Merci PaxetBonum, je me sens un peu moins seule....
bonjour Cécile,
Nous ne fantasmons pas sur le passé, ni d'ailleurs sur l'aujourd'hui....
Mais vous avez résumé le message que j'essaie de faire passer depuis le début de ce fil
PS : bon, par contre, il est vrai que pour une Messe chrismale, on aurait pu s'attendre à autre chose...
je ne dis rien d'autre c'est pourquoi opposer le passé au présent n'est pas il me semble le propos d'une messe Chrismale....
Maintenant une petite réflexion sur le passé... toutes les personnes du passé n'étaient pas des fieffés incultes ne comprenant rien de rien à rien ne croyant pas mais faisant comme si... toutes les personnes ne sont des supers croyants exemplaires engagés....
les deux existent et subsistent et je suis d'accord Cécile nous en faisons partie, et même les théologiens sont parfois à côté de la bonne réflexion.... parce que nous sommes en conversion en recherche et en réflexion perpétuel nous sommes à la fois des croyants et des athées... un prêtre a même dit une soir de Pâques qu'un moine devait être un très bon athée pour pouvoir être un croyant profond et pouvoir parler à un athée.....
Je suis convaincu que chaque temps a du bon, et qu'au lieu de faire des différences, il faudrait faire des sommes de tout ce qui est bon au présent et était bon au passé pour finir par parvenir à une construction a peu près fiable....
Un professeur de théologie a fait remarquer une chose à ses étudiants, avant les personnes ne savaient pas lire mais elles connaissaient la bible certes pas de façon érudite mais elles savaient à quoi le prêtre faisait référence (et j'ai pu constater la véracité de cela dans les campagnes profondes, avec parfoisune pointe de honte car moi qui "avait appris" savait moins que celui qui était en face et était soi-disant "ignorant des choses de Dieu"....)
aujourd'hui nous savons lire et qui en dehors des initiés et capable de faire référence à la Bible? qui est capable de parler en vérité de Vatican II ?
Dans le sacré il y a une connaissance qui ne vient pas du cerveau mais du coeur et vous pouvez parler le latin ou la langue vernaculaire, la langue du coeur elle ne tient ni à autrefois ni à aujourd'hui elle est compréhensible par chacun pour peu qu'on se donne la peine de l'écouter et la volonté de la comprendre....
Je reproche à cette homélie de ne pas avoir parler cette langue spirituelle du cœur qui est encore plus universelle que la langue vernaculaire..... et nous étions justement dans une cérémonie de coaur
Fraternellement
nad
"Reste avec nous, car le soir vient et déjà le jour baisse". Et Il resta avec eux. Luc 24, 29 « La parole de Dieu est première dans la mission, non seulement elle est antérieure au sacrement, mais il nous faut croire qu'elle est antérieure à l'annonce proprement dite faite par le disciple qui lui-même est d'ordre sacramentel. » p Christian de Chergé
salésienne05 a écrit :
Fantasmer le passé n'est jamais une bonne chose car nous vivons dans ce temps là, dans le sillage de ce concile là, et le Seigneur nous demande d'être saints ici et non ailleurs. Pas de pessimisme donc : que de l'Espérance
PS : bon, par contre, il est vrai que pour une Messe chrismale, on aurait pu s'attendre à autre chose...
Je ne veux pas dévier le sujet avec ma remarque vers un conflit : "Non, c'est pas mieux maintenant, c'était avant que c'était mieux"…
Je n'ai mis ces contre-exemples que pour illustrer le non sens de ce débat dans une homélie, sans chercher à les défendre et même sans y croire pour certains points.
Je suis d'accord avec vous : le Seigneur nous attend hic et nunc pour avancer dans la sainteté.
D'accord aussi, et c'est là le cœur du débat : pour une homélie de messe chrismale c'est vache maigre.
Pax et Bonum !
"Deus meus et Omnia"
"Prêchez l'Évangile en tout temps et utilisez des mots quand cela est nécessaire" St François d'Assise
Je ne veux pas dévier le sujet avec ma remarque vers un conflit
vos propos ne permettent pas d'aboutir à un conflit, ils sont simplement illustratifs de votre avis sur cette homélie...
finalement nous disons tous la même chose plus ou moins....
Par contre j'aurai surement du m'abstenir de faire "ma petite leçon" sur les croyants d'hier et d'aujourd'hui je vous pries tous de m'excuser....
fraternellement
nad
"Reste avec nous, car le soir vient et déjà le jour baisse". Et Il resta avec eux. Luc 24, 29 « La parole de Dieu est première dans la mission, non seulement elle est antérieure au sacrement, mais il nous faut croire qu'elle est antérieure à l'annonce proprement dite faite par le disciple qui lui-même est d'ordre sacramentel. » p Christian de Chergé
Cher PaxetBonum,
Nous ne devons pas croiser les mêmes personnes ni partager la vie des mêmes communautés ...
PaxetBonum a écrit :- la perte du sens du baptême chez les chrétiens, et le manque de participation nécessaire à la sanctification… par rapport à avant…
- la non connaissance des sacrements du baptême et de la confirmation… par rapport à avant…
Tiens, ce n'est vraiment pas l'impression que j'ai en rencontrant les catéchumènes et les confirmants ... Ni en voyant les tonnes de dévouement et d'engagement des chrétiens de nos communautés.
PaxetBonum a écrit :- la prédominance et la main mise des laïcs sur leurs prêtres… par rapport à avant…
De quoi voulez-vous parler exactement ?
- Dans notre tout petit diocèse (tout petit démographiquement et économiquement, grand par les distances et les temps de déplacement) où nous nous connaissons tous, les prêtres, jeunes ou vieux, sont bien assez grands garçons pour ne pas se faire (pré-)dominer ou mettre la main dessus.
- Quand notre nouvel évêque lance ses visites pastorales et demande aux responsables des services (catéchèse, catéchuménat, solidarité, accompagnement des familles en deuil, pastorale des familles, etc. -une dizaine au total- dont pour ma très modeste part, l'art sacré) de l'accompagner afin de rencontrer les curés et les EAP (équipes d'animation pastorale), serait-ce une main mise des laïcs ?
- Quand son prédécesseur a convoqué un synode diocésain pour prier et réfléchir à l'annonce de l'Evangile dans notre diocèse, était-ce une main mise des laïcs ?
PaxetBonum a écrit :- le manque de vocations sacerdotales pallié par le diaconat permanent… par rapport à avant…
Le raccourci est un tout petit rapide, non ?
Le temps (il a existé, c'est vrai) où quelques-uns ont vu dans les diacres des prêtres au rabais a été vite dépassé.
La vie de notre Eglise n'est certes pas facile.
Réjouissons-nous donc du souffle de l'Esprit sur nos communautés bousculées par un monde qui ne la ménage pas !
Réjouissons-nous donc des grâces données à chacun des membres pour le bien du Corps entier !
Dans la joie du Ressuscité, fraternel salut à tous.
Que le souffle de l'Esprit-Saint gonfle nos voiles pour affronter le grand large !
Jean-Mic
Heureux ceux qui savent rire d'eux-mêmes. Ils n'ont pas fini de s'amuser !
Puisque décidément on se méprend beaucoup sur Mgr Grallet, je poste des extraits d'une autre de ses prédications à un rassemblement diocésain des laïcs engagés :
LAISSONS-NOUS CONDUIRE PAR L'ESPRIT
Évangélisation et animation pastorale
11.11.2011
[...]
1. L'Église est oeuvre de l'Esprit
Comme le rappelle si justement le Concile Vatican II en Lumen Gentium (4) : "le jour de Pentecôte, l'Esprit Saint fut envoyé, qui devait sanctifier l'Église en permanence. C'est lui, l'Esprit de vie, la source jaillissante pour la vie éternelle… qui habite dans l'Église et dans le coeur des fidèles… Cette Église, il en assure l'unité de la communion et du ministère, il la bâtit, la dirige grâce à la diversité des dons… Par la vertu de l'Évangile, il fait la jeunesse de l'Église et la renouvelle sans cesse…"
Avant d'être notre souci, l'Église est d'abord oeuvre de l'Esprit de Dieu. Avant d'être organisation, elle est animation spirituelle, elle est gratuité, charité… Voici qui devrait nous libérer de nos inquiétudes si humaines, nous qui sommes aujourd'hui confrontés à tant d'épreuves réelles : difficultés de la transmission de la foi, incompréhensions et critiques du monde, tiédeur des croyants… Souvenons-nous des promesses du Christ à ses disciples : "Je prierai le Père. Il vous donnera un autre défenseur qui restera avec vous pour toujours. C'est lui, l'Esprit de vérité… Je ne vous laisserai pas orphelins…" (Jn 14,16).
Ces paroles de Jésus sont essentielles et réconfortantes pour notre foi : en ces temps difficiles, cette paix de l'Esprit, nul ne pourra la ravir !
Vous connaissez sans doute la réponse du Pape Jean XXIII au journaliste qui le questionnait sur ses soucis : "Mais Monsieur", dit le Pape, "quand je me réveille la nuit en pensant à toutes les tâches qui m'attendent, je me dis : c'est le Christ qui conduit l'Église et son Esprit qui la fait vivre !" Puis je me couche de l'autre côté et me rendors !"
2. L'Église est l'oeuvre de tous
De tout temps, l'Église fut au risque des divisions. Dans les premières communautés chrétiennes, se côtoyaient les jalousies, les factions et les rivalités, comme la générosité, la piété et la communion… Pour stopper les disputes à Corinthe, saint Paul va utiliser la célèbre comparaison du corps composé de plusieurs membres, qui ne peuvent exister qu'en étant solidaires les uns des autres : "Si un membre souffre, tous les membres partagent sa souffrance ; si un membre est à l'honneur, tous les membres partagent sa joie. Or vous êtes le corps du Christ et vous êtes ses membres, chacun pour sa part" (1 Cor. 13, 26).
Unis au Christ Tête, tous participent de son Esprit et tous sont membres les uns des autres.
Tous, ministres ordonnés et laïcs, concourent donc au bien du Corps du Christ qu'est l'Église.
"Le sacerdoce commun des fidèles et le sacerdoce ministériel ou hiérarchique, qui ont entre eux une différence essentielle et non seulement de degré, sont cependant ordonnés l'un à l'autre : l'un et l'autre en effet, chacun selon son mode propre, participent de l'unique sacerdoce du Christ", fait remarquer le Concile en un texte fameux (LG 10).
S'il y a distinction, il n'y a pas opposition. Bien au contraire. Il y a similitude de source : le Christ, et différence de fonction. Dès lors, il y a heureuse complémentarité et mutuel enrichissement.
"Les prêtres", insiste le Concile, "ont à comprendre leur mission de pasteurs à l'égard des fidèles, et à reconnaître les ministères et les grâces propres à ceux-ci, de telle sorte que tout le monde, à sa façon et dans l'unité, apporte son concours à l'oeuvre commune" (LG 30).
"De ce commerce familier entre laïcs et pasteurs", conclut le Concile, "il faut attendre pour l'Église toutes sortes de biens : par là en effet s'affirme chez les laïcs le sens de leur responsabilité propre, leur ardeur s'entretient et leurs forces viennent plus facilement s'associer à l'action des pasteurs. Ceux-ci, avec l'aide de l'expérience des laïcs, peuvent juger plus distinctement et plus exactement en matière spirituelle aussi bien que temporelle, et c'est toute l'Église qui pourra ainsi, renforcée par tous ses membres, remplir plus efficacement sa mission pour la vie du monde" (LG 37).
Ce rappel de la vision conciliaire de l'Église et des rôles de chacun, prêtres et laïcs, n'était pas inutile. Cette vision nous rappelle ce qui fonde le fonctionnement de notre Église aujourd'hui, elle rappelle tout à la fois la place irremplaçable des prêtres, la singularité des diacres –l'un d'entre eux vient de rappeler fort à propos le souci d'une Église servante et pauvre–, le signe incomparable de la gratuité de la vie religieuse, et la participation indispensable de tous les baptisés laïcs à la mission de l'Église dans le monde d'aujourd'hui.
En 2012, nous aurons plaisir à célébrer le Cinquantenaire du Concile Vatican II qui fut si déterminant pour notre Église aujourd'hui. Notre Pape Benoît XVI tient à ce que nous liions plusieurs grands événements : 50ème anniversaire du Concile Vatican II, 20ème du Catéchisme de l'Église Catholique, Synode sur la Nouvelle Évangélisation et lancement de l'Année de la Foi.
Oui, chers amis, l'Église, oeuvre de l'Esprit, est aussi oeuvre de tous ses membres.
Chacun y a sa place, en raison de son baptême, de son état de vie, de son ordination, de ses talents, de la mission reçue ou de la tâche bénévole généreusement assumée. Nul ne prend la place d'autrui et tous collaborent au bien commun.
Un même baptême a fait de nous des enfants de Dieu et des frères, quelle que soit notre fonction dans l'Église. En vous saluant fraternellement et en vous encourageant, moi votre évêque, je reprends volontiers les paroles de saint Augustin : "Si ce que je suis pour vous m'épouvante, ce que je suis avec vous me rassure. Pour vous, en effet, je suis l'évêque ; avec vous, je suis un chrétien. Évêque, c'est le titre d'une charge qu'on assume ; chrétien, c'est le nom de la grâce (qu'on reçoit). Titre périlleux, nom salutaire" (Sermon 340).
Alors, dans cette Église, quelle que soit la fonction que nous assumons, n'oublions pas que nous sommes tous frères et soeurs, frères du Christ, membres de la même famille, appelés par lui, vivifiés par son Esprit et conduits jusqu'au Père.
Le Christ, notre unique pasteur et unique maître, s'est fait notre serviteur : imitons son exemple : Mettons-nous au service les uns des autres. Il n'y a pas de plus grand bonheur que de donner sa vie pour ceux qu'on aime !
[...]
3. Nous sommes complémentaires
Vous l'avez sans doute remarqué en devenant membres d'une Équipe d'Animation Pastorale, vous avez été appelé, en raison d'une expérience que vous aviez, d'un talent que l'on vous connaissait, et bien sûr d'une disponibilité que vous avez manifestée. Pour beaucoup d'entre vous, l'acceptation d'une nouvelle tâche ne fut pas simple : aurai-je le temps ? Serai-je à la hauteur ? Les interviews entendus nous ont fait sentir vos interrogations, mais aussi votre foi en un Seigneur qui appelle et donne la grâce, et encore votre confiance en une communauté, une équipe où l'entraide serait de mise. Alors, vous avez accepté d'offrir votre talent et de rendre votre service en complémentarité de ceux d'autrui.
La constitution, au sein de nos communautés de paroisses, des Équipes d'Animation Pastorale, découle, précisément, de cette complémentarité des fonctions et des talents : un prêtre, nommé par l'Évêque, exerce la fonction de curé. 5 à 7 autres membres participent à l'exercice de la charge pastorale de la Communauté de Paroisses confiée au curé.
Ensemble, ils forment l'instance habituelle de gouvernement, de décision et de mise en oeuvre.
Chaque membre, précisent nos statuts, porte plus spécialement le souci d'une dimension de la vie de l'Église : célébration et prière, solidarités, annonce de la Parole de Dieu, moyens humains et matériels à se donner pour la mission, enfin information et communication… le curé portant la charge de l'ensemble et veillant à la communion.
Soulignons ici les trois fonctions essentielles, constitutives de la vie de l'Église : annoncer, célébrer, servir, fonctions présentes dans chaque EAP. Il ne saurait y avoir d'Église sans annonce ni accueil de la foi, sans prédication ni catéchèse, sans formation ni étude.
Il ne saurait y avoir d'Église si les croyants ne se rassemblaient pas pour célébrer leur foi, et offrir leur vie en union à l'offrande eucharistique du Christ, si les chrétiens ne priaient pas et ne recevaient pas, dans la liturgie et les sacrements, la grâce du Seigneur.
Il ne saurait pas davantage y avoir d'Église sans service des autres et en particulier des plus souffrants et des plus démunis. Les actes de charité sont –tout autant que les actes d'annonce ou de célébration de la foi– constitutifs de la vie de l'Église. La charité de Dieu est au coeur de notre vie ecclésiale.
[...]
Au titre de la célébration et de la liturgie : toutes nos communautés sont invitées à poursuivre l'effort de la prière et de l'accueil de la parole de Dieu : beaucoup de groupes, depuis trois ans, ont repris l'habitude de débuter leur réunion par la prière et la lecture de la Parole de Dieu.
Nous devons veiller à revaloriser le dimanche, jour de prière et de rassemblement des chrétiens, jour de repos et de fête familiale.
Nous devons poursuivre notre effort de participation et d'animation de nos célébrations eucharistiques et enfin, comme nous y réfléchissons actuellement, nous devrons voir comment pourront se tenir régulièrement, dans nos églises, des réunions de prières, des assemblées de la parole de Dieu, des offices de vêpres…
Au titre de l'annonce enfin, j'introduis, mais sans l'y enfermer, tant les trois fonctions de l'Église sont concernées, la grande dynamique pastorale de la nouvelle évangélisation.
Après avoir vécu trois riches années autour de la Parole de Dieu, nous sommes invités, en écho à l'appel de notre Pape Benoît XVI en faveur "d'une nouvelle évangélisation pour la transmission de la foi chrétienne", à entrer dans cette démarche d'évangélisation. Cette démarche, nous la vivrons en continuité naturelle de la précédente qui nous faisait découvrir, aimer, célébrer, pratiquer et annoncer la Parole de Dieu. Nous la poursuivrons, à nouveau, selon une pédagogie triennale.
4. Nous sommes appelés à l'évangélisation
La Nouvelle Évangélisation n'est nullement jugement négatif de l'évangélisation faite jusqu'alors avec tant de profit, mais invitation à réflexion et à discernement spirituel de l'état de nos communautés chrétiennes, du milieu socio-culturel post-moderne où nous vivons, des défis posés à notre foi, des attentes de nos contemporains, du trésor évangélique que nous avons à transmettre de façon appropriée… La démarche de Nouvelle Évangélisation est aussi confirmation de ce qui est bien, correction pragmatique de ce qui l'est moins, audace de ce qui n'est pas encore, et enfin humilité face à l'Esprit du Seigneur qui transcende tous nos projets humains.
Si l'Évangélisation suppose bien évidemment que l'Évangile soit annoncé, cela peut se faire de deux manières complémentaires : l'annonce explicite de la Bonne Nouvelle (proclamation, homélie, catéchèse…), mais aussi l'annonce implicite par l'attitude bienveillante, amicale et charitable des disciples du Christ. les gestes vrais valent plus que certains longs discours !
L'Évangélisation passe donc, à travers les trois "fonctions" de l'Église : l'annonce, comme on l'a dit, mais aussi la célébration de la foi et le service de charité… Lors des célébrations, la communauté chrétienne est rassemblée. Le rassemblement n'a de sens que s'il est à la fois fervent pour Dieu et fraternel pour tous. Une communauté où l'on s'accueille, se salue et s'entraide, cette communauté fraternelle est évangélisatrice par elle-même, comme est évangélisatrice une liturgie belle et fervente qui introduit au mystère de Dieu.
La charité, elle aussi, est évangélisatrice, vous l'aurez bien compris. En effet, elle participe de cette annonce implicite de la Bonne Nouvelle : à travers le service rendu à ses frères dans le besoin, le chrétien leur dit sans mots mais par des gestes suffisamment éloquents, que Dieu les aime et que leur existence garde un grand prix : toute rencontre et tout service de charité évangélise chacun des partenaires : fécondité de l'amour de Dieu !
Telle devrait être l'évangélisation, dans sa constante nouveauté ! L'Évangile, Parole de Dieu, est bonne nouvelle pour tous les hommes, bonne nouvelle qui fait de nous non seulement des évangélisateurs, mais aussi et d'abord des évangélisés, des hommes et des femmes fécondés, éclairés, sanctifiés par l'Évangile. Prêtres, diacres, laïcs, membres de la vie consacrée, chacun de nous est donc concerné par cette grâce de l'Évangile, ce don de la Bonne Nouvelle. Avant d'annoncer, il nous faut entendre, avant de donner, il nous faut recevoir.
Écoutons donc le Christ ! Accueillons-le, personnellement, comme un maître et un ami : aujourd'hui, c'est le moment de nous poser, de prêter attention et de nous recueillir !
[...]
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J'espère que nos dialogues, à l'exemple de ceux du Christ avec ses contemporains sur les routes de Palestine, aideront à comprendre le sens de nos existences, des épreuves à traverser et des fécondités à soutenir. Puissions-nous découvrir le travail discret, mais réel, de l'Esprit Saint, dans nos épaisseurs humaines, et constater, finalement, que la foi, l'espérance et la charité, sont bien plus fortes que nos résistances et que nos peurs !
[...]
Frères et soeurs, au terme de mon long propos de ce jour, il me reste à vous remercier tous, très cordialement. Oui, merci d'être venus et d'être là, si disponibles ! Merci de repartir, comme le Christ nous y invite : "Allez donc ! De toutes les nations, faites des disciples… Allez, je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin du monde !"
Frères et soeurs, au nom du Christ, je vous envoie !
Allons ensemble, avec la joie et l'assurance de son Esprit !
Puisque décidément on se méprend beaucoup sur Mgr Grallet,
En quoi dire ce que nous pensons d'un texte c'est ce méprendre sur un homme ?
Nous avons reconnu la finesse de l'intelligence de l'homme et sa haute spiritualité ce qui explique la déception face à une homélie qui aurait pu être plus nourissante....
nos propos critiques sont sur le texte pas sur l'homme et le fait de choisir la messe chrismale pour ce type de texte....
Fraternellement
nad
"Reste avec nous, car le soir vient et déjà le jour baisse". Et Il resta avec eux. Luc 24, 29 « La parole de Dieu est première dans la mission, non seulement elle est antérieure au sacrement, mais il nous faut croire qu'elle est antérieure à l'annonce proprement dite faite par le disciple qui lui-même est d'ordre sacramentel. » p Christian de Chergé
Jean-Mic a écrit :Cher PaxetBonum,
Nous ne devons pas croiser les mêmes personnes ni partager la vie des mêmes communautés ...
J'ai répondu à votre message avant même que vous ne le publiez :
"Je ne veux pas dévier le sujet avec ma remarque vers un conflit : "Non, c'est pas mieux maintenant, c'était avant que c'était mieux"…
Je n'ai mis ces contre-exemples que pour illustrer le non sens de ce débat dans une homélie, sans chercher à les défendre et même sans y croire pour certains points."
Répondre à votre post serait dévier le débat.
Mais si vous ouvrez un autre sujet sur ce thème je répondrais présent.
Pax et Bonum !
"Deus meus et Omnia"
"Prêchez l'Évangile en tout temps et utilisez des mots quand cela est nécessaire" St François d'Assise