nic nac a écrit :En fait, il faudrait peut-être savoir quelle est la gravité du péché de non croyance?
Je ne pense pas qu'on puisse mettre tous les non croyants dans le même sac car chaque personne a son histoire.
La question qui me semble importante c'est de savoir pourquoi cette personne ne croit pas et est ce qu'elle a déjà vraiment entendu parler du message du Christ. Je pense effectivement que cela nous dépasse et que seul Dieu peut vraiment savoir.
En tout cas, pour qu'un péché soit considéré comme grave/mortel, dans le catéchisme, il est écrit qu'il faut en avoir pleine conscience. Dans le cas de la non-croyance, je suppose qu'il faut que la personne ait conscience de "ce qu'elle rate" pour que ce soit vraiment grave.
1857 Pour qu’un péché soit mortel trois conditions sont ensemble requises : " Est péché mortel tout péché qui a pour objet une matière grave, et qui est commis en pleine conscience et de propos délibéré " (RP 17).
J'appuie aussi ce que je pense sur cet article du catéchisme:
1037 Dieu ne prédestine personne à aller en enfer (cf. DS 397 ; 1567) ; il faut pour cela une aversion volontaire de Dieu (un péché mortel), et y persister jusqu’à la fin.Dans la liturgie eucharistique et dans les prières quotidiennes de ses fidèles, l’Église implore la miséricorde de Dieu, qui veut " que personne ne périsse, mais que tous arrivent au repentir " (2 P 3,9) :
Avoir une aversion volontaire de Dieu, ce n'est pas le cas de tous les non croyants.
Dans la Bible (romains chap 2 v13 à 15), Saint Paul défend justement les païens qui ont une "vie juste". Il ne connaissent pas Christ mais leur conscience et leur cœur les guide par cette loi naturelle que Dieu a mis dans tout être humain.
Ce ne sont pas, en effet, ceux qui écoutent une loi qui sont justes devant Dieu; mais ce sont ceux qui la mettent en pratique qui seront justifiés.
Quand des païens, qui n'ont pas la loi, accomplissent naturellement ce que la Loi commande, n'ayant pas la loi, ils se tiennent lieu de loi à eux-mêmes;
ils montrent que ce que la Loi ordonne est écrit dans leurs coeurs, leur conscience rendant en même temps témoignage par des pensées qui, de part et d'autre, les accusent ou les défendent.