Hello Raistlin, vous m'écrivez :
Je note que votre ton se durcit quelque peu : il serait dommage de ne pas continuer cette discusion dans un esprit de douceur et de paix.Il faut croire que notre Seigneur n'est pas d'accord, lui qui a donné à ses apôtres (et à eux seuls), le pouvoir de remettre les péchés. Apparemment, c'était inutile puisqu'il suffirait, selon vous, de prier pour être pardonné et relevé...
Et il faut croire que, décidément, le Seigneur n'enseignait pas la même chose que vous, lui qui a enseigné expressément qu'il fallait manger sa chair et voire son sang. Là aussi, si l'on vous écoute, le Seigneur a parlé pour rien car c'est inutile.
Sur le pouvoir donné par Jésus de remettre les péchés, il me semble avoir déjà eu quelque part cette discussion. Dans Jean 20, 19 sqq, ce ne sont pas seulement les apôtres qui sont réunis, mais les disciples. Jésus leur donne autorité pourre mettre ou retenir les péchés de quiconque, en l'occurence des chrétiens bien entendu. Cela signifie que l'Eglise, ou Assemblée, qui allait bientôt être formée, aurait autorité de la part de Seigneur, pour exercer la discipline en son sein, afin d'exclure le méchant ou de l'admettre à nouveau s'il s'était repenti et avait été restauré. Nous voyons cela en 1 Cor 5 et en 2 Cor 2. Cela est une discipline gouvernementale par rapport au témoignage sur la terre. Cela ne remettait pas en cause le salut éternel de la personne exclue si elle était chrétienne,
En effet le chrétien est sauvé, justifié ; il a la rémission des péchés, la rédemption ; tous ses péchés ont été pardonnés, ayant été portés à la croix du calvaire. S'il pèche, ce qui arrive souvent, il a un avocat auprès du Père, Jésus Christ le Juste (1 Jean 2, 1-3). Quant à lui, il est appelé à se rendre compte, par l'Esprit, de son péché, s'en repentir et le confesser à Dieu (parfois aussi aux autres chrétiens selon Jacques 5). De ce fait il retrouve la communion avec Dieu qu'il avait perdue du fait de son péché. Mais communion n'est pas la même chose que le salut : un chrétien (né de nouveau et scellé du Saint Esprit) ne peut jamais perdre son salut. Tout cela est attesté par de nombreux passages bibliques?
Quant à "manger sa chair et boire son sang" de Jean 6, j'en ai déjà discuté il me semble. Ce n'est pas du tout la même chose que prendre la Cène. Une seule illustration : si Jean 6 était la Cène, alors même un non croyant qui prendrait la Cène ne serait-ce qu'une fois (il y en a eu et il y en a) aura la vie éternelle, puisque Jésus a dit : "celui qui mange ma chair et qui boit mon sang a la vie éternelle" (Jean 6,54). En fait la signification de Jean 6 est autre.
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