Mgr Maradiaga, le symbole de l'Eglise du Sud méconnue

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françois67
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Mgr Maradiaga, le symbole de l'Eglise du Sud méconnue

Message non lu par françois67 »

Bonjour,
je crois ici présenter un cardinal, Mgr Oscar Andrés Cardinal Rodríguez Maradiaga, archevêque de Tegucigalpa au Honduras, qui incarne selon moi ce que devrait être le prochain pape. Je m'élève contre l'injustice faite au Sud dans l'Eglise, et crois que Son Eminence demeure le symbole de ce Sud bafoué et sous-estimé du haut de notre hémisphère économique nordiste.

http://www.lemonde.fr/ameriques/article ... _3222.html

Je me dis qu'une telle tenacité, une telle énergie, c'est de cela que l'Eglise a besoin. Mes prières iront à lui et à Mgr Tagle lors du conclave.

Bien à vous.
Dernière modification par françois67 le dim. 23 juin 2013, 3:59, modifié 1 fois.
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Re: Mgr. Maradiaga, le symbole de l'Eglise du Sud méconnue.

Message non lu par pajaro »

Je suis vraiment d'accord avec François même si en tant que catholiques, nous devons prier pour que le Saint-Esprit vienne en aide aux cardinaux qui seront en charge de nommer le prochain Pape. Nous ne devons pas être des suiveurs d'hommes, mais mettre notre confiance en Dieu car un homme n'est pas infaillible.

Néanmoins je reconnais que l'élection de Mgr. Oscar Andrés Cardinal Rodríguez Maradiaga representerait un véritable boom dans l’Église. L’Amérique Latine compte un très grand pourcentage de catholiques, peut-être même que les latino-américains representent la moitié des catholiques dans le monde, et de nombreux martyrs sont tombés sous les balles des dictatures de fers imposés dans ces pays du globe pendant de nombreuses années.

Pour avoir voyagé en Amérique du Sud, je suis obligé d'être en admiration devant la foi vivante que ces populations vivent. Le Christ est présent partout, même si je sais que cela peut s'apparenter à de la religiosité populaire, mais il n'empêche que l'Amérique Latine est un bastion fort du catholicisme, et elle compte ce que Notre Seigneur avait de plus cher: les pauvres.
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Re: Mgr. Maradiaga, le symbole de l'Eglise du Sud méconnue.

Message non lu par Fée Violine »

Ce cardinal me plaît beaucoup ! :)

Il semble avoir toutes les qualités nécessaires.
De plus, il est pianiste, comme Benoît XVI !

Mais s'il était élu pape, il manquerait à son pays, qui a bien besoin de lui.
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Portowiec
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Re: Mgr. Maradiaga, le symbole de l'Eglise du Sud méconnue.

Message non lu par Portowiec »

Mgr Tagle étant cité, j'en profite pour publier son portrait, que nous dresse Le Figaro de ce jour :

«Chito», un Philippin parmi les papabili


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Le cardinal philippin Luis Antonio Tagle, 55 ans, qui vient d'un pays où 80 % des 100 millions d'habitants sont catholiques, pourrait donner un élan de jeunesse à l'Église.


Quand il avait présenté Luis Antonio Tagle à Jean-Paul II pour en faire un nouveau membre de la Commission théologique internationale du Vatican, celui qui était encore le cardinal Joseph Ratzinger avait plaisanté. Conscient de l'allure juvénile du prêtre philippin, il avait assuré au Pape qu'il avait bel et bien fait sa première communion. On était au milieu des années 1990, mais le cardinal Tagle est toujours jeune. Jeune dans la vie, du haut de ses 55 ans. Et jeune comme cardinal, dignité à laquelle il a été élevé il y a quatre mois seulement. Et pourtant, l'arche­vêque de Manille est sur toutes les listes de papabili. Benoît XVI connaissait bien Luis Antonio Tagle, en octobre 2011, quand il l'a nommé archevêque de la capitale. Aux Philippines, «Chito» - surnom de cette «étoile montante de l'Église asiatique» - suscite de tous bords admiration et respect. «Je n'ai jamais rencontré quelqu'un d'aussi brillant intellectuellement et possédant de telles qualités humaines, explique son ancien professeur, le père jésuite Catalino Arevalo. Il a ce don unique de rendre immédiatement l'Église proche de chacun.»

Luis Antonio Tagle aurait dû être médecin. Mais la force d'attraction des Jésuites et l'état de pauvreté du pays en ont décidé autrement. La pauvreté, surtout, celle qui transpire de tous les pores de Manille. Issu d'une famille aisée, sans excès, Tagle est lycéen quand le prêtre de la cathédrale voisine est affecté dans la province de Cavite, au sud de la capitale. En le visitant, Tagle découvre un autre monde. «J'ai vu cette pauvreté, et je me suis demandé: comment un jeune prêtre peut-il avoir envie de “perdre son temps” à servir Dieu dans un endroit aussi déshérité?» Une expérience religieuse, une révélation, confiera-t-il plus tard. Cette vie serait sienne.

«Un formidable enseignant»

Ses études, le jeune Tagle les fait à l'université jésuite Ateneo de Manila, qui forme l'élite de la société philippine. Le futur cardinal fait ses classes au séminaire San José, puis à la Loyola School of Theology. «Je le connais depuis qu'il est jeune séminariste et il n'a absolument pas changé, raconte le père José Mario Francisco, directeur de l'école de théologie, il a une connaissance profonde et pointue de la théologie, mais il sait surtout s'en servir et la communiquer simplement. C'est un pasteur, avant tout. Et un passeur, un formidable enseignant. Malgré sa charge, il donnait encore des cours ici le semestre dernier.»

La pastorale, la grande passion du cardinal Tagle. Et pourtant. Repéré parmi les jeunes séminaristes de San José, il est envoyé aux États-Unis, pour un doctorat à la Catholic University of America. Il y travaille sous l'égide d'un des théologiens américains les plus réputés, Joseph Komonchak. «C'est l'un des meilleurs étudiants que j'aie eus en quarante années d'enseignement, a confié ce dernier, il aurait pu devenir l'un des plus grands théologiens d'Asie.» Seulement voilà, sa vocation, c'est avant tout d'être un pasteur. «Pour lui, la théologie n'est pas une fin en soi, explique le père Catalino Arevalo. Aux Philippines, il n'y a pas de place pour la théologie spéculative. Tagle n'a qu'une priorité: comment faire du christianisme quelque chose de très profond dans la vie réelle des gens.»

Pasteur, Chito l'a été pendant dix ans à Imus, dans la province de Cavite, qui vit naître sa vocation. Il en était l'évêque avant d'être nommé à Manille en 2011. Curé de la cathédrale, le père Allan C. Valero a passé plusieurs années à ses côtés. Il raconte «quelqu'un d'une vraie simplicité, ni calculée ni affectée. Il est profondément vrai, dit-il, et les gens le sentent». Quand il prêche durant une messe, racontent ses anciens paroissiens, «on a toujours l'impression qu'il s'adresse à des amis». «Quand il rit, il rit à ne plus pouvoir s'arrêter, poursuit le père Valero, mais quand il pleure, il ne retient pas ses larmes, même en public. C'est un homme d'émotion, qui la communique.»

Un vrai «talent média­tique»

Lors du synode de 2008, à Rome, le jeune évêque a fait forte impression, en livrant un plaidoyer pour une Église humble et à l'écoute du monde. Certains l'ont étiqueté «traditionaliste moder­niste», d'autres «progressiste modéré». «Il connaît la tradition de l'Église, mais il sait la mettre au service des problèmes contemporains», dit José Mario Francisco. Lors de la récente polémique sur la «loi sur la santé reproductive», qui a enflammé ce pays aux 100 millions d'habitants à 80 % catholiques, l'archevêque de Manille est resté ferme sur ses principes, tout en discutant. D'un côté, il a participé au projet de l'école de Bologne sur l'histoire de Vatican II, considérée comme une lecture «progressiste» du concile. De l'autre, il a su séduire le cardinal Ratzinger.

Tagle a aussi un vrai «talent média­tique», comme l'explique le père Emmanuel Alfonso, directeur de Jescom, qui produit «The Word Exposed», un «show» hebdomadaire du cardinal sur la plus grande chaîne de télévision généraliste du pays. «C'est historique, la première émission de ce genre aux Philippines financée par les dons des auditeurs, s'amuse Emmanuel Alfonso, Tagle connaît parfaitement ses sujets, sait expliquer la foi en termes simples.» Le jeune jésuite gère aussi le compte Facebook du cardinal, suivi par plus de 100.000 internautes.

Alors, les temps seraient-ils mûrs pour un pape du Sud? «Oui, cela fait sens à l'aune de la démographie, commente le père José Mario Francisco, mais plus que l'origine du Saint-Père, c'est son profil qui me semble important. Dans la situation actuelle, il faut quelqu'un très au fait de ce qui se passe dans le monde et ayant un grand esprit d'ouverture.» Et Tagle semble répondre à ce cahier des charges papal. Il a aussi un autre atout, dans le sang. Par sa mère, il est d'origine chinoise, et le signal serait fort à l'égard de cette grande Chine, priorité contrariée du Pape sortant.
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