Sachez que vous n'énervez personne, en tout cas pas moi. Vos questionnements sont légitimes. Et, à partir du moment où vous souffrez de cette situation, vous avez tout à fait raison d'en parler. Je ne suis sûrement pas le mieux placé pour vous répondre sur le sujet, mais j'essaie néanmoins de vous apporter "quelques clefs", à mon niveau, pour vous aider.
Je suis navré mais on ne peut contrôler ses pensées... Mais, sur ce point, j'y vois deux espoirs. Le premier est que, par expérience, vous saurez au fil des années mieux apprécier les pensées qui vous animent. Sans les contrôler, on peut apprendre à les considérer pour ce qu'elles sont. À terme elles ne font que passer devant nos yeux et, sans y accorder une importance excessive, on peut mieux se reprendre, se raisonner. Il s'agit d'un travail de toute une vie ! Aussi est-il normal de se trouver assez démuni lors de l'adolescence ou du stade "jeune adulte". Mais, avec plus de maturité, gardez l'espoir qu'un jour "ce sera plus facile". Tant de choses sont à l'oeuvre dans ce genre de questions, physiologiques, inconscientes. Le second espoir, et non des moindres, c'est la confiance en l'Esprit Saint. Laissez-le vous habiter tout entier. Je vous rappelle ce passage de l'épître aux Galates (V, 22) : "Mais le fruit de l'Esprit est charité, joie, paix, longanimité, serviabilité, bonté, confiance dans les autres, douceur, chasteté".Canario a écrit :et donnez moi un truc pour arreter ces penses degoutents quand elles arrievent s il vous plait
Pour cela une seule et unique solution ! Fréquenter régulièrement les sacrements et, si possible, faîtes-vous accompagner par un prêtre en qui vous avez confiance. La plupart accepteront de vous voir régulièrement, ne serait-ce qu'une fois par mois. Je comprends votre gêne à vous confesser devant le prêtre qui vous connait si bien. Mais il ne faut pas y trouver un prétexte pour ne pas vous confesser à lui. Dites vous bien que lui aussi a été ado (en son temps !), qu'il est passé par les mêmes difficultés que vous, et qu'il les connait encore quel que soit son âge. Aussi ne sera-t-il pas surpris, et encore moins vous jugera-t-il de façon négative. Avoir des pensées comme celles que vous exprimez est humain ne l'oubliez pas.
Une solution simple dans ce cas est de commencer par d'autres péchés, moins douloureux à exprimer. Puis, après une profonde respiration (!), dire que vous avez "beaucoup de mal à parler de ce genre de choses, mais que la nécessité vous y pousse". Et là juste annoncer que vous ne parvenez pas à vivre dans la chasteté. Pas besoin de rentrer dans les détails. Le prêtre vous posera les questions indispensables afin de vous guider au mieux, mais cela n'ira pas bien loin. Alors là encore pas d'inquiétudes !
Fraternellement



