Par ailleurs, sur les enfants : les enfants ont toujours hurlé et fait du bruit. Il suffit de lire la littérature du 17ème siècle ou du 18ème siècle, pour s'en apercevoir. Cependant, 98% de la population à la campagne jusqu'en 1914 environ... : les enfants étaient libres de sortir, de jouer sans danger, malgré des règles de vie sévères sur les points essentiels (cependant, combien d'écrits bourgeois condescendants sur ces enfants des campagnes qui ne savaient pas se tenir !).
Actuellement, les enfants, dans nos sociétés industrialisées et riches, sont soumis à une multitude de stimuli, sans avoir la capacité émotionnelle de les gérer. Vous parlez de trains dans lequel les enfants courent, de magasins... mais avez-vous seulement comparé les magasins des années 50 à ceux d'aujourd'hui ? Même pour moi qui suis jeune, enfant, il n'y avait pas des rayons jouets dans les centres commerciaux, sauf quelques babioles.
Le monde est devenu citadin également. Ce qui signifie que les gamins ne peuvent plus rien faire : interdit de courir dans les appartements car ça fait trop de bruit, interdit de se défouler car ça fait trop de bruit, interdit de sortir car c'est trop dangereux, interdit d'explorer car tout est fragile dans la maison (et oui, avec les écrans, les ordinateurs, les prises électriques, etc), interdit de jouer à des jeux "qui bougent", etc. Donc les gamins font ce qu'il reste à faire : manger, se vautrer devant un écran quelconque, et trouver la dernière bêtise possible. Les parents, qui ne sont pas mieux dans cet univers confiné explosent aussi d'où des cris qui pourraient être évités.
Chez nous aussi, les seuls enfants qui hurlent (par caprice, non pas parce qu'ils jouent) sont les enfants niçois, monégasques et parisiens qui "explosent" et que les parents essayent de retenir. Un exemple : mes fils jouent dans des igloos de neige sur la place centrale de notre station : une maman parisienne n'a eu de cesse d'interdire à son fils de jouer dans les igloos avec les enfants du village car c'était trop dangereux <: . C'est un exemple parmi tant d'autres mais c'est vérifié dans les parcs où les petits parisiens et les petits niçois n'ont pas le droit de salir leurs vêtements <:, sur le terrain de foot où ils ne peuvent abimer leurs chaussures <: , sur les murets où on a peur qu'ils tombent
Bref, l'idéal : des couples non séparés, qui élèvent leurs enfants ensemble, qui quilibrent les taches, qui ne donnent pas la priorité au travail mais au temps passé en famille (à lire l'intervention de Benoît XVI sur la place du travail dans la vie de famille : il faut que je vous la retrouve)
Fraternellement.
Cécile





