La pilule du lendemain autorisée en cas de viol

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PaxetBonum
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Re: La pilule du lendemain autorisée en cas de viol

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françois67 a écrit :Bonjour,
je réitére, d'après les informations que je trouve, il semble qu'il existe une pillule qui bloque l'ovulation après un rapport sexuel. Je cite une présentation dudit comprimé par le fameux Planning familial, organisation que par ailleurs je répugne même à porter dans mes pensées:
J'imagine que votre réponse courroucée m'était adressée.
Bloquer l'ovulation après le rapport sexuel n'empêche en rien la fécondation d'un ovule déjà émis, il faudra être clair là-dessus pour expliquer que ce procédé n'apportera donc pas de garantie de non gestation.
Je suis allé consulté les 2 produits cités et j'ai le regret de vous dire que je persiste : ces produits ont potentiellement un effet abortif en empêchant l'implantation de l'œuf fécondé :

PROGESTATIFS
GO3ACO3
Le mode d’action précis de POSTINOR n’est pas connu.
Aux doses recommandées, le levonorgestrel semble agir essentiellement en inhibant l'ovulation et la
fécondation si le rapport a eu lieu au cours de la phase préovulatoire, période où le risque de
fécondation est le plus élevé. Il induit peut-être également des modifications de l'endomètre qui
empêche l’implantation
. Il est inefficace lorsque le processus d’implantation a commencé.


Dés lors, et comme le soulignait Cgs très justement, on s'écarte du cas par cas et on se tourne vers une prescription générale bien peu avisée.

Si vous relisez les déclarations des évêques (dont j'aimerais lire l'original) il est indiqué que "la délivrance d’une ‘pilule du lendemain’ est possible, dans la mesure où elle a un effet contraceptif et non abortif" or dans les produits cités on n'est pas exactement certains de cet effet. Il reste donc à découvrir une telle pilule semble-t-il.
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Cgs
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Re: La pilule du lendemain autorisée en cas de viol

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Bonjour François,

Le planning ment, ce n'est pas la première fois. Puisque vous le demandez, entrons dans la technique :


Chez la femme, le cycle est régulé par tout une série d'hormones. Pour faire simple :

:arrow: les hormones pituitaires (ou hypophysaires) FSH et LH (avec un système de rétro-contrôle ordonné par une hormone appelée la GnRH)
:arrow: les hormones ovariennes oestrogènes et progestérone

Voici de façon schématique ce qui se passe :

:arrow: En début de cycle, les hormones sont à un niveau bas, les ovaires sont au repos.
:arrow: L'hypophyse commence à produire la FSH, sous contrôle de la GnRH produite par l'hypothalamus. Lorsque la production de FSH atteint un premier seuil, les ovaires commencent à sécréter des oestrogènes. Plusieurs follicules, qui contiennent un ovule, commencent à mûrir et à croître.
:arrow: La FSH continue à monter, et lorsqu'elle atteint un second seuil, appelé seuil intermédiaire, elle déclenche un rétro-contrôle qui active la maturation du follicule dominant, qui ira normalement jusqu'à l'ovulation. Immédiatement après, la sécrétion de FSH diminue, pour éviter les multiples ovulations (la nature est bien faite !).
:arrow: le niveau d'oestrogène continue à monter, de sorte qu'à partir d'un certain seuil, il va enclencher un rétro-contrôle hyphophysaire, qui renvoie une poussée très brève et massive de l'hormone LH.
:arrow: C'est cette poussée de LH qui va entraîner l'ovulation, en moyenne 17 heures après le pic de LH.
:arrow: Après l'ovulation, les ovaires continuent à sécréter des oestrogènes et de la progestérone (sécrétion qui a commencé un peu avant l'ovulation), ce qui prépare le corps de la femme à recevoir éventuellement un nouvel embryon s'il y a fécondation.

La période féconde de la femme, schématiquement toujours car c'est parfois un peu plus compliqué en pratique, va du réveil des ovaires après le franchissement du premier seuil de FSH, jusqu'à 24 heures après l'ovulation (un ovule survit 24 heures maximum).

Comment fonctionne la pilule qui bloque l'ovulation par saturation en oestrogènes ? En donnant artificiellement des oestrogènes à la femme, le corps voit que des oestrogènes sont présents, et le système de rétro-contrôle fait cesser les production d'hormones hypophysaires. Du coup, les ovaires ne s'activent pas (pas besoin ! L'hormone est présente...), et il n'y a pas de franchissement intermédaire de FSH, pas de pic de LH, donc pas d'ovulation. C'est comme si la femme était constamment enceinte dans ce cas.

En cas de viol en période féconde, cas qui fait l'objet de notre débat, les ovaires sont déjà en activité, et on ne sait pas si le second seuil de FSH est franchi ou non. Donc saturer la femme en oestrogènes ne sert à rien, puisque la marche vers l'ovulation est déjà enclenchée. Administrer des oestrogènes à ce moment-là risque même d'accélérer les choses, puisque c'est le niveau élevé d'oestrogènes qui va activer le rétro-contrôle, qui lui-même ordonne le pic de LH qui déclenche l'ovulation...

Donc je maintiens : la pilule qui sature la femme en oestrogènes ne peut pas être prise en contraception d'urgence.

Alors, que fait cette pilule du lendemain ? Puisqu'elle ne peut pas bloquer le système qui s'est déjà mis en marche, elle va jouer sur une hormone dont on a peu parlé : la progestérone. C'est une hormone qui est sécrétée peu avant l'ovulation, et qui prépare l'utérus à recevoir l'éventuel embryon, en vascularisant la paroi utérine. Si l'on sature la femme en progestérone, on peut noter 2 effets principaux :

:arrow: le corps voit un niveau élevé de progestérone, donc les ovaires vont se mettre en veilleuse (comme en fin de cycle juste avant les règles). Du coup, le développement de la cavité utérine et sa vascularisation cessent, et l'embryon arrive dans l'utérus qui ne peut le nider : il tombe.
:arrow: le sursaut d'hormone ralentit le voyage de l'embryon entre la sortie de l'ovaire et l'utérus. Normalement, il met environ 8 jours pour s'implanter dans l'utérus. En saturant de progestérone, l'embryon mettra plus longtemps (les cils qui assurent le mouvement de l'embryon sont plus lents, ce qui fait que le voyage dure plus de 11 jours), et arrivera dans l'utérus après que la muqueuse se détachera. Même effet : l'embryon tombe, puisque l'utérus ne peut pas l'accueillir.

La pilule du lendemain est donc bien complètement abortive.

D'ailleurs, outre ces considérations cliniques, rappelons ce que l'Académie Pontificale pour la vie rappelait à ce sujet :
http://www.vatican.va/roman_curia/ponti ... po_fr.html
"C'est pourquoi, il résulte clairement que l'action "antinidatoire" de la pilule du lendemain n'est autre, en réalité, qu'un avortement réalisé à travers des moyens chimiques. Il n'est pas cohérent intellectuellement, ni justifiable scientifiquement, d'affirmer qu'il ne s'agit pas de la même chose.
D'ailleurs, il apparaît assez clairement que l'intention de ceux qui requient ou proposent l'utilisation de cette pilule est finalisée directement à l'interruption d'une éventuelle grossesse en cours, exactement comme dans le cas de l'avortement. La grossesse, en effet, commence à partir de la fécondation et non pas de l'implantation du blastocyste sur la paroi utérine, comme on tente au contraire de le présenter de façon implicite."
Donc je maintiens :
:arrow: soit les évêques allemands ne savent pas de quoi ils parlent
:arrow: soit il y a désinformation sur ce qu'ils ont voulu dire. Dans ce cas, quel a été le but du message initial non dévoyé ? Peut-être répondre de façon pastorale à une situation particulière en Allemagne dont on ne connaît pas les détails.

Bien à vous,
Cgs
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Re: La pilule du lendemain autorisée en cas de viol

Message non lu par PaxetBonum »

Merci Cgs pour ces rappels
Donc allons plus loin : qu'elle serait cette pilule idéale qui correspondrait à cette déclaration (qu'il reste à trouver) des évêques allemands ?

Une pilule qui serait un bloqueur du GnRH et/ou de la LH ou un analogue inactif de ces hormones qui saturait les récepteurs ovariens à ces hormones. Là on bloquerait l'ovulation à venir.

A ma connaissance cela n'existe pas en effet immédiat, seul des implants contraceptifs en contiennent et ils ont un délait de latence qui les rendent inutilisables dans ce cadre.
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Élise
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Re: La pilule du lendemain autorisée en cas de viol

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Bonjour à vous tous!

J'ai lus quelque commentaires et je comprends le raisonnement de chacun. J'admire ceux qui s'abstiennent de jugement et font preuve de compassion dans leurs écris.

Comme quelqu'un d'autre la mentionné l'acte du viol n'à rien a voir avec la loi divine ou une volonté de Dieu.
Je suis contre les pratiques de l'avortement comme moyen de contraception. La banalité de l'avortement cause la négligence de plusieurs a ce protéger convenablement et je trouve cela très déplorable. Je suis particulièrement sensible à la condition des enfants dans le monde et notre avenir à long terme si l'ont continue à surpeuplé notre planète qui souffre déjà bien assez, s'il faut en plus mettre au monde des enfants non désiré et de plus quelle vie auras cette enfant... il portera des ça conception une lourde souffrance qui lui rendra la vie probablement insupportable.
Dieu possède bien plus que les simples capacité d'un homme à mon avis. Je crois qu'il comprend et connais les intentions de chacun. Est-il plus acceptable de tuer et manger des foetus d'animaux, de pomper le sang de notre terre, de laisser des millions d'enfants mourir de faim quand l'ont se vautre dans l'abondance, la souffrance quotidienne de millions de gens est la cause de notre propre égoïsme, la mort de millions d'enfants pèsent sur chacun de nous mais pour plusieurs en sont complètement détaché et s'allège de leurs responsabilité en jugeant et en investissent leurs temps aux mauvais endroit.
Le jugement ne rendra pas notre monde meilleur, la compassion elle touche les coeurs et devient contagieuse positivement.
Le gens ici qui sont tant pro vie j'espère de tout coeurs que vous agissez concrètement dans votre vie pour aider celle qui existe et qui souffre pars le simple fait de ne pas avoir eu la chance que nous avons d'être née dans un pays développé.
Et si a la place de juger les autres l'ont commençais par soi...
Je n'ais pas fouiné beaucoup sur le forum mais je n'ai pas vue de section pour la mise en place de mouvement d'aide et d'action concrète proposé pour aider à faire un changement dans notre monde malade.

Bonne journée à tous!
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Anonymus
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Re: La pilule du lendemain autorisée en cas de viol

Message non lu par Anonymus »

Europe1 a écrit :Mais deux hôpitaux gérés par l’Église catholique avaient alors refusé de la prendre en charge. D’après un médecin, le comité d’éthique aurait en effet décidé d’interdire les examens médicaux, au prétexte qu’ils auraient pu pousser l’équipe médicale à prescrire la pilule du lendemain. La jeune victime a finalement été soignée dans un hôpital protestant.
Le problème n'est-il pas plutôt ici ? Est-ce que prendre en charge une femme violée pour un hôpital signifie forcément lui prescrire la pilule du lendemain ? Il doit exister d'autres accompagnements.
Mac a écrit :Bien sûr que ce n'est pas simple et c'est même très complexe pour moi. Car si votre femme attend un enfant du violeur, et si on considère que cet enfant est le sien, il n'est cependant pas le votre puisqu'il est celui du violeur.

On met souvent en avant les qualités de la maternité et des mères, mais je pense que cela fait entièrement partie de la paternité d'accepter un enfant comme le sien sans être vraiment sûr que c'est le cas (sauf test adn). Et même lorsqu'un mari sait qu'il n'est pas le père, souvent il accorde à cet enfant son amour et protection.
Ce genre de situations concerne beaucoup moins les femmes.
Mac a écrit :Mais alors à qui est la femme? La votre ou bien celle du violeur?
Un viol n'invalide en aucun cas un mariage.
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Toto
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Re: La pillule du lendemain autorisée en cas de viol

Message non lu par Toto »

françois67 a écrit :
-Parce que l'on ne pense même pas aux cas de conscience que cela va poser au personnel médical. Sérieusement, la situation devient absurde : aux Etats-Unis, ils se battent pour ne pas être obligés de donner des couvertures médicales incluant des produits contraceptifs et abortifs aux employés des institutions catholiques, et en Allemagne, ils demandent que l'on distribue des produits abortifs aux femmes violées!
Bonjour,
cher Toto, je suis en partie d'accord avec vous, mais certains points restent obscurs. Pourquoi dites-vous donc que les évêques de RFA auraient autorisé la distribution de produits abortifs, alors qu'il se trouve question de substances contraceptives?
Bien à vous.
Mais vous avez tout à fait raison. Je ne sais pas pourquoi ce terme est venu sous mes doigts, alors que justement je déclarais quelques lignes plus haut que je n'en savais rien. Je corrige de ce pas. Merci
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Raistlin
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Re: La pilule du lendemain autorisée en cas de viol

Message non lu par Raistlin »

Bonjour Élise,
Élise a écrit :Je suis particulièrement sensible à la condition des enfants dans le monde et notre avenir à long terme si l'ont continue à surpeuplé notre planète qui souffre déjà bien assez, s'il faut en plus mettre au monde des enfants non désiré et de plus quelle vie auras cette enfant... il portera des ça conception une lourde souffrance qui lui rendra la vie probablement insupportable.
Mais peut-on supprimer la vie d'un individu sur un "probablement" ? Qui peut prédire le bonheur futur d'un individu, et quelle justice y a-t-il à lui refuser le droit de tenter sa chance dans la vie d'après des pronostics invérifiables et douteux ? Le bonheur n'est pas une équation mathématique...
Et si la planète est surpeuplée, pourquoi ne pas tuer les vieux ? On pourrait organiser l'euthanasie des plus de 70 ans par exemple, non ? Pourquoi tuer préférentiellement ceux qui sont à naître, c’est discriminatoire… (bien entendu, je ne le pense, c'est volontairement ironique de ma part)
Bref, ce que je veux dire, c’est que la dignité humaine est indépendante du stade de la vie. Soit vous respectez la vie humaine de façon inconditionnelle, soit vous ne le faites pas et alors c’est la porte ouverte à toutes les dérives.

En outre, tout le monde souffre. Arguer de la souffrance "probable" d’un individu pour justifier son meurtre a quelque chose de révoltant. Devrait-on supprimer tous les dépressifs ?

Élise a écrit :Est-il plus acceptable de tuer et manger des foetus d'animaux
En même temps, les espèces en voie de disparition sont mieux protégées que les fœtus humains. Cherchez l’erreur !

Eh oui, une vie humaine vaudra toujours plus qu’une vie animale. Ça ne nous donne pas le droit de faire n’importe quoi, bien entendu, mais j’estime que la vie humaine a une dignité que la vie animale n’a pas. D’ailleurs, les animaux n’ont naturellement aucun droit ; s’ils en ont, c’est parce que l’homme veut bien leur en donner.

Élise a écrit :Le jugement ne rendra pas notre monde meilleur, la compassion elle touche les coeurs et devient contagieuse positivement.
L’indifférence au mal, et le meurtre des innocents, ne me semble pas la meilleure façon de rendre le monde meilleur... Et quant à la compassion, pourquoi ne pas avoir compassion de ce petit être qui grandit dans le ventre de sa mère et à qui on refuse le droit et la chance de vivre ? Étrange compassion qui nie le droit à la vie des plus faibles. Est-ce parce que le fœtus ne peut pas parler et pleurer, qu’on ne l’entendra pas souffrir ? Il n’en est pas moins un être humain.

D’ailleurs, vous avez vous-même été un fœtus. Dois-je en conclure que vous n’étiez pas un être humain à cette étape de votre vie ? Qu’étiez-vous alors ?

Élise a écrit :Le gens ici qui sont tant pro vie j'espère de tout coeurs que vous agissez concrètement dans votre vie pour aider celle qui existe et qui souffre pars le simple fait de ne pas avoir eu la chance que nous avons d'être née dans un pays développé.
Je pense que l’Église, et les catholiques, n’ont pas à rougir de leur action au service des plus pauvres et des plus fragiles. Qu’il soit toujours possible de faire plus, je vous l’accorde, mais qu’on arrête de faire la leçon aux catholiques alors qu’ils s’investissent sans doute plus que les autres.

Élise a écrit :Et si a la place de juger les autres l'ont commençais par soi...
Mais nous jugeons les actes, pas les personnes. Et rassurez-vous, nous jugeons aussi nos propres actes : c’est le principe de l’examen de conscience et de la confession des péchés. Et vous, savez-vous reconnaître objectivement quand vous faites le mal et confessez-vous vos péchés ?

Élise a écrit :Je n'ais pas fouiné beaucoup sur le forum mais je n'ai pas vue de section pour la mise en place de mouvement d'aide et d'action concrète proposé pour aider à faire un changement dans notre monde malade.
Parce que ce forum n’est pas une ONG. En revanche, vous trouverez des pages où nous soutenons ceux qui en ont besoin par nos paroles, nos conseils et nos prières.

Cordialement,
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PaxetBonum
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Re: La pilule du lendemain autorisée en cas de viol

Message non lu par PaxetBonum »

Élise a écrit : Le jugement ne rendra pas notre monde meilleur, la compassion elle touche les coeurs et devient contagieuse positivement.
Tout à fait d'accord avec vous.
Mais il faut étendre cette compassion à tous : la femme violée et l'enfant innocent de ce viol.
(je ne parle pas du violeur pour lequel je n'ai personnellement aucune compassion, je dois honteusement l'avouer)
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Cgs
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Re: La pilule du lendemain autorisée en cas de viol

Message non lu par Cgs »

PaxetBonum a écrit :Merci Cgs pour ces rappels
Donc allons plus loin : qu'elle serait cette pilule idéale qui correspondrait à cette déclaration (qu'il reste à trouver) des évêques allemands ?

Une pilule qui serait un bloqueur du GnRH et/ou de la LH ou un analogue inactif de ces hormones qui saturait les récepteurs ovariens à ces hormones. Là on bloquerait l'ovulation à venir.

A ma connaissance cela n'existe pas en effet immédiat, seul des implants contraceptifs en contiennent et ils ont un délait de latence qui les rendent inutilisables dans ce cadre.
Bonjour Paxetbonum,

Je ne suis pas médecin, ou chercheur en médecine, donc je ne saurais aller plus loin dans l'explication. Mais votre intuition semble la bonne. La pilule "idéale" (sur le plan clinique, car cela reste un moyen de fermeture à la vie fermement condamnée par l'Eglise) devrait agir sur le rétrocontrôle d'inhibine sur la GnRH qui libère la FSH. Mais dans la mesure où les quantités de ces hormones hypophysaires sont très très faibles (de l'ordre de quelques centaines de nanomoles !), les dosages devraient être extrêmement précis pour éviter de détraquer complètement le corps de la femme. De plus, la GnRH étant un neurotransmetteur, agir dessus signifie agir sur le fonctionnement du cerveau. A ma connaissance, on ne sait pas faire ce type de dosage sans dégâts irréversibles sur l'organisme. C'est pourquoi, d'ailleurs, la pilule contraceptive a préféré développer le système contraceptif sur les hormones ovariennes, les hormones hypophysaires étant trop délicates à manipuler.
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Re: La pilule du lendemain autorisée en cas de viol

Message non lu par salésienne05 »

Enfin, dans ce cas, comme à chaque fois qu'il s'agit d'enfants, de maternité, de viols, etc, le problème reste que c'est encore à la femme de faire le plus grand sacrifice, et dans le cas d'un viol, peu importe la sanction envers le violeur, ce sera quand même à la femme de porter l'enfant pendant 9 mois, de le mettre au monde, et de voir sa vie réellement "bousillée". Si, pour mettre au monde un enfant, la femme ne devait pas le porter, sans doute que la réalité serait toute autre mais, une femme violée enceinte sera triplement victime : victime du viol évidemment, victime des déformations irréparables de la grossesse (poids, vergetures, cicatrices plus ou moins visibles de l'accouchement - épisiotomie, déchirures, césarienne si besoin), victime du regard que son fiancé, son mari, ses amis masculins poseront sur elles.

Bien sûr, vous me dites que c'est à l'homme que reviendra la tâche d'accompagner. Mais quel homme est assez saint pour pouvoir regarder l'enfant d'un violeur comme le sien propre et l'élever comme son fils ? Et quand il n'y a pas d'homme ? Ou quand l'homme s'en va et que la femme reste seule ? L'un d'entre vous a prononcé le mot "bien être ultérieur de la mère".... Mais a-t-il seulement idée de ce que peut être un viol, quand on sait que de nombreuses femmes se sentent tout simplement en état de "viol conjugal" ? Il ne s'agit pas d'un hypothétique bien être car, de fait : avoir sa sexualité anéantie à vie, être complètement lésée dans sa vie affective (car peu d'hommes sont enclins à épouser une femme violée ou à rester un époux normal après), et subir une maternité non désirée, ce n'est pas simplement un problème de bien être mais de vie tout court. Et quand la pauvre fille est mineure ?

Quant au futur enfant, outre le poids génétique (il a la moitié des gènes du violeur), psychologique (aucune mère ne portera l'enfant d'un violeur comme un enfant désiré), moral, en plus d'un abandon certain (qu'il soit physique ou simplement moral), je ne suis pas sûre que la vie soit réellement un cadeau.

J'ai conscience de ne pas être en accord avec l'Eglise quand je dis ça mais peut-on réellement parler d'enfant alors qu'il n'y a que deux cellules (64 au bout de 7 jours, système nerveux au bout du septième jour... et pas de nidation avant la première semaine aussi...) ? Enfin, comme dans de nombreux sujets, je crois qu'une réponse "stricte" n'est pas la plus appropriée et que le cas par cas est l'idéal...

Fraternellement.


Cécile
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françois67
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Re: La pilule du lendemain autorisée en cas de viol

Message non lu par françois67 »

Bonjour,
encore une fois vous pensez à la mère, et cela se trouve bien, mais pas à l'enfant qui n'est pas moins innocent. Et rien n'oblige la mère à garder l'enfant pour l'élever, elle peut très bien le faire adopter, les candidats ne manquent vraiment pas. Et d'où sortez-vous le droit de décider de la vie et de la mort de quelqu'un? Entre deux mals, la souffrance d'une mère et la mort d'un enfant, sans de loin le minimiser, l'un se trouve bien "préférable" à l'autre.
Je sais qu'il s'agit de situations tragiques, mais pourquoi ajouter à la violence l'infanticide?

Bien à vous.
Avertissement: j'ai sur ce forum peut-être exprimé des avis contraires à la position de l'Église, et /ou de sa sainte Tradition, et/ou à l'avis qui se doit d'être celui d'un vrai chrétien catholique: ne me prenez donc en RÉFÉRENCE POUR RIEN. Ne soyez pas victimes de scandale. Que mon exemple soit rejeté et en aucun cas suivi. Si vous trouvez un endroit où une de mes interventions serait au moins douteuse, si ce n'est pire, faites-en moi part, notamment par mp. Je m'excuse profondément.
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Re: La pilule du lendemain autorisée en cas de viol

Message non lu par PaxetBonum »

salésienne05 a écrit :Enfin, dans ce cas, comme à chaque fois qu'il s'agit d'enfants, de maternité, de viols, etc, le problème reste que c'est encore à la femme de faire le plus grand sacrifice, et dans le cas d'un viol, peu importe la sanction envers le violeur, ce sera quand même à la femme de porter l'enfant pendant 9 mois, de le mettre au monde, et de voir sa vie réellement "bousillée".
Je suis bien d'accord avec vous la femme est la première victime.
Je ne partage pas votre opinion quant à 'peu importe la sanction envers le violeur' car l'impunité de ces crimes est un second viol pour la victime. En gros la justice française semble trouver que le viol n'est plus condamnable ou avec sursis… Ce regard de la justice peut être encore plus destructeur que le viol dans le sens où la condamnation du violeur est pour la femme un message qui lui indique qu'elle est bien victime de ce qui lui arrive ce qui l'autorise a se relever plus sereinement de cette épreuve extrême. Quand cette condamnation est inique, la femme reçois comme un message qui lui dit que 'ce n'est pas si grave' (ce qui est évidement en opposition avec son ressenti…) ou 'que c'est de sa faute' (comment se relever de cela ?).
Bref pour moi la peine doit être à la hauteur du 'grand sacrifice' que vous évoquez pour cette femme-victime.

Sa vie ne doit pas être bousillée pour avoir accouché d'un enfant sous X, c'est là que la société doit intervenir pour la supporter comme une victime et lui venir en aide pleinement.
L'avortement de cet enfant du crime pourrait un jour être une plaie impossible à cicatriser pour cette femme.
Ne pas rajouter un infanticide au viol sera salutaire pour cette femme.
L'avortement précoce, même par pilule est une façon de dire : 'allez, c'est pas si grave, regardez : hop ! une pilule et c'est comme si de rien n'était…'. Mais cette pilule en plus du meurtre qu'elle risque d'accomplir, ne guérira pas la blessure de cette femme.
Pax et Bonum !
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Raistlin
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Re: La pilule du lendemain autorisée en cas de viol

Message non lu par Raistlin »

salésienne05 a écrit :Enfin, dans ce cas, comme à chaque fois qu'il s'agit d'enfants, de maternité, de viols, etc, le problème reste que c'est encore à la femme de faire le plus grand sacrifice, et dans le cas d'un viol, peu importe la sanction envers le violeur, ce sera quand même à la femme de porter l'enfant pendant 9 mois, de le mettre au monde, et de voir sa vie réellement "bousillée".
Je ne peux pas être d'accord avec ça. Certes, la femme violée devra traverser une grande épreuve. Mais conclure que l'enfant qui naîtra "bousillera" forcément sa vie est faux. Qui vous dit que cette femme, avec l'aide appropriée, ne parviendra pas à aimer cet enfant ? Et même si elle ne l'aime pas, elle peut accoucher sous X. D'accord, elle devra le porter pendant 9 mois, mais j'ai du mal à comprendre en quoi la suppression d'une vie innocente serait préférable à cette option.

Vous savez Cécile, le drame de l'avortement, c'est que tout le monde juge du malheur à venir comme si c'était inévitable gravé dans le marbre. Combien de fois n'avons-nous pas entendu qu'un enfant non désiré ou handicapé serait "malheureux" ? Nous n'avons pas le droit d'augurer du bonheur ou du malheur d'autrui. Et nous avons encore moins le droit de supprimer une vie innocente au nom d'un malheur présumé.

Bref, arrêtons d'invoquer le malheur possible d'une personne pour justifier un avortement, car ça ne sera jamais un argument.

Fraternellement,
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Re: La pilule du lendemain autorisée en cas de viol

Message non lu par Mac »

Bonjour, :)

Le cas du viol est très complexe, car la vie de la mère est bousillée de mon point de vu. Mais pas seulement.
Et admettons que cette femme qui a subit un traumatisme garde l'enfant du violeur.
Est-ce qu'il faudra mentir à l'enfant toute sa vie en lui faisant croire que son père est le mari de la femme?
Est-ce qu'il faudra lui dire que son père était un violeur avec le risque qu'il aille se pendre?
Et si le violeur vient réclamer sa paternité car en définitive c'est lui le vrai père? Qu'est-ce qu'on fait?

Fraternellement en Jésus Christ. :ciao:
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Re: La pilule du lendemain autorisée en cas de viol

Message non lu par PaxetBonum »

Mac a écrit : Et si le violeur vient réclamer sa paternité car en définitive c'est lui le vrai père? Qu'est-ce qu'on fait?
Si la justice faisait son œuvre, ce cas là serait résolu
Pax et Bonum !
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