[align=justify]Suite au décès de Mgr Luigi Giussani, fondateur du mouvement Communion et Libération, le 22 février dernier, beaucoup de choses ont été dites et écrites sur ce mouvement et cela m'a finalement poussé à m'y intéresser. Tout d'abord il faut savoir que Communion et Libération – qui s'appelait encore le groupe Jeunesse étudiante – a été fondée par Mgr Luigi Giussani en 1954 au lycée classique Berchet de Milan avant de s'étendre rapidement dans toute l'Italie. Véritable fer de lance spirituel de la démocratie-chrétienne, Communion et Libération se dote en 1973 d'une aile politique, le Mouvement populaire, qui dénonce la main-mise des marxistes sur l'Éducation et le terrorisme - pas seulement intellectuel - de ces derniers durant les années de plomb. Le rayonnement de Communion et Libération en Italie est très large puisque de ses rangs sortirent des dirigeants politiques de premier plan comme Giulio Andreotti ou encore des philosophes comme Rocco Buttiglione mais le mouvement, qui compte aujourd'hui près de 100 000 adhérents prêtres et laïcs, s'étend désormais à de nombreux autres pays.
Les membres de Communion et Libération sont issus de tous les milieux professionnels mais professent tous le même engagement à porter le message du Christ et de son Église quotidiennement dans leur vie privée comme dans leur vie professionnelle. On retrouve les membres de Communion et Libération aussi bien dans la vie politique, que dans les médias, la famille, la culture ou encore la formation intellectuelle.
Pour en savoir plus sur ce mouvement, voici son site officiel disponible en italien, en anglais et en espagnol: http://www.clonline.org. Vous pouvez également contacter directement Communion et Libération par courriel (communion.liberation@free.fr), par courrier postal (15 avenue Franco-Russe – 75007 Paris) ou encore par téléphone (01 47 53 91 75).
Franck[/align]
Communion et Libération
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L'hommage de Mgr Ratzinger à Don Giussiani
[align=justify]Voici la traduction réalisée par Silvio Guerra pour Décryptage (http://www.libertepolitique.com/public/ ... hp?id=1152) de l'hommage rendu par Mgr Ratzinger à Don Giussani, le fondateur de Communion et Libération, lors de ses funérailles le 24 février dernier à Milan.
Chers frères dans l'épiscopat et dans le sacerdoce, « en voyant Jésus, les disciples se réjouirent ». Ces paroles de l'Évangile que nous venons de lire nous montrent le centre de la personnalité et de la vie de notre cher don Giussani.
Don Giussani avait grandi dans une maison – comme il le dit – pauvre en pain, mais riche en musique et c'est comme cela que, depuis le début, il était touché, et même blessé, par le désir de beauté et qu'il ne se contentait pas d'une quelconque beauté, d'une beauté banale : il cherchait la Beauté même, la Beauté infinie, et c'est comme cela qu'il a trouvé Jésus-Christ, en Jésus-Christ la vraie beauté, le chemin de la vie, la vraie joie.
Déjà dans sa jeunesse, il avait créé avec d'autres jeunes une communauté qui s'appelait Studium Christi ; leur programme fut de ne parler de rien d'autre que de Jésus-Christ, parce que tout le reste apparaissait comme une perte de temps. Naturellement, il a su ensuite dépasser cette unilatéralité, mais il en a toujours conservé la substance — seul Jésus-Christ donne sens à tout dans notre vie — et il a toujours tenu le regard de sa vie et de son cœur fixé sur Jésus-Christ. De cette manière, il a compris que le christianisme n'est pas un système intellectuel, un paquet de dogmes, un moralisme, mais que le christianisme est une rencontre, une histoire d'amour, un événement.
Cet amour de Jésus-Christ, cette histoire d'amour qui est toute sa vie, n'avait cependant rien à voir avec un quelconque enthousiasme léger, un quelconque romantisme vague ; réellement, en voyant Jésus-Christ, il a su que rencontrer Jésus-Christ veut dire suivre Jésus-Christ, que cette rencontre est une route, un chemin qui traverse – comme nous l'avons lu dans le psaume – même la « vallée obscure ». Et dans l'Évangile, dans le second Évangile, nous avons précisément entendu la dernière ombre de la souffrance de Jésus-Christ, de l'apparente absence de Dieu, de l'éclipse du Soleil du monde. Il savait que suivre, c'est traverser une "vallée obscure", cela veut dire aller sur le chemin de la croix, et cependant vivre dans la vraie joie.
Pourquoi est-ce ainsi ? Le Seigneur lui-même a traduit ce mystère de la croix, qui en réalité est le mystère de l'amour, avec une formule où s'exprime toute la réalité de notre vie. Le Seigneur dit : « Qui cherche sa vie, veut avoir sa vie pour lui, la perdra, et celui qui perd sa vie la trouvera. »
Réellement, don Giussani ne voulait pas que sa vie fut pour lui, mais il a donné sa vie, et c'est précisément comme cela qu'il a trouvé la vie, non seulement pour lui, mais pour beaucoup d'autres. Il a réalisé ce que nous avons entendu dans le premier Évangile : il ne voulait pas être un maître, il voulait servir, il était un fidèle serviteur de l'Évangile, il a distribué toute la richesse de son cœur, il a distribué la richesse divine de l'Évangile de laquelle il était pénétré et, en servant de cette manière, en donnant sa vie, celle-ci a porté de riches fruits comme nous le voyons maintenant, il est devenu le père d'un grand nombre et, ayant guidé les personnes non vers lui-même, mais vers Jésus-Christ, il a vraiment gagné les cœurs, il a aidé à améliorer le monde, à ouvrir les portes du monde pour le ciel.
Cette centralité de Jésus-Christ dans sa vie lui a aussi donné le don du discernement, le don de déchiffrer de manière vraie les signes des temps en un temps difficile, plein de tentations et d'erreurs, comme nous le savons. Pensons à 1968 et aux années qui ont suivi, lorsqu'un premier groupe se rendit au Brésil et fut confronté à cette extrême pauvreté, à cette misère. Que faire ? Comment répondre ? Et la tentation fut grande de dire : « Maintenant, nous devons, pour le moment, laisser Jésus-Christ de côté, laisser Dieu de côté, parce qu'il y a des urgences plus pressantes, nous devons d'abord commencer à changer les structures, les choses extérieures, nous devons d'abord améliorer la terre, puis nous pourrons aussi retrouver le ciel. » C'était la grande tentation de ce moment-là, de transformer le christianisme en un moralisme, le moralisme en une politique, de remplacer le croire par le faire. Pourquoi, qu'importe croire ? On peut dire : en ce moment, il faut faire quelque chose. Et cependant, de ce fait, en remplaçant la foi par le moralisme, le croire par le faire, on tombe dans les particularismes, on perd surtout les critères et les orientations, et à la fin, on ne construit pas, on divise.
Monseigneur Giussani, avec sa foi imperturbable et immanquable, a su que, dans cette situation aussi, Jésus-Christ, la rencontre avec Jésus-Christ, demeure centrale, parce que celui qui ne donne pas Dieu donne trop peu et celui qui ne donne pas Dieu, celui qui ne fait pas trouver Dieu dans le visage de Jésus-Christ, ne construit pas mais détruit, parce qu'il fait se perdre l'action humaine dans des dogmatismes idéologiques et faux, comme nous l'avons très bien vu.
Monseigneur Giussani a conservé la centralité de Jésus-Christ et c'est précisément ainsi qu'il a aidé, avec les œuvres sociales, avec le service nécessaire, l'humanité en ce monde difficile où la responsabilité des chrétiens envers les pauvres dans le monde est très grande et urgente.
Celui qui croit doit aussi traverser – nous l'avons dit – la « vallée obscure », les vallées obscures du discernement et, de ce fait, également celle des adversités, des oppositions, des objections idéologiques qui peuvent aller jusqu'aux menaces d'éliminer physiquement les siens pour se libérer de cette autre voix qui ne se contente pas de faire, mais porte un message plus grand, et ainsi une lumière plus grande.
Mgr Giussani, dans la force de la foi, a traversé imperturbablement ces vallées obscures et, naturellement, de par la nouveauté qu'il apportait avec lui, a aussi rencontré des difficultés quant à sa situation à l'intérieur même de l'Église. Si le Saint-Esprit, selon les besoins des temps, crée la nouveauté qui, en réalité, est le retour aux origines, il est toujours difficile de s'orienter et de trouver l'ensemble pacifique de la grande communion de l'Église universelle. L'amour de don Giussani pour Jésus-Christ était aussi l'amour pour l'Église, et ainsi, il est toujours resté fidèle serviteur, fidèle au Saint Père, fidèle à ses évêques.
1/ Communion et Libération nous fait tout de suite penser à cette découverte propre à l'époque moderne qu'est la liberté et nous fait également penser aux paroles de saint Augustin : « Ubi fides ubi libertas » (« Là où est la foi, là est la liberté », NDT). Le cardinal Biffi a attiré notre attention sur la quasi coïncidence de cette expression de saint Augustin avec la fondation de Communion et Libération. Soulignant ainsi la liberté comme don propre de la foi, il nous a aussi dit que la liberté, pour être une véritable liberté humaine, une liberté dans la vérité, a besoin de la communion. Une liberté isolée, une liberté seulement pour soi, serait un mensonge et devrait détruire la communion humaine. Pour être vraie, et donc aussi pour être efficace, la liberté a besoin de la communion, et non d'une quelconque communion mais, en dernière analyse, de la communion avec la vérité même, avec l'amour même, avec Jésus-Christ, avec le Dieu trinitaire. C'est comme cela que l'on construit une communauté qui crée une liberté et donne de la joie.
2/ L'autre fondation, les Memores Domini, nous fait de nouveau penser au deuxième Évangile d'aujourd'hui : la mémoire que le Seigneur nous a donnée dans la sainte Eucharistie, mémoire qui n'est pas un simple souvenir du passé, mais une mémoire qui crée un présent, une mémoire dans laquelle Lui-même se donne dans nos mains et dans nos cœurs et ainsi nous fait vivre.
Au cours de la dernière étape de sa vie, don Giussani a du traverser la vallée obscure de la maladie, de l'infirmité, de la souffrance, mais là encore son regard était fixé sur Jésus ; ainsi, il demeura vrai dans toute sa souffrance, en voyant Jésus, il pouvait se réjouir, la joie du Ressuscité était présente, parce que même dans la passion c'est le Ressuscité qui nous donne la vraie lumière et la joie, et il savait que – comme le dit le psaume – même en traversant cette vallée « je ne crains aucun mal car Tu es avec moi… et j'habiterai la maison du Père ». C'était sa grande force : savoir que « Tu es avec moi ».
Mes chers fidèles, chers jeunes surtout, prenons ce message à cœur, ne perdons pas Jésus-Christ de vue et n'oublions pas que, sans Dieu, on ne construit rien de bien et que Dieu reste énigmatique s'il n'est pas reconnu dans le visage de Jésus-Christ.
Maintenant, votre cher ami don Giussani est arrivé dans l'autre monde et nous sommes convaincus que la porte de la maison du Père s'est ouverte, nous sommes convaincus que maintenant cette parole se réalise pleinement : « en voyant Jésus, ils se réjouirent », il se réjouit avec une joie que personne ne lui enlève. Aujourd'hui, nous voulons remercier le Seigneur pour le grand don de ce prêtre, de ce fidèle serviteur de l'Évangile, de ce père. Nous confions son âme à la bonté de son et notre Seigneur.
À cette heure, nous voulons aussi prier particulièrement pour la santé de notre Saint Père, hospitalisé de nouveau, avec la confiance que le Seigneur l'accompagne et lui donne force et santé. Et prions afin que le Seigneur nous éclaire, nous donne la foi qui construit le monde, la foi qui nous fait trouver le chemin de la vie, la vraie joie. Amen.
Cardinal Joseph Ratzinger,
Préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi[/align]
Chers frères dans l'épiscopat et dans le sacerdoce, « en voyant Jésus, les disciples se réjouirent ». Ces paroles de l'Évangile que nous venons de lire nous montrent le centre de la personnalité et de la vie de notre cher don Giussani.
Don Giussani avait grandi dans une maison – comme il le dit – pauvre en pain, mais riche en musique et c'est comme cela que, depuis le début, il était touché, et même blessé, par le désir de beauté et qu'il ne se contentait pas d'une quelconque beauté, d'une beauté banale : il cherchait la Beauté même, la Beauté infinie, et c'est comme cela qu'il a trouvé Jésus-Christ, en Jésus-Christ la vraie beauté, le chemin de la vie, la vraie joie.
Déjà dans sa jeunesse, il avait créé avec d'autres jeunes une communauté qui s'appelait Studium Christi ; leur programme fut de ne parler de rien d'autre que de Jésus-Christ, parce que tout le reste apparaissait comme une perte de temps. Naturellement, il a su ensuite dépasser cette unilatéralité, mais il en a toujours conservé la substance — seul Jésus-Christ donne sens à tout dans notre vie — et il a toujours tenu le regard de sa vie et de son cœur fixé sur Jésus-Christ. De cette manière, il a compris que le christianisme n'est pas un système intellectuel, un paquet de dogmes, un moralisme, mais que le christianisme est une rencontre, une histoire d'amour, un événement.
Cet amour de Jésus-Christ, cette histoire d'amour qui est toute sa vie, n'avait cependant rien à voir avec un quelconque enthousiasme léger, un quelconque romantisme vague ; réellement, en voyant Jésus-Christ, il a su que rencontrer Jésus-Christ veut dire suivre Jésus-Christ, que cette rencontre est une route, un chemin qui traverse – comme nous l'avons lu dans le psaume – même la « vallée obscure ». Et dans l'Évangile, dans le second Évangile, nous avons précisément entendu la dernière ombre de la souffrance de Jésus-Christ, de l'apparente absence de Dieu, de l'éclipse du Soleil du monde. Il savait que suivre, c'est traverser une "vallée obscure", cela veut dire aller sur le chemin de la croix, et cependant vivre dans la vraie joie.
Pourquoi est-ce ainsi ? Le Seigneur lui-même a traduit ce mystère de la croix, qui en réalité est le mystère de l'amour, avec une formule où s'exprime toute la réalité de notre vie. Le Seigneur dit : « Qui cherche sa vie, veut avoir sa vie pour lui, la perdra, et celui qui perd sa vie la trouvera. »
Réellement, don Giussani ne voulait pas que sa vie fut pour lui, mais il a donné sa vie, et c'est précisément comme cela qu'il a trouvé la vie, non seulement pour lui, mais pour beaucoup d'autres. Il a réalisé ce que nous avons entendu dans le premier Évangile : il ne voulait pas être un maître, il voulait servir, il était un fidèle serviteur de l'Évangile, il a distribué toute la richesse de son cœur, il a distribué la richesse divine de l'Évangile de laquelle il était pénétré et, en servant de cette manière, en donnant sa vie, celle-ci a porté de riches fruits comme nous le voyons maintenant, il est devenu le père d'un grand nombre et, ayant guidé les personnes non vers lui-même, mais vers Jésus-Christ, il a vraiment gagné les cœurs, il a aidé à améliorer le monde, à ouvrir les portes du monde pour le ciel.
Cette centralité de Jésus-Christ dans sa vie lui a aussi donné le don du discernement, le don de déchiffrer de manière vraie les signes des temps en un temps difficile, plein de tentations et d'erreurs, comme nous le savons. Pensons à 1968 et aux années qui ont suivi, lorsqu'un premier groupe se rendit au Brésil et fut confronté à cette extrême pauvreté, à cette misère. Que faire ? Comment répondre ? Et la tentation fut grande de dire : « Maintenant, nous devons, pour le moment, laisser Jésus-Christ de côté, laisser Dieu de côté, parce qu'il y a des urgences plus pressantes, nous devons d'abord commencer à changer les structures, les choses extérieures, nous devons d'abord améliorer la terre, puis nous pourrons aussi retrouver le ciel. » C'était la grande tentation de ce moment-là, de transformer le christianisme en un moralisme, le moralisme en une politique, de remplacer le croire par le faire. Pourquoi, qu'importe croire ? On peut dire : en ce moment, il faut faire quelque chose. Et cependant, de ce fait, en remplaçant la foi par le moralisme, le croire par le faire, on tombe dans les particularismes, on perd surtout les critères et les orientations, et à la fin, on ne construit pas, on divise.
Monseigneur Giussani, avec sa foi imperturbable et immanquable, a su que, dans cette situation aussi, Jésus-Christ, la rencontre avec Jésus-Christ, demeure centrale, parce que celui qui ne donne pas Dieu donne trop peu et celui qui ne donne pas Dieu, celui qui ne fait pas trouver Dieu dans le visage de Jésus-Christ, ne construit pas mais détruit, parce qu'il fait se perdre l'action humaine dans des dogmatismes idéologiques et faux, comme nous l'avons très bien vu.
Monseigneur Giussani a conservé la centralité de Jésus-Christ et c'est précisément ainsi qu'il a aidé, avec les œuvres sociales, avec le service nécessaire, l'humanité en ce monde difficile où la responsabilité des chrétiens envers les pauvres dans le monde est très grande et urgente.
Celui qui croit doit aussi traverser – nous l'avons dit – la « vallée obscure », les vallées obscures du discernement et, de ce fait, également celle des adversités, des oppositions, des objections idéologiques qui peuvent aller jusqu'aux menaces d'éliminer physiquement les siens pour se libérer de cette autre voix qui ne se contente pas de faire, mais porte un message plus grand, et ainsi une lumière plus grande.
Mgr Giussani, dans la force de la foi, a traversé imperturbablement ces vallées obscures et, naturellement, de par la nouveauté qu'il apportait avec lui, a aussi rencontré des difficultés quant à sa situation à l'intérieur même de l'Église. Si le Saint-Esprit, selon les besoins des temps, crée la nouveauté qui, en réalité, est le retour aux origines, il est toujours difficile de s'orienter et de trouver l'ensemble pacifique de la grande communion de l'Église universelle. L'amour de don Giussani pour Jésus-Christ était aussi l'amour pour l'Église, et ainsi, il est toujours resté fidèle serviteur, fidèle au Saint Père, fidèle à ses évêques.
1/ Communion et Libération nous fait tout de suite penser à cette découverte propre à l'époque moderne qu'est la liberté et nous fait également penser aux paroles de saint Augustin : « Ubi fides ubi libertas » (« Là où est la foi, là est la liberté », NDT). Le cardinal Biffi a attiré notre attention sur la quasi coïncidence de cette expression de saint Augustin avec la fondation de Communion et Libération. Soulignant ainsi la liberté comme don propre de la foi, il nous a aussi dit que la liberté, pour être une véritable liberté humaine, une liberté dans la vérité, a besoin de la communion. Une liberté isolée, une liberté seulement pour soi, serait un mensonge et devrait détruire la communion humaine. Pour être vraie, et donc aussi pour être efficace, la liberté a besoin de la communion, et non d'une quelconque communion mais, en dernière analyse, de la communion avec la vérité même, avec l'amour même, avec Jésus-Christ, avec le Dieu trinitaire. C'est comme cela que l'on construit une communauté qui crée une liberté et donne de la joie.
2/ L'autre fondation, les Memores Domini, nous fait de nouveau penser au deuxième Évangile d'aujourd'hui : la mémoire que le Seigneur nous a donnée dans la sainte Eucharistie, mémoire qui n'est pas un simple souvenir du passé, mais une mémoire qui crée un présent, une mémoire dans laquelle Lui-même se donne dans nos mains et dans nos cœurs et ainsi nous fait vivre.
Au cours de la dernière étape de sa vie, don Giussani a du traverser la vallée obscure de la maladie, de l'infirmité, de la souffrance, mais là encore son regard était fixé sur Jésus ; ainsi, il demeura vrai dans toute sa souffrance, en voyant Jésus, il pouvait se réjouir, la joie du Ressuscité était présente, parce que même dans la passion c'est le Ressuscité qui nous donne la vraie lumière et la joie, et il savait que – comme le dit le psaume – même en traversant cette vallée « je ne crains aucun mal car Tu es avec moi… et j'habiterai la maison du Père ». C'était sa grande force : savoir que « Tu es avec moi ».
Mes chers fidèles, chers jeunes surtout, prenons ce message à cœur, ne perdons pas Jésus-Christ de vue et n'oublions pas que, sans Dieu, on ne construit rien de bien et que Dieu reste énigmatique s'il n'est pas reconnu dans le visage de Jésus-Christ.
Maintenant, votre cher ami don Giussani est arrivé dans l'autre monde et nous sommes convaincus que la porte de la maison du Père s'est ouverte, nous sommes convaincus que maintenant cette parole se réalise pleinement : « en voyant Jésus, ils se réjouirent », il se réjouit avec une joie que personne ne lui enlève. Aujourd'hui, nous voulons remercier le Seigneur pour le grand don de ce prêtre, de ce fidèle serviteur de l'Évangile, de ce père. Nous confions son âme à la bonté de son et notre Seigneur.
À cette heure, nous voulons aussi prier particulièrement pour la santé de notre Saint Père, hospitalisé de nouveau, avec la confiance que le Seigneur l'accompagne et lui donne force et santé. Et prions afin que le Seigneur nous éclaire, nous donne la foi qui construit le monde, la foi qui nous fait trouver le chemin de la vie, la vraie joie. Amen.
Cardinal Joseph Ratzinger,
Préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi[/align]
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jean_droit
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- Inscription : jeu. 08 déc. 2005, 13:34
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La Fraternité Communion et Libération
http://www.zenit.org/article-30245?l=frenchLE PROCÈS DE BÉATIFICATION DE DON GIUSSANI BIENTÔT OUVERT?
Demande de son successeur à la tête de Communion et Libération
http://www.clonline.org/fr/La Fraternité de Communion et Libération, reconnue en 1982 par le Saint-Siège, compte près de 50.000 membres et est présente dans 64 pays ainsi répartis: Afrique (9), Amérique du Nord (7), Amérique du Sud (9), Asie (7), Europe (28), Moyen-Orient (3), Océanie (1). Plus de 60.000 personnes participent à son expérience.
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jean_droit
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- Inscription : jeu. 08 déc. 2005, 13:34
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Re: La Fraternité Communion et Libération
Et aussi :
Fraternité Saint Joseph
« La Fraternité Saint Joseph, née du charisme de don Luigi Giussani, réunit des personnes qui décident de consacrer totalement et définitivement leur vie au Christ dans la virginité, c’est-à-dire selon les conseils évangéliques de pauvreté, de chasteté et d’obéissance.
Les adhérents réalisent cette consécration en restant, pour chacun d’entre eux, dans les circonstances de vie personnelle et professionnelle qui lui sont propres, avec la conscience que « …le Baptême et la Confirmation suffisent à fonder une consécration totale au Christ et à L’Eglise » (Interview de Luigi Giussani, dans « 30 Giorni », 1989, n.5, p 56-62).
Par sa nature particulière, cette compagnie vocationnelle tend à réaliser « une pénétration du Corps du Christ dans le tissu normal de la vie de l’Eglise plus rapide, capillaire et efficace » (Intervention de Luigi Giussani à la Fraternité Saint Joseph, août 1995).
Le chemin vocationnel est constitué par la mémoire du Christ gardée en éveil par des moments unitaires périodiques (réunions, retraites, exercices) et par l’assiduité à la prière personnelle et aux sacrements. »
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