La situation politique en Suisse

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jean_droit
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La situation politique en Suisse

Message non lu par jean_droit »

Et cela continue ... La Suisse et l'inceste

Proposition de dépénalisation de l'inceste en Suisse

Saint Michel Archange,
défendez-nous dans les combats
Soyez notre protecteur
contre la méchanceté et les embûches du démon.
Que Dieu lui commande,
nous L'en supplions,
et Vous, Prince de la milice céleste,
par le pouvoir qui vous a été confié,
précipitez au fond des enfers
Satan et les autres esprits mauvais
qui parcourent le monde pour la perte des âmes.
Ainsi soit-il.


http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=703056
La dépénalisation de l'inceste en Suisse

Pendant qu'on discute d'un projet de Loi fou en France sur le pseudo-mariage et qu'en Angleterre, leur Gouvernement fera voter la même loi le 5 février contre l'immense avis de sa population..

Les Suisses connaissent la même agression de la théorie du genre avec la possible dépénalisation de l'inceste. On comprendra que tout est lié puisqu'il apparait maintenant que nous avons une attaque globale de la part de gouvernements élus par leur peuples mais qui préfèrent se mettre au service des anti-christs de l'ONU.

En réalité, l'enjeu fondamental qui se situe derrière tout ceci réside dans l'affaissement de la Démocratie et de l'arrivée au pouvoir d'une secte dénommée par nous la secte LGBT qui veut "révolutionner" les mœurs afin de réduire en esclavage l'humanité dans le cadre d'un nouvel Ordre mondial en train de s'organiser. Extrait de Evangelium Vitae :


" En réalité, la démocratie ne peut être élevée au rang d'un mythe, au point de devenir un substitut de la moralité ou d'être la panacée de l'immoralité. Fondamentalement, elle est un « système » et, comme tel, un instrument et non pas une fin. Son caractère « moral » n'est pas automatique, mais dépend de la conformité à la loi morale, à laquelle la démocratie doit être soumise comme tout comportement humain: il dépend donc de la moralité des fins poursuivies et des moyens utilisés. Si l'on observe aujourd'hui un consensus presque universel sur la valeur de la démocratie, il faut considérer cela comme un « signe des temps » positif, ainsi que le Magistère de l'Eglise l'a plusieurs fois souligné. Mais la valeur de la démocratie se maintient ou disparaît en fonction des valeurs qu'elle incarne et promeut: sont certainement fondamentaux et indispensables la dignité de toute personne humaine, le respect de ses droits intangibles et inaliénables, ainsi que la reconnaissance du « bien commun » comme fin et comme critère régulateur de la vie politique.

Le fondement de ces valeurs ne peut se trouver dans des « majorités » d'opinion provisoires et fluctuantes, mais seulement dans la reconnaissance d'une loi morale objective qui, en tant que « loi naturelle » inscrite dans le cœur de l'homme, est une référence normative pour la loi civile elle même. Lorsque, à cause d'un tragique obscurcissement de la conscience collective, le scepticisme en viendrait à mettre en doute jusqu'aux principes fondamentaux de la loi morale, c'est le système démocratique qui serait ébranlé dans ses fondements, réduit à un simple mécanisme de régulation empirique d'intérêts divers et opposés.

Certains pourraient penser que, faute de mieux, son rôle aussi devrait être apprécié en fonction de son utilité pour la paix sociale. Tout en reconnaissant quelque vérité dans cette opinion, il est difficile de ne pas voir que, sans un ancrage moral objectif, la démocratie elle-même ne peut pas assurer une paix stable, d'autant plus qu'une paix non fondée sur les valeurs de la dignité de tout homme et de la solidarité entre tous les hommes reste souvent illusoire. Même dans les régimes de participation, en effet, la régulation des intérêts se produit fréquemment au bénéfice des plus forts, car ils sont les plus capables d'agir non seulement sur les leviers du pouvoir mais encore sur la formation du consensus. Dans une telle situation, la démocratie devient aisément un mot creux.

Pour l'avenir de la société et pour le développement d'une saine démocratie, il est donc urgent de redécouvrir l'existence de valeurs humaines et morales essentielles et originelles, qui découlent de la vérité même de l'être humain et qui expriment et protègent la dignité de la personne: ce sont donc des valeurs qu'aucune personne, aucune majorité ni aucun Etat ne pourront jamais créer, modifier ou abolir, mais que l'on est tenu de reconnaître, respecter et promouvoir.

Dans ce contexte, il faut reprendre les éléments fondamentaux de la conception des rapports entre la loi civile et la loi morale, tels qu'ils sont proposés par l'Église, mais qui font aussi partie du patrimoine des grandes traditions juridiques de l'humanité.

Le rôle de la loi civile est certainement différent de celui de la loi morale et de portée plus limitée. C'est pourquoi « en aucun domaine de la vie, la loi civile ne peut se substituer à la conscience, ni dicter des normes sur ce qui échappe à sa compétence » qui consiste à assurer le bien commun des personnes, par la reconnaissance et la défense de leurs droits fondamentaux, la promotion de la paix et de la moralité publique. En effet, le rôle de la loi civile consiste à garantir une convivialité en société bien ordonnée, dans la vraie justice, afin que tous « nous puissions mener une vie calme et paisible en toute piété et dignité » (1 Tm 2, 2). C'est précisément pourquoi la loi civile doit assurer à tous les membres de la société le respect de certains droits fondamentaux, qui appartiennent originellement à la personne et que n'importe quelle loi positive doit reconnaître et garantir. "
Isabelle47
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Re: La Suisse et l'inceste

Message non lu par Isabelle47 »

En quoi le texte que vous proposez parle-t-il de loi sur l'inceste en Suisse?
"Aussi, croyez-moi, vous pratiquerez beaucoup mieux la vertu en considérant les perfections divines, qu'en tenant le regard fixé sur votre propre limon"
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Re: La Suisse et l'inceste

Message non lu par Un gentil athée »

L'inceste entre adultes consentants devrait, en effet, être dépénalisé. On ne peut pas contraindre autrui à vivre selon notre conception du bien personnel, sinon cela légitimerait qu'autrui en fasse autant avec nous (ce que, par définition, personne ne voudrait). Seule la contrainte rend légitime la contrainte. Comme pour d'autres sujets, c'est à la raison des gens qu'il faut en faire appel dans ce cas là. Au-delà de l'effroi ou de l'indignation que suscite l'inceste, il faut bien se rendre compte - en analysant froidement la chose - que s'il se tient entre adultes consentants, l'inceste ne lèse les droits de personne. Au pire, si l'inceste est bel et bien immoral, et si on ne parvient pas à faire entendre raison à quelqu'un d'incestueux, il finira bien, en le pratiquant, par en prendre conscience de lui-même, à moins qu'il soit débile (de même qu'un alcoolique finit par prendre conscience de son vice, dans ses moments de sobriété relative, même s'il cache souvent cette conscience sous une bonne couche de mauvaise foi). Par conséquent, la liberté allant de pair avec la responsabilité, il ne pourra s'en prendre qu'à lui-même face aux conséquences négatives de son comportement sur lui-même et ses partenaires sexuels consentants. A ce moment là, il sera tout à fait mentalement disposé à écouter les conseils et à réclamer de l'aide.

Cordialement,
Mikaël
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Re: La Suisse et l'inceste

Message non lu par Isabelle47 »

Les faits divers nous montrent, hélas, de nombreux exemples d'incestes dont les protagonistes ne prennent pas l'ampleur du mal qu'il font car, selon eux, ce n'est pas un tabou.
Il ne faut pas oublier qu'il existe aussi des personnes perverties, amorales.
La situation d'inceste dure parfois longtemps et ne cesse que parce que la victime se rebelle et porte plainte.
Il est naïf de croire que la conscience viendrait naturellement aux auteurs d'inceste comme vous le dites.

Ceci dit, je n'ai toujours pas compris le sens du titre "La Suisse et l'inceste".
L'auteur du message pourrait-il préciser sa pensée?
"Aussi, croyez-moi, vous pratiquerez beaucoup mieux la vertu en considérant les perfections divines, qu'en tenant le regard fixé sur votre propre limon"
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Re: La Suisse et l'inceste

Message non lu par Un gentil athée »

Isabelle47 a écrit :Les faits divers nous montrent, hélas, de nombreux exemples d'incestes dont les protagonistes ne prennent pas l'ampleur du mal qu'il font car, selon eux, ce n'est pas un tabou.
Il ne faut pas oublier qu'il existe aussi des personnes perverties, amorales.
La situation d'inceste dure parfois longtemps et ne cesse que parce que la victime se rebelle et porte plainte.
Je parlais uniquement de l'inceste sans victime. C'est-à-dire de l'inceste entre adultes consentants.
Isabelle47 a écrit :Il est naïf de croire que la conscience viendrait naturellement aux auteurs d'inceste comme vous le dites.
Si deux (ou trois, ou quatre, etc.) adultes consentants (par exemple un frère et une sœur), ont des relations incestueuses et qu'ils s'en trouvent heureux et épanouis, au nom de quoi devrait-on interférer et les empêcher de vivre leur amour ? Je ne dis pas qu'il faut approuver, mais simplement laisser faire. Personnellement, je n'aimerais pas qu'un quidam quelconque vienne m'empêcher d'aimer ma femme parce que, dans sa conception personnelle du bien, il serait immoral de mélanger un athée avec une catholique (par exemple). S'il pense que c'est immoral, qu'il donne éventuellement ses raisons, mais qu'il nous laisse tranquilles.
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Re: La Suisse et l'inceste

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Un gentil athée a écrit :Je parlais uniquement de l'inceste sans victime. C'est-à-dire de l'inceste entre adultes consentants.
Allons un peu plus loin Mikaël. Pourquoi des adultes ? Pourquoi 18 ans ? Je suis sûr qu'un enfant, de 12-13 ans, si on lui explique bien les choses, peut donner une réponse libre et consentante. Sur quels fondements scientifiques se fondent le fait qu'un adolescent de 18 ans est plus libre qu'un de 13 ? Ne devrait-on pas leur laisser le choix ? Allez, faisons sauter le dernier tabou de la pédophilie, comme ont voulu le faire certains dans les années 70-80 et la boucle sera bouclée.

Le danger de votre vision Mikaël, qui est de dire que le bien-être et l'épanouissement personnels de chacun priment sur toute contrainte morale, ne marche pas en société car elle ignore le bien commun, elle ignore l'importance de gardes-fous pour éviter que certains comportements anormaux induisent dans les esprits un bouleversement anthropologique majeur. Votre vision est égoïste et condamne toute société à être atomisée selon les besoins personnels de chacun Elle tue aussi la charité et l'entraide puisque dans cette logique, ce qui compte c'est ma pomme. Notre société crève de son individualisme et de son égoïsme, et vous trouvez encore le moyen de justifier des comportements malsains qui poussent encore plus loin ces dérives.

Il y a des comportements, Mikaël, qui choquent les esprits, ou qui, s'ils sont acceptés comme "moraux" (car je vous rappelle que pour la majorité des gens, ce qui est légal est moral => cf l'avortement), influent sur les mentalité et provoquent des dégénérescences dans le corps que forme une société. Il est absolument faux, je crois, de dire que la façon dont vit mon voisin ne m'atteint pas, car nous ne sommes pas des systèmes fermés qui s'ouvriraient sur notre seul mot d'ordre. Si demain, tout Paris se mettait à pratiquer la zoophilie (sur animaux "consentants", cela va sans dire mais de toute façon on s'en cogne, car les animaux n'ont que les droits qu'on veut bien leur donner), je ne pense que je hausserais les épaules comme si de rien n'était. De même Mikaël, je serai curieux de savoir ce que vous ressentiriez si votre mère ou votre père couchait avec votre frère ou votre soeur. Après tout, s'ils s'aiment, pourquoi les en dissuader ? Et pourquoi empêcher celui qui accepte de se faire manger par un cannibale ?

Je pense donc qu'on voit encore ici les limites de votre athéisme : la loi naturelle est ignorée, bafouée, au profit des intérêts personnels. Et le pire, c'est que vous semblez croire réellement que ça n'a aucune conséquence...

Cordialement,
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Re: La Suisse et l'inceste

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Re: La Suisse et l'inceste

Message non lu par Un gentil athée »

Bonjour Raistlin,

Le problème que je vois dans votre conception des choses est le suivant : qui va définir, et au nom de quoi, quels sont les "gardes-fous", c'est-à-dire les comportements "immoraux" non-agressifs qu'il faut néanmoins pénaliser ? Pour répondre à votre question "Pourquoi des adultes ?", un adulte, dans mon esprit, est quelqu'un qui est capable d'effectuer un choix libre et donc responsable, c'est-à-dire un être rationnel et informé, capable de mesurer les conséquences de ses actes, et capable d'y consentir ou non. Ce n'est pas une question d'âge arbitrairement fixé par la législation. Après, être un adulte, ce n'est sans doute pas une question de tout ou rien, et il me semble que l'institution judiciaire devrait s'évertuer à apprécier, au cas par cas, si telle personne pouvait, ou non, être considérée plus ou moins comme un adulte, relativement à telle ou telle situation s'étant présentée, et adapter la sentence en fonction. Au moins pour les cas où un doute raisonnable est possible.

Ma vision est-elle égoïste et atomiciste ? Elle n'est pas égoïste, puisque je prétends que tout le monde a exactement les mêmes droits que moi, et que je soutiens un système politique dans lequel serait puni, non seulement les atteintes à mes droits, mais également les atteintes aux droits d'autrui. Elle n'est pas non plus atomiciste, ou hyper-individualiste, car j'admets parfaitement l'existence, voire le bienfaits, des corps intermédiaires, à partir du moment où le droit de s'en passer est garanti.

Votre "panique morale" vient, à mon avis, d'une croyance erronée. Pour vous, si on donne le droit aux individus de rompre leurs liens sociaux, alors ils vont massivement devenir hyper-individualistes ; et si on leur donne le droit de mener leur vie sexuelle comme bon leur semble, ils vont massivement devenir partouzeurs zoophiles incestueux... Or, de deux choses l'une : ou bien il existe une morale naturelle, ou bien il n'existe pas de morale naturelle. Si il existe une morale naturelle, alors elle va globalement s'imposer, de l'intérieur, sans violence, à la majorité des gens. Si ce n'est pas le cas, alors il y a tout lieu de se demander si cette morale que l'on croit naturelle l'est vraiment. Esquissons une comparaison avec la biologie : les anomalies biologiques (veaux à deux têtes, moutons à cinq pattes, etc.) existent, mais elles sont marginales, relèvent de l'exception. On peut "s'amuser", en laboratoire, à créer des milliers de veaux à deux têtes ou de moutons à cinq pattes, mais si on laisse faire la nature, ce ne sera pas le cas. De même, il n'y a pas de raison qu'une morale prétendument naturelle nécessite, pour exister, d'être soutenue par tout un corpus réglementaire oppressif. Si on laisse faire les gens (en ne posant comme bornes que le principe de non-agression qui est finalement l'équivalent moral de la sélection naturelle pour la biologie), on aura donc majoritairement des gens moraux. Par contre, certaines lois, en effet, peuvent avoir pour conséquence de promouvoir des morales qui seraient "contre-nature", comme certaines techniques de laboratoire peuvent avoir pour conséquence de créer et de maintenir en vie des "monstruosités". Si elle existe, alors la morale naturelle - quelle qu'elle soit, au fond - est du côté du laissez faire. C'est vrai par définition de l'expression "morale naturelle", c'est-à-dire morale conforme à l'ordre naturel qui est chronologiquement et ontologiquement antérieur au libre-choix des gens.
De même Mikaël, je serai curieux de savoir ce que vous ressentiriez si votre mère ou votre père couchait avec votre frère ou votre soeur.
Je n'ai ni frère ni soeur, mais admettons. Eh bien, même si j'étais choqué, je peux toujours couper les ponts avec mes parents. Est-ce que vous croyez que les mettre en taule m'aiderait à me soulager psychologiquement ? Est-ce que vous croyez que ça permettrait de changer leur for intérieur de manière positive ? Est-ce que ça ne risquerait pas au contraire de nourrir en eux du ressentiment à l'égard de la loi qui les aura condamné et des personnes qui auront décidé et exécuté la sentence ?
Et pourquoi empêcher celui qui accepte de se faire manger par un cannibale ?
Là c'est un peu différent. Celui qui se fait manger par un cannibale perd, de ce simple fait, tous ses droits. Il n'aura plus la possibilité de contracter, de donner son avis, d'être consentant ou non, etc. Je pense donc que si on assiste à la chose, on a le devoir moral d'intervenir pour l'empêcher. Néanmoins, je ne crois pas opportun d'entamer des poursuites judiciaires à l'encontre d'un cannibale qui se sera contenté de manger des personnes consentantes à être mangées. Je ne crois pas non plus opportun de mobiliser outre mesure la police étatique sur la recherche des cannibales qui ne mangent que des personnes consentantes à être mangées, pour les empêcher d'agir, dans la mesure où ça ne constitue pas, de toute évidence, une pratique répandue, au contraire... (je ne connais qu'un cas de la sorte, celui du cannibale de Rotenburg).

Cordialement,
Mikaël
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Christophe
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Re: La Suisse et l'inceste

Message non lu par Christophe »

L’inceste sans peine

Il y a l’amour de la famille et l’amour en famille. Le Conseil fédéral suisse veut dépénaliser l’inceste entre adultes consentants, tolérant ainsi les relations sexuelles entre père et fille, mère et fils, ou frère et sœur. Une étude réalisée en 2007 et portant sur vingt pays révèle que neuf d’entre eux autorisent l’inceste entre adultes consentants, rapporte Le Matin. Il s’agit notamment de la Chine, de la France, des Pays-Bas, de la Russie, de l’Espagne et de la Turquie.
:arrow: http://www.courrierinternational.com/ar ... sans-peine

La Suisse ne ferait qu'imiter la législation d'autres pays (et notamment de la France) sur le sujet.
« N'ayez pas peur ! » (365 occurrences dans les Écritures)
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Re: La Suisse et l'inceste

Message non lu par Menthe »

@Raistlin

Pourquoi 18 ans ? Pourquoi 15 ans en France pour la majorité sexuelle ? C'est subjectif, c'est sûr, on peut avoir 14 ans et être plus mature que quelqu'un de 18 ans. La question est intéressante, je dirais qu'il y a un côté "bête" du type : faut bien poser une limite. Et beaucoup de pays fixent l'âge de la majorité civile entre 16 et 21 ans.
Pareil, on pourrait très bien se demander pourquoi selon le code de droit canonique l'homme ne peut pas contracter de mariage avant 16 ans et la femme avant 14 ans.

Sur le fond, j'ai un doute sur l'aspect épanouissant d'une relation incestueuse, notamment sur le long terme. Et je me demande dans quel climat familial les enfants ont évolué pour se dire un beau jour : "Tiens, si je couchais avec mon père ? Avec mon frère ? Avec ma soeur ?". Je serais curieuse de savoir combien de cas d'inceste ne commencent vraiment qu'à la majorité de la personne.
Mais en pratique, je ne vois pas bien l'intérêt de pénaliser l'inceste entre adulte consentants. Ça ne veut pas dire que je trouve que c'est trop cool.
Le danger de votre vision Mikaël, qui est de dire que le bien-être et l'épanouissement personnels de chacun priment sur toute contrainte morale, ne marche pas en société car elle ignore le bien commun, elle ignore l'importance de gardes-fous pour éviter que certains comportements anormaux induisent dans les esprits un bouleversement anthropologique majeur.
Faut-il pénaliser tous les "comportements anormaux" ?
Je ne vois pas pourquoi dépénaliser l'inceste en Suisse induirait un bouleversement anthropologique majeur...
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Re: La Suisse et l'inceste

Message non lu par Un gentil athée »

Christophe a écrit :
L’inceste sans peine

Il y a l’amour de la famille et l’amour en famille. Le Conseil fédéral suisse veut dépénaliser l’inceste entre adultes consentants, tolérant ainsi les relations sexuelles entre père et fille, mère et fils, ou frère et sœur. Une étude réalisée en 2007 et portant sur vingt pays révèle que neuf d’entre eux autorisent l’inceste entre adultes consentants, rapporte Le Matin. Il s’agit notamment de la Chine, de la France, des Pays-Bas, de la Russie, de l’Espagne et de la Turquie.
:arrow: http://www.courrierinternational.com/ar ... sans-peine

La Suisse ne ferait qu'imiter la législation d'autres pays (et notamment de la France) sur le sujet.
Voilà Christophe, et le fait que la Chine, la France (qui a d'ailleurs parlé, à un moment donné, de pénaliser l'inceste entre adultes consentants), les Pays-Bas, la Russie, l'Espagne et la Turquie autorisent l'inceste entre adultes consentants n'a pas conduit ces pays à sombrer dans la débauche... Au contraire, le goût de l'interdit aidant, je parie que certaines personnes se découvriraient soudain "follement amoureuses" de leur frère ou de leur sœur et feraient bruyamment parler d'eux pour dénoncer l'oppression politique qu'on aurait décidé de leur faire subir... Le maintien de l'ordre est donc du côté du laissez-faire, ni plus (promotion) ni moins (pénalisation). La nature se chargera du reste, et ce ne sont pas les quelques cas de personnes pratiquant en secret l'inceste entre adultes consentants qui vont faire basculer l'ordre des choses...
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Re: La Suisse et l'inceste

Message non lu par Théophane »

Le sujet est intéressant. En France l'inceste n'est pas une infraction. Elle reçoit seulement des sanctions sur le terrain civil (par exemple, la Cour de cassation refuse d'octroyer une filiation à un enfant né de ce type de relation).

Je comprends très bien ceux qui estiment qu'il s'agit de relations entre adultes consentants. Le problème est qu'il n'y a qu'un pas de la dépénalisation à la consécration juridique, en passant par une période plus ou moins longue de tolérance.
On pourrait citer de nombreux autres exemples, à commencer par celui de l'homosexualité. Il ne s'agit plus d'une infraction pénale. Bien au contraire, la législation vient peu à peu encadrer et sécuriser ce comportement.

Ainsi, on s'aperçoit que certaines attitudes moralement condamnables sortent de la sphère du droit pénal pour entrer dans celle du droit civil. Ce n'est pas sain. Il me semble beaucoup plus prudent de ne pas abroger les textes qui incriminent ces comportements et de laisser les juridictions répressives étudier au cas par cas si des poursuites sont indiquées.
« Être contemplatifs au milieu du monde, en quoi cela consiste-t-il, pour nous ? La réponse tient en quelques mots : c’est voir Dieu en toute chose, avec la lumière de la foi, sous l’élan de l’amour, et avec la ferme espérance de le contempler face à face au Ciel. »
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Re: La Suisse et l'inceste

Message non lu par Un gentil athée »

Théophane a écrit :Ainsi, on s'aperçoit que certaines attitudes moralement condamnables sortent de la sphère du droit pénal pour entrer dans celle du droit civil. Ce n'est pas sain. Il me semble beaucoup plus prudent de ne pas abroger les textes qui incriminent ces comportements et de laisser les juridictions répressives étudier au cas par cas si des poursuites sont indiquées.
Je ne suis pas d'accord, car un tenant de la moralité de ces attitudes pourrait vous rétorquer le symétrique : et pourquoi ne pas cautionner politiquement ces comportements en général et étudier au cas par cas si cette caution est justifiée ?

Je pense que la moralité d'un comportement entre adultes consentants ne devrait jamais être prise en considération dans sa pénalisation éventuelle. Non pas parce qu'il n'y aurait pas une valeur morale objective, mais parce que :
- il est quasiment impossible de s'entendre unanimement sur cette valeur morale ;
- la vérité (y compris morale) doit s'imposer par des arguments, non pas par la peur du gendarme ;
- et surtout : la "peine" doit toujours être proportionnée au "crime" ; donc à celui qui ne prive pas autrui de sa liberté, on ne saurait prendre la liberté.

Cordialement,
Mikaël
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La situation politique en Suisse

Message non lu par etienne lorant »

La Suisse a voté contre l'immigration de masse : La votation de dimanche impose à l’Etat de limiter l’installation des étrangers sur son territoire.
Ce que Berne et Bruxelles redoutaient est bel et bien arrivé : les Suisses ont voté hier en faveur de l’initiative de l’Union démocratique du centre visant à "stopper l’immigration massive" . Une double majorité de citoyens (50,3 %) et de cantons - alémaniques surtout - s’est prononcée pour l’introduction de "plafonds et contingents annuels" d’étrangers - y compris européens -, ainsi que la limitation des droits "au séjour durable, au regroupement familial et aux prestations sociales". Le gouvernement a trois ans pour adopter les nouvelles dispositions constitutionnelles conformes à la volonté du peuple.

Similaire au référendum de 1992 sur l’Espace économique européen, rejeté lui aussi par 50,3 % de Suisses, ce score inflige une gifle au gouvernement, aux principaux partis politiques et eux grandes fédérations économiques qui s’étaient mobilisés en force contre le texte.

Nous avons interrogé René Schwok, professeur au Global Studies Institute de l’Université de Genève, sur cette votation du 9 février que "Le Temps" qualifie de "nouveau dimanche noir".

La Commission a dit qu’elle examinerait "les implications de l’initiative sur l’ensemble des relations" euro-suisses. Quelles conséquences ce résultat peut-il avoir ?

Je pense qu’il va geler l’avenir et le développement des relations entre la Suisse et l’Union pendant un certain nombre d’années. Il entraînera aussi la renégociation d’accords qui existent aujourd’hui. On ne sait pas encore ce que l’Union pourra et voudra accepter des Suisses. En principe, elle peut tout remettre en cause. Mais le fera-t-elle ? Elle peut remettre en cause le premier paquet d’accords bilatéraux (qui touchent à la libre circulation des personnes, aux obstacles techniques au commerce, aux marchés publics, à l’agriculture, à la recherche, aux transports aérien et terrestres, NdlR). Mais le fera-t-elle ? On n’en sait rien. Il est en tout cas sûr que ce vote remet en cause l’esprit et la loi des accords bilatéraux euro-suisses. En même temps, l’UE a intérêt à continuer certaines relations avec la Suisse. Il est difficile de savoir jusqu’où elle se montrera prête à négocier.

Quelles pourraient être ses lignes rouges, selon vous ?

L’initiative prévoit la mise en place de quotas, la limitation de la réunification familiale et la préférence nationale. Je ne vois pas l’UE céder sur la réunification des familles. Sur le thème de la préférence nationale, c’est-à-dire l’obligation de donner la priorité à l’embauche de Suisses, il n’y a rien à discuter non plus. La seule chose à négocier pourrait être l’introduction des quotas : on pourrait imaginer des quotas en trompe l’œil, très larges, qui permettraient à la Suisse et à l’Union de sauver la face; l’UE pourrait accepter un quota de 80000 personnes par an par exemple.

http://www.lalibre.be/actu/internationa ... 6bb1c9341a
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Re: La Suisse a voté contre l'immigration de masse

Message non lu par Atrahasis »

D'un côté je les comprends, les Suisses ont une certaine hygiène de vie incompatible avec ce qui se passe à leurs frontières.
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