La complémentarité des lectures chrétiennes et juives de l'Écriture

« Alors il leur ouvrit l'esprit à l'intelligence des Écritures. » (Lc 24.45)
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Fée Violine
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Re: L'Écriture et les traditions chrétienne et rabbinique

Message non lu par Fée Violine »

Jean-Mic a écrit :Je suis le fil sans avoir pris part pour l'instant.
:clap: bravo et merci à Teano pour vos indications très Claire(s) et précises.
J'allais le dire!
D'autre part, je pense, comme Gaudeamus, que l'étude du judaïsme est précieuse pour nous permettre de mieux comprendre Jésus, son contexte culturel. Il est certain que pendant des siècles, les chrétiens se sont passés de ces informations et ont pu devenir saints quand même. Mais ce n'est pas une raison pour nous en priver! C'est comme le Saint Suaire : il n'est pas nécessaire à la foi, mais c'est passionnant et ça fait plaisir de savoir un maximum de détails sur Lui!
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Teano
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Re: L'Écriture et les traditions chrétienne et rabbinique

Message non lu par Teano »

Jean-Baptiste,

L'émission "la Source de Vie" de ce jour sur France 2 était précisément consacré à l'ordre de préséance des Sages dans le Judaïsme. Vous pouvez la revoir sur france2.fr !

Bon dimanche

Teano-Claire
"« Sous l’abri de ta miséricorde, nous nous réfugions, sainte Mère de Dieu. Ne repousse pas nos prières quand nous sommes dans l’épreuve, mais de tous les dangers, délivre-nous, Vierge glorieuse et bénie »"


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jeanbaptiste
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Re: L'Écriture et les traditions chrétienne et rabbinique

Message non lu par jeanbaptiste »

Merci Teano, je regarde dès que possible.
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Re: L'Écriture et les traditions chrétienne et rabbinique

Message non lu par Cinci »

Benoit XVI, sous le nom de Joseph Ratzinger, en cohérence avec l'idée que Dieu n'a pas brisé son Alliance avec le premier Israël
Si vous avez toujours le livre sous la main, Jeanbaptiste, peut-être pourriez-vous nous dire si Joseph Ratzinger peut avancer quelque chose qui serait substantiel et relativement à ce maintien de l'Alliance avec Israël. Je serais fort curieux de savoir ce qu'il en dirait.

En fait, c'est déjà mon idée aussi que l'Alliance est sauvegardée. Or j'aimerais bien voir de quelle façon lui-même comprendrait la chose.

Merci.
jeanbaptiste
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Re: L'Écriture et les traditions chrétienne et rabbinique

Message non lu par jeanbaptiste »

Bonjour Cinci,

J'ai bien l'ouvrage de Benoit XVI à la maison, mais il me faut faire quelques recherches. Ça va peut-être prendre un peu de temps ;)
Cinci
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Re: L'Écriture et les traditions chrétienne et rabbinique

Message non lu par Cinci »

Oui, d'accord.

(et merci !)

;)
philippe1
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Re: L'Écriture et les traditions chrétienne et rabbinique

Message non lu par philippe1 »

Bonjour.

Simplement dire que le talmud est une prison morale.
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OlivierT
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Nos frères Juifs

Message non lu par OlivierT »

Devant une certaine opacité du Premier Testament, je me suis mis en tête de l'approcher avec l'aide des commentaires de nos frères Juifs.
Je dois avouer que cela dépasse totalement ce à quoi je m'attendais.
Une première approche semble compliquée, une seconde passionnante.
J'étais à mille lieues d'imaginer le caractère existentiel de ce que renferme les récits bibliques de "la Torah". L'hébreu lui-même est d'une richesse immense, le symbolisme de ses caractères, la construction des mots, tout nous renvoie au plus profond de nous-mêmes.
Amis, pourquoi l'étude du Premier Testament est-elle si ignorée en nos rangs de Chrétiens?
Je vous invite vraiment à vous pencher sérieusement sur les commentaires de quelques rabbins, même contemporains.
Voilà, c'était juste une petite expérience que je tenais à partager avec vous.
gerardh
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Re: Nos frères Juifs

Message non lu par gerardh »

_________

Bonjour,

Je ne pense pas que ce soit une bonne idée.



___________
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OlivierT
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Re: Nos frères Juifs

Message non lu par OlivierT »

Bonsoir,
Ah bon ? pourquoi? Votre avis m'intéresse vraiment.
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Teano
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Re: Nos frères Juifs

Message non lu par Teano »

Bonjour Olivier T,

Je ne crois pas que l'étude de l'Ancien Testament soit négligée par les chrétiens. L'AT est lu en église, la liturgie y fait référence, les auteurs ecclésiastiques ont abondamment commenté l'AT. Mais, nous le lisons à la lumière du Christ, de son enseignement et de l'annonce que l'AT fait de Lui. Pour le judaïsme, la Torah est la source de la halakha : il s'agit de déterminer les conditions pratiques d'application de la Torah.
Toutefois, je partage votre avis : il y a une grande richesse d'interprétation, une dialectique propre au judaïsme qui est loin d'être sans intérêt, notamment en ce qui concerne l'exégèse littérale ou historique de l'AT.

In Christo

Teano
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gerardh
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Re: Nos frères Juifs

Message non lu par gerardh »

________

Bonsoir Olivier T,

Les rabbins juifs, avec toute leur prétendue sagesse, n'ont pas reconnu en Jésus leur Messie et l'ont rejeté. "Se disant sages, ils sonr devenus fous", insensés. Ce fut une erreur suprême, fondamentale, qui met à mal leur clairvoyance et leur science. C'est pourquoi leurs écrits ne sont que de vains verbiages, "ayant l'apparence de la piété mais en ayant renié la puissance". J'ai lu certains de leurs écrits et ils sont creux.

Cela dit il est vrai que l'Ancien testament possède une vraie richesse, si on le considère à la lumière de ce qu'est le Christ, qui en remplit toutes les pages de manière mystérieuse. Il y a donc tout intérêt à l'étudier, mais en considérant que sa substance c'est le Christ : celui que n'ont pas reçu l'essentiel des sages et des savants talmudiques et autres.



_______________
etienne lorant
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Re: Nos frères Juifs

Message non lu par etienne lorant »

A propos ... ou en lien ... il semble que le livre du Pape soit très bien accueilli du côté de nos frères juifs et religieux - je viens de faire cette trouvaille :

UNE LECTURE JUIVE DU NOUVEAU LIVRE DU PAPE PAR LE RABBIN ALAN BRILL.
ARTICLE PUBLIE DANS LE "NATIONAL CATHOLIC REPORTER", LE 21 SEPTEMBRE 2007.




Traduction francaise :

Quand le Cardinal Joseph Ratzinger devint le pape Benoît XVI, les optimistes déclarèrent que ce choix dénotait un engagement à poursuivre l’important travail consistant à établir un pont avec le peuple juif. D'un autre côté, les pessimistes soulignèrent ses origines allemandes, sa ligne dure sur les autres religions et sa préférence pour une Église plus dogmatique et plus conservatrice. Or, le nouveau livre du pape Benoît XVI, Jésus de Nazareth, a prouvé que les optimistes avaient raison.

Jésus de Nazareth offre une interprétation du Nouveau Testament - et donc du Christianisme - qui est étonnamment favorable au judaïsme : "le peuple juif et sa foi sont les véritables racines du christianisme”. Dans des termes sans équivoques, Jésus est présenté comme un Juif, un disciple des véritables traditions bibliques et rabbiniques. Les enseignements de Jésus sont perçus comme une excroissance et un accomplissement de la Loi du Sinaï et de ritualisme juif.

Selon les approches chrétiennes traditionnelles, l'interprétation juive de la Bible était assimilée à une tradition rabbinique fausse, à une perversion de la Bible, et les Juifs, aveugles à la vérité, ne faisaient pas la volonté de Dieu. Comment le Pape Benoît a-t-il accompli cette réconciliation en forme d’exploit ? Que fait-il du rejet du judaïsme dans le Nouveau Testament et chez les Pères de l'Église ?

Benoît XVI a une vision de Jésus qui part du Deutéronome et de l'importance de Moïse, le législateur, en tant que prophète. Le Deutéronome enseigne que le but de la loi est de proclamer la royauté de Dieu. Par exemple, Benoît XVI déclare que la récitation juive de la Shema est un moyen d'affirmer la royauté de Dieu. Aux yeux de Benoît XVI, la connaissance biblique de Dieu passe par le rituel juif dans ses formes légales, et non par la description chrétienne ordinaire du rejet du légalisme par les prophètes.

Le judaïsme n'est pas exclu, révoqué ou abrogé, contrairement à ce qu’on toujours expliqué les penseurs chrétiens. Jésus prit le message de Moïse et le révéla au monde - pas seulement le message éthique des prophètes, mais aussi la royauté, le rituel, l'obéissance et la dévotion du Deutéronome. "Pour un croyant chrétien, les commandements de la Torah restent une référence décisive". Benoît XVI accepte, savoure presque, l'influence de la pratique juive sur la liturgie chrétienne, car elle dénote une continuité entre la fois juive et la foi chrétienne.

En conséquence, Benoît XVI déclare avec confiance que tous les Juifs pieux qui récitent quotidiennement la Shema affirment la royauté de Dieu. Sans le dire aussi explicitement, il semble sous-entendre que les Juifs connaissent Dieu et son royaume parce qu'ils connaissent Moïse, les prophètes, la Torah et son interprétation rabbinique. Qu'en est-il des critiques dirigées contre les Pharisiens ?

Le pape prend au pied de la lettre la déclaration de Jésus "Je ne suis pas venu les abolir, mais les réaliser" [les commandements de la Loi] et promet de démontrer que cela ne contredit pas saint Paul. Dans ce livre, la promesse n’est gardée qu’en partie. L’auteur n'explique pas les passages difficiles. Dans la lecture que Benoît XVI fait du Nouveau-Testament, toutes les déclarations sur ceux qui sont aveugles, mus par le démon ou trop obstinés pour voir la vérité visent les ricaneurs, les incroyants et même nos contemporains relativistes, n'importe qui sauf les juifs. À moins qu’elles ne dénotent seulement « un effort délicat de Dieu pour persuader les Israélites », qui restent néan-moins des fils obéissants du Père.

Benoît XVI présente quelques exemples de paraboles apparemment anti-juives. L'histoire des serviteurs déloyaux (Matthieu XXI, 33-46) sert habituellement à prouver que les Juifs ont été punis et remplacés. Benoît XVI se borne à offrir ses observations personnelles, en limitant de façon créative cette parabole à ceux qui niaient Dieu au temps de Jésus ou qui le nient aujourd’hui encore. De ce point de vue, il rejette ouvertement les Pères de l'Église qui condamnent les Juifs en s’appuyant sur les paraboles et souligne que le Nouveau Testament ne va pas dans leur sens.

En plusieurs endroits, le Pape Benoît XVI cite favorablement des documents rabbiniques, ce qui constitue en soi un acte de réconciliation important. Le Talmud n'est plus une source pernicieuse de fausses interprétations de la Bible, c’est une continuation du vrai message de la Bible. Le Pape respecte et accepte l'explication de l'historien américain du judaïsme, Jacob Neusner, concernant le motif pour lequel les Juifs rejettent le christianisme. Les religions ne débattent pas sur le fait que Jésus soit ou non le Messie - Les Juifs pensent que non -, mais sur le fait que Jésus peut ou non être vu comme divin.

Selon Benoît XVI, le judaïsme et le christianisme partagent les visions de la royauté de Dieu, comme la Bible la décrit du Deutéronome jusqu'à Daniel. Contrairement aux Juifs, les chrétiens supposent que la royauté du Dieu biblique passe par Jésus. Mais les uns et les autres partagent une même vision de la royauté.
[+] Texte masqué
http://www.nostra-aetate.org/ratzinger/brill.html
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Re: Nos frères Juifs

Message non lu par etienne lorant »

OlivierT a écrit :Devant une certaine opacité du Premier Testament, je me suis mis en tête de l'approcher avec l'aide des commentaires de nos frères Juifs.
Je dois avouer que cela dépasse totalement ce à quoi je m'attendais.
Une première approche semble compliquée, une seconde passionnante.
J'étais à mille lieues d'imaginer le caractère existentiel de ce que renferme les récits bibliques de "la Torah". L'hébreu lui-même est d'une richesse immense, le symbolisme de ses caractères, la construction des mots, tout nous renvoie au plus profond de nous-mêmes.
Amis, pourquoi l'étude du Premier Testament est-elle si ignorée en nos rangs de Chrétiens?
Je vous invite vraiment à vous pencher sérieusement sur les commentaires de quelques rabbins, même contemporains.
Voilà, c'était juste une petite expérience que je tenais à partager avec vous.
Je suis d'accord avec vous, Olivier, certaines lectures de l'Ancien Testament, m'apportent énormément. Il faut lire lentement.
Je me souviens des batailles livrées par les Israëlites, batailles inutiles et qui leur a coûté de nombreuses pertes. Plus particulièrement, le moyen employé par Dieu pour vaincre les Philistins suit une débâcle inutile dans laquelle même l'arche de l'alliance avait été capturée. Mais il a suffi d'une fronde et d'un caillou rond pour mettre fin aux tueries. Conclusion: les juifs voulaient que Dieu agisse à la manière des hommes, ils ne Lui faisaient confiance qu'à leur façon. Or, et moi ? Combien de fois n'ai-je pas considéré qu'avec ma foi, Dieu ne pourrait faire autrement que d'exaucer toutes mes prières !

Oui, découvertes enrichissantes, et j'applaudis :clap: :clap: :clap:
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Mister be
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Re: Nos frères Juifs

Message non lu par Mister be »

OlivierT a écrit :Devant une certaine opacité du Premier Testament, je me suis mis en tête de l'approcher avec l'aide des commentaires de nos frères Juifs.
Je dois avouer que cela dépasse totalement ce à quoi je m'attendais.
Une première approche semble compliquée, une seconde passionnante.
J'étais à mille lieues d'imaginer le caractère existentiel de ce que renferme les récits bibliques de "la Torah". L'hébreu lui-même est d'une richesse immense, le symbolisme de ses caractères, la construction des mots, tout nous renvoie au plus profond de nous-mêmes.
Amis, pourquoi l'étude du Premier Testament est-elle si ignorée en nos rangs de Chrétiens?
Je vous invite vraiment à vous pencher sérieusement sur les commentaires de quelques rabbins, même contemporains.
Voilà, c'était juste une petite expérience que je tenais à partager avec vous.

Moi je vous conseille de suivre une Parasha...
Le cycle juif annuel de la lecture biblique commence le shabbat qui suit directement les fêtes des tabernacles (Souccot) et de Simhat Torah (la joie de la Torah). La parasha (פרשה, pluriel parashiot ou parashiyyot) est l'unité traditionnelle de division du texte de la Bible hébraïque selon la version reconnue à savoir le texte massorétique. Cette division du texte est indépendante de la numérotation des chapitres et des versets, qui ne font pas partie de la tradition des Massorètes. Les parashiot ne comportent pas non plus de numérotation. Cette division est la seule autorisée pour les rouleaux de la Torah. Néanmoins, les éditions juives imprimées du Pentateuque et de la Bible hébraïque possèdent les deux notations.

Au retour de la captivité à Babylone, la Torah fut divisée en 54 sections hebdomadaires, également appelées des sidrot (au singulier sidra), lesquelles comportent au total 669 sous-sections. Ces sections sont désignées par divers types d'espacement entre elles dans les rouleaux de Torah, ainsi que dans les rouleaux des Nevi'im ou des Ketouvim (en particulier les meguilot), et dans les codex massorétiques, mais certaines se distinguent par leur titre comme la Parashat Zakhor, la Parashat Kriyat Hayam, etc.

La haftara

La haftara est une portion des livres des Neviim ("Les Prophètes") qui est lue publiquement à la synagogue après la lecture de la Torah. Elle présente des textes liés thématiquement, sémantiquement et lexicalement avec la parasha qui l'a précède. Cette haftara dépend des différents rites juifs ashkénaze, sépharade, yéménite ou d'autres encore.

Comme dans la parasha, le prophète évoque le pouvoir absolu de Dieu. Il résume dans Is. 42:5 le premier récit de la Création (Gen. 1:1–2:4). Isa. 42:6–7et 42:16 font écho à la "lumière", et au contrôle de Dieu sur celle-ci, bien qu'élargissant le sens du mot. Isa. 42:7 évoque le dessillement des yeux (cf. Gen. 3:5–7) sous un jour plus favorable qu'il apparaît dans la parasha.

Brit Hadasha

La Brit Hadasha est la "nouvelle alliance" de la Besora Tova (la bonne nouvelle) prophétisée par les prophètes et ayant son accomplissement en Yeshoua le Messie, Fils de Dieu. Sorti du Père et descendu vers les hommes, Yeshoua est venu pour sauver l'humanité de ses péchés. Il est l'Agneau de Dieu qui a été sacrifié pour nous délivrer de la condamnation éternelle "Car Dieu a tant aimé le monde qu'Il a donné son Fils afin que quiconque croit en Lui ne périsse pas mais qu'il ait la vie éternelle." (Jean 3:16). La Brit hadasha annonce l'accomplissement parfait du plan du salut du Dieu d'Israël prophétisé dans la Torah et dans les haftarot.

Ecoute du commentaire de la parasha sur http://www.bethyeshoua-channel.com/parashot.html

le samedi de 11h à 13h en live
Dernière modification par Cgs le sam. 08 déc. 2012, 8:10, modifié 1 fois.
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