La pilule du lendemain autorisée en cas de viol

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Toto
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Re: La pilule du lendemain autorisée en cas de viol

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françois67 a écrit :
Nico222 a écrit :Bonjour chers amis,

Citée par The National Catholic Register, Marie Hilliard, spécialiste en bioéthique qui travaille au National Catholic Bioethics Center, chargé de conseiller les évêques sur ces questions de santé, a souligné que l'Eglise n'autorise la prescription de la pilule du lendemain en cas de viol que dans le cas où un test urinaire permet de vérifier que l'ovulation n'a pas commencé.
Cher Nicolas, je vous remercie de cette précision, qui je crois bien balaie tout soupçon sur quelque laxisme de la CE de RFA avec une hypothétique vie. Comme notre ami Cgs l'a montré plus, cette pillule ne devient abortive que si l'ovulation a dores et déjà commencé. Donc en étant certain que ledit processus n'a pas débuté, il se trouve par la même façon sûr qu'il n'y aura pas mort d'homme.
Vous voyez, tous ceux qui pensaient que les évêques allemands avaient tiré cette décision sur un coup de tête sans être bien informés, il s'agit de personnes responsables.
Grâce à vous, cher Nicolas, la controverse se trouve close en bonne partie.
Bien à vous.

Ah, mais cela change tout! Et dans le "mauvais" sens.
Cela revient donc à reconnaître que si on ne fait pas suffisamment attention, la pilule autorisée par les évêques peut avoir un effet abortif, et qu'il faut donc un test supplémentaire pour vérifier que ce n'est pas le cas.
Et si le test, pour une raison ou pour une autre, a été mal fait, ou ses résultats mal interprétés? Et si une femme affirme qu'elle a fait le test et que celui-ci s'est révélé négatif, y a t-il une deuxième vérification par les médecins?
Donc si je comprends bien, non seulement ces évêques ont autorisé des produits contraceptifs, ce qui est déjà assez douteux (oui, on sait, avec la condition restrictive que ce soit uniquement en cas de viol; cela est la même chose que pour tous les sujets de bioéthique, on libéralise quelque chose de douteux dans certains cas, et puis le temps passant, on libéralise de plus en plus, jusqu'à finalement promouvoir hautement la chose en question), mais en plus on apprend donc clairement et officiellement qu'en plus ce produit peut avoir un effet abortif si l'on ne fait pas suffisamment attention! Et tant pis pour le Droit canon, et Humanae Vitae et compagnie, on peut les rayer d'un trait ni vu ni connu. Et après, on tape sur ces affreux méchants de la FSSPX qui ne veulent pas rejoindre l'Eglise ; faut d'abord se demander si les mesures que prennent certains dignitaires de l'Eglise sont de nature à attirer les gens déçus par un demi-siècle marqué par, à quelques trop rares exceptions près, le modernisme et le progressisme.
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françois67
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Re: La pilule du lendemain autorisée en cas de viol

Message non lu par françois67 »

Bonjour Toto,
je ne comprends pas vos arguments: comment une femme aurait-elle déjà pu effectuer un tel test elle-même :sonne: ?
De plus, le risque d'erreur existe toujours en médecine, mais il faut bien l'accepter: allez-vous critiquer certains médecins qui décident d'opérer un patient après un test qui peut prêter à controverse? Pourtant, ne pas le prendre peut avoir des conséquences dangereuses. Par ailleurs, ledit test d'ovulation se trouve je pense non pas naît de la dernière pluie mais bien établi et fiable au-delà de tout doute raisonnable.
Finalement, je ne comprends pas votre si terrible opposition à la contraception: pouvez-vous la justifier? Car chaque fois que j'ai demandé, personne ne m'a clairement répondu. Comme les Béréens, je souhaiterais connaître la raison de cette opposition. L'avortement et tout le reste, je comprends très bien la légitimité du combat contre cela. Mais cela ne se trouve pas être un encyclique qui justifie un principe, mais bel et bien un principe (biblique ou descendant de saine raison et logique incontestable) qui légitime l'énoncé d'un encyclique. Cela a toujours été parfaitement respecté par l'Eglise catholique apostolique de Dieu au cours des siècles, mais cet Humanae Vitae, je ne puis la comprendre malgré mes efforts et ma bonne volonté.
Bien à vous.
Avertissement: j'ai sur ce forum peut-être exprimé des avis contraires à la position de l'Église, et /ou de sa sainte Tradition, et/ou à l'avis qui se doit d'être celui d'un vrai chrétien catholique: ne me prenez donc en RÉFÉRENCE POUR RIEN. Ne soyez pas victimes de scandale. Que mon exemple soit rejeté et en aucun cas suivi. Si vous trouvez un endroit où une de mes interventions serait au moins douteuse, si ce n'est pire, faites-en moi part, notamment par mp. Je m'excuse profondément.
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Toto
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Re: La pilule du lendemain autorisée en cas de viol

Message non lu par Toto »

Bonjour François67,

Je crains que nous ne soyons en train de mélanger plusieurs choses ; il faut restructurer sinon nous n'allons nulle part.

Sur le fait que le produit a un caractère abortif, et qu'il faut un test pour détecter si la grossesse a déjà commencé ; vous évoquez les médecins qui décident d'opérer les patients après des tests soumis à caution. Oui, c'est vrai, de telles décisions sont parfois prises. Mais ces décisions d'opérer sont réalisées pour le bien du patient, pour sa guérison ; là nous ne sommes pas en train d'évoquer une grossesse qui mettrait en jeu la vie ou la santé de la mère (ce serait un autre débat) mais une grossesse qui, quoique démarrée anormalement après un viol, se déroule correctement. Ainsi, le caractère de l'opération (ici, la prise d'un produit) n'a pas pour vocation à soigner quelqu'un, mais à empêcher une fécondation. Aussi, les deux cas me paraissent peu comparables.

Sur la lutte contre la contraception ; je ne suis pas théologien mais il me semble que le fait d'interdire la contraception a pour but d'empêcher la dissociation entre les rapports intimes et la fécondation, et pour éviter de consommer uniquement pour son propre plaisir. Les méthodes de contraception naturelles, effectuées pour un juste motif, ne tombent pas dessous, notamment parce qu'elles reposent sur les cycles de la femme et obligent l'homme à faire attention, et à s'écarter de sa femme durant certaines périodes précises ; ainsi, il me semble que l'épouse est davantage respectée. Enfin, le caractère naturel de ces méthodes s'oppose au caractère technique et artificiel des méthodes contraceptives telles pilules et compagnie. Je terminerai en disant que les méthodes de contrception naturelles écartent évidemment tout danger d'avortement, contrairement aux méthodes contraceptives à base de produits, au sujet desquelles on est réduit à disserter sans vraiment comprendre ce qui se passe (en tout cas, pour les non-spécialisés en biologie).

Mais votre question sur la contraception nous écarte du sujet : on vient de montrer que ces produits pouvaient avoir potentiellement un effet abortif. Cette seule qualification devrait entraîner leur non-autorisation par l'Eglise, et je crains fortement que les évêques ne se soient complètement fourvoyés en prenant une décision d'une telle importance. Il faudra que le futur Pape s'exprime à ce sujet, et abroge cette autorisation, au besoin en sanctionnant leurs promoteurs.
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Suliko
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Re: La pilule du lendemain autorisée en cas de viol

Message non lu par Suliko »

Ainsi, le caractère de l'opération (ici, la prise d'un produit) n'a pas pour vocation à soigner quelqu'un, mais à empêcher une fécondation. Aussi, les deux cas me paraissent peu comparables.
Je vous trouve dur. Si effectivement il existe un moyen d'éviter la fécondation sans risque de provoquer un avortement, alors, vu les circonstances très particulières, je ne vois pas en quoi il serait mal de se servir de ce moyen.

Mais bon, nous savons tous dans quel but les médias s'acharnent sur l'Eglise...Le but est bien de se servir de cas extrêmement rares pour chercher à rendre l'Eglise plus libérale sur ce genre de questions...
C'est pourquoi elle seule, prédestinée avant les générations et annoncée par les prophètes, la Mère du Créateur de tout l'univers, non seulement n'a participé en rien à la tache originelle, mais elle est toujours demeurée pure comme le ciel et toute belle. (extrait du règlement pour le monastère de Biélokrinitsa (1841)
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Re: La pilule du lendemain autorisée en cas de viol

Message non lu par Toto »

Le problème est que justement ces produits autorisés sont potentiellement abortifs, donc n'auraient pas dû être autorisés.

Par ailleurs, même l'autorisation d'une produit uniquement contraceptif me gêne quelque peu.
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Suliko
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Re: La pilule du lendemain autorisée en cas de viol

Message non lu par Suliko »

Par ailleurs, même l'autorisation d'une produit uniquement contraceptif me gêne quelque peu.
Même dans une situation pareille? J'ai du mal à le comprendre...Et ce que j'ai encore plus de mal à comprendre, c'est pourquoi les peines de prison sont si courtes...Un violeur ne devrait-il pas rester en prison toute sa vie? Pourquoi tant de laxisme?
C'est pourquoi elle seule, prédestinée avant les générations et annoncée par les prophètes, la Mère du Créateur de tout l'univers, non seulement n'a participé en rien à la tache originelle, mais elle est toujours demeurée pure comme le ciel et toute belle. (extrait du règlement pour le monastère de Biélokrinitsa (1841)
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Re: La pilule du lendemain autorisée en cas de viol

Message non lu par Toto »

Sur votre dernier point, je suis d'accord. 20 ans de travaux forcés plus castration, cela me semble mieux que les trois ans de prison prononcés, et puis la personne est libérée au bout de deux ans pour bonne conduite.
Mac
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Re: La pilule du lendemain autorisée en cas de viol

Message non lu par Mac »

Bonjour, :)

Liens sur les conséquences des viols Rwanda en 1994 (âmes sensibles s'abstenir) :
http://www.editionsquartmonde.org/rqm/d ... hp?id=5259

Fraternellement. :ciao:
Dernière modification par Mac le dim. 10 mars 2013, 18:51, modifié 1 fois.
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Maxime62
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Re: La pilule du lendemain autorisée en cas de viol

Message non lu par Maxime62 »

Bonjour à tous,

J'ai lu assez attentivement ce qui a été dit plus haut.

Ce que j'en pense, c'est que si ces événements se présentaient pour quelqu'un qui m'est proche, je ferai des pieds et des mains pour qu'elle prenne cette pilule au plus vite. Par extension, je ne saurai qu'approuver celles qui la prendront.

Imaginez-vous une femme violée, le plus souvent traumatisée pour des années par la violence de l'acte. Il lui faudrait en plus subir une grossesse non désirée, et subir la présence d'un enfant de viol au sein de son foyer, qui lui rappellera à chaque instant ces événements dramatiques ?

Ce n'est pas ma conception de la vie de chrétien. Dieu nous demande de le servir, de nous aimer les uns les autres, mais jamais de s'orienter vers un sadisme des plus malsains. L'auto-flagellation a ses limites.

Pour une fois qu'une solution relativement conciliante se présente. Je ne parle pas d'avorter au bout de cinq mois, mais une journée quand même... Cette pilule est une bénédiction. Tant de femmes ont souffert dans les siècles passés avec ce genre de choses.

Enfin, refuser une évolution émanant de cardinaux, ne serait-ce pas être plus royaliste que le roi ?

Fraternellement :ciao:
"Et quand je serai allé et que je vous aurai préparé une place,
à nouveau je viendrai et je vous prendrai près de moi,
afin que, là où je suis,
vous aussi, vous soyez.
Et du lieu où je vais, vous savez le chemin."
(Jean, XIV, 3 & 4)
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françois67
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Re: La pilule du lendemain autorisée en cas de viol

Message non lu par françois67 »

Bonjour Maxime,
je suis d'accord avec vous si et seulement si vos propos s'appliquent à un usage CONTRACEPTIF. Car en effet, dès lors que la vie existerait, cela serait, encore plus que d'obliger une mère à le porter, être d'un extrême sadisme en supprimant une vie humaine innocente. Cela doit rester terrible d'avoir en son sein un enfant né d'un violeur, mais il demeure encore pire d'éradiquer une vie innoncente alors que cela peut se trouver évité. Puisqu'entre la souffrance et la mort, bien que tous deux horribles, un mal est quand même moins néfaste que l'autre. Cela reste un dilemne, comme lorsqu'un médecin a à choisir entre amputer définitivement un patient des deux jambes, ou le laisser mourir tout entier. Etre amputé demeure affreux, mais une fois le tort déjà là, il faut essayer de le limiter au maximum. Un autre exemple: en visitant un bunker antinucléaire à Berlin, le guide nous a montré une porte dans un couloir, couloir qui en fait se trouvait être le seul moyen de communiquer entre deux parties de l'abri. Ladite porte pouvait être fermée de façon irrémédiable en quelques secondes, afin de séparer à jamais les deux sections, dans le cas par exemple de violences ou d'épidémie. Ainsi, l'on pouvait sacrifier la moitié des occupants pour mieux préserver l'autre, car sinon le mal en aurait extérminé l'intégralité.
Ce cas de viol, cela se trouve en quelque sorte être la même chose. On effectue un sacrifice afin d'éviter de devoir en effectuer quelque plus grand. Mais reconnaissez que comparé à ce que je viens de décrire, bien qu'abominable, le fait de devoir porter un bébé pendant neuf mois même s'il est non désiré dans les circonstances terribles dont il demeure question, cela reste encore "acceptable".
Bien à vous.
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Maxime62
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Re: La pilule du lendemain autorisée en cas de viol

Message non lu par Maxime62 »

Pour préciser mes propos, oui je parlais bien d'usage contraceptif, merci de m'en donner l'occasion. Plus globalement je suis pour la contraception au sens large, et je vois dans cette décision une évolution. C'est une porte qui s'est entrouverte. Comment justifier que cette situation ne pourrait s'appliquer aux autres cas ? Je pose la question car honnêtement je ne vois pas la différence. Pourquoi une fille qui a commis une "bêtise" avec son petit ami n'aurait pas les mêmes droits ? Dans tous les cas l'enfant n'est pas voulu. Faut-il qu'elle assume son erreur jusqu'au bout ? Ce n'est pas le sujet donc je n'insisterai pas trop là-dessus, mais çà me semble une perspective logique de cette décision.

Mais, une fois que le processus est enclenché, je suis d'accord avec vous : il faut choisir entre la peste et le choléra... Question ô combien délicate ! En tant que chrétien, nous devons défendre la vie, mais en serions-nous capables si nous étions nous-mêmes concernés ? Je l'espère. Une situation terrible à tous points de vue, mais qui vaut sûrement mieux que la mort d'un enfant à naître.

Je rectifie également le terme "enfant de viol" que j'ai utilisé tout à l'heure. Je ne savais comment dire les choses mais c'était malvenu. Il va de soi que ces pauvres enfants n'y sont pour rien, tout comme les femmes victimes de viol. Tous ont besoin de tout notre soutien car ils ont un bien lourd fardeau à porter.

Fraternellement :ciao:
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Re: La pilule du lendemain autorisée en cas de viol

Message non lu par françois67 »

Bonjour Maxime!
Je suis heureux que nous tombions bien d'accords!
Belle journée à vous. :)
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Re: La pilule du lendemain autorisée en cas de viol

Message non lu par Toto »

Le problème est que la pilule du lendemain a un effet potentiellement abortif...
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Maxime62
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Re: La pilule du lendemain autorisée en cas de viol

Message non lu par Maxime62 »

Toto a écrit :Le problème est que la pilule du lendemain a un effet potentiellement abortif...
Bonsoir Toto,

J'ai bien noté les oppositions sur le sujet. Si l'on en arrive à considérer comme un être humain un "ovule fécondé" de moins de 24 h, je pense qu'il n'est pas la peine d'insister davantage. À mon sens c'est du jusqu'au-boutisme, pour ne pas dire de la mauvaise foi.

Je pense aussi que ces cardinaux devaient être suffisamment informés sur le sujet (c'est-à-dire bien mieux que l'immense majorité d'entre nous) pour en juger.

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Re: La pilule du lendemain autorisée en cas de viol

Message non lu par françois67 »

Maxime62 a écrit :
Toto a écrit :Le problème est que la pilule du lendemain a un effet potentiellement abortif...
Bonsoir Toto,

J'ai bien noté les oppositions sur le sujet. Si l'on en arrive à considérer comme un être humain un "ovule fécondé" de moins de 24 h, je pense qu'il n'est pas la peine d'insister davantage. À mon sens c'est du jusqu'au-boutisme, pour ne pas dire de la mauvaise foi.

Je pense aussi que ces cardinaux devaient être suffisamment informés sur le sujet (c'est-à-dire bien mieux que l'immense majorité d'entre nous) pour en juger.

Fraternellement :ciao:
Bonjour,
Maxime, là, on ne se suit plus...
Connaissez-vous la définition de "vivant"? Quelquechose qui consomme ce dont il a besoin pour son développement, qui rejette ce dont il n'a plus besoin par conséquent, et qui est ou tend à devenir capable de se reproduire. Selon la NASA, se trouve "vivant tout système délimité sur le plan spatial par une membrane semi-perméable de sa propre fabrication et capable de s'auto-entretenir, ainsi que de se reproduire en fabriquant ses propres constituants à partir d'énergie et/ou à partir d'éléments extérieurs." d'après Wiki. Vous m'objecterez que l'embryon ne consomme dans ses premières heures rien, je vous réponds qu'en effet au tout début il ne consomme rien, mais que cela ne supprime pas la nécessité de vivre dont il a besoin. Ainsi, il est en état de "jeûne" ou comment dire, mais je crois que dans les 48 heures maximum s'il n'a atteint l'endroit de nidation, il décède. Or entre l'embryon à l'état de fécondation et celui à l'état de nidation, il n'y a aucune différence fondamentale, sinon une différence de taille, mais pas de fonctionnement. Dès l'instant de fécondation, l'embryon a un métabolisme auto-régulé, possède une membre semi-perméable, et tend à à l'issue de son développement devenir capable de se reproduire. Ainsi, je ne vois rien qui permette de nier que l'embryon demeure un être humain et vivant tout de suite après le début du processus lié à la fécondation. Il n'a certes pas de forme humaine telle qu'on la perçoit classiquement, mais je vous rappelle qu'à plus d'un mois, vous et moi possédions une queue et un physique digne d'un reptile, et pourtant étions dores et déjà des êtres humains pleinement vivant. Il faut se baser, non pas seulement sur le ressentit, mais aussi et surtout sur la raison, l'intelligence, nous somme d'accord je crois.
Là où je suis d'accord avec vous cela est la tolérance de la contraception. Quant à Toto, je comprends vos inquiétudes, mais d'un autre côté, quand vous appelez le livreur de pizza, vous êtes susceptibles de causer un décés, par exemple s'il tombe de son scooter après que vous l'ayiez fait venir. Allez-vous pourtant cesser de faire venir des livreurs car vous joueriez avec leurs vies respectives? Pourtant faire livrer une commande n'est pas moins superflus -bien au contraire- que de préserver une femme de souffrances liées à une grossess qui aurait pu avoir été évitée sans leser quicquonque que ce soit.
Bien à vous.
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