lui-même vise l’épure, la correspondance du Verbe et des mots. Les mystères divins n’y sont jamais recouverts d’un excès de poésie, de sentiments, d’images, de ces indications où l’artiste rappelle qu’il occupe la scène et qu’il attend les applaudissements. Seul Dieu compte et la vérité.
La grandeur de Thomas est de s’être fait petit pour la laisser paraître, d’avoir rendu son intelligence contemplative pour mieux parler de Dieu lui-même, d’être devenu un instrument actif de la Trinité. C’est toute une affaire de devenir un instrument.
- Fée Violine
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Re: Saints dominicains
29 janvier Bse Villana delle Botti, Florence 1332- 29 janvier 1361, femme du monde, mère de famille, puis tertiaire dominicaine, mystique.
D’une noble famille de riches commerçants, elle était contemporaine de sainte Catherine de Sienne. Depuis sa tendre jeunesse elle se sentait attirée par le cloître, mais son père la maria en 1351 avec Rosso Benintendi (elle avait 19 ans). La timide jeune fille n’osa pas s’opposer à la volonté paternelle et se trouva ainsi entraînée dans le tourbillon frivole des fêtes mondaines qui bien vite la séduisirent, au point qu'elle abandonna sa vie spirituelle et ses devoirs religieux.
Mais Dieu voulait cette âme, et intervint d’une façon insolite. Villana vit un jour le diable dans son miroir, se convertit totalement, et désormais l'amour divin compta seul. Elle reçut l’habit des Sœurs de la Pénitence de saint Dominique (tertiaires dominicaines) et est réputée pour l'austérité de sa vie, sa contemplation du Christ crucifié, sa charité, allant jusqu’à mendier dans les rues pour les pauvres. Elle aima et assista les pauvres comme une mère, tout en ne négligeant pas ses devoirs familiaux, donnant ainsi un bel exemple de mère chrétienne. En plusieurs circonstances, elle eut la grâce d'entretiens célestes. Une vive flamme de charité la consumait. Dieu lui réservait, pour la purifier, des épreuves qu’elle accepta avec une grande humilité, car désormais elle voulait, de tout son cœur, ressembler à Jésus crucifié.
Sur son lit de mort, elle voulut revêtir l’habit blanc des Dominicaines et, pendant qu’on lisait la Passion du Seigneur, elle rendit son âme à Dieu au moment même où le lecteur disait : « Entre tes mains je remets mon esprit ». Son corps repose dans la basilique Sainte Marie la Nouvelle. Dès sa mort, elle fut l'objet d'une grande vénération.
Culte confirmé en 1824.
29 janvier Raffaella de Faenza, + à Prato 1547.
Savonarole prêchant à Prato en 1495 avait suscité chez beaucoup de jeunes cœurs des désirs de vie parfaite. Quelques-unes de ces âmes choisies, persévérant dans un idéal commun, fondèrent en 1503 le monastère Saint-Vincent. Comme fondation de cet édifice spirituel, la Providence avait choisi Mère Raffaella de Faenza. Âme de foi robuste et de ferme vertu, malgré sa jeunesse elle fut appelée à diriger la nouvelle communauté. Elle y apporta tout son généreux élan. Une divine aspiration animait son infatigable labeur : susciter et obtenir de Dieu une grande sainte. Tendre et forte, elle réussit à imprimer à son cher monastère l’esprit de ferveur dont elle était animée. On dit qu’elle portait toujours la discipline à la ceinture pour punir tout manquement. Et la sainte, fruit de ses larmes et de ses nuits passées en ardentes prières, arriva : Raffaella eut la joie de donner l’habit à Catherine de’ Ricci (voir 13 février), la douce sainte de Prato. Quand cette étoile mystique commença à briller, Raffaella chanta heureuse son Nunc dimittis. Elle mourut sereine et bénissante, dans l’humble conscience d’avoir rempli sa mission.
D’une noble famille de riches commerçants, elle était contemporaine de sainte Catherine de Sienne. Depuis sa tendre jeunesse elle se sentait attirée par le cloître, mais son père la maria en 1351 avec Rosso Benintendi (elle avait 19 ans). La timide jeune fille n’osa pas s’opposer à la volonté paternelle et se trouva ainsi entraînée dans le tourbillon frivole des fêtes mondaines qui bien vite la séduisirent, au point qu'elle abandonna sa vie spirituelle et ses devoirs religieux.
Mais Dieu voulait cette âme, et intervint d’une façon insolite. Villana vit un jour le diable dans son miroir, se convertit totalement, et désormais l'amour divin compta seul. Elle reçut l’habit des Sœurs de la Pénitence de saint Dominique (tertiaires dominicaines) et est réputée pour l'austérité de sa vie, sa contemplation du Christ crucifié, sa charité, allant jusqu’à mendier dans les rues pour les pauvres. Elle aima et assista les pauvres comme une mère, tout en ne négligeant pas ses devoirs familiaux, donnant ainsi un bel exemple de mère chrétienne. En plusieurs circonstances, elle eut la grâce d'entretiens célestes. Une vive flamme de charité la consumait. Dieu lui réservait, pour la purifier, des épreuves qu’elle accepta avec une grande humilité, car désormais elle voulait, de tout son cœur, ressembler à Jésus crucifié.
Sur son lit de mort, elle voulut revêtir l’habit blanc des Dominicaines et, pendant qu’on lisait la Passion du Seigneur, elle rendit son âme à Dieu au moment même où le lecteur disait : « Entre tes mains je remets mon esprit ». Son corps repose dans la basilique Sainte Marie la Nouvelle. Dès sa mort, elle fut l'objet d'une grande vénération.
Culte confirmé en 1824.
29 janvier Raffaella de Faenza, + à Prato 1547.
Savonarole prêchant à Prato en 1495 avait suscité chez beaucoup de jeunes cœurs des désirs de vie parfaite. Quelques-unes de ces âmes choisies, persévérant dans un idéal commun, fondèrent en 1503 le monastère Saint-Vincent. Comme fondation de cet édifice spirituel, la Providence avait choisi Mère Raffaella de Faenza. Âme de foi robuste et de ferme vertu, malgré sa jeunesse elle fut appelée à diriger la nouvelle communauté. Elle y apporta tout son généreux élan. Une divine aspiration animait son infatigable labeur : susciter et obtenir de Dieu une grande sainte. Tendre et forte, elle réussit à imprimer à son cher monastère l’esprit de ferveur dont elle était animée. On dit qu’elle portait toujours la discipline à la ceinture pour punir tout manquement. Et la sainte, fruit de ses larmes et de ses nuits passées en ardentes prières, arriva : Raffaella eut la joie de donner l’habit à Catherine de’ Ricci (voir 13 février), la douce sainte de Prato. Quand cette étoile mystique commença à briller, Raffaella chanta heureuse son Nunc dimittis. Elle mourut sereine et bénissante, dans l’humble conscience d’avoir rempli sa mission.
Re: Homélie sur saint Thomas d'Aquin
Merci beaucoup Fée pour cete belle homélie du père Humbrecht !Fée Violine a écrit :L’évidence de l’instrument
En la fête de saint Thomas d’Aquin
Le 28 janvier 2012
Homélie du fr. Thierry-Dominique Humbrecht o.p.
Nul n’approche la figure de saint Thomas sans éprouver une sorte de crainte. D’où lui vient cet air de majesté, son évidence, l’autorité dans le discours, la simplicité des grands, laquelle, toutefois, apparaît un rien trop grande pour rester simple jusqu’au bout ?
Certains ne retiendront que le saint, d’autres le penseur, d’autres un personnage de l’histoire, tous gémiront devant son caractère inimitable. Pourtant, comme chacun de nous, Thomas est tout un. Le verrions-nous tout de go, avec son visage, son allure, ses gestes, entendrions-nous son grain de voix, ses leçons, nous serions surpris. Éblouis, déçus, charmés ? Surpris. Une personne rencontrée pour de vrai surprend toujours. Elle n’est plus un symbole, elle se met à vivre.
Nous n’avons, en guise de portrait d’époque, qu’une sorte de caricature à la plume, en marge d’un parchemin d’étudiant. Se ressemble-t-il ? Nous continuerons à l’ignorer, jusqu’à la résurrection de la chair. À défaut, essayons de méditer sur sa sainteté, et, pour cela, de trouver le centre de gravité de sa personnalité spirituelle.
En un sens, le centre de gravité de Thomas d’Aquin est celui de tous : le Christ, premier aimé, seul embrassé, trouvé et cherché, une vie durant. Seul le Christ peut amener un fils de famille aussi bouillonnant à se plier, une fois pour toutes et contre sa famille, à une vie religieuse, pauvre, sacerdotale, studieuse, prédicante, à ce point dénuée d’aventures.
Seul le Christ peut imposer à une forte personnalité de s’effacer pour tout lui offrir. Ainsi en va-t-il des autres frères prêcheurs, connus pour leur modestie en toutes circonstances !
En un autre sens, consécutif au premier, le centre de gravité de la sainteté de saint Thomas est celui qui fait se rencontrer en une seule âme la charité théologale, le souci de sauver les âmes, l’amour de l’Église et de l’eucharistie, l’étude de la vérité, son enseignement, et la construction d’une œuvre.
Ce n’est un secret pour personne que Thomas a passé sa vie à étudier, à enseigner, à écrire et à publier, pour manifester les merveilles de Celui qui est la Vérité, et qu’il a enraciné dans cette vie-là le quotidien de sa sainteté, autant que l’expression de son génie.
Nul n’est conscient de sa propre sainteté, elle lui est cachée comme l’objet de la foi, Dieu lui-même ; elle est en marche, elle avance, recule, se reprend ; elle couvre une multitude de péchés. La sainteté d’un saint rayonne surtout au terme de sa vie.
En revanche, et c’est la question que nous sommes en droit de nous poser, Thomas était-il conscient du caractère exceptionnel de sa mission ? Il semble difficile de répondre par la négative. Il a commencé tôt. Il s’y est consacré de préférence à d’autres moyens de servir. On lui a renvoyé l’image de son excellence, fût-ce pour le contester. Il a été gratifié, à plusieurs reprises, de visions, dans le cadre même de sa recherche. La grâce n’est jamais visible en elle-même, mais elle le devient parfois dans ses effets. Or Thomas a pu percevoir les effets de grâce qui lui étaient dévolus : outre de telles échappées mystiques, qui ne sont pas le fait de tout le monde, le caractère extraordinaire de son œuvre ordinaire n’a pu le tromper longtemps. Certes, aucun travail ne semble exceptionnel pour qui s’y adonne chaque jour et même la nuit jusqu’à l’épuisement, heure après heure, page après page, rature après écriture.
Comment percevait-il les effets de grâce dans son propre travail ? Il est difficile d’y répondre, entre sa passion d’aller jusqu’au bout de sa pensée et sa renonciation finale à lui accorder de l’importance. En revanche, nous, nous pouvons percer quelqu’un de ses secrets.
Lorsqu’on se prend à lire saint Thomas, ce qui frappe, au-delà des formes médiévales et scolaires de son écriture, au-delà de la technicité de ses exposés, d’ailleurs très relative, c’est l’autorité.
Thomas ne cesse de poser des questions, d’objecter, de répondre, parfois en laissant des problèmes inaboutis, oui, mais il parle avec l’autorité de l’évidence. Un je-ne-sais-quoi dans son style se fait l’écho d’une réalité supérieure à lui, profonde, simple. Son discours sonne vrai. Il en impose, comme un grand acteur, un musicien, un écrivain, devant lesquels, sans savoir encore pourquoi, on se dit : « c’est ça ». Un tel écho de vérité, la densité d’une présence, l’équilibre, la clarté, la nouveauté, le refus de la facilité, tout cela désigne une grandeur, grandeur que personne ne lui marchande.
Quel est le centre de gravité de saint Thomas ? D’avoir su articuler son charisme et son talent, démonstration par l’exemple de l’harmonie entre la grâce et la nature. Il a tout donné au Christ, le Christ lui a tout rendu au centuple, pour l’Église et pour la pensée. Une telle articulation des dons divins et de l’industrie humaine ne peut être le fait que d’un labeur humble autant qu’acharné, puisé devant le Saint-Sacrement et la vie conventuelle. Une chose est de recevoir la grâce, une autre d’accepter, dans tous les sens du terme, de la mettre en œuvre.
Il est rare de lire à ce point une sainteté inscrite dans une pensée qui n’est qu’humaine. Le style lui-même vise l’épure, la correspondance du Verbe et des mots. Les mystères divins n’y sont jamais recouverts d’un excès de poésie, de sentiments, d’images, de ces indications où l’artiste rappelle qu’il occupe la scène et qu’il attend les applaudissements. Seul Dieu compte et la vérité.
La grandeur de Thomas est de s’être fait petit pour la laisser paraître, d’avoir rendu son intelligence contemplative pour mieux parler de Dieu lui-même, d’être devenu un instrument actif de la Trinité. C’est toute une affaire de devenir un instrument.
Cgs
Mes propos qui apparaissent en vert comme ceci indiquent que j'agis au nom de la modération du forum.
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Re: Saints dominicains
31 janvier Bx Pinamonte de Bergame, +Bergame 1265.
Ce grand serviteur de Dieu eut dès les temps anciens le titre de Bienheureux, à cause de la réputation de sainteté où il était tenu, bien que son culte n’ait jamais été reconnu. De la noble famille Brattanata, il eut le bonheur de recevoir l’habit des mains mêmes de saint Dominique. Il fut le premier prieur du couvent de Bergame, très jaloux de conserver intact dans l’esprit et dans la lettre l’héritage reçu du saint fondateur. Il fut aussi le premier inquisiteur de la ville institué par le pape. Remarquable prêcheur, pendant 46 ans il travailla dans ce saint ministère avec des fruits immenses, ramenant à la vie chrétienne d’innombrables âmes. Son plus beau point commun avec saint Dominique était la compassion envers les pauvres, pour le soulagement desquels il institua la Confrérie de la Miséricorde, qui à Bergame secourut efficacement tant de misères, inaugurant dans l’Ordre cette belle tradition de bienfaisance qui silencieusement donna vie à tant d’œuvres de charité chrétienne. Dieu confirma son fervent apostolat par de nombreux miracles. Il mourut réconforté par tous les sacrements, le visage rayonnant de sainte allégresse.
31 janvier Bx Bernat de Travesseres, né au 13ème au château de Travesseres (près de Lles, basse Cerdagne), + v1260 à Seu d'Urgell (Alt Urgell).
Il entre chez les dominicains de Toulouse, prêche dans le sud de la France à l’époque des Albigeois. Nommé inquisiteur général, il lutta activement contre l’hérésie. Il est mort martyr dans des circonstances peu claires, vraisemblablement poignardé et coupé en morceaux par un groupe d'hérétiques. Enterré à la cathédrale d’Urgel, d’abord à la sacristie puis dans un tombeau somptueux, actuellement disparu. Son sarcophage de bois, peint par le Maître d’Estamariu, est une pièce importante de la peinture gothique de la région, il est conservé au Musée diocésain d’Urgel. Bernard n’a jamais été formellement béatifié mais il est l’objet d’un culte local en Cerdagne (fête le 31 janvier).
http://ca.wikipedia.org/wiki/Bernat_de_Travesseres
Ce grand serviteur de Dieu eut dès les temps anciens le titre de Bienheureux, à cause de la réputation de sainteté où il était tenu, bien que son culte n’ait jamais été reconnu. De la noble famille Brattanata, il eut le bonheur de recevoir l’habit des mains mêmes de saint Dominique. Il fut le premier prieur du couvent de Bergame, très jaloux de conserver intact dans l’esprit et dans la lettre l’héritage reçu du saint fondateur. Il fut aussi le premier inquisiteur de la ville institué par le pape. Remarquable prêcheur, pendant 46 ans il travailla dans ce saint ministère avec des fruits immenses, ramenant à la vie chrétienne d’innombrables âmes. Son plus beau point commun avec saint Dominique était la compassion envers les pauvres, pour le soulagement desquels il institua la Confrérie de la Miséricorde, qui à Bergame secourut efficacement tant de misères, inaugurant dans l’Ordre cette belle tradition de bienfaisance qui silencieusement donna vie à tant d’œuvres de charité chrétienne. Dieu confirma son fervent apostolat par de nombreux miracles. Il mourut réconforté par tous les sacrements, le visage rayonnant de sainte allégresse.
31 janvier Bx Bernat de Travesseres, né au 13ème au château de Travesseres (près de Lles, basse Cerdagne), + v1260 à Seu d'Urgell (Alt Urgell).
Il entre chez les dominicains de Toulouse, prêche dans le sud de la France à l’époque des Albigeois. Nommé inquisiteur général, il lutta activement contre l’hérésie. Il est mort martyr dans des circonstances peu claires, vraisemblablement poignardé et coupé en morceaux par un groupe d'hérétiques. Enterré à la cathédrale d’Urgel, d’abord à la sacristie puis dans un tombeau somptueux, actuellement disparu. Son sarcophage de bois, peint par le Maître d’Estamariu, est une pièce importante de la peinture gothique de la région, il est conservé au Musée diocésain d’Urgel. Bernard n’a jamais été formellement béatifié mais il est l’objet d’un culte local en Cerdagne (fête le 31 janvier).
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Re: Saints dominicains
2 février Bx Pierre Cambiani de Ruffia, 1320- Suse (Piémont) 2 février 1365, martyr.
Abandonnant les richesses de sa noble famille, il entra de bonne heure dans la vie religieuse, au couvent dominicain de Savigliano. Ses qualités attirèrent l’attention de ses supérieurs, qui l’obligèrent à faire une carrière ecclésiastique. La renommée de saint et de savant prédicateur qu’il acquit rapidement auprès des religieux, arriva jusqu’à Rome, au pape Innocent VI, qui le nomma en 1351 Inquisiteur général pour toute la Haute-Italie. Les albigeois, craignant son zèle, envoyèrent un sicaire le poignarder dans le cloître du couvent franciscain qui l’hébergeait. Culte approuvé en 1856.
2 février Servante de Dieu Joséphine Gand (Mère St Dominique de la Croix), née 16 juillet 1819 au Boulay, Eure, + 2 février 1907 à Étrépagny, Eure.
Fondatrice des Soeurs Dominicaines de Ste Catherine de Sienne en 1854 à Bonney.
Cette congrégation, dont la mission est le soin et la garde des malades, a été fondée à Albi par décret du 10 mai 1872.
Cause de béatification introduite le 17 avril 1940.
Abandonnant les richesses de sa noble famille, il entra de bonne heure dans la vie religieuse, au couvent dominicain de Savigliano. Ses qualités attirèrent l’attention de ses supérieurs, qui l’obligèrent à faire une carrière ecclésiastique. La renommée de saint et de savant prédicateur qu’il acquit rapidement auprès des religieux, arriva jusqu’à Rome, au pape Innocent VI, qui le nomma en 1351 Inquisiteur général pour toute la Haute-Italie. Les albigeois, craignant son zèle, envoyèrent un sicaire le poignarder dans le cloître du couvent franciscain qui l’hébergeait. Culte approuvé en 1856.
2 février Servante de Dieu Joséphine Gand (Mère St Dominique de la Croix), née 16 juillet 1819 au Boulay, Eure, + 2 février 1907 à Étrépagny, Eure.
Fondatrice des Soeurs Dominicaines de Ste Catherine de Sienne en 1854 à Bonney.
Cette congrégation, dont la mission est le soin et la garde des malades, a été fondée à Albi par décret du 10 mai 1872.
Cause de béatification introduite le 17 avril 1940.
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Re: Saints dominicains
8 février Maria Magdalena Lorger de Hadamar, née à Offheim, près de Limburg (Hesse), 12 septembre 1734, † 8 février 1806.
Elle entre très jeune au monastère des dominicaines de Hadamar. Elle contemple tellement la passion du Christ que chaque vendredi elle ressent ses douleurs, et encore plus le Vendredi saint. Elle reçoit les stigmates. Quand il l’apprend, le prince-électeur archevêque de Trèves, Clemens Wenzeslaus de Saxe, envoie en 1787 une commission d’enquête à Hadamar, mais le rapport de 400 pages disparaît pour longtemps dans un cabinet secret. Puis, un Vendredi saint, deux religieux de Mayence arrivent au monastère pour voir Maria Magdalena. Du sang sort de son crâne, aux endroits de la couronne d’épines, son dos porte les marques de la flagellation, mais le lendemain il n’y a plus trace de blessures. Les deux visiteurs à leur retour informent l’évêque de Mayence.
Comme Hadamar appartient au diocèse de Trèves, l’information est donnée à l’évêque de Trèves ; celui-ci envoie un religieux, un médecin et un secrétaire, qui soumettent la sœur à une cruelle enquête. Le médecin emploie des traitements de cheval et des élixirs, il se met à genoux sur l’alitée intimidée, au point que les Hadamariens se plaignent à un fonctionnaire, qui expulse aussitôt la délégation. Maria Magdalena Lorger meurt à l’âge de 71 ans. Sa tombe, dans la chapelle du monastère, a été redécouverte dans la deuxième moitié du XXe siècle.
10 février Alexandre Baldrati de Lugo, Lugo (Ravenne) 1595-10 février 1645 à Chios, dominicain, évêque d’Imola.
Il voulut évangéliser les Turcs, et comme tant d'autres chrétiens, principalement orthodoxes, connut le martyre par fidélité au Christ qu'il ne voulut jamais renier.
11 février Benedikt Hronek, né le 12 février 1907 à Kluky, Písek (République tchèque), + 11 février 1945 à Terezín, Litoměřice (id.), prêtre dominicain, martyr.
12 février Bx Réginald d'Orléans, St-Gilles du Gard 1180/1183- Paris 1er février 1220.
À 18 ans il vient à Paris où il fait de brillantes études et enseigne le droit canon de 1206 à 1211, puis il est nommé doyen de la collégiale Saint-Aignan d'Orléans. Les intérêts considérables du Chapitre de Saint-Aignan réclamaient à cette époque un homme expert dans l’art de la procédure. Réginald fut élu prévôt du Chapitre, mais rêvait de devenir pauvre et libre. En 1216, l’évêque d’Orléans, ayant fait vœu d’aller en pèlerinage aux Lieux Saints, le prend comme compagnon de voyage. À Rome, Réginald rencontra saint Dominique (c’est l’époque où st Dominique est auprès du pape Honorius III pour faire approuver son Ordre), et fut saisi par sa parole. Le plan du pauvre de Dieu, son zèle, son affranchissement vis-à-vis de toutes choses humaines, sa liberté pour l’œuvre de Dieu, son intelligence des besoins du temps et spécialement des milieux qu’avait fréquentés l’ancien professeur, c’était le rêve secret de Réginald réalisé… Du coup, il se met à l’entière disposition de st Dominique. Mais à peine Dominique l’a-t-il conquis, le voilà menacé de le perdre. Réginald tombe gravement malade. Pourtant dans la nuit une douce lueur : la Vierge Marie apparaît. Près d’elle, ste Catherine et ste Cécile. « Demande-moi ce que tu veux et je te le donnerai », dit la Vierge. Réginald s’en remet à son bon plaisir. Alors la Vierge fit des onctions sur ses membres malades, puis, des mains de Catherine prenant le scapulaire, elle dit à Réginald : « Voici l’habit de ton Ordre. » La Vierge disparut, Réginald se trouva guéri. Il fut aussitôt mis par st Dominique à la tête du couvent de Bologne.
A peine arrivé, il prêche et Bologne accourt. Diane d’Andalo, future fondatrice du monastère dominicain Sainte-Agnès de Bologne, est aussi retournée. Elle deviendra sa fille spirituelle et aidera à la mise en place du couvent des frères. En huit jours donc, par sa parole, Réginald a conquis la ville. L’université est entamée. Les maîtres et les étudiants s’empressent autour de sa chaire, plusieurs demandent l’habit de l’Ordre. En 1219, après trois ans en Espagne, st Dominique retrouvait une communauté nombreuse et vivante, là même où quelques frères languissaient auparavant. Il envoie Réginald à Paris à l’automne de cette même année, mais Réginald dut renoncer à toute prédication. Il eut juste le temps de décider Jourdain de Saxe à entrer dans l’Ordre avant de mourir. Jourdain le raconte dans son Libellus :
"Frère Réginald, de sainte mémoire, s'en vint donc à Paris et se mit à prêcher avec une ferveur spirituelle infatigable, par la parole et par l'exemple, le Christ Jésus et Jésus crucifié. Mais le Seigneur l'enleva bientôt de la terre. Parvenu vite à son achèvement, il traversa en peu de temps une longue carrière. Enfin, il tomba bientôt malade et, arrivant aux portes de la mort charnelle, s'endormit dans le Seigneur et s'en alla vers les richesses de gloire de la maison de Dieu, lui qui, durant sa vie, s'était manifesté l'amant résolu de la pauvreté et de l'abaissement. Il fut enseveli dans l'église de Notre-Dame-des-Champs, car les frères n'avaient pas encore de lieu de sépulture.
La nuit même où l'esprit de ce saint homme s'envola vers le Seigneur, j'eus une vision. Je n'étais pas encore un frère selon l'habit, mais j'avais déjà émis ma profession entre ses mains. Je voyais donc les frères portés par un navire à travers les eaux. Puis le navire qui les portait coula ; mais les frères sortirent indemnes des eaux. J'estime que ce navire est frère Réginald lui-même, que les frères de ce temps, vraiment, considéraient comme le nourricier qui les portait.
Un autre eut également une vision avant la mort du frère. C'était une fontaine limpide qui se fermait ; deux autres jaillissaient aussitôt pour la remplacer. Je n'ose décider si cette vision disait vrai, car je suis trop conscient de ma propre stérilité. Mais je sais une chose, c'est qu'à Paris frère Réginald n'a reçu à la profession que deux personnes, dont je fus la première ; la seconde était frère Henri, le futur prieur de Cologne, l'ami le plus cher dans le Christ à mon affection singulière, je le crois, entre tous les mortels, vase d'honneur et de grâce, plus rempli de grâce qu'aucune créature que j'aie souvenir d'avoir aperçue dans la vie d'ici-bas. Puisque, dans sa maturité précoce, il s'est hâté de pénétrer dans le repos du Seigneur, il ne sera pas inutile de rappeler quel homme il fut et de quelles vertus. "
Jourdain se souvient de ces paroles de Réginald qui ont valeur de testament dans l’Ordre :
"Je crois n'avoir aucun mérite à vivre dans cet ordre, répondit-il, car j'y ai toujours trouvé trop de joie." Il meurt en odeur de sainteté. Son tombeau à Notre-Dame-des-Champs s'illustra de miracles et c'est là que commença son culte, qui fut confirmé en 1875.
Elle entre très jeune au monastère des dominicaines de Hadamar. Elle contemple tellement la passion du Christ que chaque vendredi elle ressent ses douleurs, et encore plus le Vendredi saint. Elle reçoit les stigmates. Quand il l’apprend, le prince-électeur archevêque de Trèves, Clemens Wenzeslaus de Saxe, envoie en 1787 une commission d’enquête à Hadamar, mais le rapport de 400 pages disparaît pour longtemps dans un cabinet secret. Puis, un Vendredi saint, deux religieux de Mayence arrivent au monastère pour voir Maria Magdalena. Du sang sort de son crâne, aux endroits de la couronne d’épines, son dos porte les marques de la flagellation, mais le lendemain il n’y a plus trace de blessures. Les deux visiteurs à leur retour informent l’évêque de Mayence.
Comme Hadamar appartient au diocèse de Trèves, l’information est donnée à l’évêque de Trèves ; celui-ci envoie un religieux, un médecin et un secrétaire, qui soumettent la sœur à une cruelle enquête. Le médecin emploie des traitements de cheval et des élixirs, il se met à genoux sur l’alitée intimidée, au point que les Hadamariens se plaignent à un fonctionnaire, qui expulse aussitôt la délégation. Maria Magdalena Lorger meurt à l’âge de 71 ans. Sa tombe, dans la chapelle du monastère, a été redécouverte dans la deuxième moitié du XXe siècle.
10 février Alexandre Baldrati de Lugo, Lugo (Ravenne) 1595-10 février 1645 à Chios, dominicain, évêque d’Imola.
Il voulut évangéliser les Turcs, et comme tant d'autres chrétiens, principalement orthodoxes, connut le martyre par fidélité au Christ qu'il ne voulut jamais renier.
11 février Benedikt Hronek, né le 12 février 1907 à Kluky, Písek (République tchèque), + 11 février 1945 à Terezín, Litoměřice (id.), prêtre dominicain, martyr.
12 février Bx Réginald d'Orléans, St-Gilles du Gard 1180/1183- Paris 1er février 1220.
À 18 ans il vient à Paris où il fait de brillantes études et enseigne le droit canon de 1206 à 1211, puis il est nommé doyen de la collégiale Saint-Aignan d'Orléans. Les intérêts considérables du Chapitre de Saint-Aignan réclamaient à cette époque un homme expert dans l’art de la procédure. Réginald fut élu prévôt du Chapitre, mais rêvait de devenir pauvre et libre. En 1216, l’évêque d’Orléans, ayant fait vœu d’aller en pèlerinage aux Lieux Saints, le prend comme compagnon de voyage. À Rome, Réginald rencontra saint Dominique (c’est l’époque où st Dominique est auprès du pape Honorius III pour faire approuver son Ordre), et fut saisi par sa parole. Le plan du pauvre de Dieu, son zèle, son affranchissement vis-à-vis de toutes choses humaines, sa liberté pour l’œuvre de Dieu, son intelligence des besoins du temps et spécialement des milieux qu’avait fréquentés l’ancien professeur, c’était le rêve secret de Réginald réalisé… Du coup, il se met à l’entière disposition de st Dominique. Mais à peine Dominique l’a-t-il conquis, le voilà menacé de le perdre. Réginald tombe gravement malade. Pourtant dans la nuit une douce lueur : la Vierge Marie apparaît. Près d’elle, ste Catherine et ste Cécile. « Demande-moi ce que tu veux et je te le donnerai », dit la Vierge. Réginald s’en remet à son bon plaisir. Alors la Vierge fit des onctions sur ses membres malades, puis, des mains de Catherine prenant le scapulaire, elle dit à Réginald : « Voici l’habit de ton Ordre. » La Vierge disparut, Réginald se trouva guéri. Il fut aussitôt mis par st Dominique à la tête du couvent de Bologne.
A peine arrivé, il prêche et Bologne accourt. Diane d’Andalo, future fondatrice du monastère dominicain Sainte-Agnès de Bologne, est aussi retournée. Elle deviendra sa fille spirituelle et aidera à la mise en place du couvent des frères. En huit jours donc, par sa parole, Réginald a conquis la ville. L’université est entamée. Les maîtres et les étudiants s’empressent autour de sa chaire, plusieurs demandent l’habit de l’Ordre. En 1219, après trois ans en Espagne, st Dominique retrouvait une communauté nombreuse et vivante, là même où quelques frères languissaient auparavant. Il envoie Réginald à Paris à l’automne de cette même année, mais Réginald dut renoncer à toute prédication. Il eut juste le temps de décider Jourdain de Saxe à entrer dans l’Ordre avant de mourir. Jourdain le raconte dans son Libellus :
"Frère Réginald, de sainte mémoire, s'en vint donc à Paris et se mit à prêcher avec une ferveur spirituelle infatigable, par la parole et par l'exemple, le Christ Jésus et Jésus crucifié. Mais le Seigneur l'enleva bientôt de la terre. Parvenu vite à son achèvement, il traversa en peu de temps une longue carrière. Enfin, il tomba bientôt malade et, arrivant aux portes de la mort charnelle, s'endormit dans le Seigneur et s'en alla vers les richesses de gloire de la maison de Dieu, lui qui, durant sa vie, s'était manifesté l'amant résolu de la pauvreté et de l'abaissement. Il fut enseveli dans l'église de Notre-Dame-des-Champs, car les frères n'avaient pas encore de lieu de sépulture.
La nuit même où l'esprit de ce saint homme s'envola vers le Seigneur, j'eus une vision. Je n'étais pas encore un frère selon l'habit, mais j'avais déjà émis ma profession entre ses mains. Je voyais donc les frères portés par un navire à travers les eaux. Puis le navire qui les portait coula ; mais les frères sortirent indemnes des eaux. J'estime que ce navire est frère Réginald lui-même, que les frères de ce temps, vraiment, considéraient comme le nourricier qui les portait.
Un autre eut également une vision avant la mort du frère. C'était une fontaine limpide qui se fermait ; deux autres jaillissaient aussitôt pour la remplacer. Je n'ose décider si cette vision disait vrai, car je suis trop conscient de ma propre stérilité. Mais je sais une chose, c'est qu'à Paris frère Réginald n'a reçu à la profession que deux personnes, dont je fus la première ; la seconde était frère Henri, le futur prieur de Cologne, l'ami le plus cher dans le Christ à mon affection singulière, je le crois, entre tous les mortels, vase d'honneur et de grâce, plus rempli de grâce qu'aucune créature que j'aie souvenir d'avoir aperçue dans la vie d'ici-bas. Puisque, dans sa maturité précoce, il s'est hâté de pénétrer dans le repos du Seigneur, il ne sera pas inutile de rappeler quel homme il fut et de quelles vertus. "
Jourdain se souvient de ces paroles de Réginald qui ont valeur de testament dans l’Ordre :
"Je crois n'avoir aucun mérite à vivre dans cet ordre, répondit-il, car j'y ai toujours trouvé trop de joie." Il meurt en odeur de sainteté. Son tombeau à Notre-Dame-des-Champs s'illustra de miracles et c'est là que commença son culte, qui fut confirmé en 1875.
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Re: Saints dominicains
Bientôt un nouveau bienheureux dominicain: le Père Lataste va être béatifié!
Les célébrations de la béatification du Père Lataste auront lieu à Besançon les 2 et 3 juin 2012.
■ Samedi 2 juin, 20 h 30
Veillée de prière à la cathédrale Saint-Jean de Besançon.
Lecture de textes du P. Lataste
Prédication : fr. Jean Marie Gueullette, o.p., vice-postulateur de la cause de béatification du P. Lataste.
Méditation à l’orgue par le fr. Jean-Dominique Abrell, o.p., directeur artistique de l’ensemble Energeia. Également à l’orgue, une sœur dominicaine de Béthanie Venlo.
■ Dimanche 3 juin, à partir de 9 h 30
Marche des jeunes, du couvent des sœurs dominicaines de Béthanie à Montferrand le Château jusqu’au parc des expositions Micropolis, Besançon.
■ Dimanche 3 juin, 15 h
Célébration de la béatification au cours de la messe, Parc des expositions Micropolis, 3 boulevard Ouest, Besançon.
Messe présidée par le cardinal Amato, préfet de la congrégation pour la cause des saints et délégué du Pape.
Prédication : fr. Bruno Cadoré, o.p., Maître de l’Ordre des Prêcheurs.
Les célébrations de la béatification du Père Lataste auront lieu à Besançon les 2 et 3 juin 2012.
■ Samedi 2 juin, 20 h 30
Veillée de prière à la cathédrale Saint-Jean de Besançon.
Lecture de textes du P. Lataste
Prédication : fr. Jean Marie Gueullette, o.p., vice-postulateur de la cause de béatification du P. Lataste.
Méditation à l’orgue par le fr. Jean-Dominique Abrell, o.p., directeur artistique de l’ensemble Energeia. Également à l’orgue, une sœur dominicaine de Béthanie Venlo.
■ Dimanche 3 juin, à partir de 9 h 30
Marche des jeunes, du couvent des sœurs dominicaines de Béthanie à Montferrand le Château jusqu’au parc des expositions Micropolis, Besançon.
■ Dimanche 3 juin, 15 h
Célébration de la béatification au cours de la messe, Parc des expositions Micropolis, 3 boulevard Ouest, Besançon.
Messe présidée par le cardinal Amato, préfet de la congrégation pour la cause des saints et délégué du Pape.
Prédication : fr. Bruno Cadoré, o.p., Maître de l’Ordre des Prêcheurs.
Re: Saints dominicains
Merci pour ce fil qui permet de découvrir tant de saint dominicains.Fée Violine a écrit :Bientôt un nouveau bienheureux dominicain: le Père Lataste va être béatifié!
Sur le site de Domuni, on peut faire plus ample connaissance avec le Père Lataste et surtout avec son oeuvre :
http://biblio.domuni.eu/livres/lataste/
V.
- Fée Violine
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Re: Saints dominicains
13 février Bx Jourdain de Saxe, v1190 sur le Borgberg près d’Osnabrück (Basse-Saxe), † 12/13 février 1237 au large de la côte de Syrie.
Il acheva de donner à l'Ordre ses assises institutionnelles et engagea sa première expansion missionnaire.
De la famille des comtes d'Eberstein, dès sa jeunesse et il continua quand il fut étudiant, il avait pris l'habitude de donner chaque jour une aumône au premier pauvre qu'il rencontrerait. Étudiant à Paris, chaque nuit il allait à Notre-Dame pour l'office de matines.
En 1219 il est sous-diacre et bachelier en théologie. Les frères prêcheurs viennent de s'installer rue Saint-Jacques et sont dans un dénuement extrême. Saint Dominique les visite et les réconforte à son retour d'Espagne. Sa parole suscite l'enthousiasme dans le monde universitaire. Emporté par le courant, Jourdain vient l'entendre, se confesse à lui et lui confie son âme. Cependant il n'entre pas tout de suite dans l'Ordre. C'est au Bx Réginald qui, à son tour en 1220, bouleverse l'Université de Paris, que revient la joie de donner l'habit à Jourdain, ainsi qu’à son ami frère Henri de Cologne, et frère Léon, qui entrent avec lui au couvent Saint-Jacques, le mercredi des Cendres (12 février 1220), au moment où les frères chantent “Immutemur habitu...”
Deux mois plus tard, saint Dominique réunit à Bologne le premier Chapitre général de l'Ordre. Jourdain est l'un des quatre frères de Saint-Jacques désigné pour y prendre part. Quand il revint à Paris, ce fut pour enseigner l'Écriture Sainte. En 1221, saint Dominique le nomme premier provincial de Lombardie.
En 1222 ses qualités exceptionnelles le font choisir comme premier successeur de saint Dominique. Il va gouverner l'Ordre seize ans pendant lesquels il attira une multitude de vocations, étudiants et maîtres (plus de 1000, dit-on, notamment Albert le Grand), "séduits" par sa parole. Tel jour, à Saint-Jacques, il donne l'habit à vingt novices. Une autre fois, à Verceil, en quelques jours, il attire “treize clercs renommés et savants” ; c'est là que Maître Walter, régent ès arts, disait à ses collègues et à ses élèves : “Prenez garde d'aller à ses sermons : comme une courtisane il polit ses discours de manière à séduire les hommes !” Mais lui-même s'y rendit et fut pris dans les filets ! Au Chapitre général on reprocha même à Jourdain de Saxe d'aller un peu vite en besogne et de recevoir de trop jeunes frères : “Laissez ces enfants, répondit-il. Vous verrez qu'ils étendront leur action sur des hommes plus instruits”.
Pendant son généralat, quatre nouvelles provinces furent établies, 240 nouveaux couvents de frères ou de sœurs furent créés. On sait la part importante qu'il prit dans la mise au point des Constitutions de l'Ordre ; comment il institua à Bologne le chant du Salve Regina après les Complies, coutume qui se répandit rapidement en Lombardie, puis dans tout l'Ordre ; comment il procéda à la translation du corps de saint Dominique en 1233, puis présida aux fêtes de la canonisation en 1234. C'est alors qu'il rédigea le Libellus, source la plus sûre pour les historiens de notre bienheureux Père. Cet écrit, dit le P. Vicaire, “est la base de l'historiographie dominicaine primitive. Il l'est par sa date : aucune relation écrite de la vie de saint Dominique ne l'a précédé et toutes les autres dérivent de lui. Il l'est par sa valeur : de tous les récits qu'il inspire, il est le plus autorisé. (Jourdain) est maître de sa plume et sait conter avec agrément, brièveté, précision, bonhomie et humour. Des réflexions spirituelles pleines de saveur émaillent sans lourdeur un récit qui marche avec rapidité”.
Dans la lutte entre le sacerdoce et l'empire, Jourdain joua un rôle de premier plan. Pacifique par tempérament, il fut intrépide quand il le fallut, n'hésitant pas à aller au camp de Frédéric II pour lui reprocher sa conduite et l'adjurer de mettre fin au scandale que provoquait son opposition.
Pauvre à l'extrême, il aimait la compagnie des pauvres. Doux pour les frères, compatissant à leurs infirmités, il les aidait de tout son pouvoir. Mais il était ferme aussi, parfois avec humour. Un procureur lui ayant demandé à être relevé de sa charge, il lui répondit : “Mon fils, cette charge a quatre annexes : la négligence, l'impatience, le travail et le mérite ; je vous décharge des deux premières et je vous laisse les deux autres.”
En 1236, il alla en Terre Sainte pour visiter les frères. Au retour, le navire fut englouti par une tempête à proximité des côtes de Syrie. La mer rejeta son corps, qui fut enseveli au couvent de Ptolémaïs. Il n'avait pas 50 ans.
Il a donné à l'Ordre une impulsion décisive. C'est l'un des témoins les plus prestigieux de la ferveur que suscita l'Ordre au XIIIe siècle. Par son livre sur les Origines de l'Ordre des Prêcheurs, il est un témoin privilégié de la vie de saint Dominique et des débuts de l'Ordre.
Béatifié en 1826.
13 février Ste Catherine de’ Ricci, 1522-1590 à Prato en Toscane.
Elle collabora par correspondance avec le pape saint Pie V, avec l'archevêque de Milan, saint Charles Borromée et sainte Marie-Madeleine de Pazzi. Elle soutenait tous leurs efforts en ces temps du grand mouvement réformateur de l'Église, et s’appliqua à honorer sans relâche les mystères de la passion de Jésus-Christ, qu’elle mérita même d’éprouver. Elle garda, dans une vie de haute mystique, un parfait équilibre dans les hautes charges spirituelles et temporelles qu’elle eut à assumer.
Canonisée en 1747.
Il acheva de donner à l'Ordre ses assises institutionnelles et engagea sa première expansion missionnaire.
De la famille des comtes d'Eberstein, dès sa jeunesse et il continua quand il fut étudiant, il avait pris l'habitude de donner chaque jour une aumône au premier pauvre qu'il rencontrerait. Étudiant à Paris, chaque nuit il allait à Notre-Dame pour l'office de matines.
En 1219 il est sous-diacre et bachelier en théologie. Les frères prêcheurs viennent de s'installer rue Saint-Jacques et sont dans un dénuement extrême. Saint Dominique les visite et les réconforte à son retour d'Espagne. Sa parole suscite l'enthousiasme dans le monde universitaire. Emporté par le courant, Jourdain vient l'entendre, se confesse à lui et lui confie son âme. Cependant il n'entre pas tout de suite dans l'Ordre. C'est au Bx Réginald qui, à son tour en 1220, bouleverse l'Université de Paris, que revient la joie de donner l'habit à Jourdain, ainsi qu’à son ami frère Henri de Cologne, et frère Léon, qui entrent avec lui au couvent Saint-Jacques, le mercredi des Cendres (12 février 1220), au moment où les frères chantent “Immutemur habitu...”
Deux mois plus tard, saint Dominique réunit à Bologne le premier Chapitre général de l'Ordre. Jourdain est l'un des quatre frères de Saint-Jacques désigné pour y prendre part. Quand il revint à Paris, ce fut pour enseigner l'Écriture Sainte. En 1221, saint Dominique le nomme premier provincial de Lombardie.
En 1222 ses qualités exceptionnelles le font choisir comme premier successeur de saint Dominique. Il va gouverner l'Ordre seize ans pendant lesquels il attira une multitude de vocations, étudiants et maîtres (plus de 1000, dit-on, notamment Albert le Grand), "séduits" par sa parole. Tel jour, à Saint-Jacques, il donne l'habit à vingt novices. Une autre fois, à Verceil, en quelques jours, il attire “treize clercs renommés et savants” ; c'est là que Maître Walter, régent ès arts, disait à ses collègues et à ses élèves : “Prenez garde d'aller à ses sermons : comme une courtisane il polit ses discours de manière à séduire les hommes !” Mais lui-même s'y rendit et fut pris dans les filets ! Au Chapitre général on reprocha même à Jourdain de Saxe d'aller un peu vite en besogne et de recevoir de trop jeunes frères : “Laissez ces enfants, répondit-il. Vous verrez qu'ils étendront leur action sur des hommes plus instruits”.
Pendant son généralat, quatre nouvelles provinces furent établies, 240 nouveaux couvents de frères ou de sœurs furent créés. On sait la part importante qu'il prit dans la mise au point des Constitutions de l'Ordre ; comment il institua à Bologne le chant du Salve Regina après les Complies, coutume qui se répandit rapidement en Lombardie, puis dans tout l'Ordre ; comment il procéda à la translation du corps de saint Dominique en 1233, puis présida aux fêtes de la canonisation en 1234. C'est alors qu'il rédigea le Libellus, source la plus sûre pour les historiens de notre bienheureux Père. Cet écrit, dit le P. Vicaire, “est la base de l'historiographie dominicaine primitive. Il l'est par sa date : aucune relation écrite de la vie de saint Dominique ne l'a précédé et toutes les autres dérivent de lui. Il l'est par sa valeur : de tous les récits qu'il inspire, il est le plus autorisé. (Jourdain) est maître de sa plume et sait conter avec agrément, brièveté, précision, bonhomie et humour. Des réflexions spirituelles pleines de saveur émaillent sans lourdeur un récit qui marche avec rapidité”.
Dans la lutte entre le sacerdoce et l'empire, Jourdain joua un rôle de premier plan. Pacifique par tempérament, il fut intrépide quand il le fallut, n'hésitant pas à aller au camp de Frédéric II pour lui reprocher sa conduite et l'adjurer de mettre fin au scandale que provoquait son opposition.
Pauvre à l'extrême, il aimait la compagnie des pauvres. Doux pour les frères, compatissant à leurs infirmités, il les aidait de tout son pouvoir. Mais il était ferme aussi, parfois avec humour. Un procureur lui ayant demandé à être relevé de sa charge, il lui répondit : “Mon fils, cette charge a quatre annexes : la négligence, l'impatience, le travail et le mérite ; je vous décharge des deux premières et je vous laisse les deux autres.”
En 1236, il alla en Terre Sainte pour visiter les frères. Au retour, le navire fut englouti par une tempête à proximité des côtes de Syrie. La mer rejeta son corps, qui fut enseveli au couvent de Ptolémaïs. Il n'avait pas 50 ans.
Il a donné à l'Ordre une impulsion décisive. C'est l'un des témoins les plus prestigieux de la ferveur que suscita l'Ordre au XIIIe siècle. Par son livre sur les Origines de l'Ordre des Prêcheurs, il est un témoin privilégié de la vie de saint Dominique et des débuts de l'Ordre.
Béatifié en 1826.
13 février Ste Catherine de’ Ricci, 1522-1590 à Prato en Toscane.
Elle collabora par correspondance avec le pape saint Pie V, avec l'archevêque de Milan, saint Charles Borromée et sainte Marie-Madeleine de Pazzi. Elle soutenait tous leurs efforts en ces temps du grand mouvement réformateur de l'Église, et s’appliqua à honorer sans relâche les mystères de la passion de Jésus-Christ, qu’elle mérita même d’éprouver. Elle garda, dans une vie de haute mystique, un parfait équilibre dans les hautes charges spirituelles et temporelles qu’elle eut à assumer.
Canonisée en 1747.
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Re: Saints dominicains
14 février Bx Nicolas Pullia ou Palea ou Paglia, Giovinazzo (région de Bari) 1197- Pérouse 11 février 1255, napolitain, une des premières conquêtes de st Dominique.
De parents nobles, il fut élevé avec beaucoup de soin. À Bologne où il faisait ses études de droit, il entendit la parole vibrante de saint Dominique qui l’attira et le décida à suivre la vie des frères prêcheurs. À Pérouse en Ombrie, il reçut de saint Dominique l’habit et la mission de prédication, et devient son fidèle compagnon dans ses pérégrinations apostoliques. Son exemple et son talent de prédicateur aidèrent l’Ordre à se développer en Italie. Homme instruit et visionnaire il promeut l'étude de l'Écriture Sainte et la compilation des Concordances bibliques. Son dynamisme lui fit ouvrir une maison à Pérouse en 1233, une à Trani en 1254, d’autres à Brindisi, Orvieto, Naples, peut-être aussi Todi près de Bari. Il fut, par deux fois, provincial de la Province de Rome, qu’il dirigea avec force et douceur. Le pape Grégoire IX le chargea de visiter des monastères et de prêcher la Croisade contre les Sarrasins. Après de longues années de travaux apostoliques, il se retira au couvent de Pérouse. C’est là que lui apparut frère Raone Romano, cher ami de ses plus beaux jours de vie religieuse, qui lui annonça de la part de la Vierge sa mort prochaine, qui fut sainte comme toute sa vie.
Son culte fut confirmé en 1828.
14 février Servante de Dieu Teresa Titos Garzón (Teresa de Jesús), née 4 janvier 1852 à Grenade, + 14 février 1915 à Grenade.
Dès son enfance elle manifesta une profonde inclination spirituelle. En 1871 elle entre au couvent Saint-Dominique, fait profession l’année suivante. À 31 ans elle fut élue supérieure et consacra toute son énergie au renouveau spirituel et matériel du couvent, cherchant toujours plus de perfection. Passionnée de Jésus-Christ, des enfants et des jeunes, spécialement les plus pauvres, elle voulut apporter la lumière de la vérité et de l’amour à tout le monde. Elle élargit les horizons du couvent en ouvrant un collège à Motril. Ainsi se constitua en 1907 la congrégation Saint-Dominique qui a comme apostolat particulier, depuis ses origines, l’éducation chrétienne, spécialement en faveur de l’enfance et de la jeunesse pauvre.
“Notre perfection consiste à faire bien les oeuvres ordinaires. Le Seigneur qui nous donne tout, on ne peut le laisser affamé. La bourse de Dieu est grande et toujours pleine... Personne qui a fait confiance au Seigneur n’a été trompé... Que nous sommes folles de ne pas être saintes! Mettez le temps à profit, mes filles, ne le gaspillez pas.”
“Nous sommes les auxiliaires de Dieu. Travaillez pour étudier, corriger et perfectionner selon les vues de Dieu le cœur et l’intelligence des enfants dont vous avez la charge. Cette oeuvre exige de la part des enseignantes une foi ardente, un grand soin, beaucoup de discernement et de prudence, la science, une constante attention et un recours continuel à Dieu. Formez l’intelligence des enfants au goût du vrai et prévenez-la contre la contagion des erreurs. Veillez aussi à ce que les enfants avancent dans toutes les branches qui composent l’éducation complète d’une jeune fille. Comme la principale mission de la religieuse dominicaine est de former des cœurs pour Dieu, ne laissez pas passer l’occasion de les instruire des maximes de notre sainte religion, surtout de la doctrine chrétienne, présence de Dieu, amour du Saint Sacrement, dévotion à la Sainte Vierge, prière du rosaire, méditation et examen de conscience. Toutes les veilles que les religieuses y mettent seront peu de chose à côté de la haute mission que la femme catholique est appelée à remplir dans la société.”
“Aucun service rendu au prochain ne peut jamais vous dispenser de travailler à votre propre sanctification... Les saints avec toutes leurs vertus acquises dérobaient de longues heures à leurs travaux apostoliques pour vaquer aux choses de Dieu...”
Personne n’a parlé avec elle sans être édifié. Elle était de cœur noble, généreuse pour donner et pardonner, franche, simple, joyeuse, compatissante, sacrifiée, d’humeur égale, humble. Elle eut deux grands amours : Jésus Eucharistie et la Vierge Marie. Dans sa manière d’agir elle ne donna jamais lieu à discussions, agit toujours avec prudence et discrétion, étant pour cela objet d’admiration et d’affection.
Béatification en cours. nihil obstat 20 janvier 1990.
15 février Servante de Dieu Maria de León Delgado (Maria de Jesus), née le 23 mars 1643 à El Sauzal, Tenerife (Espagne), +15 février 1731 à La Laguna (Tenerife).
Le 21 mai 1669 elle fait profession au monastère Sainte-Catherine de Sienne, au centre ville de Sant Cristóbal de la Llacuna, et y mène une vie exemplaire. Sa vie est pleine de miracles et de guérisons. Elle mourut à l’âge de 87 ans. Plusieurs années après sa mort, on découvrit que son corps était incorrompu, c’est pourquoi le monastère se change chaque 15 février en lieu de pèlerinage, environ 45 000 pèlerins accourent chaque année, son corps est exposé dans un sarcophage avec un couvercle de cristal. Cette femme simple, qui a consacré sa vie à Dieu, est l’objet de la vénération générale. Elle est considérée comme la plus grande mystique des Canaries. Le maire d’El Sauzal a déclaré, à l’inauguration du nouveau Musée Sœur María de Jesús, que cette religieuse, appelée la Siervita, à qui on n’attribue pas moins de 1251 miracles, "a été prophète en son pays". Dans la modeste maison où elle est probablement née, son village natal offre la possibilité de voir comment elle vivait. C’est une petite maison traditionnelle restaurée intégralement, avec jardin, patio, cuisine, chambre, salon, la chambre où les femmes se réunissaient pour coudre. L’évêque de Tenerife a déclaré que cette maison-musée reconnaît « la vie exemplaire d’une femme toute donnée à Dieu et aux autres ». Il a rappelé que le processus de béatification a été ouvert en décembre 1992, et il a souhaité qu’un jour on puisse la vénérer comme bienheureuse et plus tard comme sainte.
Nihil obstat 1992.
De parents nobles, il fut élevé avec beaucoup de soin. À Bologne où il faisait ses études de droit, il entendit la parole vibrante de saint Dominique qui l’attira et le décida à suivre la vie des frères prêcheurs. À Pérouse en Ombrie, il reçut de saint Dominique l’habit et la mission de prédication, et devient son fidèle compagnon dans ses pérégrinations apostoliques. Son exemple et son talent de prédicateur aidèrent l’Ordre à se développer en Italie. Homme instruit et visionnaire il promeut l'étude de l'Écriture Sainte et la compilation des Concordances bibliques. Son dynamisme lui fit ouvrir une maison à Pérouse en 1233, une à Trani en 1254, d’autres à Brindisi, Orvieto, Naples, peut-être aussi Todi près de Bari. Il fut, par deux fois, provincial de la Province de Rome, qu’il dirigea avec force et douceur. Le pape Grégoire IX le chargea de visiter des monastères et de prêcher la Croisade contre les Sarrasins. Après de longues années de travaux apostoliques, il se retira au couvent de Pérouse. C’est là que lui apparut frère Raone Romano, cher ami de ses plus beaux jours de vie religieuse, qui lui annonça de la part de la Vierge sa mort prochaine, qui fut sainte comme toute sa vie.
Son culte fut confirmé en 1828.
14 février Servante de Dieu Teresa Titos Garzón (Teresa de Jesús), née 4 janvier 1852 à Grenade, + 14 février 1915 à Grenade.
Dès son enfance elle manifesta une profonde inclination spirituelle. En 1871 elle entre au couvent Saint-Dominique, fait profession l’année suivante. À 31 ans elle fut élue supérieure et consacra toute son énergie au renouveau spirituel et matériel du couvent, cherchant toujours plus de perfection. Passionnée de Jésus-Christ, des enfants et des jeunes, spécialement les plus pauvres, elle voulut apporter la lumière de la vérité et de l’amour à tout le monde. Elle élargit les horizons du couvent en ouvrant un collège à Motril. Ainsi se constitua en 1907 la congrégation Saint-Dominique qui a comme apostolat particulier, depuis ses origines, l’éducation chrétienne, spécialement en faveur de l’enfance et de la jeunesse pauvre.
“Notre perfection consiste à faire bien les oeuvres ordinaires. Le Seigneur qui nous donne tout, on ne peut le laisser affamé. La bourse de Dieu est grande et toujours pleine... Personne qui a fait confiance au Seigneur n’a été trompé... Que nous sommes folles de ne pas être saintes! Mettez le temps à profit, mes filles, ne le gaspillez pas.”
“Nous sommes les auxiliaires de Dieu. Travaillez pour étudier, corriger et perfectionner selon les vues de Dieu le cœur et l’intelligence des enfants dont vous avez la charge. Cette oeuvre exige de la part des enseignantes une foi ardente, un grand soin, beaucoup de discernement et de prudence, la science, une constante attention et un recours continuel à Dieu. Formez l’intelligence des enfants au goût du vrai et prévenez-la contre la contagion des erreurs. Veillez aussi à ce que les enfants avancent dans toutes les branches qui composent l’éducation complète d’une jeune fille. Comme la principale mission de la religieuse dominicaine est de former des cœurs pour Dieu, ne laissez pas passer l’occasion de les instruire des maximes de notre sainte religion, surtout de la doctrine chrétienne, présence de Dieu, amour du Saint Sacrement, dévotion à la Sainte Vierge, prière du rosaire, méditation et examen de conscience. Toutes les veilles que les religieuses y mettent seront peu de chose à côté de la haute mission que la femme catholique est appelée à remplir dans la société.”
“Aucun service rendu au prochain ne peut jamais vous dispenser de travailler à votre propre sanctification... Les saints avec toutes leurs vertus acquises dérobaient de longues heures à leurs travaux apostoliques pour vaquer aux choses de Dieu...”
Personne n’a parlé avec elle sans être édifié. Elle était de cœur noble, généreuse pour donner et pardonner, franche, simple, joyeuse, compatissante, sacrifiée, d’humeur égale, humble. Elle eut deux grands amours : Jésus Eucharistie et la Vierge Marie. Dans sa manière d’agir elle ne donna jamais lieu à discussions, agit toujours avec prudence et discrétion, étant pour cela objet d’admiration et d’affection.
Béatification en cours. nihil obstat 20 janvier 1990.
15 février Servante de Dieu Maria de León Delgado (Maria de Jesus), née le 23 mars 1643 à El Sauzal, Tenerife (Espagne), +15 février 1731 à La Laguna (Tenerife).
Le 21 mai 1669 elle fait profession au monastère Sainte-Catherine de Sienne, au centre ville de Sant Cristóbal de la Llacuna, et y mène une vie exemplaire. Sa vie est pleine de miracles et de guérisons. Elle mourut à l’âge de 87 ans. Plusieurs années après sa mort, on découvrit que son corps était incorrompu, c’est pourquoi le monastère se change chaque 15 février en lieu de pèlerinage, environ 45 000 pèlerins accourent chaque année, son corps est exposé dans un sarcophage avec un couvercle de cristal. Cette femme simple, qui a consacré sa vie à Dieu, est l’objet de la vénération générale. Elle est considérée comme la plus grande mystique des Canaries. Le maire d’El Sauzal a déclaré, à l’inauguration du nouveau Musée Sœur María de Jesús, que cette religieuse, appelée la Siervita, à qui on n’attribue pas moins de 1251 miracles, "a été prophète en son pays". Dans la modeste maison où elle est probablement née, son village natal offre la possibilité de voir comment elle vivait. C’est une petite maison traditionnelle restaurée intégralement, avec jardin, patio, cuisine, chambre, salon, la chambre où les femmes se réunissaient pour coudre. L’évêque de Tenerife a déclaré que cette maison-musée reconnaît « la vie exemplaire d’une femme toute donnée à Dieu et aux autres ». Il a rappelé que le processus de béatification a été ouvert en décembre 1992, et il a souhaité qu’un jour on puisse la vénérer comme bienheureuse et plus tard comme sainte.
Nihil obstat 1992.
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Re: Saints dominicains
17 février Patrik Maria František Kužela, né le 15 novembre 1915 à Vlčnov, Uherské Hradiště (République tchèque), + 17 février 1942 à Auschwitz, diacre dominicain, martyr.
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Re: Saints dominicains
18 février Bx Jean de Fiesole (Guido Nada di Pietro), Frà Angelico, v1387 à Vicchio di Mugello (Toscane) - 18 février 1455 à Rome.
Né de parents inconnus, son éducation artistique se déroule à Florence à l'époque de Lorenzo Monaco et Gherardo Starnina. Du premier, il reprend l'usage de couleurs accentuées et peu naturelles, mais aussi une lumière très forte qui annule les ombres et participe au mysticisme des scènes sacrées, thèmes qu'on retrouve dans ses miniatures et dans ses premières compositions.
En 1418 il entre chez les Dominicains observants au couvent Saint-Dominique à Fiesole. Il commence sa carrière comme enlumineur dans le scriptorium du couvent. Il réalise la décoration d'un autel pour la chapelle Gherardini de l'église Saint Étienne à Florence. Le triptyque de saint Pierre Martyr est daté d'environ 1425. En 1427, il est ordonné prêtre.
Entre 1430 et 1433 il réalise le Jugement Dernier, encore très influencé par le style de Lorenzo Monaco, mais le rythme des plans démontre un intérêt naissant pour l'organisation en perspective de l'espace. En 1430 il peint l'Annonciation, une œuvre où apparaissent de nouvelles techniques inspirées de Masaccio. Pour la première fois est utilisée une lumière diaphane qui enveloppe la composition, exaltant les couleurs et les masses plastiques des figures, et unifie l'image. Entre 1434 et 1435 il peint a tempera sur bois.
En 1436, les dominicains de Fiesole s'installent au couvent Saint-Marc à Florence, récemment reconstruit par Michelozzo. L'Angelico, aidé parfois d'assistants, peint de nombreuses fresques pour le cloître, le chapitre et une vingtaine de cellules. Les travaux sont dirigés par son ami st Antonin de Florence.
En 1445 il est invité à Rome par le pape Eugène IV, il peint une chapelle. En 1447 il se rend à Orvieto pour peindre la nouvelle chapelle de la cathédrale en collaboration avec son élève Benozzo Gozzoli. De 1449 à 1452, Fra Angelico est prieur de son couvent. Il meurt à Rome, où il est enterré. C'est seulement après sa mort qu'il est appelé Beato Angelico.
« Fra Giovanni fut un homme simple et de mœurs très saintes. Il ne cessa de pratiquer la peinture et ne voulut jamais faire que des sujets religieux. Il aurait pu être riche et ne s’en soucia point. Il fut d’une profonde humanité, sobre, menant une vie chaste, et échappa ainsi aux pièges du monde. Jamais les frères ne l’ont vu en colère; il avait coutume d’admonester ses amis avec un simple sourire. Avec une gentillesse incroyable, il disait à tous ceux qui lui demandaient une œuvre de se mettre d’accord avec le prieur, et qu’ensuite il ne manquerait pas de les satisfaire. Nul autre n’offre des saints qui aient autant l’air de saints. Il ne retoucha et ne transforma jamais aucune de ses peintures. Il n’aurait jamais touché ses pinceaux sans avoir auparavant récité une prière. » (Giorgio Vasari)
La représentation du mystère pour l'Angelico ne peut se réduire à une simple figuration, car la finalité de la peinture, objet matériel en soi, est contradictoire avec le désir de représenter l'immatériel absolu, c'est-à-dire le divin. La peinture de l'Angelico est profondément liée aux réflexions théologiques menées à l'époque autour de l'œuvre de saint Thomas d'Aquin par les dominicains florentins. Il ne peignit jamais d’autres visages que ceux du Seigneur, de la Vierge, des saints et des anges. Jean- Paul II, qui l’a béatifié en 1982 et déclaré saint patron des artistes en 1984, a défini son œuvre comme “une prière peinte”.
Né de parents inconnus, son éducation artistique se déroule à Florence à l'époque de Lorenzo Monaco et Gherardo Starnina. Du premier, il reprend l'usage de couleurs accentuées et peu naturelles, mais aussi une lumière très forte qui annule les ombres et participe au mysticisme des scènes sacrées, thèmes qu'on retrouve dans ses miniatures et dans ses premières compositions.
En 1418 il entre chez les Dominicains observants au couvent Saint-Dominique à Fiesole. Il commence sa carrière comme enlumineur dans le scriptorium du couvent. Il réalise la décoration d'un autel pour la chapelle Gherardini de l'église Saint Étienne à Florence. Le triptyque de saint Pierre Martyr est daté d'environ 1425. En 1427, il est ordonné prêtre.
Entre 1430 et 1433 il réalise le Jugement Dernier, encore très influencé par le style de Lorenzo Monaco, mais le rythme des plans démontre un intérêt naissant pour l'organisation en perspective de l'espace. En 1430 il peint l'Annonciation, une œuvre où apparaissent de nouvelles techniques inspirées de Masaccio. Pour la première fois est utilisée une lumière diaphane qui enveloppe la composition, exaltant les couleurs et les masses plastiques des figures, et unifie l'image. Entre 1434 et 1435 il peint a tempera sur bois.
En 1436, les dominicains de Fiesole s'installent au couvent Saint-Marc à Florence, récemment reconstruit par Michelozzo. L'Angelico, aidé parfois d'assistants, peint de nombreuses fresques pour le cloître, le chapitre et une vingtaine de cellules. Les travaux sont dirigés par son ami st Antonin de Florence.
En 1445 il est invité à Rome par le pape Eugène IV, il peint une chapelle. En 1447 il se rend à Orvieto pour peindre la nouvelle chapelle de la cathédrale en collaboration avec son élève Benozzo Gozzoli. De 1449 à 1452, Fra Angelico est prieur de son couvent. Il meurt à Rome, où il est enterré. C'est seulement après sa mort qu'il est appelé Beato Angelico.
« Fra Giovanni fut un homme simple et de mœurs très saintes. Il ne cessa de pratiquer la peinture et ne voulut jamais faire que des sujets religieux. Il aurait pu être riche et ne s’en soucia point. Il fut d’une profonde humanité, sobre, menant une vie chaste, et échappa ainsi aux pièges du monde. Jamais les frères ne l’ont vu en colère; il avait coutume d’admonester ses amis avec un simple sourire. Avec une gentillesse incroyable, il disait à tous ceux qui lui demandaient une œuvre de se mettre d’accord avec le prieur, et qu’ensuite il ne manquerait pas de les satisfaire. Nul autre n’offre des saints qui aient autant l’air de saints. Il ne retoucha et ne transforma jamais aucune de ses peintures. Il n’aurait jamais touché ses pinceaux sans avoir auparavant récité une prière. » (Giorgio Vasari)
La représentation du mystère pour l'Angelico ne peut se réduire à une simple figuration, car la finalité de la peinture, objet matériel en soi, est contradictoire avec le désir de représenter l'immatériel absolu, c'est-à-dire le divin. La peinture de l'Angelico est profondément liée aux réflexions théologiques menées à l'époque autour de l'œuvre de saint Thomas d'Aquin par les dominicains florentins. Il ne peignit jamais d’autres visages que ceux du Seigneur, de la Vierge, des saints et des anges. Jean- Paul II, qui l’a béatifié en 1982 et déclaré saint patron des artistes en 1984, a défini son œuvre comme “une prière peinte”.
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Re: Saints dominicains
19 février Bx Alvaro de Cardona ou Alvárez de Cordoue, Zamora (León) v1350 - Cordoue 19 février 1430.
Il fut après la Reconquista l’apôtre de l’Andalousie, tandis que st Vincent Ferrier évangélisait le nord de l’Espagne. De noble famille, il entre en 1368 au couvent Saint-Pierre à Cordoue. Il devint célèbre par son ardente prédication et par sa contemplation de la Passion du Seigneur. Désireux de vivre dans la solitude et la perfection où pouvoir fortifier son esprit pour un apostolat plus fructueux, il fonde près de Cordoue, avec l'aide du roi Juan II de Castille dont il était le confesseur, le monastère de la Scala Cæli où il opéra la réforme initiée par le Bx Raymond de Capoue et ses disciples. Au retour d'un pèlerinage à Jérusalem (où il fut attristé par l’endurcissement des mauvais catholiques) il introduisit dans son couvent, et de là dans tout l’Occident, la vénération du chemin de croix, qu’il avait découverte là-bas. De nuit il se retirait dans une grotte distante du couvent. À l’imitation de st Dominique, il y priait et se flagellait. Avec le temps, elle devint un lieu de pèlerinage pour les fidèles. Il avait le don de prophétie et fit des miracles. On dit que les anges l’ont aidé à construire Scala Caeli, en apportant de nuit des matériaux. Comme un jour le garde-manger ne contenait plus qu’une salade, Alváro invita les frères à table, dit le Benedicite et envoya le serveur à la porte, où un étranger arrivait justement avec une voiture à âne pleine de nourriture. Une fois il trouva dans la rue un mendiant mourant ; il l’enveloppa dans son manteau et le porta au couvent; quand il ouvrit le manteau, il trouva un crucifix qui est encore actuellement à Scala Caeli. La cloche de la chapelle où se trouvent les restes d’Alvaro sonne toute seule, encore aujourd’hui, quand quelqu’un dans le couvent va mourir. Plusieurs fois ses reliques devaient être portées à Cordoue, mais chaque fois une forte tempête empêcha le transport. Béatifié en 1741. http://ca.wikipedia.org/wiki/%C3%80lvar_de_C%C3%B2rdova
19 février Rosina Ferro, née à Villareggio (Turin) 14 mai 1851, +Turin 19 février 1912.
Elle était la domestique du curé d’un village voisin. À l’âge de 24 ans, elle eut des apparitions de la Vierge : elle vit au bord de la route la Mère des douleurs, silencieuse et entourée d’anges. Pendant tout juillet et août 1875 elle la voyait tous les jours à la même heure et au même endroit. Plus tard elle reçut les stigmates et souffrit la passion chaque vendredi. Sa vie fut assez tourmentée et elle dut plusieurs fois déménager. Elle put aussi rencontrer le pape Pie IX. Finalement elle s’installa à Turin. Elle entra chez les tertiaires dominicaines. Elle mourut abandonnée de tous dans une petite chambre près du sanctuaire de la Consolata. Après sa mort, son corps redevint miraculeusement jeune, comme il lui avait été prédit dans une des apparitions.
Sa cause de béatification a été introduite.
19 février Servante de Dieu Ana (Maria Rosa) de la Torre Guerrero, née le 3 mai 1880 à Mexico, +19 février 1958 à Mexico.
Fondatrice des sœurs dominicaines de st Thomas d’Aquin.
Nihil obstat 20 mai 1996, décret de validité de l’enquête diocésaine 18 décembre 1998.
20 février Juan Tomas Gonzalez Arintero, né le 24 juin 1860 à Lugeros, León (Espagne), + 20 février 1928 à Salamanque.
À 10 ans il sentit une vraie passion pour l’étude. Ses parents l’envoyèrent étudier à Boñar, avec un professeur, puis il alla au couvent dominicain de Corias (Asturies) où il prit l’habit à l’âge de 15 ans. Dans ce couvent avait commencé la restauration de la Province d’Espagne, effectuée par les frères de la Province des Philippines, si bien que le jeune Arintero se sentit attiré par les missions. À Corias il y avait un vrai enthousiasme dans l’Ordre pour restaurer la doctrine de saint Thomas d’Aquin; enthousiasme qui fut à échelle universelle peu après avec l’encyclique Aeterni Patris de Léon XIII. Il reçut une bonne formation philosophique, il connut bien la pensée philosophique de saint Thomas et l’histoire de la philosophie en général. Mais il dut interrompre ses études de théologie au bout de deux ans, parce que les supérieurs l’envoyèrent à Salamanque étudier la physique et la chimie, en vue d’être envoyé plus tard au collège royal de nobles de Vergara (Guipúzcoa), dirigé alors par les dominicains. La nécessité d’être autodidacte en ses études de théologie lui donna une ouverture intellectuelle à laquelle il n’aurait peut-être pas accédé sans cela.
À Salamanque, au couvent Saint-Étienne il lia une amitié durable avec le dominicain français Marie-Joseph Lagrange (voir 10 mars), futur fondateur de l’École Biblique de Jérusalem.
À l’université de Salamanque il expérimenta l’affrontement qui existait entre le monde de la science et le monde de la foi. Depuis lors il se proposa de se servir de la science pour défendre la foi. Il vécut la préoccupation d’harmoniser la science et la foi. Arintero fut non seulement un ecclésiologue et un mystique, mais aussi un apologiste (défenseur de la foi).
De Salamanque il passa à Vergara, où il enseigna mathématiques, physique, chimie et sciences naturelles, et travailla à l’organisation du musée de sciences naturelles, classant minéraux et plantes, et disséquant les animaux. Ses œuvres de cette époque, Le déluge universel de la Bible et de la tradition et Le Paradis et la géologie (recueil d’articles) sont bien accueillis par la critique.
Après avoir été professeur à Vergara, il revient à Corias, où il forme les jeunes dominicains. Durant ces années, il écrit une œuvre en 8 volumes sur l’évolution. Arrivent dans son horizon de préoccupations, à cause de diverses expériences personnelles, le dynamisme de la grâce, son action dans les personnes et le charisme qui imprègne l’expérience mystique. Un de ses biographes dit que “les âmes l’amenèrent à la doctrine, et la doctrine aux âmes; ce furent principalement les âmes et la doctrine qui lui ouvrirent les yeux pour résoudre de façon satisfaisante le grand problème de sa propre vie, et même de la vie chrétienne en général dans son sens le plus profond, essentiel et salvateur”.
En 1898 on l’envoie à Salamanque enseigner la théologie au couvent Saint-Étienne aux jeunes théologiens dominicains. Durant ces années, il a l’occasion d’approfondir ses intuitions initiales sur l’expérience mystique. Consacré entièrement à l’étude, il commence à programmer ce qui sera plus tard quelques-unes de ses œuvres principales. De Salamanque il fut envoyé à Valladolid (1900-1903) où verront le jour trois livres importants :
L’hexameron et la science moderne ; La Providence et l’évolution ; Téléologie et théophobie.
De retour à Salamanque, il publie en 1908 le 3ème volume de sa grande œuvre Développement et vitalité de l’Église : III. Évolution mystique.
De 1909 à 1911, Arintero se trouve à Rome, où il enseigne à l’Angelicum récemment fondé, qui deviendra l’Université pontificale Saint Thomas. En 1911, de retour à Salamanque, il publie le second tome de son ecclésiologie, intitulé Évolution doctrinale, qui reçoit de la critique des accusations très dures. Certaines de ses thèses sur la vie mystique et la contemplation acquise (celle qui met en relief surtout l’activité et l’effort de l’orant, supposant toujours qu’il s’agit d’une activité informée par la grâce) face à la contemplation proprement dite (celle que l’Esprit Saint infuse par l’action de ses dons), ne furent pas bien comprises. Il y eut aussi un rejet de celles-ci, notamment de la part de certains membres de l’Ordre carmélitain.
Cette expérience de rejet l’amena à se renfermer et garder le silence pendant un temps. Il utilisa la revue Science Thomiste comme organe d’expression de ses idées sur l’expérience mystique. Mais en 1925 il publie une œuvre avec la prétention d’éclaircir au maximum les malentendus que ses thèses avaient produits. Cette œuvre s’appelle La vraie mystique traditionnelle.
Fondateur de la revue Vie Surnaturelle, qui existe toujours, il l’entendit toujours comme un moyen d’apostolat qui lui permette d’arriver plus loin qu’avec ses livres, destinés à un public plus spécialisé et plus réduit.
Après la mort d’Arintero, un de ses camarades et collègues de Salamanque, J. D. Berruela, traça son portrait moral: « Je n’ai pas connu, à la fac, de compagnon plus humble, plus timide, plus désireux de passer inaperçu que cet Arintero, qui termina ses études de sciences à Salamanque en 1886. Quand, 20 ou 30 ans après, je le vis transformé en Maître de théologie, il était toujours le même : candide, ingénu, plein d’enfance spirituelle, sans ombre d’arrogance, à mille lieues de toute pédanterie. Si de beaucoup de personnes vaines on peut dire avec raison qu’elles s’écoutent parler, du P. Arintero on peut affirmer qu’il était sourd à lui-même. Tout son langage, comme chez les enfants, était pour communiquer sa pensée, avec sincérité, à qui voulait l’écouter. »
Béatification en cours.
Il fut après la Reconquista l’apôtre de l’Andalousie, tandis que st Vincent Ferrier évangélisait le nord de l’Espagne. De noble famille, il entre en 1368 au couvent Saint-Pierre à Cordoue. Il devint célèbre par son ardente prédication et par sa contemplation de la Passion du Seigneur. Désireux de vivre dans la solitude et la perfection où pouvoir fortifier son esprit pour un apostolat plus fructueux, il fonde près de Cordoue, avec l'aide du roi Juan II de Castille dont il était le confesseur, le monastère de la Scala Cæli où il opéra la réforme initiée par le Bx Raymond de Capoue et ses disciples. Au retour d'un pèlerinage à Jérusalem (où il fut attristé par l’endurcissement des mauvais catholiques) il introduisit dans son couvent, et de là dans tout l’Occident, la vénération du chemin de croix, qu’il avait découverte là-bas. De nuit il se retirait dans une grotte distante du couvent. À l’imitation de st Dominique, il y priait et se flagellait. Avec le temps, elle devint un lieu de pèlerinage pour les fidèles. Il avait le don de prophétie et fit des miracles. On dit que les anges l’ont aidé à construire Scala Caeli, en apportant de nuit des matériaux. Comme un jour le garde-manger ne contenait plus qu’une salade, Alváro invita les frères à table, dit le Benedicite et envoya le serveur à la porte, où un étranger arrivait justement avec une voiture à âne pleine de nourriture. Une fois il trouva dans la rue un mendiant mourant ; il l’enveloppa dans son manteau et le porta au couvent; quand il ouvrit le manteau, il trouva un crucifix qui est encore actuellement à Scala Caeli. La cloche de la chapelle où se trouvent les restes d’Alvaro sonne toute seule, encore aujourd’hui, quand quelqu’un dans le couvent va mourir. Plusieurs fois ses reliques devaient être portées à Cordoue, mais chaque fois une forte tempête empêcha le transport. Béatifié en 1741. http://ca.wikipedia.org/wiki/%C3%80lvar_de_C%C3%B2rdova
19 février Rosina Ferro, née à Villareggio (Turin) 14 mai 1851, +Turin 19 février 1912.
Elle était la domestique du curé d’un village voisin. À l’âge de 24 ans, elle eut des apparitions de la Vierge : elle vit au bord de la route la Mère des douleurs, silencieuse et entourée d’anges. Pendant tout juillet et août 1875 elle la voyait tous les jours à la même heure et au même endroit. Plus tard elle reçut les stigmates et souffrit la passion chaque vendredi. Sa vie fut assez tourmentée et elle dut plusieurs fois déménager. Elle put aussi rencontrer le pape Pie IX. Finalement elle s’installa à Turin. Elle entra chez les tertiaires dominicaines. Elle mourut abandonnée de tous dans une petite chambre près du sanctuaire de la Consolata. Après sa mort, son corps redevint miraculeusement jeune, comme il lui avait été prédit dans une des apparitions.
Sa cause de béatification a été introduite.
19 février Servante de Dieu Ana (Maria Rosa) de la Torre Guerrero, née le 3 mai 1880 à Mexico, +19 février 1958 à Mexico.
Fondatrice des sœurs dominicaines de st Thomas d’Aquin.
Nihil obstat 20 mai 1996, décret de validité de l’enquête diocésaine 18 décembre 1998.
20 février Juan Tomas Gonzalez Arintero, né le 24 juin 1860 à Lugeros, León (Espagne), + 20 février 1928 à Salamanque.
À 10 ans il sentit une vraie passion pour l’étude. Ses parents l’envoyèrent étudier à Boñar, avec un professeur, puis il alla au couvent dominicain de Corias (Asturies) où il prit l’habit à l’âge de 15 ans. Dans ce couvent avait commencé la restauration de la Province d’Espagne, effectuée par les frères de la Province des Philippines, si bien que le jeune Arintero se sentit attiré par les missions. À Corias il y avait un vrai enthousiasme dans l’Ordre pour restaurer la doctrine de saint Thomas d’Aquin; enthousiasme qui fut à échelle universelle peu après avec l’encyclique Aeterni Patris de Léon XIII. Il reçut une bonne formation philosophique, il connut bien la pensée philosophique de saint Thomas et l’histoire de la philosophie en général. Mais il dut interrompre ses études de théologie au bout de deux ans, parce que les supérieurs l’envoyèrent à Salamanque étudier la physique et la chimie, en vue d’être envoyé plus tard au collège royal de nobles de Vergara (Guipúzcoa), dirigé alors par les dominicains. La nécessité d’être autodidacte en ses études de théologie lui donna une ouverture intellectuelle à laquelle il n’aurait peut-être pas accédé sans cela.
À Salamanque, au couvent Saint-Étienne il lia une amitié durable avec le dominicain français Marie-Joseph Lagrange (voir 10 mars), futur fondateur de l’École Biblique de Jérusalem.
À l’université de Salamanque il expérimenta l’affrontement qui existait entre le monde de la science et le monde de la foi. Depuis lors il se proposa de se servir de la science pour défendre la foi. Il vécut la préoccupation d’harmoniser la science et la foi. Arintero fut non seulement un ecclésiologue et un mystique, mais aussi un apologiste (défenseur de la foi).
De Salamanque il passa à Vergara, où il enseigna mathématiques, physique, chimie et sciences naturelles, et travailla à l’organisation du musée de sciences naturelles, classant minéraux et plantes, et disséquant les animaux. Ses œuvres de cette époque, Le déluge universel de la Bible et de la tradition et Le Paradis et la géologie (recueil d’articles) sont bien accueillis par la critique.
Après avoir été professeur à Vergara, il revient à Corias, où il forme les jeunes dominicains. Durant ces années, il écrit une œuvre en 8 volumes sur l’évolution. Arrivent dans son horizon de préoccupations, à cause de diverses expériences personnelles, le dynamisme de la grâce, son action dans les personnes et le charisme qui imprègne l’expérience mystique. Un de ses biographes dit que “les âmes l’amenèrent à la doctrine, et la doctrine aux âmes; ce furent principalement les âmes et la doctrine qui lui ouvrirent les yeux pour résoudre de façon satisfaisante le grand problème de sa propre vie, et même de la vie chrétienne en général dans son sens le plus profond, essentiel et salvateur”.
En 1898 on l’envoie à Salamanque enseigner la théologie au couvent Saint-Étienne aux jeunes théologiens dominicains. Durant ces années, il a l’occasion d’approfondir ses intuitions initiales sur l’expérience mystique. Consacré entièrement à l’étude, il commence à programmer ce qui sera plus tard quelques-unes de ses œuvres principales. De Salamanque il fut envoyé à Valladolid (1900-1903) où verront le jour trois livres importants :
L’hexameron et la science moderne ; La Providence et l’évolution ; Téléologie et théophobie.
De retour à Salamanque, il publie en 1908 le 3ème volume de sa grande œuvre Développement et vitalité de l’Église : III. Évolution mystique.
De 1909 à 1911, Arintero se trouve à Rome, où il enseigne à l’Angelicum récemment fondé, qui deviendra l’Université pontificale Saint Thomas. En 1911, de retour à Salamanque, il publie le second tome de son ecclésiologie, intitulé Évolution doctrinale, qui reçoit de la critique des accusations très dures. Certaines de ses thèses sur la vie mystique et la contemplation acquise (celle qui met en relief surtout l’activité et l’effort de l’orant, supposant toujours qu’il s’agit d’une activité informée par la grâce) face à la contemplation proprement dite (celle que l’Esprit Saint infuse par l’action de ses dons), ne furent pas bien comprises. Il y eut aussi un rejet de celles-ci, notamment de la part de certains membres de l’Ordre carmélitain.
Cette expérience de rejet l’amena à se renfermer et garder le silence pendant un temps. Il utilisa la revue Science Thomiste comme organe d’expression de ses idées sur l’expérience mystique. Mais en 1925 il publie une œuvre avec la prétention d’éclaircir au maximum les malentendus que ses thèses avaient produits. Cette œuvre s’appelle La vraie mystique traditionnelle.
Fondateur de la revue Vie Surnaturelle, qui existe toujours, il l’entendit toujours comme un moyen d’apostolat qui lui permette d’arriver plus loin qu’avec ses livres, destinés à un public plus spécialisé et plus réduit.
Après la mort d’Arintero, un de ses camarades et collègues de Salamanque, J. D. Berruela, traça son portrait moral: « Je n’ai pas connu, à la fac, de compagnon plus humble, plus timide, plus désireux de passer inaperçu que cet Arintero, qui termina ses études de sciences à Salamanque en 1886. Quand, 20 ou 30 ans après, je le vis transformé en Maître de théologie, il était toujours le même : candide, ingénu, plein d’enfance spirituelle, sans ombre d’arrogance, à mille lieues de toute pédanterie. Si de beaucoup de personnes vaines on peut dire avec raison qu’elles s’écoutent parler, du P. Arintero on peut affirmer qu’il était sourd à lui-même. Tout son langage, comme chez les enfants, était pour communiquer sa pensée, avec sincérité, à qui voulait l’écouter. »
Béatification en cours.
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