Non, un matériau ne "rajeunit" pas suite à une exposition dans un incendie. On parle de fission d'atomes, pas de brûlure. A la rigueur, un échantillon trop brûlé est corrompu, mais on évite de s'en servir à ce moment là.Raistlin a écrit : Deux remarques à cela :
1- Les experts ne sont pas tous aussi catégoriques sur la possibilité d'un "rajeunissement" du Linceul lié à la chaleur ou suite à un phénomène encore inconnu. C'est un phénomène observé (dans le cas d'une exposition à de fortes chaleur du moins).
Et les "experts" le savent très bien: il aurait fallu exposer le lin à des radiations nucléaires, non à des radiations d'une combustion, pour le "rajeunir".
Le dessin du Codex de Pray présente des variables par rapport au linceul en lui même, et donc ne peut servir de référence. Par ailleurs, le contraire a très bien pu se passer, c.a.d. le Codex de Pray ayant pu servir de référence au créateur du linceul.Raistlin a écrit : 2- Il aurait été bon que cette personne se renseigne sur le codex de Pray, daté au plus tard de 1195 et qui comporte des gravures faisant référence, sans l'ombre d'un doute, au Linceul (on le reconnaît notamment par les traces de brûlures en forme de « L » si caractéristiques). 1195 (au plus tard), c'est déjà en dehors de l'intervalle de la datation C14.
Ces "choses" sont bien maigres, et on peut les tourner dans tous les sens que ça ne changerai rien: vous êtes vous interrogés sur la faible portée de ces éléments ?Raistlin a écrit : Pour ma part, je ne pense pas du tout que la datation soit fausse, dans le sens où il y aurait eu une erreur d’échantillonnage ou, pire, une fraude des expérimentateurs. Cependant, il est scientifiquement idiot de se focaliser sur un outil en ignorant les apports des disciplines scientifiques. Or justement, certaines choses (dont le codex de Pray) indiquent clairement que le Linceul ne date pas du Moyen-Âge. Il faut donc s’interroger sur les raisons de ces discordances plutôt que de brandir la datation au C14 comme si elle était infaillible.
Un livre de liturgie, présentant un dessin vaguement ressemblant au linceul, devant une méthode de datation scientifique certes limitée mais qui a fait ses preuves... Difficile de se dire "scientifique", si vous rejetez ce qui l'est effectivement...
Et bien, refaisons la datation.Raistlin a écrit : Cette méthode, certes très fiable, a déjà prouvé qu’elle n’était pas exempte d’apories.
Vous présupposez d'une intention. Peu importe ses motivations, ni ce que vous, vous feriez à sa place. Le fait est qu'il les a fait, point.Raistlin a écrit : En outre, l'hypothèse d'un faussaire ne tient pas la route pour d'autres raisons : pourquoi faire un "faux" que personne ne pourrait reconnaître ? Un faussaire ne fait pas d'oeuvre d'art unique, il imite.
Ils ont semble-t-il été détruits (cf les mêmes sources historiques qui en mentionnent l'existence depuis le XIVème siècle).Raistlin a écrit : Où sont les autres objets de type Linceul ?
Ah, il n'y a pas d'image mais les traces de sang sont placés de la même façon. On aimerait donc des images références, pas des affirmations.Raistlin a écrit : Il y aurait bien le suaire d'Oviedo (le linge qui aurait dû recouvrir la tête du cadavre), dont les taches, comme par hasard, correspondent à celles du Linceul. Avec le même groupe sanguin... Mais même ce tissu n’est pas comme le Linceul puisqu’il n’y a pas d’image.
Pour ce qui est du groupe sanguin, le type AB n'existait avant (environ) l'an mille.
Bon, il y a de tout mais pour faire vite: le tissage n'était pas "étranger" (et même commun, puisque le lin est une matière première introduite en France par Charlemagne au IXème), il n'y a de pollens ni de traces de minéraux quelconques (les photos d'échantillon n'avaient aucun rapport avec le linceul), il est facile - même vous, vous pouvez le faire, essayez vous verrez ! - de dessiner des écoulements de sang, pas besoin d'être médecin...Raistlin a écrit : Bref, moi je veux bien que le Linceul soit l’œuvre d’un faussaire du Moyen-Âge mais il faudrait quand même qu’on m’explique non seulement comment il a fait, mais surtout pourquoi il se serait embêté à reproduire un tissage étranger à celui de son époque mais courant à celle du Christ, à prendre des pollens et des traces de terre de Palestine pour en mettre sur le tissu, à reproduire exactement et précisément, comme l’aurait fait un médecin moderne, les écoulements sanguins, etc.
Probablement qu'il vaudrait mieux voir les photos originales non retouchées, voire encore mieux le linceul en lui même plutôt que des photos, et les zones concernées sur le linceul en lui même.Raistlin a écrit : Ça c'est tout à fait possible, mais quelles preuves donne-t-il ? Car des experts en imagerie numérique ont travaillé sur ses caractères. Certes, le sujet fait débat et il ne m'a pas semblé lire de conclusion définitive sur le sujet, mais votre expert, mis à part dénoncer ce qui ne lui convient pas (pour quelles raisons au fait ? idéologiques ou scientifiques ?), à quelles analyses a-t-il eu recours lui-même pour invalider les travaux des autres ?
Reste que l'expert du journal a raison: c'est un petit peu "facile" de fourrer de force des caractères avec des retouches grossières. Moi même, je peux y mettre mon numéro de téléphone en "forçant" la paréidolie.Raistlin a écrit : N'ayant pas lu le libre de Mme Frale, je ne peux me prononcer. Je sais seulement qu'elle est experte dans son domaine. Peut-être conclut-elle trop rapidement et fait-elle des hypothèses hasardeuses, nul n'est parfait et je peux concevoir que Mme Frale ait commis une erreur. Mais notez toutefois qu’en ce qui concerne les inscriptions tracées au feutre, s'il s'agit de les rendre visible pour le lecteur, je ne vois a priori pas où est le problème.
Donc, si elle a un endroit particulier à surligner, elle pouvait tout simplement l'entourer en mettant un commentaire en dessous pour préciser ce qu'elle a cru y lire.
Pour votre information, l'aragonite de travertin est un aragonite très commun, dont les Romains se servaient pour leurs constructions. Difficile donc de conclure à son unicité régionale...Raistlin a écrit : Quoiqu'il en soit, il n'aura pas fallu Mme Frale pour que les scientifiques voient des choses sur le Linceul qui ne vont pas avec l'hypothèse du faux. Votre magazine parle-t-il de l'aragonite du travertin (forme très rare de calcite, jusqu'ici trouvée uniquement près de Jérusalem) retrouvée dans le Linceul ?
Le sang brunit passé un certain âge avant de noircir (renseignez vous auprès de votre médecin), âge largement atteint pour le linceul. Les "tâches" rouges foncées ou vives et les écoulements correspondants ne peuvent donc pas en être.Raistlin a écrit : Ou des traces de sang (et non pas de peinture comme l'avait supposé McCrone) ?
Ah oui, les photos d'encyclopédies de Max Frei... Personne ne les a vus, sauf lui...Raistlin a écrit : Et les pollens prouvant que le Linceul a bien séjourné dans la région de Jérusalem ?
Et c'est sencé prouver quoi, qu'il n'y ai qu'un seul type de tissu ? Les mélanges n'étaient pas systématique, même au moyen âge...Raistlin a écrit : Et le fait que le tissage du lin, sans mélange de laine (usage juif interdisant de mélanger fibres animales et végétales), corresponde aux techniques et aux usages du 1er siècle ?
Et non, Blanrue et Garlaschelli, lors de leur reproduction avec des bas reliefs, n'ont obtenu aucune distorsion. Enfin, les personnes de l'article parle "dans l'optique du moulage d'un corps et donc d'une véritable image tridimensionnelle, on aurait obtenu une image distordue".Raistlin a écrit : Drôles d'arguments... L'absence de distorsion prouve justement que ce n'est pas un faux car si on avait "peint" le Linceul une fois posé sur une statue ou un bas-relief, on aurait justement obtenu une distorsion.
Imaginez que vous mouliez une sphère, vous auriez obtenu... un truc ovale ! Et l'absence de distorsion montre que le "truc" à l'intérieur était aussi plat qu'une limande...
Oui, d'ailleurs on attend toujours la démonstration scientifique qu'un corps générant une intense lumière, "imprimant" de cette manière du lin, existe, ou puisse exister...Raistlin a écrit : Pour expliquer l'absence de distorsion, certains ont imaginé que ça aurait été le cas si une intense lumière, ayant impressionné le Linceul, aurait jailli du corps, dans toutes les directions.
Pour vous, le long bras gauche est donc bien proportionné ? La tête plus petite que ce qu'elle devrait être est bien proportionnée ?Raistlin a écrit : Quant à l'argument byzantin, je veux bien mais la forme du corps du Christ est celle d'un homme proportionné, et non d'un dessin.
La position est logique d'une personne morte enveloppée dans du lin à votre avis ?
Avez vous côtoyé le faussaire en question pour connaître ses goûts et ses préférences ?Raistlin a écrit : Bien plus, les byzantins avaient-ils gardé le souvenir que la crucifixion se faisait dans les poignets et non les paumes ? Car c'est quelque chose que tout le monde avait oublié. Bien plus, il me semble étrange d'invoquer d'un côté un faussaire du Moyen-Âge européen (et donc répondant aux références artistiques de son époque) pour ensuite parler d'un style byzantin.
C'est vous qui les jugez "précis et exacts". Et si "être tellement crédible" vous suffit, cela ne suffit pas à d'autres. Eux évaluent en comparant l'art occidental dans sa globalité et font une estimation.Raistlin a écrit : Quant aux plaies « caractéristiques de l’art occidental », il faudrait un peu justifier. Car les plaies ont justement été étudiées par des médecins qui affirment que les détails sont précis et exacts. Si donc par « art occidental », « être tellement crédible qu’on jurerait que le Linceul a bien enveloppé un corps martyrisé », ça me va.
Non non, il n'y a pas eu que ça. Il y a la tête (alouette ?) trop petite et sans pratiquement de cou, et le bras gauche anormalement allongé. Nous sommes loin du "détail" que représente les jambes.Raistlin a écrit : Oui, il y a des déformations anatomiques. Les seules dont j'ai entendu parler étaient les jambes, étrangement courtes.
Ah bon ?Raistlin a écrit : Mais l'explication a été trouvée depuis longtemps : en mourant sur la croix, le supplicié avait les genoux fléchis.
Quelles sont vos références qui vous permettent d'avoir une description aussi précise d'un crucifié ?
Euh non, on ne peut conserver une position en rigidité cadavérique, puisque cette dernière "lâche" au bout de deux ou trois jours. Ou alors, il a "disparu" avant la fin de sa rigidité ?Raistlin a écrit : Position qu'il a conservé ensuite, à cause de la rigidité cadavérique.
Tiens au fait, il n'est pas sencé avoir les deux bras allongés sur les côtés du fait de sa crucifixion ? Ca bloque un peu avec votre hypothèse de rigidité cadavérique, ou alors ils lui ont tordu les bras pour les mettre dans la position dans laquelle il s'est imprimé ?
Raistlin a écrit : Le Linceul n'était donc pas tendu bien à plat sur le mort, il épousait en partie la forme prise par le cadavre.
D'accord, il est lâche. Mais comment, alors, le dessin a-t-il pu être aussi "net" ? Toujours sans vague, presque propre ? Et où sont les distorsions de la partie en contact avec le corps ?
Ce ne sont pas des "déformations" comme des "distorsions", ce sont des disproportions. L'un et l'autre n'ont rien à voir.Raistlin a écrit : Et lorsque l'image s'est formée, il y a eu logiquement déformation. Cet argument se retourne d'ailleurs contre son auteur : dans le cas d'un faussaire, ne faut-il pas imaginer qu'il n'y aurait pas eu ses déformations ?





