Quand les enfants sont perçus comme signes d'oppression...

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petite fleur
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Re: Quand les enfants sont perçus comme signes d'oppression.

Message non lu par petite fleur »

nad a écrit :
Mais quand la fatigue est présente, trop présente, que le bruit devient intolérable et que le silence devient le seul vrai souhait que nous formulons, c'est aussi une sonnette d'alarme à ne pas négliger, et dans ces cas là il faut essayer de se retirer un week-end, pour se ressourcer, retrouver le Seigneur et se retrouver. Tout le monde a à y gagner le couple la famille et individuellement...
Tout à fait d'accord avec vous Nad!

En confiant tout à Jésus, Il nous apprends aussi, par ces sonnettes d'alarme, l'humilité d'accepter qu'on a besoin de prendre un peu de repos,de se retirer quand c'est possible, ou d'accepter de remettre le moins urgent à plus tard, de confier les enfants une soirée ou un week end à son mari ou à un proche.
Personnellement, je pars chaque année faire une retraite en silence dans un foyer de charité où ils s'occupent des enfants nuit et jour pendant toute la retraite.
Les enfants s'amusent comme des fous.
Et pour moi, c'est une vraie cure de repos et un booster spirituel.

Confions notre vie à Jésus, et Lui s'occupe de Tout, y compris de nous trouver du repos quand cela devient urgent.

Udp

Petite fleur.
"Je suis la lumière du monde. Celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, il aura la lumière de la vie."
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Cgs
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Re: Quand les enfants sont perçus comme signes d'oppression.

Message non lu par Cgs »

PaxetBonum a écrit :
lmx a écrit :Il se trouve que la Bible n'est pas un livre de prescriptions qui imposerait aux femmes de rester à la maison. Et je ne vois pas où ces versets de la genèse qui ne font que constater les effets de la chute imposent quelques choses.
Bref il est tout aussi pervers de brandir sottement des versets que de répandre ce genres d'affiches.
Effectivement la Bible n'impose pas aux femmes de rester à la maison.
Par contre je vous invite à relire la Genèse pour vous rendre compte que la Bible est très clair sur le rôle de chacun.
Je ne vois pas en quoi le fait de se tourner vers la Bible pour y chercher les enseignements de Dieu en toute chose est ainsi critiqué.
Je ne cherchais pas à inciter à brûler la Bible, seulement à y puiser ce qui nous renseigne sur certains états de fait voulu par Dieu Lui-même.
Bonjour,

Je voudrais préciser ce que Paxetbonum essaie de dire à partir du Chapitre III de la Genèse, pour éviter que l'on interprète ses propos sous un angle machiste. Dans ce chapitre, la Bible ne donne pas un rôle à chaque sexe, mais illustre de manière imagée les spécificités, la nature de chaque sexe, dans lesquelles le péché originel les a blessés. Reprenons :

:arrow: Avant le péché originel, le travail de l'homme est un plaisir, une offrande à Dieu. Après le péché originel, le travail est une peine, une souffrance, un point faible de l'homme. De fait, un homme qui perd son travail est souvent plus sensible et atteint qu'une femme. Les suicides au travail concernent peu de femmes en général. Cela ne signifie nullement que la femme n'est pas faite pour le travail, ni qu'elle ne serait pas atteinte dans son travail en cas de chômage, mais la Genèse montre un trait important de l'homme (le travail) corrompu par le péché.

:arrow: Avant le péché originel, l'acte d'enfanter de la femme est béni par Dieu. Après le péché, il ne reste de cet acte que la douleur de l'enfantement. Là encore, la Bible nous indique que la nature profonde de la femme (enfanter) est corrompue par le péché. A ce titre, la femme sera sensible à tout ce qui touchent aux enfants, et à sa capacité à être mère. Dire ceci n'exclut absolument pas l'homme d'éduquer ses enfants, mais pointe simplement une partie singulière de la féminité.

Donc au lieu de parler de rôle donné à chaque sexe, je parlerais plutôt de nature. Les femmes porteront toujours les enfants et s'en occuperont à l'âge du nourrisson. Les hommes éduqueront et émanciperont les enfants en les ouvrant sur le monde. C'est comme ça, la nature humaine possède ses spécificités selon le sexe.
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PaxetBonum
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Re: Quand les enfants sont perçus comme signes d'oppression.

Message non lu par PaxetBonum »

Cgs a écrit :
Donc au lieu de parler de rôle donné à chaque sexe, je parlerais plutôt de nature. Les femmes porteront toujours les enfants et s'en occuperont à l'âge du nourrisson. Les hommes éduqueront et émanciperont les enfants en les ouvrant sur le monde. C'est comme ça, la nature humaine possède ses spécificités selon le sexe.
Merci Cgs d'avoir si bien formulé ce que j'exprimais mal puisque j'arrivais à braquer certains contre la Bible elle-même (Dieu me pardonne !)
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Cgs
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Re: Quand les enfants sont perçus comme signes d'oppression.

Message non lu par Cgs »

PaxetBonum a écrit :
Cgs a écrit :
Donc au lieu de parler de rôle donné à chaque sexe, je parlerais plutôt de nature. Les femmes porteront toujours les enfants et s'en occuperont à l'âge du nourrisson. Les hommes éduqueront et émanciperont les enfants en les ouvrant sur le monde. C'est comme ça, la nature humaine possède ses spécificités selon le sexe.
Merci Cgs d'avoir si bien formulé ce que j'exprimais mal puisque j'arrivais à braquer certains contre la Bible elle-même (Dieu me pardonne !)
(je n'ai aucun mérite, je ressors une explication d'un dominicain sur le sujet :) ; fin du hors sujet !)
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Re: Quand les enfants sont perçus comme signes d'oppression.

Message non lu par Anonymus »

Cgs a écrit :
Anonymus a écrit : Je ne sais pas si on peut vraiment imaginer une société où la norme serait que les mères ne travaillent pas ; c'est peut-être plus la manière dont on travaille aujourd'hui qui est à repenser.
Quand on regarde de plus près, la femme a toujours travaillé dans nos sociétés, quelle que soit l'époque. S'occuper des enfants est un travail à part entière, fondamental puisqu'il érige les générations futures. La question est plutôt de reconnaître cette activité comme quelque chose d'utile et de la valoriser. Et là, effectivement, la reconnaissance de l'activité "au foyer" est très variable selon les époques et les pays.
Bonjour,

Ce que je cherchais à dire est qu'il est curieux de faire du travail des femmes une nouveauté (au sens usuel, tâches liées au foyer ou aux enfants exclues), alors que par le passé les femmes cumulaient bien souvent le rôle de mère et celui de paysanne,artisane...
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Re: Quand les enfants sont perçus comme signes d'oppression.

Message non lu par Anne »

Veuillez noter que les messages concernant la situation de salésienne05 ont été en grande partie transférés dans la section : Soutien dans l'épreuve à cette adresse:

http://www.cite-catholique.org/viewtopi ... 69#p211469
"À tout moment, nous subissons l’épreuve, mais nous ne sommes pas écrasés;
nous sommes désorientés, mais non pas désemparés;
nous sommes pourchassés, mais non pas abandonnés;
terrassés, mais non pas anéantis…
".
2 Co 4, 8-10
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Re: Quand les enfants sont perçus comme signes d'oppression.

Message non lu par Isabelle47 »

Il y avait, en effet, une entraide entre générations, qui existe encore dans certaines familles dans la mesure où les grand-parents sont disponibles et dynamiques.
Mais aussi dans la mesure où les jeunes parents sont disposés à déléguer un peu de leur autorité et partager l'amour de leurs enfants dont ils semblent de plus en plus être jaloux.
Cela semble poser problème à certains, même si, par ailleurs, ils se plaignent de leur isolement.
J'ouvre à ce propos une parenthèse; je connais autour de moi plusieurs cas où les grand parents ont été coupés de leurs petits enfants, non qu'on ait quoique ce soit à leur reprocher mais simplement parce que le mari n'aimait pas sa belle-mère par exemple ou la belle fille prenait ombrage de l'affection portée aux grand parents!
En bref suite à des problèmes relationnels entre adultes comme il en a toujours existé dans les familles, les jeunes couples coupent les ponts, coupant toute relation non seulement entre eux et leurs propres parents ou beau parents mais entre leurs enfants et leurs grand parents.
Egoïsme, inconséquence et irrespect vis à vis de leurs parents et de leurs enfants mais surtout un sentiment de toute puissance et possessivité qui ne sont peut-être pas totalement étrangers à certain isolement!

Ce qui était très différent, dans une époque antérieure (pas si lointaine) c'était aussi le soin apporté aux enfants.
Vous savez, dans les fermes, autrefois, la maman ne courait pas du matin au soir pour amener son enfant chez le pédiatre, prendre son cours de piano ou d'escrime, rencontrer le professeur parce qu'il y a un problème scolaire, etc... :)
"Aussi, croyez-moi, vous pratiquerez beaucoup mieux la vertu en considérant les perfections divines, qu'en tenant le regard fixé sur votre propre limon"
(Thérèse d'Avila)
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Re: Quand les enfants sont perçus comme signes d'oppression.

Message non lu par salésienne05 »

Chère Isabelle, les grands-parents, quand ils sont valides sont fortement mobilisés. Les grands-parents devraient pouvoir pleinement jouer leur rôle de grand-parents, à savoir, ni parents de substitution, ni nounou...
Après, il existe un autre soucis non négligeable : le divorce des grands-parents. Et souvent, les grands-pères, pour ne pas les nommer, soit ne se sentent pas de s'occuper seuls des petits enfants, soit viennent de refaire leur vie et l'ancienne famille ne compte plus. Quant aux grands-mères, certaines sont tellement préoccupées à courrir d'un loisir à un autre, qu'elles en arrivent parfois à dire à leurs enfants :"Oh tu sais, moi, tes grands-parents, ils ne m'aidaient pas non plus". Je ne dis pas ça pour moi, n'est-ce pas : j'ai la chance de m'entendre parfaitement bien avec mes parents et mes beaux-parents mais ils ont la malchance d'être handicapés et/ou malades et/ou décédés.

Et PaxetBonum a raison de souligner que, dans les campagnes, on court bien moins qu'en ville : pas besoin de courir le matin car l'école est à 5 minutes à pieds et au pire des cas, les gamins y vont seuls en vélo, pas de pédiatres et généralement des parents moins angoissés par la santé de leur progéniture, peu de loisirs (ou quand loisirs il y a, ils sont accessibles en vélo également)... mais en même temps, peu de messes et pas de scoutisme :( . On ne peut pas tout avoir !

Et puis, confidence d'une grand-mère sur la façon dont on élève les enfants aujourd'hui : "Normal que vous soyez stressés, vous avez toujours les yeux sur vos enfants, guettant le moindre signe d'ennui. A notre époque, ma foi, les enfants s'occupaient, les adultes s'occupaient, et si les enfants s'ennuyaient, ben ils trouvaient tout seuls des occupations. On n'était pas toujours derrière pour savoir s'ils employaient leur temps intelligemment, s'ils s'ennuyaient ou non.". Je suis assez d'accord.

D'où cette affiche où la mère stresse si à la fin de la journée, ses enfants n'ont pas cumulé les cours de natation pour la forme, les cours de musique pour l'oreille, les cours d'anglais pour ne pas prendre de retard sur la mondialisation, et des discussions sensées avec leur mère pour la rassurer dans sa fonction :D . Normal qu'à 15h, elle ait l'air lasse et isolée...

Fraternellement

Cécile
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Re: Quand les enfants sont perçus comme signes d'oppression.

Message non lu par Fée Violine »

Le hors sujet sur la vie rurale a été déplacé ici:
http://www.cite-catholique.org/viewtopi ... 3&start=15
Isabelle47
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Re: Quand les enfants sont perçus comme signes d'oppression.

Message non lu par Isabelle47 »

Petite remarque à propos du titre de ce post :p
Je viens juste de m'apercevoir qu'à une époque (lointaine?) c'était les parents, les adultes en général, qui étaient perçus comme signe d'opression;
nous n'avions alors qu'une envie: partir de la maison et nous libérer de leur autorité.
Je vous parle d'une époque préhistorique que les moins de cinquante ans ne peuvent pas connaître :clown:
Mais il est intéressant de noter que, maintenant, ce sont les enfants qui peuvent être considérés comme "signes d'opression" <: :roule:
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René34
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Re: Quand les enfants sont perçus comme signes d'oppression.

Message non lu par René34 »

Bonjour
il est peut-être utile de signaler que certaines maman ou même papa, ne ressentent en aucune façon leurs enfants comme une ""oppression"".
Mon épouse n'a pas travaillé durant un peu plus de 10 ans.Nous avons 4 enfants de moins de deux d'intervalle.
Nous avons fais un choix et ne le regrettons pas, ni nos petits (qui n'en sont plus aujourd'hui).
Mon épouse travaille à nouveau depuis une dizaine d'années maintenant.
Il est bien évident que, maintenant, du fait de la pression de l'employeur, il y a ""oppression"" !
S'occuper de nos petits n'a certes, pas été de tout repos, mais quelle récompense de les voir aujourd'hui s'en souvenir.........
Je prends le train en marche, je m'en excuse; mais la lecture du titre de ce sujet m'a choqué.
Même si j'en comprends les motivations.
Bonsoir
René
Isabelle47
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Re: Quand les enfants sont perçus comme signes d'oppression.

Message non lu par Isabelle47 »

Je suis d'accord avec vous, Gyrovague et René34, sur le fond.
J'ai élevé cinq enfants sans vivre cela comme une prison ni un "calvaire", mais les opinions sont divergentes selon les personnes.
Si j'en crois les quelques témoignages que j'ai pu lire ici, certaines mères au foyer s'estiment isolées, coupées du monde et s'ennuient terriblement même si elles sont,par ailleurs, débordées par le travail ménager, l'éducation des enfants.

Gyrovague, il serait intéressant, si vous le désirez, de nous faire part de votre expérience de père au foyer, situation qui demeure encore assez rare dans notre société.
Vous reconnaissez-vous dans ce sentiment d'isolement, de perte d'identité et de sociabilité et d'accablement évoqués plus haut, sur ce fil, par certaines mères?
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Re: Quand les enfants sont perçus comme signes d'oppression.

Message non lu par Isabelle47 »

Merci de votre témoignage, Girovague.

Je vous rejoins sur le fait que s'occuper soi-même de ses enfants peut être source de richesses et de bonheurs pour tous.
C'est une autre manière d'envisager la vie.

Je suis d'accord aussi sur la possibilité, que vous évoquez, pour une personne au foyer de s'engager dans des activités bénévoles afin de participer à la vie sociale et ne pas se sentir exclus et vivant uniquement dans un monde d'enfants.
Et il y a du temps à trouver pour étudier, lire ou souffler!

La vie d'une mère (ou d'un père) de famille travaillant toute la journée et devant, en plus, s'occuper des enfants et de la maison me semble une double charge et source d'inquétudes et de stress sans fin: comment trouver la bonne nounou? Comment être sûr que tout se passe bien avec elle? Comment faire garder un enfant malade? etc... (je suis bien consciente que certains y sont obligés financièrement mais ce n'est pas toujours le cas).

Votre idée de lancer un fil sur le sujet est intéressante; il y a déjà quelques échanges ici qui pourraient en faire partie.
De plus des témoignages de pères au foyer apporteraient une couleur différente à la voix des femmes et pourraient peut-être aider à nuancer les discours des uns et des autres.
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Re: Quand les enfants sont perçus comme signes d'oppression.

Message non lu par salésienne05 »

Cher Gyrovague,

C'est heureux de vous lire et c'est justement pour voir des pères comme vous faire ce choix là que certaines affiches quelque peu "binaires" existent. Dans la majorité des cas, le choix n'en est pas un car, majoritairement, ce sont les hommes qui gagnent plus que les femmes.

Quant à votre manière de gérer votre temps : il faudra sans doute que vous m'expliquiez comment vous faites pour dégager du temps libre pour vous cultiver car, pour ma part, si je n'ai pas de place à la crèche, entre les deux aînés à convoyer à l'école (2 aller-retours par jour puisque nous n'avons pas de cantine), les courses à faire, les repas à préparer pour le midi et le soir, l'appartement à ranger, les étages à monter, et le dernier qui, comme ses frères, dort très peu et veut toujours être dehors à jouer au ballon ou au vélo, je ne vois pas comment faire. En fait, j'adorerais être mère au foyer, une fois les enfants à l'école et le dernier sorti des couches. Depuis 7 ans que je suis mère, j'ai mal au dos à force de porter les uns ou les autres, de monter mes étages avec les courses, de parfois me voir avec un bambin d'un côté et le tricycle dans l'autre. Pour des personnes comme moi qui sont des petites natures, facilement fatiguées, et peu encline aux travaux "physiques", la vie de parent au foyer est très difficile physiquement. Mon mari, s'il comprend parfaitement bien ma fatigue morale ne comprend pas du tout ma fatigue physique car, lorsqu'il me remplace, porter un ou deux enfants, jouer au ballon, être dehors toute la journée, monter les étages, etc, il ne s'aperçoit même poas qu'il le fait (mon mari est un grand sportif).

Si nous avions vraiment eu le choix, après l'allaitement, nous aurions certainement choisi un 50/50, mais l'écart de salaire était vraiment trop conséquent.

Fraternellement.

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Kerniou
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Re: Quand les enfants sont perçus comme signes d'oppression.

Message non lu par Kerniou »

J'apprécie, cher Gyrovague, l'authenticité de votre témoignage qui confirme que divers modes de vie sont concevables et épanouissants.
Ni la couture, ni le repassage, comme mon mari !
" Celui qui n'aime pas n'a pas connu Dieu , car Dieu est Amour " I Jean 4,7.
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