2012 - Synode sur l'évangélisation

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jeanbaptiste
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Re: Synode sur l'Evangélisation

Message non lu par jeanbaptiste »

Que penser alors de l'Église catholique, avec ses barrières sans cesse consolidées entre prêtres et laics, entre « église enseignante » et « église enseignée », avec son "catéchisme de l'église catholique" qui est une sorte d'entonnoir de gavage ?
Puis :
Qui a écrit :
Le ministère de la Loi a pris fin quand la foi est venue ; c’est ce qui fait dire à Saint Paul (verset 25 [Ga 3:25]) : Mais la foi, c’est-à-dire la foi en Jésus Christ, étant venue, nous ne sommes plus sous un pédagogue, c’est-à-dire sous la contrainte, qui n’est d’aucune nécessité pour les enfants ;
A) Jean-Jacques Rousseau
B) Bruno Bettelheim
C) Philippe Meirieux
D) Saint Thomas d'Aquin
:rire:

Utiliser Thomas d'Aquin pour attaquer l'Eglise Catholique, il fallait oser !

Tenez une autre citation du même homme :
tous les sots et ceux qui ne réfléchissent pas ont toutes les audaces et sont remplis d'espoir. (ST I-II q.40 a.6)
Romanus
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Re: Synode sur l'Evangélisation

Message non lu par Romanus »

J'avais effacé mon message, le temps de vérifier un petit doute sur la traduction proposée sur le site : http://docteurangelique.free.fr/livresf ... c249013350 , qui traduit Et hoc est quod dicit at ubi venit fides, scilicet Christi, iam non sumus sub paedagogo, id est sub coactione, quae non est necessaria liberis. par c’est ce qui fait dire à Saint Paul (verset 25) : Mais la foi, c’est-à-dire la foi en Jésus Christ, étant venue, nous ne sommes plus sous un pédagogue, c’est-à-dire sous la contrainte, qui n’est d’aucune nécessité pour les enfants

Liberis est traduit par "those who are free" (ceux qui sont libres) par http://www.josephkenny.joyeurs.com/CDte ... ans.htm#38

Et j'ai cru un moment que les deux traductions se contredisaient.

Mais vu que "liberi" est traduit juste au dessus par "enfants libres" [dans Respondet et dicit : nos Iudaei, ante adventum fidei, custodiebamur sub lege, inquantum faciebat nos vitare idololatriam et multa alia mala; custodiebamur, inquam, non sicut liberi, sed quasi servi sub timore, et hoc sub lege, id est, sub onere legis et dominio. --> Et donnant aussitôt la réponse, il dit : Nous autres Juifs (verset 23), avant que la foi fût venue, nous étions sous la garde de la Loi, en tant qu’elle nous faisait éviter l’idolâtrie et un grand nombre d’autres maux; nous étions sous sa garde, non pas comme des enfants libres, mais comme des esclaves retenus par la crainte, et cela sous la Loi, c’est-à-dire sous son joug, sous son empire], c'est cohérent à condition de voir dans "enfants" l'idée de "fils de citoyens libres" et non fils d'esclaves.

Le Gaffiot http://www.lexilogos.com/latin/gaffiot.php?p=906 indique "enfants [par rapport aux parents et non par rapport à l'âge]" comme traduction de "liberi".
jean_droit
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Re: Synode sur l'Evangélisation

Message non lu par jean_droit »

Avis de Gerard Leclerc sur le Synode :

Bof ! Bof ! Cela ne va pas loin .....

http://www.france-catholique.fr/Nouvell ... 10796.html
Hier dimanche, s’est donc conclu à Rome le Synode des évêques sur la nouvelle évangélisation.

Un tel événement ne se digère pas en quelques jours, après trois semaines d’échanges intenses entre représentants de tous les continents et de tous les pays.

On le sait désormais, mais il faut s’en pénétrer : l’Église catholique est vraiment universelle, et alors que les processus de mondialisation sont à l’œuvre, avec des facteurs qui ne sont pas toujours positifs, c’est un atout que de se fonder sur une vraie fraternité, qui dépasse les bons sentiments, pour s’enraciner dans une foi, une espérance, un amour communs.

En même temps, il faut bien constater les disparités de situation. Le concept de nouvelle évangélisation a été forgé en raison des processus de déchristianisation de l’Europe qui fut le premier évangélisé de tous les continents, et dont la culture profonde, jusque et y compris les éléments conflictuels ou hostiles à la foi, est imprégnée au plus intime d’une vision évangélique de l’homme.

Il faudra sans doute attendre deux ans pour que le Saint-Père nous offre la synthèse des travaux synodaux en un texte vraiment unifié et prenant en charge l’ensemble de la réflexion commune.

Mais nous disposons déjà d’un message final du synode qui nous est adressé à tous.

Nous avons aussi une liste de cinquante-huit propositions remises à Benoît XVI par les Pères synodaux.

On peut d’ores et déjà se rendre compte de l’ampleur du projet conçu par les évêques, puisqu’il recouvre tous les aspects de la vie ecclésiale et de l’incarnation de l’Évangile dans le monde contemporain. J’ai relevé la mention d’un « projet missionnaire organique », ce qui me paraît engager un dynamisme qui concernera l’ensemble du corps ecclésial, depuis les plus petites cellules jusqu’aux grandes communautés, aux diocèses évidemment, aux structures nationales, en passant par les paroisses.

Attention, il ne s’agit pas d’inventer je ne sais quel grand bidule, mais comme l’a dit Benoît XVI dans son homélie de la messe conclusive, il s’agit de mettre le feu, le feu qui éclaire, qui réchauffe, qui diffuse la vie. À notre vieille Europe où la déchristianisation correspond à un affaissement démographique, économique, culturel, il faut rendre ce goût de vivre qui ne reviendra que par les vertus du feu nouveau de la Pâque et de la Pentecôte.
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françois67
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Re: Synode sur l'Evangélisation

Message non lu par françois67 »

Romanus a écrit :J'avais effacé mon message, le temps de vérifier un petit doute sur la traduction proposée sur le site : http://docteurangelique.free.fr/livresf ... c249013350 , qui traduit Et hoc est quod dicit at ubi venit fides, scilicet Christi, iam non sumus sub paedagogo, id est sub coactione, quae non est necessaria liberis. par c’est ce qui fait dire à Saint Paul (verset 25) : Mais la foi, c’est-à-dire la foi en Jésus Christ, étant venue, nous ne sommes plus sous un pédagogue, c’est-à-dire sous la contrainte, qui n’est d’aucune nécessité pour les enfants

Liberis est traduit par "those who are free" (ceux qui sont libres) par http://www.josephkenny.joyeurs.com/CDte ... ans.htm#38

Et j'ai cru un moment que les deux traductions se contredisaient.

Mais vu que "liberi" est traduit juste au dessus par "enfants libres" [dans Respondet et dicit : nos Iudaei, ante adventum fidei, custodiebamur sub lege, inquantum faciebat nos vitare idololatriam et multa alia mala; custodiebamur, inquam, non sicut liberi, sed quasi servi sub timore, et hoc sub lege, id est, sub onere legis et dominio. --> Et donnant aussitôt la réponse, il dit : Nous autres Juifs (verset 23), avant que la foi fût venue, nous étions sous la garde de la Loi, en tant qu’elle nous faisait éviter l’idolâtrie et un grand nombre d’autres maux; nous étions sous sa garde, non pas comme des enfants libres, mais comme des esclaves retenus par la crainte, et cela sous la Loi, c’est-à-dire sous son joug, sous son empire], c'est cohérent à condition de voir dans "enfants" l'idée de "fils de citoyens libres" et non fils d'esclaves.

Le Gaffiot http://www.lexilogos.com/latin/gaffiot.php?p=906 indique "enfants [par rapport aux parents et non par rapport à l'âge]" comme traduction de "liberi".
Bonsoir,
que voulez-vous dire: que chacun devrait adapter la Bible et le message de Dieu comme il le comprend?
Avertissement: j'ai sur ce forum peut-être exprimé des avis contraires à la position de l'Église, et /ou de sa sainte Tradition, et/ou à l'avis qui se doit d'être celui d'un vrai chrétien catholique: ne me prenez donc en RÉFÉRENCE POUR RIEN. Ne soyez pas victimes de scandale. Que mon exemple soit rejeté et en aucun cas suivi. Si vous trouvez un endroit où une de mes interventions serait au moins douteuse, si ce n'est pire, faites-en moi part, notamment par mp. Je m'excuse profondément.
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Re: Synode sur l'Evangélisation

Message non lu par Romanus »

françois67 a écrit : Bonsoir,
que voulez-vous dire: que chacun devrait adapter la Bible et le message de Dieu comme il le comprend?
Ce qui serait la formule protestante (?) du « libre examen », encore que je ne connaisse pas bien cette notion... Il me semble me souvenir que l'Église de Calvin brûlait des théologiens sur la place publique. Et celle de Boston pendait une Mary Dyer.

Le site du centre des Bernardins permet d'écouter l'intégralité du cours de Marcel Gauchet sur Ivan Illich en fichier audio :

http://www.collegedesbernardins.fr/inde ... udio_id=97

Est-ce que les prêtres, les évêques, le pape etc. ne devraient pas se contenter d'être des « personnes ressources » (une des notions développée par Ivan Illich ; Marcel Gauchet commente en disant « c'est la figure du Sage »), c'est à dire des personnes qui donnent des réponses, ou même qui se contentent d'indiquer une méthode de discernement sans donner une réponse toute faite, aux gens qui ne réussissent pas à trouver la réponse par eux-mêmes.

En prétendant être autre chose, ne sont-ils pas condamnés à être perçus comme des gourous qui recrutent pour leur secte ?
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Re: Synode sur l'Evangélisation

Message non lu par jeanbaptiste »

Donc vous voudriez que l'Eglise telle que voulue par le Christ change radicalement afin qu'elle ne paraisse pas aux yeux du monde comme étant un repère de "gourous qui recrutent pour leur secte" ?

Si c'est cela votre seule raison, et bien, relisez les propos du Christ sur le rapport des chrétiens avec le monde, et du monde avec les chrétiens, la question de la sagesse et de la folie etc.
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Re: Synode sur l'Evangélisation

Message non lu par Romanus »

En fait c'est plutôt le contraire. Je voudrais qu'elle ne régresse pas. Au minimum qu'elle conserve les acquis de Vatican II et qu'elle réfléchisse à l'étape suivante. Qu'elle conserve le dynamisme de Vatican II. Il existe en physique un principe de "conservation de la quantité de mouvement". C'est à ce conservatisme là que je pense.

Par exemple supprimer la « différence essentielle et non seulement de degré » entre sacerdoce commun des fidèles et sacerdoce ministériel de Lumen Gentium. Il suffirait pour cela de reconnaître et de s'incliner devant l'unique sacerdoce du Christ.

Par exemple, puisque les religieuses des fraternités de Jérusalem (dont le seul mérite explicite est d'obéir à une règle monastique, sans qu'on sache si elles ont un diplome de théologie) ont le droit de faire des commentaires bibliques pendant la messe ( http://jerusalem.cef.fr/de-jerusalem/po ... en-podcast ) il serait bon d'abroger les numéros 65 et 66 de Redemptionis Sacramentum ( http://www.vatican.va/roman_curia/congr ... um_fr.html )

Bref il serait bon de reconnaître que « l'Esprit soufle où il veut » (Jn 3:8), y compris dans les âmes des laïcs.

En vertu des numéros 65 et 66, l'évangile de Luc et les Actes des Apôtres devraient être rayés de la Bible puisqu'écrits par un simple laïc (un médecin).
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Re: Synode sur l'Evangélisation

Message non lu par jean_droit »

Voici la liste complète des 58 propositions.

Très long texte bien sûr qu'il faudra bien lire posément ...

http://www.zenit.org/article-32435?l=french
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Re: Synode sur l'Evangélisation

Message non lu par jean_droit »

http://belgicatho.hautetfort.com/archiv ... bayon.html

Il s'agit d'une vidéo attachée au message.
La nouvelle évangélisation selon Marc Aillet, évêque de Bayonne
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AdoramusTe
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Re: Synode sur l'Evangélisation

Message non lu par AdoramusTe »

Romanus a écrit : Par exemple, puisque les religieuses des fraternités de Jérusalem (dont le seul mérite explicite est d'obéir à une règle monastique, sans qu'on sache si elles ont un diplome de théologie) ont le droit de faire des commentaires bibliques pendant la messe ( http://jerusalem.cef.fr/de-jerusalem/po ... en-podcast ) il serait bon d'abroger les numéros 65 et 66 de Redemptionis Sacramentum ( http://www.vatican.va/roman_curia/congr ... um_fr.html )

Bref il serait bon de reconnaître que « l'Esprit soufle où il veut » (Jn 3:8), y compris dans les âmes des laïcs.
C'est une farce. Vous enseignez une doctrine protestante. Vous êtes protestant, l'ignorez-vous ?
Et les sept ans de formation des prêtres, ça ne sert donc à rien si l'on suit votre raisonnement puisque l'Esprit souffle ou il veut ?
Seulement, on n'a jamais vu l'Esprit enseigner magiquement la théologie catholique parce que les choses ne marchent pas comme ça.
Soyons sérieux, l'Eglise sait ce qu'elle fait. Nul besoin de lui dire ce qu'elle doit faire.
Ignoratio enim Scripturarum ignoratio Christi est
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Re: Synode sur l'Evangélisation

Message non lu par jean_droit »

Commentaires, entre autres, de monseigneur Vingt Trois sur le Synode.

De ZENIT :

http://www.zenit.org/article-32444?l=french
ASSEMBLÉE DES ÉVÊQUES DE FRANCE : DISCOURS DU CARD. VINGT-TROIS

« C'est une nouvelle période de la mission qui s'est ouverte devant nous »

ROME, samedi 3 novembre 2012 (ZENIT.org) –

« C'est une nouvelle période de la mission qui s'est ouverte devant nous et pour laquelle nous devons motiver et former les hommes et les femmes qui ont à annoncer l'évangile à tous », déclare le cardinal Vingt-Trois.

Le site de l’Eglise catholique en France publie ce 3 novembre, à Lourdes, le discours du président de la Conférence des évêques de France, le cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris, pour l’ouverture de l’Assemblée plénière des évêques de France à Lourdes (3-8 novembre 2012).

Discours du cardinal Vingt-trois :

Chers Frères et Amis,

L'assemblée plénière que nous ouvrons aujourd'hui ne manquera pas de sujets d'actualité pour nourrir nos débats et nos conversations privées. Vous comprendrez sans doute que, revenant juste de la session ordinaire du synode des évêques, les sept évêques français qui y ont participé soient encore sous l'impression très vive de ce grand moment de la vie de notre Église et que nous tentions de vous en rendre compte. Non seulement le thème choisi : « La nouvelle évangélisation et la transmission de la foi chrétienne », en vaut la peine, mais aussi la conjoncture du calendrier qui correspond au cinquantième anniversaire de l'ouverture du concile Vatican II.

1. Le Concile : un printemps pour l'Église
Le pape Benoît XVI a voulu célébrer solennellement cet anniversaire en ouvrant l'Année de la foi. La célébration eucharistique, à laquelle assistaient le Patriarche Bartoloméos et l'Archevêque de Cantorbéry, rassemblait les présidents des conférences épiscopales du monde et les participants au synode. Nous avions tous conscience de la portée actuelle de cette commémoration. C'était une belle et forte affirmation de l'attachement de l'Église aux résultats du concile et de son engagement à en poursuivre la mise en œuvre. Par l'universalité des participants nous pouvions mesurer combien ce concile a marqué l'Église à travers le monde.
Le concile Vatican II -pas plus qu'aucun des vingt autres conciles œcuméniques qui l'ont précédé- n'est pas derrière nous, il est devant nous ! Il est derrière nous pour les travaux qui ont été accomplis en leur temps, il est derrière nous pour les débats qui l'ont animé. Mais le concile Vatican II est encore largement devant nous pour ses fruits. Il est devant nous pour sa fécondité. Il est devant nous pour le développement des dynamismes qu'il a suscités dans l'Église, par l'intérêt qu'il a soulevé dans le monde.
Depuis notre rassemblement national du mois de mars dernier, par lequel nous avons lancé les manifestations françaises de l'anniversaire du concile, chacun de nos diocèses a pris sa part du travail nécessaire pour remettre en mémoire les fruits de ce concile et les actualiser dans la mission de nos églises particulières. Nous ne l'avons pas fait comme les historiens d'un âge d'or qui aurait eu lieu il y a cinquante ans et dont on ne saurait plus rien. Nous ne sommes pas les gardiens nostalgiques d'un esprit du concile qui serait partout sauf précisément dans les textes du concile. Nous ne sommes pas les survivants d'une espèce de vieille armée, blanchie sous le harnais, et qui veut à tout prix entretenir les souvenirs de sa jeunesse.
Nous sommes des héritiers, nous avons hérité un patrimoine du concile comme nous avons hérité un patrimoine de l'Église. Et l'acte conciliaire qui s'est ouvert il y a cinquante ans a été un formidable travail de fond pour actualiser ce patrimoine de l'Église, pour le rendre plus accessible non seulement aux érudits, non seulement aux exégètes, non seulement aux théologiens, non seulement aux clercs, mais à tous les membres de l'Église. C'est cette diffusion du patrimoine de la tradition chrétienne telle que nous la recevons de l'Écriture et telle que nous l'interprétons dans la communion de l'Église qui devient le ferment et le dynamisme d'un renouveau missionnaire. C'est le sens de la Nouvelle Evangélisation et de l'Année de la foi.
Comment pourrions-nous oublier les transformations profondes que le concile a provoquées dans la capacité des chrétiens à accueillir, à partager et à annoncer la Parole de Dieu ? L'établissement d'un lectionnaire liturgique qui suit de façon continue la lecture des épîtres et des évangiles, avec des lectures de l'Ancien Testament, l'ouverture d'une réflexion profonde et structurée sur le rapport de l'Écriture à la Tradition, une meilleure évaluation théologique du dynamisme de récapitulation que le Christ opère par sa Résurrection, tout cela ouvre nos yeux et nos esprits à une approche renouvelée du monde qui nous entoure, non pas comme le symbole de la perversion et de la damnation, mais comme le terrain où Dieu lui-même est venu prendre chair, pour éveiller aux cœurs des hommes l'image divine qu'il y a déposée par son acte créateur.
Comment oublier le basculement des mentalités entraîné par l'approche non seulement théologique, mais aussi pratique, des relations avec les Églises et les communautés chrétiennes ? Comment oublier le renouvellement de notre regard sur nos frères orthodoxes, sur nos frères protestants ? Comment oublier le virage spectaculaire que Nostra Aetate a fait prendre à nos relations avec les autres religions, notamment l'Islam et le Judaïsme ? Comment oublier le discours de Jean-Paul II à Casablanca et ses démarches prophétiques à la synagogue de Rome et au Mur des Lamentations ? Mais aussi, comment ne pas souffrir de voir certains des membres de notre Église se livrer au « libre examen » et s'instaurer interprètes autorisés du concile à la place du Magistère, au mépris de la véritable tradition ?
Célébré dans un moment de grandes mutations de nos sociétés, le concile Vatican II ne doit pas être tenu pour responsable des ébranlements qui ont marqué les années 1960-1980. Au contraire, nous avons des raisons d'être fiers de ce grand événement qui préparait prophétiquement l'entrée dans le troisième millénaire.

2. Le synode des évêques

L'un des fruits du concile a été la mise en œuvre progressive d'une pratique concrète de la collégialité par les travaux du synode des évêques. Cette XIII° assemblée générale a montré la fécondité de l'institution. À travers les séances plénières et le travail des groupes linguistiques, nous avons vu évoluer progressivement la manière de comprendre dans sa dimension complète le thème initialement proposé. Partis d'une perspective dominée par le souci de rejoindre les chrétiens européens éloignés de l'Église, nous avons peu à peu mesuré que la nouvelle évangélisation concerne aussi les jeunes Églises et nous avons approfondi une orientation vers une évangélisation renouvelée qui pose finalement les questions fondamentales de l'annonce de l'unique foi chrétienne dans l'extrême diversité des situations à travers les cinq continents. Elle suppose une véritable conversion spirituelle pour renouveler en nous la puissance du témoignage. Plus que de stratégie et de moyens, c'est d'un recentrage sur le Christ qu'il a été question : c'est lui qui est l'Évangile de Dieu. C'est son Esprit qui nous envoie.

Nous avons entendu les difficultés, allant parfois jusqu'à l'agression physique, auxquelles sont confrontés les chrétiens dans le monde : entraves à la liberté de conscience, tentations d'un retour aux pratiques païennes, séduction de certains nouveaux mouvements religieux à tendance sectaire, développement d'un athéisme pratique dans la post modernité, nivellement des références culturelles par la globalisation médiatique, etc. Nous avons entendu le témoignage des Églises pour lesquelles l'annonce explicite de l'évangile est impossible. Elles proposent chaque jour le témoignage silencieux de l'évangile vécu et leur fidélité aboutit parfois au martyre. Nous avons aussi évoqué le témoignage de foi vécu dans toutes les œuvres caritatives de l'Église. Nous avons éprouvé notre communion avec ces frères et sœurs qui sont viscéralement attachés au Christ à travers le monde entier.

Le message final du synode vous a sans doute permis de saisir l'importance de ce que nous avons vécu pendant ces trois semaines. Maintenant, en entrant dans l'Année de la foi, c'est à nous de tirer quelques conséquences de cette expérience de l'Église universelle. Comment ce grand élan de la nouvelle évangélisation va-t-il relancer un dynamisme nouveau dans nos communautés particulières ? Comment les paroisses, les mouvements, les groupes de toute sorte qui sont constitués au nom du Christ vont-ils être renouvelés dans leur vocation missionnaire ? Comment notre appel à la mission va-t-il en être revigoré ?

Nous savons bien que, chez nous, la situation du christianisme s'est beaucoup transformée au cours des dernières décennies. Le passage d'un christianisme sociologique à un christianisme de conviction s'est accéléré et nous en retrouvons les traces dans l'éloignement pratique de beaucoup de baptisés par rapport à la vie de leur Église. Moins que d'une hostilité, qui est plutôt le fait de quelques militants, il s'agit plutôt d'une indifférence. Mais ces chrétiens « indifférents » sont aussi nos fidèles et tous nos efforts pastoraux sont mobilisés pour les rejoindre et raviver, s'il se peut, la mèche qui fume encore. D'autres secteurs entiers de notre société sont complètement ignorants du christianisme dont ils ne connaissent que les caricatures médiatiques. D'autres encore sont croyants d'autres religions.

Cette grande diversité de notre environnement social appelle de notre part, une révision constante de nos approches et de nos initiatives. Nous mesurons que les modèles pastoraux qui fonctionnaient dans une société culturellement chrétienne n'ont plus la même prise dans un environnement culturel éclaté. C'est une nouvelle période de la mission qui s'est ouverte devant nous et pour laquelle nous devons motiver et former les hommes et les femmes qui ont à annoncer l'évangile à tous. Ce travail, nous l'avons entrepris ensemble depuis plusieurs décennies pour susciter et encourager la proposition de la foi. Nous le poursuivrons avec constance.

3. La loi républicaine

La crise économique atteint de plus en plus l'ensemble de notre société. Des entreprises ferment et la précarité s'étend. Des actes de violence barbares heureusement isolés, montrent l'extrême fragilité de notre tissu social et le désarroi de nombreuses familles qui ont besoin d'être soutenues et confortées dans leur mission éducative.

C'est dans ce contexte préoccupant que le gouvernement fait passer en urgence des mutations profondes de notre législation qui pourraient transformer radicalement les modalités des relations fondatrices de notre société. Des changements de cette ampleur imposaient un large débat national qui ne se contente pas d'enregistrer des sondages aléatoires ou la pression ostentatoire de quelques lobbies. Nous aurions été heureux, comme dans d'autres occasions, notamment pour les lois de bioéthique, d'apporter notre contribution à ce débat. L'élection présidentielle et les élections législatives ne constituent pas un blanc-seing automatique, surtout pour des réformes qui touchent très profondément les équilibres de notre société. Puisque ce débat n'a pas encore été organisé, nous voulons du moins exprimer un certain nombre de convictions et alerter nos concitoyens sur la gravité de l'enjeu.

Contrairement à ce que l'on nous présente, le projet législatif concernant le mariage n'est pas simplement une ouverture généreuse du mariage à de nouvelles catégories de concitoyens, c'est une transformation du mariage qui toucherait tout le monde. Ce ne serait pas le « mariage pour tous » (étrange formule qu'il ne faut sans doute pas prendre au pied de la lettre !). Ce serait le mariage de quelques-uns imposé à tous. Les conséquences qui en découlent pour l'état civil en sont suffisamment éloquentes : a-t-on demandé aux citoyens s'ils étaient d'accord pour ne plus être le père ou la mère de leur enfant et ne devenir qu'un parent indifférencié : parent A ou parent B ? La question fondamentale est celle du respect de la réalité sexuée de l'existence humaine et de sa gestion par la société. Alors que l'on prescrit la parité stricte dans de nombreux domaines de la vie sociale, imposer, dans le mariage et la famille où la parité est nécessaire et constitutive, une vision de l'être humain sans reconnaître la différence sexuelle serait une supercherie qui ébranlerait un des fondements de notre société et instaurerait une discrimination entre les enfants.

Que pouvons-nous faire ? Face à ces mesures qui menacent notre société, que pouvons-nous faire ? Que devons-nous faire ? Nous devons d'abord inviter à prier puisqu'il s'agit de provoquer et soutenir la liberté de conscience de chacun. Comme pasteurs de notre Église, il nous incombe d'éclairer les consciences, de dissiper les confusions, de formuler le plus clairement possible les enjeux. Comme évêques, nous nous efforçons d'être des interlocuteurs pour les responsables politiques et les parlementaires. Nous n'hésitons pas à faire appel à leur liberté de conscience pour des projets et des votes qui engagent plus qu'une simple alternance politique. Nous en appelons à leur sens du bien commun qui ne se réduit pas à la somme des intérêts particuliers.

Nous continuons d'appeler les chrétiens, et tous ceux qui partagent notre analyse et nos questions, à saisir leurs élus en leur écrivant des lettres personnelles, en les rencontrant et en leur exprimant leurs convictions. Comme citoyens, ils peuvent, et peut-être doivent, utiliser les moyens d'expression qui sont ceux d'une société démocratique, d'une « démocratie participative », pour faire connaître et entendre leur point de vue. Les sites de la conférence épiscopale et ceux de nos diocèses présentent toutes sortes d'arguments qui sont finalement assez connus. Une chose doit être claire : nous ne sommes pas dans une défense de je ne sais quels privilèges confessionnels. Nous parlons pour ce que nous estimons le bien de tous. C'est pourquoi nous ne mettons pas en avant la question du sacrement de mariage qui est une vocation particulière, mais la fonction sociale du mariage qui ne dépend d'aucune religion.

Notre société est très sensible et vigilante sur le respect dû aux enfants. Elle attend de ses responsables qu'ils prennent la défense des plus faibles et qu'elle les protège. C'est pourquoi, dans cette période il est important de rappeler un certain nombre de droits fondamentaux, qui sont le fruit de la sagesse cumulée de notre civilisation et qui ont marqué sa sortie progressive de la barbarie. Chacun des droits et des impératifs éthiques qui en découle et que nous énonçons ici s'impose à la conscience morale des hommes, quelle que soit leur croyance religieuse ou leur incroyance. Aucune règle, et a fortiori aucune loi, ne pourra jamais nous décharger de notre responsabilité personnelle et des enjeux de notre liberté.

1/ Aucun être humain n'a le pouvoir de disposer de la vie de son semblable, à quelque stade que ce soit de son développement ou de son itinéraire et quels que soient les handicaps dont il peut être frappé ou la détérioration de son état de santé. Chacun de nous est responsable du respect de cet interdit absolu du meurtre et notre société doit s'employer à éliminer les manquements à cette obligation. Dès lors que le respect absolu de la vie humaine ne serait plus la règle défendue par la société, les individus entreraient dans une dynamique de suspicion et d'angoisse. Qui va décider si et jusqu'à quand je peux vivre, jusqu'à quel seuil de handicap, quel seuil de douleur, quel seuil de gêne pour les autres, quel coût pour la société ?

2/ Tout être humain conçu a le droit de vivre à quelque moment que ce soit de son développement. Celui et celle qui l'ont appelé à la vie en sont responsables et la société doit les soutenir et les aider dans l'exercice de cette responsabilité. Le respect de l'embryon participe de cette protection que la société doit aux plus faibles de ses membres. Alors que les recherches sur les cellules souches adultes donnent déjà lieu à des applications thérapeutiques et que le prix Nobel de médecine vient d'être attribué au Professeur Yamanaka et au Professeur Gurdon pour leurs travaux sur la reprogrammation des cellules différenciées en cellules pluripotentes, certains voudraient autoriser plus largement encore la recherche sur des cellules souches embryonnaires. De telles recherches restent moralement inacceptables et économiquement hasardeuses.

3/ Tout enfant venu au monde a droit à connaître ceux qui l'ont engendré et à être élevé par eux, conformément à la Convention Internationale relative aux droits de l'enfant ratifiée par la France en 1990 (article 7 /1 : « L'enfant est enregistré aussitôt sa naissance et a dès celle-ci le droit à un nom, le droit d'acquérir une nationalité et, dans la mesure du possible, le droit de connaître ses parents et d'être élevé par eux. »). Ce droit impose de ne pas légaliser les procréations anonymes qui rendent cet impératif impossible à tenir. Dans certaines situations exceptionnelles des personnes peuvent, pour le bien de l'enfant, assumer généreusement la responsabilité parentale. Elles ne peuvent jamais se substituer totalement à l'homme et à la femme qui ont engendré l'enfant.

4/ Tout enfant a droit à être éduqué. Cette obligation repose d'abord sur les parents qui sont les premiers responsables de l'éducation de leurs enfants. La société doit les soutenir et les aider dans cette mission, aussi bien par les aides financières, qui reconnaissent leur apport pour un meilleur avenir de l'ensemble de notre société, que par des aides pédagogiques qui sont souvent très nécessaires.

L'obligation de l'éducation repose ensuite sur l'institution scolaire qui a la charge de transmettre les savoirs nécessaires à l'exercice de la liberté personnelle, mais aussi le devoir de développer chez les jeunes la reconnaissance et le développement d'un certain nombre de qualités morales sur lesquelles reposent le consensus social et l'apprentissage de relations respectueuses et pacifiques entre les membres du corps social. Nommer le bien et le mal fait partie de cette responsabilité collective.

5/ Les enfants ou les jeunes délinquants, quels que soient leur statut juridique : français, étrangers, en situation régulière ou non, ne doivent pas être traités par la seule incarcération. Dans une démarche éducative, la punition peut être nécessaire. Elle doit toujours avoir pour objectif la transformation positive de celui qui l'a méritée. Elle ne doit pas éluder les responsabilités des adultes dans le déclenchement, l'organisation ou l'exploitation de la délinquance : réseaux organisés de mendicité, institution du trafic de drogues, prostitution, pornographie publique, etc.

Pour terminer, je voudrais évoquer un droit qui concerne directement l'exercice de notre religion et qui, à ce titre, fait partie des éléments constitutifs de la laïcité, comme l'avait très bien compris et institutionnalisé J. Ferry. Il s'agit du droit des enfants à recevoir une formation chrétienne librement choisie par leur famille comme le complément de leur formation scolaire. Il est trop clair que nous ne sommes plus dans la même situation qu'à la fin du XIX° siècle. Mais puisque le ministre de l'Éducation Nationale veut entreprendre un réaménagement de l'ensemble du temps scolaire et qu'il souhaite le faire dans une pratique de la concertation, il serait assez étrange que cette concertation exclue la consultation de l'Église qui catéchise plus du quart des enfants de France. À ce jour, nous suivons avec intérêt la liste des organisations consultées. Nous attendons toujours de savoir quand et comment nous le serons.

Pour nous, cette question est primordiale puisqu'elle touche plus particulièrement les enfants dont les familles ont le moins de possibilités concrètes d'organiser le temps libre de leurs enfants. Ce sont ces enfants qui ont aussi souvent le plus de difficultés à trouver les chemins d'une bonne insertion sociale. Ils n'y seront pas aidés si le temps de la catéchèse devient une sorte de créneau négligé dans l'organisation du temps scolaire. Les enfants catholiques, comme ceux des autres religions, ont le droit de disposer d'un temps convenable pour cette formation.

Bien d'autres sujets auraient mérité notre attention. Certains seront abordés au cours de nos travaux. Nous aurions pu aussi échanger sur les visites ad limina. Mais nous le ferons avec plus de profit quand les trois groupes d'évêques auront terminé le cycle de ces visites. Ce qui ne nous empêchera pas d'échanger nos premières de manière informelle.

Bon travail.
jean_droit
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Re: Synode sur l'Evangélisation

Message non lu par jean_droit »

De Belgicatho :

Voilà des commentaires pas très optimistes sur le Synode.

Ce que je redoutais :
Chacun est venu faire son petit discours sur un sujet l'intéressant et est reparti dans son diocèse. Dommage !

Pour ce qui est de la confession je pense que c'est un des gros problèmes de l'Eglise actuellement. On en connait bien l'origine.

Le Saint Père va essayer de faire une synthèse musclée de tout cela et de proposer des orientations.

Pourvu que ce ne soit pas une tempête dans un verre d'eau. Un synode pour rien ?

http://belgicatho.hautetfort.com/archiv ... ynode.html
05/11/2012
Que restera-t-il du synode ?

Sandro Magister fait le point sur le récent synode et en dégage certaines interventions "saillantes". Cela donne tout de même l'impression qu'on y a tiré un peu dans toutes les directions, et on ne décèle pas clairement ce qui pourrait donner une impulsion décisive à la nouvelle évangélisation tant attendue.

C'est un peu comme si les tendances opposées s'étaient neutralisées pour aboutir à des considérations consensuelles pétries de bons sentiments et de bonne spiritualité, mais à rien qui ressemble au sursaut véritable dont l'Eglise a vraiment besoin. On reste embourbé dans les ornières de la mentalité conciliaire malgré quelques interventions lucides que relève le vaticaniste italien :

Le cardinal américain Raymond Leo Burke, préfet du tribunal suprême de la signature apostolique, a souligné que "l’euphorie postconciliaire, où l’on visait à l’instauration d’une Église nouvelle placée sous le signe de la liberté et de l’amour, a fortement favorisé une attitude d’indifférence, pour ne pas dire d’hostilité, vis-à-vis de la discipline de l’Église. C’est pourquoi la réforme de la vie ecclésiale souhaitée par les pères conciliaires a été, en un certain sens, empêchée, sinon trahie".

Un autre cardinal américain, Timothy M. Dolan, archevêque de New-York, a rappelé avec amertume : "Le concile Vatican II voulait un renouvellement du sacrement de pénitence, mais ce que nous avons eu à la place, malheureusement, c’est la disparition de ce sacrement".

Le cardinal polonais Zenon Grocholewski, préfet de la congrégation pour l'éducation catholique, a fait remarquer que "bien que nous disposions à ce sujet des indications du concile Vatican II et du magistère postconciliaire" il y a "encore, dans la pratique, peu de clarté quant à la relation entre le rôle de la théologie et celui du magistère de l’Église. Jésus n’a pas laissé notre compréhension de la Sainte Écriture et de la Tradition à la merci des diverses opinions qui, bien évidemment, peuvent également être très divergentes et extravagantes et semer continuellement l’incertitude et la confusion, mais il nous a laissé le grand trésor du magistère" ; toutefois, malheureusement, celui-ci "est bien souvent rendu vain". Et c’est ainsi que "la manie de devenir grand, original, important, réduit bon nombre d’évêques à l’état de 'pasteurs qui sont pasteurs d’eux-mêmes et non de leurs brebis' (cf. Ez 34, 8 ; Saint Augustin, Discours sur les pasteurs), ce qui fait qu’ils deviennent en réalité peu significatifs dans le royaume des cieux et contreproductifs pour le développement de l’Église et pour l’évangélisation".
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