Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2012-2013)
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etienne lorant
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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Le mercredi de la quatrième semaine de Pâques
Livre des Actes des Apôtres 12,24-25.13,1-5a.
La parole de Dieu était féconde et se multipliait.
Barnabé et Saul, ayant accompli leur service en faveur de Jérusalem, s'en retournèrent à Antioche, en prenant avec eux Jean surnommé Marc.
Or il y avait dans cette Église d'Antioche des prophètes et des hommes chargés d'enseigner : Barnabé, Syméon surnommé Niger, Lucius de Cyrène, Manahène, ami d'enfance du prince Hérode, et Saul. Un jour qu'ils célébraient le culte du Seigneur et qu'ils observaient un jeûne, l'Esprit Saint leur dit : « Détachez pour moi Barnabé et Saul en vue de l'œuvre à laquelle je les ai appelés. »
Alors, après avoir jeûné et prié, et leur avoir imposé les mains, ils les laissèrent partir. Quant à eux, ainsi envoyés en mission par le Saint-Esprit, ils descendirent jusqu'à Séleucie, et de là prirent un bateau pour l'île de Chypre ;
arrivés à Salamine, ils annonçaient la parole de Dieu dans les synagogues. Ils avaient Jean-Marc pour les seconder.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 12,44-50.
Jésus affirmait avec force : " Celui qui croit en moi, ce n'est pas en moi qu'il croit, mais en celui qui m'a envoyé;
et celui qui me voit voit celui qui m'a envoyé.
Moi qui suis la lumière, je suis venu dans le monde pour que celui qui croit en moi ne demeure pas dans les ténèbres.
Si quelqu'un entend mes paroles et n'y reste pas fidèle, moi, je ne le jugerai pas, car je ne suis pas venu juger le monde, mais le sauver.
Celui qui me rejette et n'accueille pas mes paroles aura un juge pour le condamner. La parole que j'ai prononcée, elle le condamnera au dernier jour.
Car ce que j'ai dit ne vient pas de moi : le Père lui-même, qui m'a envoyé, m'a donné son commandement sur ce que je dois dire et déclarer ; et je sais que son commandement est vie éternelle. Donc, ce que je déclare, je le déclare comme le Père me l'a dit.»
Le service en faveur de Jérusalem est à présent achevé. Désormais, la parole de Dieu va s'étendre au-delà des frontières historiques de la première Alliance pour être proclamée à toute la création. Les textes de ce jour sont d'une très grande clarté, au même titre que cette lumière de printemps, que j'ai admirée tandis qu'elle diffusait travers les vitraux de la chapelle.
Le Seigneur est au-delà des limites qu'établit le jugement humain. Le Seigneur ne vient pas pour juger les hommes, il n'est pas là pour s'inscrire dans nos raisonnements, nos logiques ou nos craintes. Il vient pour sauver ceux qui demeurent dans les ténèbres.
Ceux qui ne croient pas devraient réfléchir pour savoir si, dans toute l'histoire de l'humanité, il existe un cas où l'enseignement d'un seul homme se soit répandu aussi promptement et aussi durablement que celui de Jésus-Christ. En l'an 60 déjà, la Parole du salut avait gagné Rome, le centre du monde à l'époque. Elle s'y est établie et à commencer de rayonner dans tout le monde connu.
A présent, elle ne connaît plus aucune distance, aucune frontière, aucune limite: elle s'adresse à toute l'humanité, tout en ayant gardé sa qualité d'origine. Je suis un homme heureux et je le dis en un temps où le malheur et les bas instincts sombres l'homme semblent revenir en force. Je me dis que, nous qui croyons, sommes désormais les messagers de l'espérance.
La parole de Dieu était féconde et se multipliait.
Barnabé et Saul, ayant accompli leur service en faveur de Jérusalem, s'en retournèrent à Antioche, en prenant avec eux Jean surnommé Marc.
Or il y avait dans cette Église d'Antioche des prophètes et des hommes chargés d'enseigner : Barnabé, Syméon surnommé Niger, Lucius de Cyrène, Manahène, ami d'enfance du prince Hérode, et Saul. Un jour qu'ils célébraient le culte du Seigneur et qu'ils observaient un jeûne, l'Esprit Saint leur dit : « Détachez pour moi Barnabé et Saul en vue de l'œuvre à laquelle je les ai appelés. »
Alors, après avoir jeûné et prié, et leur avoir imposé les mains, ils les laissèrent partir. Quant à eux, ainsi envoyés en mission par le Saint-Esprit, ils descendirent jusqu'à Séleucie, et de là prirent un bateau pour l'île de Chypre ;
arrivés à Salamine, ils annonçaient la parole de Dieu dans les synagogues. Ils avaient Jean-Marc pour les seconder.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 12,44-50.
Jésus affirmait avec force : " Celui qui croit en moi, ce n'est pas en moi qu'il croit, mais en celui qui m'a envoyé;
et celui qui me voit voit celui qui m'a envoyé.
Moi qui suis la lumière, je suis venu dans le monde pour que celui qui croit en moi ne demeure pas dans les ténèbres.
Si quelqu'un entend mes paroles et n'y reste pas fidèle, moi, je ne le jugerai pas, car je ne suis pas venu juger le monde, mais le sauver.
Celui qui me rejette et n'accueille pas mes paroles aura un juge pour le condamner. La parole que j'ai prononcée, elle le condamnera au dernier jour.
Car ce que j'ai dit ne vient pas de moi : le Père lui-même, qui m'a envoyé, m'a donné son commandement sur ce que je dois dire et déclarer ; et je sais que son commandement est vie éternelle. Donc, ce que je déclare, je le déclare comme le Père me l'a dit.»
Le service en faveur de Jérusalem est à présent achevé. Désormais, la parole de Dieu va s'étendre au-delà des frontières historiques de la première Alliance pour être proclamée à toute la création. Les textes de ce jour sont d'une très grande clarté, au même titre que cette lumière de printemps, que j'ai admirée tandis qu'elle diffusait travers les vitraux de la chapelle.
Le Seigneur est au-delà des limites qu'établit le jugement humain. Le Seigneur ne vient pas pour juger les hommes, il n'est pas là pour s'inscrire dans nos raisonnements, nos logiques ou nos craintes. Il vient pour sauver ceux qui demeurent dans les ténèbres.
Ceux qui ne croient pas devraient réfléchir pour savoir si, dans toute l'histoire de l'humanité, il existe un cas où l'enseignement d'un seul homme se soit répandu aussi promptement et aussi durablement que celui de Jésus-Christ. En l'an 60 déjà, la Parole du salut avait gagné Rome, le centre du monde à l'époque. Elle s'y est établie et à commencer de rayonner dans tout le monde connu.
A présent, elle ne connaît plus aucune distance, aucune frontière, aucune limite: elle s'adresse à toute l'humanité, tout en ayant gardé sa qualité d'origine. Je suis un homme heureux et je le dis en un temps où le malheur et les bas instincts sombres l'homme semblent revenir en force. Je me dis que, nous qui croyons, sommes désormais les messagers de l'espérance.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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Fête de saint Marc , évangéliste
Première lettre de saint Pierre Apôtre 5,5b-14.
De même, vous les jeunes gens, soyez soumis aux plus anciens. Et tous, comme on met un vêtement de travail, revêtez l'humilité dans vos rapports les uns avec les autres. En effet Dieu s'oppose aux orgueilleux, aux humbles il accorde sa grâce. Tenez-vous donc humblement sous la main puissante de Dieu, pour qu'il vous élève quand le jugement viendra.
Déchargez-vous sur lui de tous vos soucis, puisqu'il s'occupe de vous.
Soyez sobres, soyez vigilants : votre adversaire, le démon, comme un lion qui rugit, va et vient, à la recherche de sa proie. Résistez-lui avec la force de la foi, car vous savez que tous vos frères, de par le monde, sont en butte aux mêmes souffrances. Dieu, qui donne toute grâce, lui qui vous a appelés dans le Christ à sa gloire éternelle, vous rétablira, après que vous aurez souffert un peu de temps ; il vous affermira, vous fortifiera, vous rendra inébranlables.
A lui la puissance pour tous les siècles. Amen. Je vous écris ces quelques mots par Silvain, que je considère comme un frère digne de confiance, pour vous encourager, et pour attester que c'est vraiment la grâce de Dieu qui est avec vous ; restez-y fidèles. La communauté qui est à Babylone, élue de Dieu comme vous, vous salue, ainsi que Marc, mon fils. Exprimez votre amour mutuel en échangeant le baiser de paix. Paix à vous tous, qui êtes dans le Christ.
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 16,15-20.
Jésus ressuscité dit aux onze Apôtres : « Allez dans le monde entier. Proclamez la Bonne Nouvelle à toute la création.
Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé ; celui qui refusera de croire sera condamné. Voici les signes qui accompagneront ceux qui deviendront croyants : en mon nom, ils chasseront les esprits mauvais ; ils parleront un langage nouveau ; ils prendront des serpents dans leurs mains, et, s'ils boivent un poison mortel, il ne leur fera pas de mal ; ils imposeront les mains aux malades, et les malades s'en trouveront bien. » Le Seigneur Jésus, après leur avoir parlé, fut enlevé au ciel et s'assit à la droite de Dieu. Quant à eux, ils s'en allèrent proclamer partout la Bonne Nouvelle. Le Seigneur travaillait avec eux et confirmait la Parole par les signes qui l'accompagnaient.
L'apôtre Pierre appelle Marc son fils. C'est lui qui a rédigé l'Evangile que Pierre, élu parmi les douze pour être le premier des Papes, ne voulut pas écrire. Selon la tradition, saint Marc aurait rédigé en grec le second Évangile à Rome aux alentours de l'an 60 après Jésus-Christ durant la captivité de Saint Paul. Marc fut le premier à donner le nom d'"Evangile" à son récit.
Au cours de son homélie, notre prêtre nous a donné diverses autres informations au sujet de Marc. Dans l'histoire de l'Eglise, la fête de saint Marc fut longtemps accompagnée d'une procession de printemps - durant laquelle l'on marchait parfois toute une journée en priant pour les futures récoltes, à la suite des mots de cet Evangile et de l'envoi des disciples par Jésus pour proclamer la bonne nouvelle "à toute la création".
J'ai remarqué de nouveau dans l'Evangile lu aujourd'hui, la grande concision de Marc. Il lui suffit de quelques mots pour rapporter l'envoi des disciples par le Christ, mais cette brièvete de langage devient richesse pour le lecteur. Par exemple, Marc ne dit pas que les apôtres pourront prendre des serpents dans leur mains sans se faire mordre par eux, mais il dit simplent : "Ils prendront des serpents dans leur mains" - ce qui oblige pratiquement le lecteur à suppléer au texte en investissant son propre imaginaire. (Pour ma part, j'ai songé qu'il existe des serpents aussi sous forme humaine, dont un disciple peut se rendre maître par sa foi).
Mais aujourd'hui, ce qui m'a interpellé le plus se trouve au commencement de la lettre de Pierre, qui conseille de revêtir l'humilité "comme un vêtement de travail". J'aime beaucoup cette image, car dès la fin de l'hiver je pars à la messe en garant d'abord la voiture sur mon lieu de travail, puis je parcours à pieds, le temps du chapelet, le chemin qui conduit à l'église. Oui, l'humilité est un bon vêtement de travail - cela signifie pour moi que tout ce que je ferai en tant que chrétien, "ce n'est pas grand chose, cela fait partie de mon boulot". En effet, en enfilant un habit de travail, on laisse son ego de côté en songeant à la tâche que l'on doit accomplir dans la journée. Merci à saint Pierre pour cette image qui rappelle encore "Vous tous qui avez été baptisés en Christ, vous avez revêtu le Christ"...
.
De même, vous les jeunes gens, soyez soumis aux plus anciens. Et tous, comme on met un vêtement de travail, revêtez l'humilité dans vos rapports les uns avec les autres. En effet Dieu s'oppose aux orgueilleux, aux humbles il accorde sa grâce. Tenez-vous donc humblement sous la main puissante de Dieu, pour qu'il vous élève quand le jugement viendra.
Déchargez-vous sur lui de tous vos soucis, puisqu'il s'occupe de vous.
Soyez sobres, soyez vigilants : votre adversaire, le démon, comme un lion qui rugit, va et vient, à la recherche de sa proie. Résistez-lui avec la force de la foi, car vous savez que tous vos frères, de par le monde, sont en butte aux mêmes souffrances. Dieu, qui donne toute grâce, lui qui vous a appelés dans le Christ à sa gloire éternelle, vous rétablira, après que vous aurez souffert un peu de temps ; il vous affermira, vous fortifiera, vous rendra inébranlables.
A lui la puissance pour tous les siècles. Amen. Je vous écris ces quelques mots par Silvain, que je considère comme un frère digne de confiance, pour vous encourager, et pour attester que c'est vraiment la grâce de Dieu qui est avec vous ; restez-y fidèles. La communauté qui est à Babylone, élue de Dieu comme vous, vous salue, ainsi que Marc, mon fils. Exprimez votre amour mutuel en échangeant le baiser de paix. Paix à vous tous, qui êtes dans le Christ.
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 16,15-20.
Jésus ressuscité dit aux onze Apôtres : « Allez dans le monde entier. Proclamez la Bonne Nouvelle à toute la création.
Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé ; celui qui refusera de croire sera condamné. Voici les signes qui accompagneront ceux qui deviendront croyants : en mon nom, ils chasseront les esprits mauvais ; ils parleront un langage nouveau ; ils prendront des serpents dans leurs mains, et, s'ils boivent un poison mortel, il ne leur fera pas de mal ; ils imposeront les mains aux malades, et les malades s'en trouveront bien. » Le Seigneur Jésus, après leur avoir parlé, fut enlevé au ciel et s'assit à la droite de Dieu. Quant à eux, ils s'en allèrent proclamer partout la Bonne Nouvelle. Le Seigneur travaillait avec eux et confirmait la Parole par les signes qui l'accompagnaient.
L'apôtre Pierre appelle Marc son fils. C'est lui qui a rédigé l'Evangile que Pierre, élu parmi les douze pour être le premier des Papes, ne voulut pas écrire. Selon la tradition, saint Marc aurait rédigé en grec le second Évangile à Rome aux alentours de l'an 60 après Jésus-Christ durant la captivité de Saint Paul. Marc fut le premier à donner le nom d'"Evangile" à son récit.
Au cours de son homélie, notre prêtre nous a donné diverses autres informations au sujet de Marc. Dans l'histoire de l'Eglise, la fête de saint Marc fut longtemps accompagnée d'une procession de printemps - durant laquelle l'on marchait parfois toute une journée en priant pour les futures récoltes, à la suite des mots de cet Evangile et de l'envoi des disciples par Jésus pour proclamer la bonne nouvelle "à toute la création".
J'ai remarqué de nouveau dans l'Evangile lu aujourd'hui, la grande concision de Marc. Il lui suffit de quelques mots pour rapporter l'envoi des disciples par le Christ, mais cette brièvete de langage devient richesse pour le lecteur. Par exemple, Marc ne dit pas que les apôtres pourront prendre des serpents dans leur mains sans se faire mordre par eux, mais il dit simplent : "Ils prendront des serpents dans leur mains" - ce qui oblige pratiquement le lecteur à suppléer au texte en investissant son propre imaginaire. (Pour ma part, j'ai songé qu'il existe des serpents aussi sous forme humaine, dont un disciple peut se rendre maître par sa foi).
Mais aujourd'hui, ce qui m'a interpellé le plus se trouve au commencement de la lettre de Pierre, qui conseille de revêtir l'humilité "comme un vêtement de travail". J'aime beaucoup cette image, car dès la fin de l'hiver je pars à la messe en garant d'abord la voiture sur mon lieu de travail, puis je parcours à pieds, le temps du chapelet, le chemin qui conduit à l'église. Oui, l'humilité est un bon vêtement de travail - cela signifie pour moi que tout ce que je ferai en tant que chrétien, "ce n'est pas grand chose, cela fait partie de mon boulot". En effet, en enfilant un habit de travail, on laisse son ego de côté en songeant à la tâche que l'on doit accomplir dans la journée. Merci à saint Pierre pour cette image qui rappelle encore "Vous tous qui avez été baptisés en Christ, vous avez revêtu le Christ"...
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Le vendredi de la 4e semaine de Pâques
Livre des Actes des Apôtres 13,26-33.
Dans la synagogue d'Antioche de Pisidie, Paul disait : " Fils de la race d'Abraham, et vous qui adorez notre Dieu, frères, c'est à nous tous que ce message de salut a été envoyé. En effet, les habitants de Jérusalem et leurs chefs n'avaient pas su reconnaître Jésus, ni comprendre les paroles des prophètes qu'on lit chaque sabbat ; et pourtant ils ont accompli ces mêmes paroles quand ils l'ont jugé. Sans avoir trouvé en lui aucun motif de condamnation à mort, ils ont réclamé à Pilate son exécution.
Et, après avoir réalisé tout ce qui était écrit de lui, ils l'ont descendu de la croix et mis au tombeau. Mais Dieu l'a ressuscité d'entre les morts.
Il est apparu pendant plusieurs jours à ceux qui étaient montés avec lui de Galilée à Jérusalem, et qui sont maintenant ses témoins devant le peuple.
Et nous, nous vous annonçons cette Bonne Nouvelle : la promesse que Dieu avait faite à nos pères, il l'a entièrement accomplie pour nous, leurs enfants, en ressuscitant Jésus ; c'est ce qui est écrit au psaume deuxième : Tu es mon fils, aujourd'hui je t'ai engendré.
Psaume 2,1.7bc.8.9.10.11.
Le Seigneur m'a dit : « Tu es mon fils ;
moi, aujourd'hui, je t'ai engendré.
Demande, et je te donne en héritage les nations,
pour domaine la terre tout entière.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 14,1-6.
À l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : « Ne soyez donc pas bouleversés : vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi. Dans la maison de mon Père, beaucoup peuvent trouver leur demeure ; sinon, est-ce que je vous aurais dit : Je pars vous préparer une place ? Quand je serai allé vous la préparer, je reviendrai vous prendre avec moi ; et là où je suis, vous y serez aussi. Pour aller où je m'en vais, vous savez le chemin. »
Thomas lui dit : « Seigneur, nous ne savons même pas où tu vas ; comment pourrions-nous savoir le chemin ? » Jésus lui répond : « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ; personne ne va vers le Père sans passer par moi.
Jésus a donc dit : "Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie". Les trois termes portent la majuscule indiquant un sens supérieur à la définition ordinaire des mots employés. Le chemin est celui que Dieu propose chaque être humain qui vient dans le monde; la vérité est celle qui ne passe pas, contrairement aux approximations intellectuelles et même scientifiques, puisque la science ne peut découvrir quoi que ce soit sans qu'apparaissent aussitôt de nouveau objets de recherche; la vie est celle qui ne passe pas, qui ne s'achève pas à la mort, mais qui au contraire rejoint l'infini.
N'est-il pas remarquable de noter qu'il y a désormais, selon se sens humain, un avant et un après Jésus-Christ ? Que notre calendrier comporte des années marquées positivement: "après Jésus-Christ" ou bien négativement "avant Jésus-Christ" ? Mais il faut tout aussi bien noter que pour Jésus, c'est toujours le moment, c'est toujours l'instant. C'est perpétuellement qu'il dit : "Je suis" - or en disant "Je suis", il renvoie directement à Abraham ! Et donc, ce que nous appelons le temps et la façon que nous avons de l'envisager - et d'essayer de le faire entrer dans une méthode de calcul, demeure, du point de vue de la foi, la perpétuelle révélation de Dieu.
L'homme et la femme qui vivent en 2013 sont tout proches de ce qu'ils furent au commencement. C'est encore aujourd'hui qu'Adam et Eve sont tentés de prendre de goûter du fruit de la connaissance du bien et du mal; de même, c'est aujourd'hui que le royaume de Dieu est annoncé, c'est aujourd'hui que la Lumière lui dans les ténèbres, c'est aujourd'hui la mort et la résurrection du Christ. Et si ce que j'écris est totalement déraisonnable, comment expliquer que l'Evangile via internet est désormais annoncé à tous les humains sur la terre qui y ont accès ?
Tout cela me rend très optimiste, très joyeux. Comme depuis le jour de ma conversion.
Dans la synagogue d'Antioche de Pisidie, Paul disait : " Fils de la race d'Abraham, et vous qui adorez notre Dieu, frères, c'est à nous tous que ce message de salut a été envoyé. En effet, les habitants de Jérusalem et leurs chefs n'avaient pas su reconnaître Jésus, ni comprendre les paroles des prophètes qu'on lit chaque sabbat ; et pourtant ils ont accompli ces mêmes paroles quand ils l'ont jugé. Sans avoir trouvé en lui aucun motif de condamnation à mort, ils ont réclamé à Pilate son exécution.
Et, après avoir réalisé tout ce qui était écrit de lui, ils l'ont descendu de la croix et mis au tombeau. Mais Dieu l'a ressuscité d'entre les morts.
Il est apparu pendant plusieurs jours à ceux qui étaient montés avec lui de Galilée à Jérusalem, et qui sont maintenant ses témoins devant le peuple.
Et nous, nous vous annonçons cette Bonne Nouvelle : la promesse que Dieu avait faite à nos pères, il l'a entièrement accomplie pour nous, leurs enfants, en ressuscitant Jésus ; c'est ce qui est écrit au psaume deuxième : Tu es mon fils, aujourd'hui je t'ai engendré.
Psaume 2,1.7bc.8.9.10.11.
Le Seigneur m'a dit : « Tu es mon fils ;
moi, aujourd'hui, je t'ai engendré.
Demande, et je te donne en héritage les nations,
pour domaine la terre tout entière.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 14,1-6.
À l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : « Ne soyez donc pas bouleversés : vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi. Dans la maison de mon Père, beaucoup peuvent trouver leur demeure ; sinon, est-ce que je vous aurais dit : Je pars vous préparer une place ? Quand je serai allé vous la préparer, je reviendrai vous prendre avec moi ; et là où je suis, vous y serez aussi. Pour aller où je m'en vais, vous savez le chemin. »
Thomas lui dit : « Seigneur, nous ne savons même pas où tu vas ; comment pourrions-nous savoir le chemin ? » Jésus lui répond : « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ; personne ne va vers le Père sans passer par moi.
Jésus a donc dit : "Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie". Les trois termes portent la majuscule indiquant un sens supérieur à la définition ordinaire des mots employés. Le chemin est celui que Dieu propose chaque être humain qui vient dans le monde; la vérité est celle qui ne passe pas, contrairement aux approximations intellectuelles et même scientifiques, puisque la science ne peut découvrir quoi que ce soit sans qu'apparaissent aussitôt de nouveau objets de recherche; la vie est celle qui ne passe pas, qui ne s'achève pas à la mort, mais qui au contraire rejoint l'infini.
N'est-il pas remarquable de noter qu'il y a désormais, selon se sens humain, un avant et un après Jésus-Christ ? Que notre calendrier comporte des années marquées positivement: "après Jésus-Christ" ou bien négativement "avant Jésus-Christ" ? Mais il faut tout aussi bien noter que pour Jésus, c'est toujours le moment, c'est toujours l'instant. C'est perpétuellement qu'il dit : "Je suis" - or en disant "Je suis", il renvoie directement à Abraham ! Et donc, ce que nous appelons le temps et la façon que nous avons de l'envisager - et d'essayer de le faire entrer dans une méthode de calcul, demeure, du point de vue de la foi, la perpétuelle révélation de Dieu.
L'homme et la femme qui vivent en 2013 sont tout proches de ce qu'ils furent au commencement. C'est encore aujourd'hui qu'Adam et Eve sont tentés de prendre de goûter du fruit de la connaissance du bien et du mal; de même, c'est aujourd'hui que le royaume de Dieu est annoncé, c'est aujourd'hui que la Lumière lui dans les ténèbres, c'est aujourd'hui la mort et la résurrection du Christ. Et si ce que j'écris est totalement déraisonnable, comment expliquer que l'Evangile via internet est désormais annoncé à tous les humains sur la terre qui y ont accès ?
Tout cela me rend très optimiste, très joyeux. Comme depuis le jour de ma conversion.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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Re: Le vendredi de la 4e semaine de Pâques
Trouvé cette réponse d'un nouveau prophète: Vincent Peillon - va-t-il ressusciter lui aussi ? Suspense !
Voici ce que Vincent Peillon écrivait dans La Révolution française n’est pas terminée, 2008, Seuil :
« La révolution française est l’irruption dans le temps de quelque chose qui n’appartient pas au temps, c’est un commencement absolu, c’est la présence et l’incarnation d’un sens, d’une régénération et d’une expiation du peuple français. 1789, l’année sans pareille, est celle de l’engendrement par un brusque saut de l’histoire d’un homme nouveau. La révolution est un événement méta-historique, c’est-à-dire un événement religieux. La révolution implique l’oubli total de ce qui précède la révolution. Et donc l’école a un rôle fondamental, puisque l’école doit dépouiller l’enfant de toutes ses attaches pré-républicaines pour l’élever jusqu’à devenir citoyen. Et c’est bien une nouvelle naissance, une transsubstantiation qui opère dans l’école et par l’école, cette nouvelle église avec son nouveau clergé, sa nouvelle liturgie, ses nouvelles tables de la loi.»
Voici ce que Vincent Peillon écrivait dans La Révolution française n’est pas terminée, 2008, Seuil :
« La révolution française est l’irruption dans le temps de quelque chose qui n’appartient pas au temps, c’est un commencement absolu, c’est la présence et l’incarnation d’un sens, d’une régénération et d’une expiation du peuple français. 1789, l’année sans pareille, est celle de l’engendrement par un brusque saut de l’histoire d’un homme nouveau. La révolution est un événement méta-historique, c’est-à-dire un événement religieux. La révolution implique l’oubli total de ce qui précède la révolution. Et donc l’école a un rôle fondamental, puisque l’école doit dépouiller l’enfant de toutes ses attaches pré-républicaines pour l’élever jusqu’à devenir citoyen. Et c’est bien une nouvelle naissance, une transsubstantiation qui opère dans l’école et par l’école, cette nouvelle église avec son nouveau clergé, sa nouvelle liturgie, ses nouvelles tables de la loi.»
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Samedi de la quatrième semaine de Pâques
Livre des Actes des Apôtres 13,44-52.
Le sabbat qui suivait la première prédication de Paul à Antioche de Pisidie, presque toute la ville se rassembla pour entendre la parole du Seigneur.
Quand les Juifs virent tant de monde, ils furent remplis de fureur ; ils repoussaient les affirmations de Paul avec des injures.
Paul et Barnabé leur déclarèrent avec assurance : « C'est à vous d'abord qu'il fallait adresser la parole de Dieu. Puisque vous la rejetez et que vous-mêmes ne vous jugez pas dignes de la vie éternelle, eh bien ! nous nous tournons vers les païens.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 14,7-14.
A l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : " Puisque vous me connaissez, vous connaîtrez aussi mon Père. Dès maintenant vous le connaissez, et vous l'avez vu."
Philippe lui dit : « Seigneur, montre-nous le Père ; cela nous suffit. »
Jésus lui répond : « Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne me connais pas, Philippe ! Celui qui m'a vu a vu le Père.
Comment peux-tu dire : 'Montre-nous le Père' ? Tu ne crois donc pas que je suis dans le Père et que le Père est en moi ! Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même ; mais c'est le Père qui demeure en moi, et qui accomplit ses propres œuvres.
Croyez ce que je vous dis : je suis dans le Père, et le Père est en moi ; si vous ne croyez pas ma parole, croyez au moins à cause des œuvres.
Amen, amen, je vous le dis : celui qui croit en moi accomplira les mêmes œuvres que moi. Il en accomplira même de plus grandes, puisque je pars vers le Père. Tout ce que vous demanderez en invoquant mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils. Si vous me demandez quelque chose en invoquant mon nom, moi, je le ferai.
Cy Aelf, Paris
Les lectures de ce samedi résument bien celles des autres jours de la semaine.
A partir de la prédication aux juifs, et du fait de leur résistance obstinée, les apôtres vont se tourner vers les païens. Et la foi au Christ va s'étendre aux aux autres nations - et bien sûr à Rome, puisque les routes romaines, qui servaient au commerce et aux armées, vont désormais être empruntées par les annonciateurs du royaume de Dieu.
C'est pourquoi Jésus déclara que quiconque croit en lui accomplira les mêmes oeuvres que lui et de plus grandes encore. En dépit de grandes persécutions, la foi au Christ, mort et ressuscité, va se répandre partout et ce mouvement se continue toujours. La foi en Jésus-Christ est de tous les temps, elle a supporté de multiples persécutions, qui n'ont fait que l'enrichir. Je songe précisément au rejaillissement de foi dans les pays de l'Est où l'on avait bien cru l'éradiquer, en utilisant jusqu'aux massacres et aux déportations en Sibérie. N'est-il pas étonnant que ce soit précisément l'église de Pologne, occupée par les Nazis et ensuite par les Soviétiques, qui nous ait donné un Pape Jean-Paul II pour nous ouvrir le troisième millénaire ?
L'Eglise d'aujourd'hui est confrontée a d'autres idéologies - qui me semblent vouloir reporter l'homme au paganisme antique avec un recours aux "sciences humaines", mais ces sursauts de la bête immonde, en dépit de possibles violences, ne feront que raviver la foi.
"Tout ce que vous demanderez en invoquant mon nom, je le ferai", dit Jésus. Ce qui doit compter pour nous, c'est d'entrer dans cette relation avec le Seigneur, avec humilité, conviction et confiance. Car nous avons du prix à ses yeux.
Le sabbat qui suivait la première prédication de Paul à Antioche de Pisidie, presque toute la ville se rassembla pour entendre la parole du Seigneur.
Quand les Juifs virent tant de monde, ils furent remplis de fureur ; ils repoussaient les affirmations de Paul avec des injures.
Paul et Barnabé leur déclarèrent avec assurance : « C'est à vous d'abord qu'il fallait adresser la parole de Dieu. Puisque vous la rejetez et que vous-mêmes ne vous jugez pas dignes de la vie éternelle, eh bien ! nous nous tournons vers les païens.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 14,7-14.
A l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : " Puisque vous me connaissez, vous connaîtrez aussi mon Père. Dès maintenant vous le connaissez, et vous l'avez vu."
Philippe lui dit : « Seigneur, montre-nous le Père ; cela nous suffit. »
Jésus lui répond : « Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne me connais pas, Philippe ! Celui qui m'a vu a vu le Père.
Comment peux-tu dire : 'Montre-nous le Père' ? Tu ne crois donc pas que je suis dans le Père et que le Père est en moi ! Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même ; mais c'est le Père qui demeure en moi, et qui accomplit ses propres œuvres.
Croyez ce que je vous dis : je suis dans le Père, et le Père est en moi ; si vous ne croyez pas ma parole, croyez au moins à cause des œuvres.
Amen, amen, je vous le dis : celui qui croit en moi accomplira les mêmes œuvres que moi. Il en accomplira même de plus grandes, puisque je pars vers le Père. Tout ce que vous demanderez en invoquant mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils. Si vous me demandez quelque chose en invoquant mon nom, moi, je le ferai.
Cy Aelf, Paris
Les lectures de ce samedi résument bien celles des autres jours de la semaine.
A partir de la prédication aux juifs, et du fait de leur résistance obstinée, les apôtres vont se tourner vers les païens. Et la foi au Christ va s'étendre aux aux autres nations - et bien sûr à Rome, puisque les routes romaines, qui servaient au commerce et aux armées, vont désormais être empruntées par les annonciateurs du royaume de Dieu.
C'est pourquoi Jésus déclara que quiconque croit en lui accomplira les mêmes oeuvres que lui et de plus grandes encore. En dépit de grandes persécutions, la foi au Christ, mort et ressuscité, va se répandre partout et ce mouvement se continue toujours. La foi en Jésus-Christ est de tous les temps, elle a supporté de multiples persécutions, qui n'ont fait que l'enrichir. Je songe précisément au rejaillissement de foi dans les pays de l'Est où l'on avait bien cru l'éradiquer, en utilisant jusqu'aux massacres et aux déportations en Sibérie. N'est-il pas étonnant que ce soit précisément l'église de Pologne, occupée par les Nazis et ensuite par les Soviétiques, qui nous ait donné un Pape Jean-Paul II pour nous ouvrir le troisième millénaire ?
L'Eglise d'aujourd'hui est confrontée a d'autres idéologies - qui me semblent vouloir reporter l'homme au paganisme antique avec un recours aux "sciences humaines", mais ces sursauts de la bête immonde, en dépit de possibles violences, ne feront que raviver la foi.
"Tout ce que vous demanderez en invoquant mon nom, je le ferai", dit Jésus. Ce qui doit compter pour nous, c'est d'entrer dans cette relation avec le Seigneur, avec humilité, conviction et confiance. Car nous avons du prix à ses yeux.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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Cinquième dimanche de Pâques
Livre des Actes des Apôtres 14,21b-27.
Dans cette ville, ils annoncèrent la Bonne Nouvelle et firent de nombreux disciples. Puis ils revinrent à Lystres, à Iconium et à Antioche de Pisidie. Ils affermissaient le courage des disciples ; ils les exhortaient à persévérer dans la foi, en disant : « Il nous faut passer par bien des épreuves pour entrer dans le royaume de Dieu. » Ils désignèrent des Anciens pour chacune de leurs Églises et, après avoir prié et jeûné, ils confièrent au Seigneur ces hommes qui avaient mis leur foi en lui.
Ils traversèrent la Pisidie et se rendirent en Pamphylie.
Après avoir annoncé la Parole aux gens de Pergé, ils descendirent vers Attalia,
et prirent le bateau jusqu'à Antioche de Syrie, d'où ils étaient partis ; c'est là qu'ils avaient été remis à la grâce de Dieu pour l'œuvre qu'ils venaient maintenant d'accomplir. A leur arrivée, ayant réuni les membres de l'Église, ils leur racontaient tout ce que Dieu avait fait avec eux, et comment il avait ouvert aux nations païennes la porte de la foi.
Livre de l'Apocalypse 21,1-5a.
Moi, Jean, j’ai vu un ciel nouveau et une terre nouvelle, car le premier ciel et la première terre avaient disparu, et il n’y avait plus de mer.
Et j'ai vu descendre du ciel, d'auprès de Dieu, la cité sainte, la Jérusalem nouvelle, toute prête, comme une fiancée parée pour son époux.
Et j'ai entendu la voix puissante qui venait du Trône divin ; elle disait : « Voici la demeure de Dieu avec les hommes ; il demeurera avec eux, et ils seront son peuple, Dieu lui-même sera avec eux. Il essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort n'existera plus ; et il n'y aura plus de pleurs, de cris, ni de tristesse ; car la première création aura disparu. » Alors celui qui siégeait sur le Trône déclara : « Voici que je fais toutes choses nouvelles. Écris ces paroles : elles sont dignes de foi et véridiques. »
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 13,31-33a.34-35.
Je vous donne un commandement nouveau : c'est de vous aimer les uns les autres. Comme je vous ai aimés, vous aussi aimez-vous les uns les autres.
Ce qui montrera à tous les hommes que vous êtes mes disciples, c'est l'amour que vous aurez les uns pour les autres.»
L'oeuvre de l'évangélisation se poursuit... dans le récit des Actes des apôtres, mais aussi: aujourd'hui. L'Eglise est toujours au travail. Depuis le commencement, elle n'a pas cessé d'annoncer la Bonne Nouvelle, d'exhorter, d'encourager, d'affermir, d'ouvrir des portes et de rendre compte.
Si cette oeuvre se poursuit c'est parce que le Seigneur demeure auprès de ses disciples et travaille avec eux, aujourd'hui comme autrefois. Oui, le Seigneur est toujours bien présent et travaille avec nous: il nous soutient, il nous rassure, et il nous rappelle de nous aimer les uns les autres - comme il nous a aimés.
Je n'ai pas vraiment l'impression de commenter les textes de ce dimanche mais de me nourrir à la Parole qui m'est donnée. Les épreuves n'ont pas manqué cette semaine ! Elles se présentent chaque jour, mais chaque jour aussi, je reçois ma part du Pain. Et le Pain du ciel est toujours "force et joie" et il me pousse à agir. Et, à leur tour, les gestes effectivement accomplis m'incitent à l'adoration et au partage.
Puisse donc ce dimanche être pour tous et toutes un temps de repos et de ressourcement, de paix et de joie !
Dans cette ville, ils annoncèrent la Bonne Nouvelle et firent de nombreux disciples. Puis ils revinrent à Lystres, à Iconium et à Antioche de Pisidie. Ils affermissaient le courage des disciples ; ils les exhortaient à persévérer dans la foi, en disant : « Il nous faut passer par bien des épreuves pour entrer dans le royaume de Dieu. » Ils désignèrent des Anciens pour chacune de leurs Églises et, après avoir prié et jeûné, ils confièrent au Seigneur ces hommes qui avaient mis leur foi en lui.
Ils traversèrent la Pisidie et se rendirent en Pamphylie.
Après avoir annoncé la Parole aux gens de Pergé, ils descendirent vers Attalia,
et prirent le bateau jusqu'à Antioche de Syrie, d'où ils étaient partis ; c'est là qu'ils avaient été remis à la grâce de Dieu pour l'œuvre qu'ils venaient maintenant d'accomplir. A leur arrivée, ayant réuni les membres de l'Église, ils leur racontaient tout ce que Dieu avait fait avec eux, et comment il avait ouvert aux nations païennes la porte de la foi.
Livre de l'Apocalypse 21,1-5a.
Moi, Jean, j’ai vu un ciel nouveau et une terre nouvelle, car le premier ciel et la première terre avaient disparu, et il n’y avait plus de mer.
Et j'ai vu descendre du ciel, d'auprès de Dieu, la cité sainte, la Jérusalem nouvelle, toute prête, comme une fiancée parée pour son époux.
Et j'ai entendu la voix puissante qui venait du Trône divin ; elle disait : « Voici la demeure de Dieu avec les hommes ; il demeurera avec eux, et ils seront son peuple, Dieu lui-même sera avec eux. Il essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort n'existera plus ; et il n'y aura plus de pleurs, de cris, ni de tristesse ; car la première création aura disparu. » Alors celui qui siégeait sur le Trône déclara : « Voici que je fais toutes choses nouvelles. Écris ces paroles : elles sont dignes de foi et véridiques. »
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 13,31-33a.34-35.
Je vous donne un commandement nouveau : c'est de vous aimer les uns les autres. Comme je vous ai aimés, vous aussi aimez-vous les uns les autres.
Ce qui montrera à tous les hommes que vous êtes mes disciples, c'est l'amour que vous aurez les uns pour les autres.»
L'oeuvre de l'évangélisation se poursuit... dans le récit des Actes des apôtres, mais aussi: aujourd'hui. L'Eglise est toujours au travail. Depuis le commencement, elle n'a pas cessé d'annoncer la Bonne Nouvelle, d'exhorter, d'encourager, d'affermir, d'ouvrir des portes et de rendre compte.
Si cette oeuvre se poursuit c'est parce que le Seigneur demeure auprès de ses disciples et travaille avec eux, aujourd'hui comme autrefois. Oui, le Seigneur est toujours bien présent et travaille avec nous: il nous soutient, il nous rassure, et il nous rappelle de nous aimer les uns les autres - comme il nous a aimés.
Je n'ai pas vraiment l'impression de commenter les textes de ce dimanche mais de me nourrir à la Parole qui m'est donnée. Les épreuves n'ont pas manqué cette semaine ! Elles se présentent chaque jour, mais chaque jour aussi, je reçois ma part du Pain. Et le Pain du ciel est toujours "force et joie" et il me pousse à agir. Et, à leur tour, les gestes effectivement accomplis m'incitent à l'adoration et au partage.
Puisse donc ce dimanche être pour tous et toutes un temps de repos et de ressourcement, de paix et de joie !
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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Fête de sainte Catherine de Sienne
Lecture du livre des Actes des Apôtres (Ac 14, 5-18)
À Iconium, les païens et les Juifs avec leurs chefs voulaient maltraiter Paul et Barnabé et les lapider. Lorsque ceux-ci s'en rendirent compte, ils se réfugièrent en Lycaonie dans les villes de Lystres et de Derbé et leurs environs. Là encore, ils se mirent à annoncer la Bonne Nouvelle. Or, à Lystres, se trouvait un homme qui ne pouvait pas se tenir sur ses pieds. Étant infirme de naissance, il n'avait jamais pu marcher. Cet homme écoutait les paroles de Paul, qui fixa les yeux sur lui ; voyant qu'il avait la foi pour être sauvé, Paul lui dit d'une voix forte : « Lève-toi, tiens-toi droit sur tes pieds. » D'un bond, l'homme se mit à marcher.
En voyant ce que Paul venait de faire, la foule s'écria en lycaonien : « Les dieux se sont faits pareils aux hommes, et ils sont descendus chez nous ! » Ils prenaient Barnabé pour Zeus, et Paul pour Hermès, puisque c'était lui le porte-parole. Le prêtre du temple de Zeus-hors-les-murs fit amener aux portes de la ville des taureaux et des guirlandes. D'accord avec la foule, il voulait offrir un sacrifice.
Devant tout ce bruit, les Apôtres Barnabé et Paul déchirèrent leurs vêtements et se précipitèrent vers la foule en criant : « Malheureux, pourquoi faites-vous cela ? Nous ne sommes que des hommes, tout comme vous. Nous vous annonçons la Bonne Nouvelle : détournez-vous des faux dieux, et convertissez-vous au Dieu vivant, lui qui a fait le ciel, la terre, la mer, et tout ce qu'ils contiennent. Dans les générations passées, il a laissé toutes les nations suivre leurs chemins. Pourtant, il n'a pas manqué de donner le témoignage de ses bienfaits, puisqu'il vous a envoyé du ciel la pluie et le temps des récoltes pour vous combler de nourriture et de bien-être. » En parlant ainsi, ils réussirent, mais non sans peine, à détourner la foule de leur offrir un sacrifice.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean
À l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : « Celui qui a reçu mes commandements et y reste fidèle, c'est celui-là qui m'aime ; et celui qui m'aime sera aimé de mon Père ; moi aussi je l'aimerai, et je me manifesterai à lui. »
Jude lui demanda : « Seigneur, pour quelle raison vas-tu te manifester à nous, et non pas au monde ? »
Jésus lui répondit : « Si quelqu'un m'aime, il restera fidèle à ma parole ; mon Père l'aimera, nous viendrons chez lui, nous irons demeurer auprès de lui. Celui qui ne m'aime pas ne restera pas fidèle à mes paroles. Or, la parole que vous entendez n'est pas de moi : elle est du Père, qui m'a envoyé. Je vous dis tout cela pendant que je demeure encore avec vous ; mais le Défenseur, l'Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout, et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit. »
La question que Jude pose à Jésus est tout à fait caractéristique de la manière dont l'homme envisage son rapport avec le divin; si Dieu est Dieu, alors il nous est infiniment supérieur et, au moment qui lui convient, il fera que tous le reconnaîtront. J'ai pensé cela comme tout le monde. Et aujourd'hui même, combien d'hommes et de femmes attendent et vivent dans l'attente de ce signe extraordinaire, qui leur confèrera en un instant une foi extraordinaire ? (Sauf que .. si Dieu ne prétend pas nous apparaître dans une apothéose de gloire... c'est peut-être qu'en fait il n'existe pas ?)
Oui, la question de Jude est tout à fait judicieuse, et pour un peu, je me demande si ce qualificatif ne proviendrait pas du nom de Jude - et de son caractère franc et direct !
Mais le Seigneur n'est pas ainsi. Il veut se manifester dans le coeur de chacun, et même au coeur de son intimité, à la source de sa vie. Le récit des Actes des Apôtres met tout cela en images: les disciples guérissent un infirme de naissance et, aussitôt, les gens de Lystres croient reconnaître Zeus et Hermès en Paul et Barnabé ! Les juifs n'ont pas reconnu Dieu en Jésus, en dépit de la mulititude de signes dont ils ont été favorisés, mais ici, ces Lycaoniens ne doutent pas un seul instant et entreprennent un grand sacrifice en l'honneur de leurs dieux qui ont pris chair humaine !
Le Seigneur n'est pas ainsi - et c'est parce qu'il n'est pas ainsi que nombre d'hommes ne croient pas en lui, ou bien ne croient plus, ou bien encore: ils nous annoncent des évènements terrifiants par lesquels Dieu sera bien obligé de nous prévenir que nous courons à la catastrophe. Ces derniers mois, j'ai découvert que selon certains - il faut que je le dise - un "grand avertissement" ne laisserait qu'un tiers de l'humanité en vie ! En quelque sorte, l'hitoire du déluge se reproduirait ... en faisant de Dieu un menteur, puisque Dieu a juré (Gn 9, 11) : "J'établis mon alliance avec vous: aucune chair ne sera plus exterminée par les eaux du déluge, et il n'y aura plus de déluge pour détruire la terre."
Dieu ne raisonne pas comme les hommes et ses plans - et je le vois encore dans le fait que c'est la dureté de coeur des juifs et des païens d'Iconium qui a entraîné la conversion des Lycaoniens.
Aujourd'hui, je prie pour certains fidèles que j'ai fréquentés avec joie mais qui ont changé et croient devoir annoncer, à la sortie des églises les châtiments divins qui nous attendent - SI ! ... Mais je réponds : les hommes ne seraient-ils pas assez barbares entre eux pour qu'il faille aussi que Dieu renonce à nous aimer ?
À Iconium, les païens et les Juifs avec leurs chefs voulaient maltraiter Paul et Barnabé et les lapider. Lorsque ceux-ci s'en rendirent compte, ils se réfugièrent en Lycaonie dans les villes de Lystres et de Derbé et leurs environs. Là encore, ils se mirent à annoncer la Bonne Nouvelle. Or, à Lystres, se trouvait un homme qui ne pouvait pas se tenir sur ses pieds. Étant infirme de naissance, il n'avait jamais pu marcher. Cet homme écoutait les paroles de Paul, qui fixa les yeux sur lui ; voyant qu'il avait la foi pour être sauvé, Paul lui dit d'une voix forte : « Lève-toi, tiens-toi droit sur tes pieds. » D'un bond, l'homme se mit à marcher.
En voyant ce que Paul venait de faire, la foule s'écria en lycaonien : « Les dieux se sont faits pareils aux hommes, et ils sont descendus chez nous ! » Ils prenaient Barnabé pour Zeus, et Paul pour Hermès, puisque c'était lui le porte-parole. Le prêtre du temple de Zeus-hors-les-murs fit amener aux portes de la ville des taureaux et des guirlandes. D'accord avec la foule, il voulait offrir un sacrifice.
Devant tout ce bruit, les Apôtres Barnabé et Paul déchirèrent leurs vêtements et se précipitèrent vers la foule en criant : « Malheureux, pourquoi faites-vous cela ? Nous ne sommes que des hommes, tout comme vous. Nous vous annonçons la Bonne Nouvelle : détournez-vous des faux dieux, et convertissez-vous au Dieu vivant, lui qui a fait le ciel, la terre, la mer, et tout ce qu'ils contiennent. Dans les générations passées, il a laissé toutes les nations suivre leurs chemins. Pourtant, il n'a pas manqué de donner le témoignage de ses bienfaits, puisqu'il vous a envoyé du ciel la pluie et le temps des récoltes pour vous combler de nourriture et de bien-être. » En parlant ainsi, ils réussirent, mais non sans peine, à détourner la foule de leur offrir un sacrifice.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean
À l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : « Celui qui a reçu mes commandements et y reste fidèle, c'est celui-là qui m'aime ; et celui qui m'aime sera aimé de mon Père ; moi aussi je l'aimerai, et je me manifesterai à lui. »
Jude lui demanda : « Seigneur, pour quelle raison vas-tu te manifester à nous, et non pas au monde ? »
Jésus lui répondit : « Si quelqu'un m'aime, il restera fidèle à ma parole ; mon Père l'aimera, nous viendrons chez lui, nous irons demeurer auprès de lui. Celui qui ne m'aime pas ne restera pas fidèle à mes paroles. Or, la parole que vous entendez n'est pas de moi : elle est du Père, qui m'a envoyé. Je vous dis tout cela pendant que je demeure encore avec vous ; mais le Défenseur, l'Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout, et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit. »
La question que Jude pose à Jésus est tout à fait caractéristique de la manière dont l'homme envisage son rapport avec le divin; si Dieu est Dieu, alors il nous est infiniment supérieur et, au moment qui lui convient, il fera que tous le reconnaîtront. J'ai pensé cela comme tout le monde. Et aujourd'hui même, combien d'hommes et de femmes attendent et vivent dans l'attente de ce signe extraordinaire, qui leur confèrera en un instant une foi extraordinaire ? (Sauf que .. si Dieu ne prétend pas nous apparaître dans une apothéose de gloire... c'est peut-être qu'en fait il n'existe pas ?)
Oui, la question de Jude est tout à fait judicieuse, et pour un peu, je me demande si ce qualificatif ne proviendrait pas du nom de Jude - et de son caractère franc et direct !
Mais le Seigneur n'est pas ainsi. Il veut se manifester dans le coeur de chacun, et même au coeur de son intimité, à la source de sa vie. Le récit des Actes des Apôtres met tout cela en images: les disciples guérissent un infirme de naissance et, aussitôt, les gens de Lystres croient reconnaître Zeus et Hermès en Paul et Barnabé ! Les juifs n'ont pas reconnu Dieu en Jésus, en dépit de la mulititude de signes dont ils ont été favorisés, mais ici, ces Lycaoniens ne doutent pas un seul instant et entreprennent un grand sacrifice en l'honneur de leurs dieux qui ont pris chair humaine !
Le Seigneur n'est pas ainsi - et c'est parce qu'il n'est pas ainsi que nombre d'hommes ne croient pas en lui, ou bien ne croient plus, ou bien encore: ils nous annoncent des évènements terrifiants par lesquels Dieu sera bien obligé de nous prévenir que nous courons à la catastrophe. Ces derniers mois, j'ai découvert que selon certains - il faut que je le dise - un "grand avertissement" ne laisserait qu'un tiers de l'humanité en vie ! En quelque sorte, l'hitoire du déluge se reproduirait ... en faisant de Dieu un menteur, puisque Dieu a juré (Gn 9, 11) : "J'établis mon alliance avec vous: aucune chair ne sera plus exterminée par les eaux du déluge, et il n'y aura plus de déluge pour détruire la terre."
Dieu ne raisonne pas comme les hommes et ses plans - et je le vois encore dans le fait que c'est la dureté de coeur des juifs et des païens d'Iconium qui a entraîné la conversion des Lycaoniens.
Aujourd'hui, je prie pour certains fidèles que j'ai fréquentés avec joie mais qui ont changé et croient devoir annoncer, à la sortie des églises les châtiments divins qui nous attendent - SI ! ... Mais je réponds : les hommes ne seraient-ils pas assez barbares entre eux pour qu'il faille aussi que Dieu renonce à nous aimer ?
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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Re: Fête de sainte Catherine de Sienne
Un mot du Pape François qui correspond bien à l'oeuvre à la quelle le Christ nous attend:
La nouveauté de Dieu, a-t-il souligné, « ne ressemble pas aux nouveautés mondaines, qui sont toutes provisoires, elles passent et on en recherche toujours plus. La nouveauté que Dieu donne à notre vie est définitive, et pas seulement dans l’avenir, quand nous serons avec lui, mais aussi aujourd’hui ».
En effet, « Dieu est en train de tout faire nouveau, l’Esprit Saint nous transforme vraiment et veut transformer, à travers nous aussi, le monde dans lequel nous vivons ».
C’est pourquoi le pape a invité à « ouvrir la porte » et « se laisser guider par lui, » afin de devenir « des hommes et des femmes nouveaux, animés par l’amour de Dieu ».
Pour le pape, ce souhait ne doit pas rester de simples paroles : il s’agit que chacun puisse dire, le soir: « aujourd’hui à l’école, à la maison, au travail, guidé par Dieu, j’ai accompli un geste d’amour envers un camarade, mes parents, une personne âgée ».
(28 avril 2013) © Innovative Media Inc.
La nouveauté de Dieu, a-t-il souligné, « ne ressemble pas aux nouveautés mondaines, qui sont toutes provisoires, elles passent et on en recherche toujours plus. La nouveauté que Dieu donne à notre vie est définitive, et pas seulement dans l’avenir, quand nous serons avec lui, mais aussi aujourd’hui ».
En effet, « Dieu est en train de tout faire nouveau, l’Esprit Saint nous transforme vraiment et veut transformer, à travers nous aussi, le monde dans lequel nous vivons ».
C’est pourquoi le pape a invité à « ouvrir la porte » et « se laisser guider par lui, » afin de devenir « des hommes et des femmes nouveaux, animés par l’amour de Dieu ».
Pour le pape, ce souhait ne doit pas rester de simples paroles : il s’agit que chacun puisse dire, le soir: « aujourd’hui à l’école, à la maison, au travail, guidé par Dieu, j’ai accompli un geste d’amour envers un camarade, mes parents, une personne âgée ».
(28 avril 2013) © Innovative Media Inc.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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Le mardi de la 5e semaine de Pâques
Livre des Actes des Apôtres 14,19-28.
Comme Paul et Barnabé se trouvaient à Lystres, des Juifs arrivèrent d'Antioche de Pisidie et d'Iconium, et ils parvinrent à retourner la foule; Paul fut lapidé, puis on le traîna hors de la ville en pensant qu'il était mort. Mais, quand les disciples se groupèrent autour de lui, il se releva et rentra dans la ville. Le lendemain, avec Barnabé, il partit pour Derbé ;
dans cette ville, ils annoncèrent la Bonne Nouvelle et firent de nombreux disciples. Puis ils revinrent à Lystres, à Iconium et à Antioche de Pisidie.
affermissaient le courage des disciples ; ils les exhortaient à persévérer dans la foi, en disant : « Il nous faut passer par bien des épreuves pour entrer dans le royaume de Dieu. »
Ils désignèrent des Anciens pour chacune de leurs Églises et, après avoir prié et jeûné, ils confièrent au Seigneur ces hommes qui avaient mis leur foi en lui.
Ils traversèrent la Pisidie et se rendirent en Pamphylie.
Après avoir annoncé la Parole aux gens de Pergé, ils descendirent vers Attalia,
et prirent le bateau jusqu'à Antioche de Syrie, d'où ils étaient partis ; c'est là qu'ils avaient été remis à la grâce de Dieu pour l'œuvre qu'ils venaient maintenant d'accomplir.
A leur arrivée, ayant réuni les membres de l'Église, ils leur racontaient tout ce que Dieu avait fait avec eux, et comment il avait ouvert aux nations païennes la porte de la foi.
Ils demeurèrent alors un certain temps avec les disciples.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 14,27-31a.
A l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : " C'est la paix que je vous laisse, c'est ma paix que je vous donne; ce n'est pas à la manière du monde que je vous la donne. Ne soyez donc pas bouleversés et effrayés. Vous avez entendu ce que je vous ai dit : Je m'en vais, et je reviens vers vous. Si vous m'aimiez, vous seriez dans la joie puisque je pars vers le Père, car le Père est plus grand que moi.
Je vous ai dit toutes ces choses maintenant, avant qu'elles n'arrivent ; ainsi, lorsqu'elles arriveront, vous croirez. Désormais, je ne parlerai plus beaucoup avec vous, car le prince du monde va venir. Certes, il n'y a rien en moi qui puisse lui donner prise, mais il faut que le monde sache que j'aime mon Père, et que je fais tout ce que mon Père m'a commandé. Levez-vous, partons d'ici.
Les apôtres sont en mission et il semble, d'après le récit des Actes, que cette mission n'obéisse à aucune stratégie élaborée. N'est-ce pas l'improvisation totale et le désordre que suggère le texte aujourd'hui ? Ils vont et viennent, ils fuient un lieu pour y revenir ensuite, ils sont accueillis tantôt avec joie, tantot par des pierres... ils sont toujours en route. Mais ces actions désordonnées porteront plus de fruit qu'une organisation bien huilée et rodée . C'est ainsi que se réalise la parole que Jésus avait dite à Nicodème: "Le vent souffle où il veut : tu entends le bruit qu’il fait, mais tu ne sais pas d’où il vient ni où il va. Il en est ainsi de tout homme qui est né du souffle de l’Esprit" Les disciples de Jésus suivent les chemins parfois très étonnants que la Providence emprunte pour rejoindre chacun d'entre nous, chacun là où nous cherchons Dieu. Ce qui nous semble un désordre est en réalité l'ordonnancement divin.
C'est sur ce point que s'établit aujourd'hui le lien avec l'Evangile. Car après leur avoir ouvert son coeur et leur avoir donné Sa paix en héritage, dans un moment de grande intimité, Jésus se relève et leur lance cet ordre bref : "Levez-vous, partons d'ici". La conclusion que j'en retire, c'est bien qu'il y a, devant le Seigneur, un temps pour l'action et un temps pour le recueillement; un temps pour parler et un temps pour écouter; un temps pour pleurer et un temps pour se réjouir."
Si nous gardons la foi, nous ne devons pas nous étonner de voir notre vie bouleversée, ici et là, par des évènements inattendus et parfois incongrus en apparence. Si mon quotidien ne laissait aucune place à l'imprévu, à l'inattendu, ou encore: à la contrariété, à l'incident, à l'épreuve... je crois que j'aurais du souci à me faire - car ce n'est pas à moi de diriger ma propre barque. Tout ce que je puis faire, chaque matin, c'est hisser la voile: le vent s'y engouffre et je dois me laisser conduire où il m'entraîne. Opposer une quelconque résistance à l'Esprit me serait tout à fait contraire, mais m'abandonner, jusqu'à renoncer à comprendre, c'est ce qui plaît au Seigneur et ma joie me le confirme.
Comme Paul et Barnabé se trouvaient à Lystres, des Juifs arrivèrent d'Antioche de Pisidie et d'Iconium, et ils parvinrent à retourner la foule; Paul fut lapidé, puis on le traîna hors de la ville en pensant qu'il était mort. Mais, quand les disciples se groupèrent autour de lui, il se releva et rentra dans la ville. Le lendemain, avec Barnabé, il partit pour Derbé ;
dans cette ville, ils annoncèrent la Bonne Nouvelle et firent de nombreux disciples. Puis ils revinrent à Lystres, à Iconium et à Antioche de Pisidie.
affermissaient le courage des disciples ; ils les exhortaient à persévérer dans la foi, en disant : « Il nous faut passer par bien des épreuves pour entrer dans le royaume de Dieu. »
Ils désignèrent des Anciens pour chacune de leurs Églises et, après avoir prié et jeûné, ils confièrent au Seigneur ces hommes qui avaient mis leur foi en lui.
Ils traversèrent la Pisidie et se rendirent en Pamphylie.
Après avoir annoncé la Parole aux gens de Pergé, ils descendirent vers Attalia,
et prirent le bateau jusqu'à Antioche de Syrie, d'où ils étaient partis ; c'est là qu'ils avaient été remis à la grâce de Dieu pour l'œuvre qu'ils venaient maintenant d'accomplir.
A leur arrivée, ayant réuni les membres de l'Église, ils leur racontaient tout ce que Dieu avait fait avec eux, et comment il avait ouvert aux nations païennes la porte de la foi.
Ils demeurèrent alors un certain temps avec les disciples.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 14,27-31a.
A l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : " C'est la paix que je vous laisse, c'est ma paix que je vous donne; ce n'est pas à la manière du monde que je vous la donne. Ne soyez donc pas bouleversés et effrayés. Vous avez entendu ce que je vous ai dit : Je m'en vais, et je reviens vers vous. Si vous m'aimiez, vous seriez dans la joie puisque je pars vers le Père, car le Père est plus grand que moi.
Je vous ai dit toutes ces choses maintenant, avant qu'elles n'arrivent ; ainsi, lorsqu'elles arriveront, vous croirez. Désormais, je ne parlerai plus beaucoup avec vous, car le prince du monde va venir. Certes, il n'y a rien en moi qui puisse lui donner prise, mais il faut que le monde sache que j'aime mon Père, et que je fais tout ce que mon Père m'a commandé. Levez-vous, partons d'ici.
Les apôtres sont en mission et il semble, d'après le récit des Actes, que cette mission n'obéisse à aucune stratégie élaborée. N'est-ce pas l'improvisation totale et le désordre que suggère le texte aujourd'hui ? Ils vont et viennent, ils fuient un lieu pour y revenir ensuite, ils sont accueillis tantôt avec joie, tantot par des pierres... ils sont toujours en route. Mais ces actions désordonnées porteront plus de fruit qu'une organisation bien huilée et rodée . C'est ainsi que se réalise la parole que Jésus avait dite à Nicodème: "Le vent souffle où il veut : tu entends le bruit qu’il fait, mais tu ne sais pas d’où il vient ni où il va. Il en est ainsi de tout homme qui est né du souffle de l’Esprit" Les disciples de Jésus suivent les chemins parfois très étonnants que la Providence emprunte pour rejoindre chacun d'entre nous, chacun là où nous cherchons Dieu. Ce qui nous semble un désordre est en réalité l'ordonnancement divin.
C'est sur ce point que s'établit aujourd'hui le lien avec l'Evangile. Car après leur avoir ouvert son coeur et leur avoir donné Sa paix en héritage, dans un moment de grande intimité, Jésus se relève et leur lance cet ordre bref : "Levez-vous, partons d'ici". La conclusion que j'en retire, c'est bien qu'il y a, devant le Seigneur, un temps pour l'action et un temps pour le recueillement; un temps pour parler et un temps pour écouter; un temps pour pleurer et un temps pour se réjouir."
Si nous gardons la foi, nous ne devons pas nous étonner de voir notre vie bouleversée, ici et là, par des évènements inattendus et parfois incongrus en apparence. Si mon quotidien ne laissait aucune place à l'imprévu, à l'inattendu, ou encore: à la contrariété, à l'incident, à l'épreuve... je crois que j'aurais du souci à me faire - car ce n'est pas à moi de diriger ma propre barque. Tout ce que je puis faire, chaque matin, c'est hisser la voile: le vent s'y engouffre et je dois me laisser conduire où il m'entraîne. Opposer une quelconque résistance à l'Esprit me serait tout à fait contraire, mais m'abandonner, jusqu'à renoncer à comprendre, c'est ce qui plaît au Seigneur et ma joie me le confirme.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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Re: Le mardi de la 5e semaine de Pâques
Selon L’Osservatore Romano, le pape s’est notamment arrêté sur l’extrait des Actes des apôtres (13, 44-52) évoquant la confrontation entre deux communautés religieuses : celle des disciples et celle que le pape a définie comme « les juifs fermés, parce que tous les juifs n’étaient pas comme cela ».
Voyant « la joie » qui s’était diffusée parmi la population par l’annonce de la Bonne nouvelle, des juifs « remplis de jalousie », commencèrent à persécuter Paul et Barnabé. De cet extrait, le pape a souligné deux attitudes opposées : celle de « groupes fermés » et celle de « la communauté libre ».
Un critère d’Eglise
« La communauté libre, a-t-il fait remarquer, avançait avec la liberté de Dieu et de l’Esprit-Saint. Même au milieu des persécutions... la parole du Seigneur se diffusait dans toute la région. C’est le propre de la communauté du Seigneur d’avancer, de se diffuser, parce que le bien est comme cela : il se diffuse toujours ! Le bien ne se replie pas sur lui-même ».
Pour le pape, « c’est un critère, un critère d’Église ». C’est pourquoi il a invité à faire un « examen de conscience » : « comment sont nos communautés, nos communautés religieuses, nos communautés paroissiales ? Sont-elles ouvertes à l’Esprit-Saint, qui nous fait sans cesse aller de l’avant pour diffuser la parole de Dieu ou est-ce que ce sont des communautés fermées ? »
« La communauté des croyants, celle de l’Esprit-Saint, celle qui est libre, s’exprime joyeusement. Les disciples étaient remplis de la joie de l’Esprit-Saint. Ils disent des choses belles, ils ouvrent des voies : ils vont toujours de l’avant », a insisté le pape.
La liberté de s’ouvrir à Dieu
« En revanche, la communauté fermée, sûre d’elle-même, celle qui cherche sa sécurité en s’entendant avec le pouvoir, avec l’argent, s’exprime avec des mots injurieux : ils insultent, ils condamnent », a poursuivi le pape.
En effet, ces juifs sont devenus des persécuteurs « parce qu’ils avaient le cœur fermé, ils n’étaient pas ouverts à la nouveauté de l’Esprit-Saint. Ils croyaient que tout avait été dit, que tout était comme ils pensaient que cela devait être et... ils se prenaient pour des défenseurs de la foi ».
La « calomnie » est le propre des « groupes fermés », a fait observer le pape : « pactiser avec le pouvoir, résoudre les questions “entre nousˮ ». Comme ceux qui, au matin de la résurrection, ont couvert les révélations des soldats avec l’argent : « C’est justement le comportement de cette religiosité fermée, qui n’a pas la liberté de s’ouvrir au Seigneur », a-t-il estimé.
Les communautés fermées sont des communautés « de gens bavards, qui disent du mal, qui détruisent l’autre » mais aussi des communautés qui pensent d’abord « au devoir, à faire, à se replier dans une observance apparente ».
S’adresser à Jésus
A cette lumière, le pape a invité à penser à « tous nos frères qui souffrent pour cette liberté de l’Esprit, et qui subissent des persécutions, aujourd'hui, dans tant de parties du monde ». Dans leur souffrance, a-t-il souligné, « ces frères sont remplis de joie et d’Esprit-Saint ».
« Ces frères, ces communautés ouvertes, missionnaires, prient Jésus parce qu’ils savent que ce qu’il leur a dit est vrai : « Tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai ». La prière c’est [s’adresser] à Jésus », a-t-il ajouté.
Au contraire, « les communautés fermées prient les puissants de la terre pour qu’ils les aident. Et ce n’est pas la bonne route », a dénoncé le pape.
« N’ayons pas peur de la joie de l’Esprit. Et ne nous mêlons jamais, jamais, de ces affaires qui, à la longue, finissent pas nous enfermer sur nous-mêmes. La fécondité et la liberté de l’Esprit ne sont pas dans cette fermeture », a-t-il conclu.
(29 avril 2013) © Innovative Media Inc.
Voyant « la joie » qui s’était diffusée parmi la population par l’annonce de la Bonne nouvelle, des juifs « remplis de jalousie », commencèrent à persécuter Paul et Barnabé. De cet extrait, le pape a souligné deux attitudes opposées : celle de « groupes fermés » et celle de « la communauté libre ».
Un critère d’Eglise
« La communauté libre, a-t-il fait remarquer, avançait avec la liberté de Dieu et de l’Esprit-Saint. Même au milieu des persécutions... la parole du Seigneur se diffusait dans toute la région. C’est le propre de la communauté du Seigneur d’avancer, de se diffuser, parce que le bien est comme cela : il se diffuse toujours ! Le bien ne se replie pas sur lui-même ».
Pour le pape, « c’est un critère, un critère d’Église ». C’est pourquoi il a invité à faire un « examen de conscience » : « comment sont nos communautés, nos communautés religieuses, nos communautés paroissiales ? Sont-elles ouvertes à l’Esprit-Saint, qui nous fait sans cesse aller de l’avant pour diffuser la parole de Dieu ou est-ce que ce sont des communautés fermées ? »
« La communauté des croyants, celle de l’Esprit-Saint, celle qui est libre, s’exprime joyeusement. Les disciples étaient remplis de la joie de l’Esprit-Saint. Ils disent des choses belles, ils ouvrent des voies : ils vont toujours de l’avant », a insisté le pape.
La liberté de s’ouvrir à Dieu
« En revanche, la communauté fermée, sûre d’elle-même, celle qui cherche sa sécurité en s’entendant avec le pouvoir, avec l’argent, s’exprime avec des mots injurieux : ils insultent, ils condamnent », a poursuivi le pape.
En effet, ces juifs sont devenus des persécuteurs « parce qu’ils avaient le cœur fermé, ils n’étaient pas ouverts à la nouveauté de l’Esprit-Saint. Ils croyaient que tout avait été dit, que tout était comme ils pensaient que cela devait être et... ils se prenaient pour des défenseurs de la foi ».
La « calomnie » est le propre des « groupes fermés », a fait observer le pape : « pactiser avec le pouvoir, résoudre les questions “entre nousˮ ». Comme ceux qui, au matin de la résurrection, ont couvert les révélations des soldats avec l’argent : « C’est justement le comportement de cette religiosité fermée, qui n’a pas la liberté de s’ouvrir au Seigneur », a-t-il estimé.
Les communautés fermées sont des communautés « de gens bavards, qui disent du mal, qui détruisent l’autre » mais aussi des communautés qui pensent d’abord « au devoir, à faire, à se replier dans une observance apparente ».
S’adresser à Jésus
A cette lumière, le pape a invité à penser à « tous nos frères qui souffrent pour cette liberté de l’Esprit, et qui subissent des persécutions, aujourd'hui, dans tant de parties du monde ». Dans leur souffrance, a-t-il souligné, « ces frères sont remplis de joie et d’Esprit-Saint ».
« Ces frères, ces communautés ouvertes, missionnaires, prient Jésus parce qu’ils savent que ce qu’il leur a dit est vrai : « Tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai ». La prière c’est [s’adresser] à Jésus », a-t-il ajouté.
Au contraire, « les communautés fermées prient les puissants de la terre pour qu’ils les aident. Et ce n’est pas la bonne route », a dénoncé le pape.
« N’ayons pas peur de la joie de l’Esprit. Et ne nous mêlons jamais, jamais, de ces affaires qui, à la longue, finissent pas nous enfermer sur nous-mêmes. La fécondité et la liberté de l’Esprit ne sont pas dans cette fermeture », a-t-il conclu.
(29 avril 2013) © Innovative Media Inc.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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Le jeudi de la 5e semaine de Pâques
Livre des Actes des Apôtres 15,7-21.
Comme la conversion des païens provoquait, dans l'Église de Jérusalem, des discussions assez graves, Pierre se leva et dit aux Apôtres et aux Anciens : " Frères, vous savez bien comment Dieu a manifesté son choix parmi vous dès les premiers temps : c'est par moi que les païens ont entendu la parole de l'Evangile et sont venus à la foi.
Dieu, qui connaît le cœur des hommes, leur a rendu témoignage en leur donnant l'Esprit Saint tout comme à nous ; sans faire aucune distinction entre eux et nous, il a purifié leurs cœurs par la foi.
Alors, pourquoi mettez-vous Dieu à l'épreuve en plaçant sur les épaules des disciples un joug que nos pères et nous-mêmes n'avons pas été capables de porter ? Oui, c'est par la grâce du Seigneur Jésus, nous le croyons, que nous avons été sauvés, de la même manière qu'eux. »
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 15,9-11.
Si vous êtes fidèles à mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, comme moi, j'ai gardé fidèlement les commandements de mon Père, et je demeure dans son amour.
Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous, et que vous soyez comblés de joie.
Le dénouement du concile de Jérusalem, je le connaissais, bien sûr, mais j'ai été étonné de trouver cette parole de Jésus qui l'explique et la complète. Pourquoi celle-ci et pas une autre ? C'est aux termes des commandements que j'ai compris. Les commandements, les pharisiens les connaissaient, par leur stricte application, satisfaire complètement à la volonté divine - et cela présupposait également que Dieu, en retour, était supposé agir de la façon qu'ils désiraient !
Autrement dit: si je respecte intégralement les commandements de Dieu, alors Dieu sera contraint de faire pour moi tout ce que je lui demanderai. Or, c'est ce rapport tronqué, déficient, pragmatique, qui a fait échouer la première alliance.
Il y a cet extraordinaire passage du Livre de Samuel (1 Samuel 8), dans lequel le prophète Nathan s'efforce de dissuader le peuple de se choisir un roi. Dieu prend patience: par son prophète, il fait expliquer au peuple tout ce qu'un roi leur coûtera. lIl prendra pour lui le meilleur de leurs récoltes, ainsi que le meilleur de leur bétail; il prendra leurs garçons les plus doués pour servir dans son armée; les plus jolies et les plus douces de leurs filles seront ses servantes; les impôts seront lourds, etc. Mais devant leur entêtement, Dieu dit à Nathan : "« Donne satisfaction au peuple. Ce n'est pas toi qu'ils rejettent, c'est moi qu'ils rejettent, car ils ne veulent pas que je règne sur eux. »
Quand Jésus reprend le mot ce mot de commandement, le contenu de ce mot est tout à fait différent, puisqu'il s'agit de demeurer dans son amour. Or, l'amour ne fait pas l'objet d'un commandement ! Si vous avez aimé, vous le savez bien : l'amour est un crève-coeur si l'on n'est pas aimé de retour. Le Père est amour, ne cesse de dire Jésus : seuls ceux qui aiment le Fils, en demeurent en lui, accompliront la volonté du Père. Ajouter des préceptes, instituer des modes de comportement, rien n'y fera si ce n'est pas l'amour qui préside à tout.
Avec une certaine gravité, notre prêtre, qui né dans années 30, nous a encouragé, lui aussi, les commandements de Jésus, car seulement ces commandements-là nous permettront de vivre en paix les bouleversements qui sont déjà à l'oeuvre dans notre société et qui, selon lui, n'en sont qu'au début...
Amen !
Comme la conversion des païens provoquait, dans l'Église de Jérusalem, des discussions assez graves, Pierre se leva et dit aux Apôtres et aux Anciens : " Frères, vous savez bien comment Dieu a manifesté son choix parmi vous dès les premiers temps : c'est par moi que les païens ont entendu la parole de l'Evangile et sont venus à la foi.
Dieu, qui connaît le cœur des hommes, leur a rendu témoignage en leur donnant l'Esprit Saint tout comme à nous ; sans faire aucune distinction entre eux et nous, il a purifié leurs cœurs par la foi.
Alors, pourquoi mettez-vous Dieu à l'épreuve en plaçant sur les épaules des disciples un joug que nos pères et nous-mêmes n'avons pas été capables de porter ? Oui, c'est par la grâce du Seigneur Jésus, nous le croyons, que nous avons été sauvés, de la même manière qu'eux. »
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 15,9-11.
Si vous êtes fidèles à mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, comme moi, j'ai gardé fidèlement les commandements de mon Père, et je demeure dans son amour.
Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous, et que vous soyez comblés de joie.
Le dénouement du concile de Jérusalem, je le connaissais, bien sûr, mais j'ai été étonné de trouver cette parole de Jésus qui l'explique et la complète. Pourquoi celle-ci et pas une autre ? C'est aux termes des commandements que j'ai compris. Les commandements, les pharisiens les connaissaient, par leur stricte application, satisfaire complètement à la volonté divine - et cela présupposait également que Dieu, en retour, était supposé agir de la façon qu'ils désiraient !
Autrement dit: si je respecte intégralement les commandements de Dieu, alors Dieu sera contraint de faire pour moi tout ce que je lui demanderai. Or, c'est ce rapport tronqué, déficient, pragmatique, qui a fait échouer la première alliance.
Il y a cet extraordinaire passage du Livre de Samuel (1 Samuel 8), dans lequel le prophète Nathan s'efforce de dissuader le peuple de se choisir un roi. Dieu prend patience: par son prophète, il fait expliquer au peuple tout ce qu'un roi leur coûtera. lIl prendra pour lui le meilleur de leurs récoltes, ainsi que le meilleur de leur bétail; il prendra leurs garçons les plus doués pour servir dans son armée; les plus jolies et les plus douces de leurs filles seront ses servantes; les impôts seront lourds, etc. Mais devant leur entêtement, Dieu dit à Nathan : "« Donne satisfaction au peuple. Ce n'est pas toi qu'ils rejettent, c'est moi qu'ils rejettent, car ils ne veulent pas que je règne sur eux. »
Quand Jésus reprend le mot ce mot de commandement, le contenu de ce mot est tout à fait différent, puisqu'il s'agit de demeurer dans son amour. Or, l'amour ne fait pas l'objet d'un commandement ! Si vous avez aimé, vous le savez bien : l'amour est un crève-coeur si l'on n'est pas aimé de retour. Le Père est amour, ne cesse de dire Jésus : seuls ceux qui aiment le Fils, en demeurent en lui, accompliront la volonté du Père. Ajouter des préceptes, instituer des modes de comportement, rien n'y fera si ce n'est pas l'amour qui préside à tout.
Avec une certaine gravité, notre prêtre, qui né dans années 30, nous a encouragé, lui aussi, les commandements de Jésus, car seulement ces commandements-là nous permettront de vivre en paix les bouleversements qui sont déjà à l'oeuvre dans notre société et qui, selon lui, n'en sont qu'au début...
Amen !
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Fête de saints Jacques et Philippe
Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 15,1-8.
Frères, je vous rappelle la Bonne Nouvelle que je vous ai annoncée ; cet Évangile, vous l'avez reçu, et vous y restez attachés ; vous serez sauvés par lui si vous le gardez tel que je vous l'ai annoncé ; autrement, c'est pour rien que vous êtes devenus croyants.
Avant tout, je vous ai transmis ceci, que j'ai moi-même reçu : le Christ est mort pour nos péchés conformément aux Écritures, et il a été mis au tombeau ; il est ressuscité le troisième jour conformément aux Écritures, et il est apparu à Pierre, puis aux Douze ; ensuite il est apparu à plus de cinq cents frères à la fois - la plupart sont encore vivants, et quelques-uns sont morts - ensuite il est apparu à Jacques, puis à tous les Apôtres. Et en tout dernier lieu, il est même apparu à l'avorton que je suis.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 14,6-14.
A l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : " Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie; personne ne va vers le Père sans passer par moi. Puisque vous me connaissez, vous connaîtrez aussi mon Père. Dès maintenant vous le connaissez, et vous l'avez vu. »
Philippe lui dit : « Seigneur, montre-nous le Père ; cela nous suffit. »
Jésus lui répond : « Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne me connais pas, Philippe ! Celui qui m'a vu a vu le Père.
Comment peux-tu dire : 'Montre-nous le Père' ? Tu ne crois donc pas que je suis dans le Père et que le Père est en moi ! Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même ; mais c'est le Père qui demeure en moi, et qui accomplit ses propres œuvres. Croyez ce que je vous dis : je suis dans le Père, et le Père est en moi ; si vous ne croyez pas ma parole, croyez au moins à cause des œuvres.
Amen, amen, je vous le dis : celui qui croit en moi accomplira les mêmes œuvres que moi. Il en accomplira même de plus grandes, puisque je pars vers le Père. Tout ce que vous demanderez en invoquant mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils. Si vous me demandez quelque chose en invoquant mon nom, moi, je le ferai.
Qui peut s'attendre à voir le Christ, à le rencontrer comme les disciples l'ont rencontré après sa résurrection ? Et qui invoquera le nom de Jéus pour lui demander d'accomplir quelque chose ? Autrement dit: sommes-nous de vrais croyants ou bien en sommes-nous toujours dans cet état où fut Philippe, qui s'exclama d'incrédulité : "Seigneur, montre nous le Père et nous croirons !"
Eh bien, aujourd'hui encore, je témoigne que j'ai vu le Christ. Je l'ai vu sur sa croix, il me regardait. Sa tête était droite mais penchée vers moi, et il avait ce regard qui connaît tout et qui me reconnaissait mieux que je me connais moi-même. Cette rencontre a eu lieu un dimanche d'août au matin, il y a vingt-huit ans cette année.
S'il nous faut demander quelque chose au Seigneur en invoquant son nom, c'est afin de préserver ou d'augmenter notre foi. Si vous le faîtes - du moins si vous êtes sincère, vous vous retrouverez aussitôt en mouvement. C'est ce mouvement qui m'a entraîné d'office au pied de l'autel et puis qui a entraîné tout le reste et qui se continue toujours. Le Seigneur est bien le chemin, puisqu'il nous fait marcher. Il est la vérité et nous n'aurons jamais fini de la découvrir. Et il est toute notre vie, le moindre mouvement de nos coeurs, la plus infime inspiration et notre pous profonde aspiration.
La foi n'est-elle pas une question de mouvement, de déplacement ? Quiconque refuse de bouger, de se déplacer, de changer, de regarder, d'aller voir... quiconque se complaît dans l'ignorance et les ténèbres, comment le conduire à la lumière ? Or, comme ils sont nombreux ceux et celles qui sont dans le refus de voir ! Prions pour eux !
Frères, je vous rappelle la Bonne Nouvelle que je vous ai annoncée ; cet Évangile, vous l'avez reçu, et vous y restez attachés ; vous serez sauvés par lui si vous le gardez tel que je vous l'ai annoncé ; autrement, c'est pour rien que vous êtes devenus croyants.
Avant tout, je vous ai transmis ceci, que j'ai moi-même reçu : le Christ est mort pour nos péchés conformément aux Écritures, et il a été mis au tombeau ; il est ressuscité le troisième jour conformément aux Écritures, et il est apparu à Pierre, puis aux Douze ; ensuite il est apparu à plus de cinq cents frères à la fois - la plupart sont encore vivants, et quelques-uns sont morts - ensuite il est apparu à Jacques, puis à tous les Apôtres. Et en tout dernier lieu, il est même apparu à l'avorton que je suis.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 14,6-14.
A l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : " Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie; personne ne va vers le Père sans passer par moi. Puisque vous me connaissez, vous connaîtrez aussi mon Père. Dès maintenant vous le connaissez, et vous l'avez vu. »
Philippe lui dit : « Seigneur, montre-nous le Père ; cela nous suffit. »
Jésus lui répond : « Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne me connais pas, Philippe ! Celui qui m'a vu a vu le Père.
Comment peux-tu dire : 'Montre-nous le Père' ? Tu ne crois donc pas que je suis dans le Père et que le Père est en moi ! Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même ; mais c'est le Père qui demeure en moi, et qui accomplit ses propres œuvres. Croyez ce que je vous dis : je suis dans le Père, et le Père est en moi ; si vous ne croyez pas ma parole, croyez au moins à cause des œuvres.
Amen, amen, je vous le dis : celui qui croit en moi accomplira les mêmes œuvres que moi. Il en accomplira même de plus grandes, puisque je pars vers le Père. Tout ce que vous demanderez en invoquant mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils. Si vous me demandez quelque chose en invoquant mon nom, moi, je le ferai.
Qui peut s'attendre à voir le Christ, à le rencontrer comme les disciples l'ont rencontré après sa résurrection ? Et qui invoquera le nom de Jéus pour lui demander d'accomplir quelque chose ? Autrement dit: sommes-nous de vrais croyants ou bien en sommes-nous toujours dans cet état où fut Philippe, qui s'exclama d'incrédulité : "Seigneur, montre nous le Père et nous croirons !"
Eh bien, aujourd'hui encore, je témoigne que j'ai vu le Christ. Je l'ai vu sur sa croix, il me regardait. Sa tête était droite mais penchée vers moi, et il avait ce regard qui connaît tout et qui me reconnaissait mieux que je me connais moi-même. Cette rencontre a eu lieu un dimanche d'août au matin, il y a vingt-huit ans cette année.
S'il nous faut demander quelque chose au Seigneur en invoquant son nom, c'est afin de préserver ou d'augmenter notre foi. Si vous le faîtes - du moins si vous êtes sincère, vous vous retrouverez aussitôt en mouvement. C'est ce mouvement qui m'a entraîné d'office au pied de l'autel et puis qui a entraîné tout le reste et qui se continue toujours. Le Seigneur est bien le chemin, puisqu'il nous fait marcher. Il est la vérité et nous n'aurons jamais fini de la découvrir. Et il est toute notre vie, le moindre mouvement de nos coeurs, la plus infime inspiration et notre pous profonde aspiration.
La foi n'est-elle pas une question de mouvement, de déplacement ? Quiconque refuse de bouger, de se déplacer, de changer, de regarder, d'aller voir... quiconque se complaît dans l'ignorance et les ténèbres, comment le conduire à la lumière ? Or, comme ils sont nombreux ceux et celles qui sont dans le refus de voir ! Prions pour eux !
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Le samedi de la 5e semaine de Pâques
Livre des Actes des Apôtres 16,1-10.
Paul, qui avait quitté Antioche avec Silas, arriva à Derbé, puis à Lystres. Il y avait là un disciple nommé Timothée; sa mère était une Juive devenue croyante, et son père était païen. A Lystres et à Iconium, il était estimé des frères. Paul désirait l'emmener, et il le prit avec lui. Il le soumit à la circoncision, pour tenir compte des Juifs de la région, car ils savaient tous que son père était païen.
Dans les villes où Paul et ses compagnons passaient, ils transmettaient les décisions prises par les Apôtres et les Anciens de Jérusalem, pour qu'elles entrent en vigueur. Les Églises s'affermissaient dans la foi et le nombre de leurs fidèles augmentait chaque jour. Paul et ses compagnons traversèrent la Phrygie et le pays des Galates, car le Saint-Esprit les avait empêchés d'annoncer la Parole dans la province d'Asie.
Arrivés en Mysie, ils essayèrent d'atteindre la Bithynie, mais l'Esprit de Jésus s'y opposa. Ils traversèrent alors la Mysie et rejoignirent la côte à Troas.
Or, Paul eut une vision pendant la nuit : un Macédonien était là debout, et l'appelait : « Traverse la mer pour venir en Macédoine à notre secours. »
Après cette vision de Paul, nous avons cherché à partir immédiatement pour la Macédoine, car nous étions certains que Dieu venait de nous appeler à y porter la Bonne Nouvelle.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 15,18-21.
A l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : " Si le monde a de la haine contre vous, sachez qu'il en a eu d'abord contre moi. Si vous apparteniez au monde, le monde vous aimerait, car vous seriez à lui. Mais vous n'appartenez pas au monde, puisque je vous ai choisis en vous prenant dans le monde ; voilà pourquoi le monde a de la haine contre vous. Rappelez-vous la parole que je vous ai dite : Le serviteur n'est pas plus grand que son maître. Si l'on m'a persécuté, on vous persécutera, vous aussi. Si l'on a observé ma parole, on observera aussi la vôtre. Les gens vous traiteront ainsi à cause de moi, parce qu'ils ne connaissent pas celui qui m'a envoyé.
Paul et ses compagnons ne ménagent pas leurs efforts et le Seigneur travaille avec eux. Cependant, tout comme Jésus, ils rencontrent la contradiction, l'opposition et la persécution. Dans la première lecture, Paul se voit contraint de soumettre Thimothée à la circoncision, en dépit même des résolutions prises à Jérusalem, lors du premier concile. En découvrant l'apôtre contraint d'agir à l'encontre même de ce qu'il croit, cela m'a rappelé ce qu'il écrira plus tard, dans sa première lettre aux Romains. Rien qu'au ton sévère de ce passage, je me dis que Paul s'est remémoré avec peine l'inutile circoncision de Thimotée:
"Sans doute, la circoncision est utile si tu observes la Loi ; mais si tu es dans la désobéissance, avec ta circoncision tu es redevenu incirconcis.Et si l'incirconcis garde les préceptes de la Loi, ne sera-t-il pas considéré par Dieu comme s'il était circoncis ? Celui qui n'est pas circoncis dans son corps mais qui accomplit la Loi te jugera, toi qui es dans la désobéissance tout en ayant la lettre de la Loi et la circoncision.
Ce n'est pas ce qui est visible qui fait le Juif ; ce n'est pas la marque visible dans la chair qui fait la circoncision; mais c'est ce qui est caché qui fait le Juif : sa circoncision est celle du coeur, selon l'Esprit et non selon la lettre, et sa louange ne vient pas des hommes, mais de Dieu." (1 Rom 2)
L'Evangile confirme que l'évangélisation n'ira jamais sans la persécution et le Seigneur associe même les deux en une seule parole : "Si l'on m'a persécuté, on vous persécutera, vous aussi. Si l'on a observé ma parole, on observera aussi la vôtre."
Et puisque, ce soir, les références de textes me viennent à l'esprit sans difficulté, je me souviens encore de la prédiction du vieillard Syméon, lors de la présentation de Jésus au temple. Elle s'adresse aussi bien à l'enfant Jésus qu'à Marie, sa mère, car nul n'est épargné :
« Vois, ton fils qui est là provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un signe de division. — Et toi-même, ton cœur sera transpercé par une épée. — Ainsi seront dévoilées les pensées secrètes d’un grand nombre. »
Mais en dépit même de l'opposition de l'Adversaire, nous sommes dans la joie, car nous connaissons la Vérité et "la vérité vous rendra libres"... (Jn, 8, 32)
Paul, qui avait quitté Antioche avec Silas, arriva à Derbé, puis à Lystres. Il y avait là un disciple nommé Timothée; sa mère était une Juive devenue croyante, et son père était païen. A Lystres et à Iconium, il était estimé des frères. Paul désirait l'emmener, et il le prit avec lui. Il le soumit à la circoncision, pour tenir compte des Juifs de la région, car ils savaient tous que son père était païen.
Dans les villes où Paul et ses compagnons passaient, ils transmettaient les décisions prises par les Apôtres et les Anciens de Jérusalem, pour qu'elles entrent en vigueur. Les Églises s'affermissaient dans la foi et le nombre de leurs fidèles augmentait chaque jour. Paul et ses compagnons traversèrent la Phrygie et le pays des Galates, car le Saint-Esprit les avait empêchés d'annoncer la Parole dans la province d'Asie.
Arrivés en Mysie, ils essayèrent d'atteindre la Bithynie, mais l'Esprit de Jésus s'y opposa. Ils traversèrent alors la Mysie et rejoignirent la côte à Troas.
Or, Paul eut une vision pendant la nuit : un Macédonien était là debout, et l'appelait : « Traverse la mer pour venir en Macédoine à notre secours. »
Après cette vision de Paul, nous avons cherché à partir immédiatement pour la Macédoine, car nous étions certains que Dieu venait de nous appeler à y porter la Bonne Nouvelle.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 15,18-21.
A l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : " Si le monde a de la haine contre vous, sachez qu'il en a eu d'abord contre moi. Si vous apparteniez au monde, le monde vous aimerait, car vous seriez à lui. Mais vous n'appartenez pas au monde, puisque je vous ai choisis en vous prenant dans le monde ; voilà pourquoi le monde a de la haine contre vous. Rappelez-vous la parole que je vous ai dite : Le serviteur n'est pas plus grand que son maître. Si l'on m'a persécuté, on vous persécutera, vous aussi. Si l'on a observé ma parole, on observera aussi la vôtre. Les gens vous traiteront ainsi à cause de moi, parce qu'ils ne connaissent pas celui qui m'a envoyé.
Paul et ses compagnons ne ménagent pas leurs efforts et le Seigneur travaille avec eux. Cependant, tout comme Jésus, ils rencontrent la contradiction, l'opposition et la persécution. Dans la première lecture, Paul se voit contraint de soumettre Thimothée à la circoncision, en dépit même des résolutions prises à Jérusalem, lors du premier concile. En découvrant l'apôtre contraint d'agir à l'encontre même de ce qu'il croit, cela m'a rappelé ce qu'il écrira plus tard, dans sa première lettre aux Romains. Rien qu'au ton sévère de ce passage, je me dis que Paul s'est remémoré avec peine l'inutile circoncision de Thimotée:
"Sans doute, la circoncision est utile si tu observes la Loi ; mais si tu es dans la désobéissance, avec ta circoncision tu es redevenu incirconcis.Et si l'incirconcis garde les préceptes de la Loi, ne sera-t-il pas considéré par Dieu comme s'il était circoncis ? Celui qui n'est pas circoncis dans son corps mais qui accomplit la Loi te jugera, toi qui es dans la désobéissance tout en ayant la lettre de la Loi et la circoncision.
Ce n'est pas ce qui est visible qui fait le Juif ; ce n'est pas la marque visible dans la chair qui fait la circoncision; mais c'est ce qui est caché qui fait le Juif : sa circoncision est celle du coeur, selon l'Esprit et non selon la lettre, et sa louange ne vient pas des hommes, mais de Dieu." (1 Rom 2)
L'Evangile confirme que l'évangélisation n'ira jamais sans la persécution et le Seigneur associe même les deux en une seule parole : "Si l'on m'a persécuté, on vous persécutera, vous aussi. Si l'on a observé ma parole, on observera aussi la vôtre."
Et puisque, ce soir, les références de textes me viennent à l'esprit sans difficulté, je me souviens encore de la prédiction du vieillard Syméon, lors de la présentation de Jésus au temple. Elle s'adresse aussi bien à l'enfant Jésus qu'à Marie, sa mère, car nul n'est épargné :
« Vois, ton fils qui est là provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un signe de division. — Et toi-même, ton cœur sera transpercé par une épée. — Ainsi seront dévoilées les pensées secrètes d’un grand nombre. »
Mais en dépit même de l'opposition de l'Adversaire, nous sommes dans la joie, car nous connaissons la Vérité et "la vérité vous rendra libres"... (Jn, 8, 32)
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Re: Fête de saints Jacques et Philippe
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 14,6-14.
A l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : " Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie; personne ne va vers le Père sans passer par moi. Puisque vous me connaissez, vous connaîtrez aussi mon Père. Dès maintenant vous le connaissez, et vous l'avez vu. »
Philippe lui dit : « Seigneur, montre-nous le Père ; cela nous suffit. »
Jésus lui répond : « Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne me connais pas, Philippe ! Celui qui m'a vu a vu le Père.
Comment peux-tu dire : 'Montre-nous le Père' ? Tu ne crois donc pas que je suis dans le Père et que le Père est en moi ! Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même ; mais c'est le Père qui demeure en moi, et qui accomplit ses propres œuvres. Croyez ce que je vous dis : je suis dans le Père, et le Père est en moi ; si vous ne croyez pas ma parole, croyez au moins à cause des œuvres.
Amen, amen, je vous le dis : celui qui croit en moi accomplira les mêmes œuvres que moi. Il en accomplira même de plus grandes, puisque je pars vers le Père. Tout ce que vous demanderez en invoquant mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils. Si vous me demandez quelque chose en invoquant mon nom, moi, je le ferai.
Le courage de prier
Le courage du chrétien, c’est d’abord celui de sa relation avec le Christ, explique le pape : « Jésus – pour le dire un peu fortement – nous défie à la prière et nous dit : ‘Tout ce que vous demanderez en invoquant mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils. Si vous me demandez quelque chose en invoquant mon nom, moi, je le ferai’ ».
Cette affirmation, dit-il, est « très forte » : il s’agit d’avoir « le courage de la prière », « le courage d’aller à Jésus et de lui demander : ‘Tu as dit ceci, fais-le ! Fais que la foi progresse, que l’évangélisation se répande, fais que mon problème soit résolu…’ ».
Le pape invite à un examen de conscience : « Avons-nous ce courage dans la prière ? Ou bien prions-nous un petit peu, en passant [juste] un peu de temps dans la prière ? ».
Le courage de témoigner
Le courage du chrétien, c’est aussi celui de « transmettre la foi » : les « chrétiens qui ont reçu la foi, doivent la transmettre », la « proclamer par [leur] vie, par [leur] parole », ajoute le pape.
Qu’est-ce que cette foi à transmettre ? C’est la « foi en Jésus ressuscité, en Jésus qui a pardonné nos péchés par sa mort et nous a réconciliés avec le Père », a expliqué le pape, critiquant ceux qui « dans l’histoire de l’Eglise, ont voulu estomper cette certitude en parlant d’une résurrection spirituelle. Non, Christ est vivant ! ».
Le pape exhorte les chrétiens à « avoir le courage d’annoncer sa résurrection » : « Christ est vivant ! »
Il cite l’exemple de sa grand-mère : « Lorsque j’étais enfant, ma grand-mère nous emmenait à la Procession aux flambeaux, chaque Vendredi Saint. A la fin de la procession, devant le Christ étendu, ma grand-mère nous demandait de nous agenouiller et disait : ‘Regardez, il est mort, mais demain il sera ressuscité !’. [Ma] foi s'est développée ainsi : la foi dans le Christ mort et ressuscité ».
Lors du dimanche des Rameaux déjà, le pape a cité sa grand-mère, au cours de la messe, place Saint-Pierre (cf. Zenit du 24 mars 2013).
En faveur des autres
Ce « courage » du chrétien doit se vivre « en faveur des autres, en faveur de l’Eglise » : c’est l’attitude d’Abraham et de Moïse, qui ont eu « le courage de “négocier avec le Seigneur” », insiste le pape.
Au contraire, « quand l’Eglise perd le courage, alors entre une atmosphère de tiédeur », a ajouté le pape, pour qui « les tièdes, les chrétiens tièdes, sans courage » représentent « ce qui fait tant de mal à l’Eglise ».
En effet, « la tiédeur fait se replier sur soi et les vrais problèmes commencent ; nous n’avons plus d’horizon, plus de courage, ni le courage de la prière vers le ciel, ni le courage d’annoncer l’Evangile ».
Avec la tiédeur, le seul "courage" qui reste c'est, diagnostique le pape, « le courage de nous mêler des petites choses, de nos jalousies, de nos envies, du carriérisme, d’avancer égoïstement… mais ceci ne fait pas du bien à l’Eglise ».
« L’Eglise doit être courageuse ! », conclut le pape: « Que le Seigneur nous donne à tous la grâce du courage » et de la « persévérance » dans la prière.
Au terme de la célébration, le pape François a salué les gardes suisses, les remerciant pour leur « beau témoignage de fidélité à l’Eglise » et « d’amour pour le pape ». Les nouvelles recrues prêtent serment la semaine prochaine.
( 3 mai 2013) © Innovative Media Inc.
A l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : " Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie; personne ne va vers le Père sans passer par moi. Puisque vous me connaissez, vous connaîtrez aussi mon Père. Dès maintenant vous le connaissez, et vous l'avez vu. »
Philippe lui dit : « Seigneur, montre-nous le Père ; cela nous suffit. »
Jésus lui répond : « Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne me connais pas, Philippe ! Celui qui m'a vu a vu le Père.
Comment peux-tu dire : 'Montre-nous le Père' ? Tu ne crois donc pas que je suis dans le Père et que le Père est en moi ! Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même ; mais c'est le Père qui demeure en moi, et qui accomplit ses propres œuvres. Croyez ce que je vous dis : je suis dans le Père, et le Père est en moi ; si vous ne croyez pas ma parole, croyez au moins à cause des œuvres.
Amen, amen, je vous le dis : celui qui croit en moi accomplira les mêmes œuvres que moi. Il en accomplira même de plus grandes, puisque je pars vers le Père. Tout ce que vous demanderez en invoquant mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils. Si vous me demandez quelque chose en invoquant mon nom, moi, je le ferai.
Le courage de prier
Le courage du chrétien, c’est d’abord celui de sa relation avec le Christ, explique le pape : « Jésus – pour le dire un peu fortement – nous défie à la prière et nous dit : ‘Tout ce que vous demanderez en invoquant mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils. Si vous me demandez quelque chose en invoquant mon nom, moi, je le ferai’ ».
Cette affirmation, dit-il, est « très forte » : il s’agit d’avoir « le courage de la prière », « le courage d’aller à Jésus et de lui demander : ‘Tu as dit ceci, fais-le ! Fais que la foi progresse, que l’évangélisation se répande, fais que mon problème soit résolu…’ ».
Le pape invite à un examen de conscience : « Avons-nous ce courage dans la prière ? Ou bien prions-nous un petit peu, en passant [juste] un peu de temps dans la prière ? ».
Le courage de témoigner
Le courage du chrétien, c’est aussi celui de « transmettre la foi » : les « chrétiens qui ont reçu la foi, doivent la transmettre », la « proclamer par [leur] vie, par [leur] parole », ajoute le pape.
Qu’est-ce que cette foi à transmettre ? C’est la « foi en Jésus ressuscité, en Jésus qui a pardonné nos péchés par sa mort et nous a réconciliés avec le Père », a expliqué le pape, critiquant ceux qui « dans l’histoire de l’Eglise, ont voulu estomper cette certitude en parlant d’une résurrection spirituelle. Non, Christ est vivant ! ».
Le pape exhorte les chrétiens à « avoir le courage d’annoncer sa résurrection » : « Christ est vivant ! »
Il cite l’exemple de sa grand-mère : « Lorsque j’étais enfant, ma grand-mère nous emmenait à la Procession aux flambeaux, chaque Vendredi Saint. A la fin de la procession, devant le Christ étendu, ma grand-mère nous demandait de nous agenouiller et disait : ‘Regardez, il est mort, mais demain il sera ressuscité !’. [Ma] foi s'est développée ainsi : la foi dans le Christ mort et ressuscité ».
Lors du dimanche des Rameaux déjà, le pape a cité sa grand-mère, au cours de la messe, place Saint-Pierre (cf. Zenit du 24 mars 2013).
En faveur des autres
Ce « courage » du chrétien doit se vivre « en faveur des autres, en faveur de l’Eglise » : c’est l’attitude d’Abraham et de Moïse, qui ont eu « le courage de “négocier avec le Seigneur” », insiste le pape.
Au contraire, « quand l’Eglise perd le courage, alors entre une atmosphère de tiédeur », a ajouté le pape, pour qui « les tièdes, les chrétiens tièdes, sans courage » représentent « ce qui fait tant de mal à l’Eglise ».
En effet, « la tiédeur fait se replier sur soi et les vrais problèmes commencent ; nous n’avons plus d’horizon, plus de courage, ni le courage de la prière vers le ciel, ni le courage d’annoncer l’Evangile ».
Avec la tiédeur, le seul "courage" qui reste c'est, diagnostique le pape, « le courage de nous mêler des petites choses, de nos jalousies, de nos envies, du carriérisme, d’avancer égoïstement… mais ceci ne fait pas du bien à l’Eglise ».
« L’Eglise doit être courageuse ! », conclut le pape: « Que le Seigneur nous donne à tous la grâce du courage » et de la « persévérance » dans la prière.
Au terme de la célébration, le pape François a salué les gardes suisses, les remerciant pour leur « beau témoignage de fidélité à l’Eglise » et « d’amour pour le pape ». Les nouvelles recrues prêtent serment la semaine prochaine.
( 3 mai 2013) © Innovative Media Inc.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
- Pater civitatis

- Messages : 13130
- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Le lundi de la sixième semaine de Pâques
Livre des Actes des Apôtres 16,11-15.
Avec Paul, nous avons pris le bateau à Troas, et nous avons gagné directement l'île de Samothrace, puis le lendemain Néapolis,
et ensuite Philippes, qui est une cité romaine, la première de cette région de Macédoine. Nous avons passé là quelques jours
et, le jour du sabbat, nous sommes allés hors de la ville, au bord de la rivière : nous pensions y trouver l'endroit où les Juifs venaient prier. Nous nous sommes assis, et nous avons parlé aux femmes qui étaient réunies.
Il y avait parmi elles une certaine Lydia, une commerçante en tissus de pourpre, originaire de la ville de Thyatire, qui adorait le vrai Dieu. Elle nous écoutait, car le Seigneur lui avait ouvert l'esprit pour la rendre attentive à ce que disait Paul.
Elle se fit baptiser avec tous les gens de sa maison, et elle nous adressa cette invitation : « Puisque vous avez reconnu ma foi au Seigneur, venez donc loger dans ma maison. » Et nous avons été forcés d'accepter.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 15,26-27.16,1-4a.
À l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : « Quand viendra le Défenseur, que je vous enverrai d'auprès du Père, lui, l'Esprit de vérité qui procède du Père, il rendra témoignage en ma faveur. Et vous aussi, vous rendrez témoignage, vous qui êtes avec moi depuis le commencement.
Je vous dis tout cela pour que vous ne risquiez pas de tomber
On vous exclura de la synagogue. Et même, l'heure vient où tous ceux qui vous tueront s'imagineront offrir ainsi un sacrifice à Dieu. Ils le feront parce qu'ils ne connaissent ni le Père ni moi. Mais voici pourquoi je vous dis tout cela : quand cette heure sera venue, vous vous souviendrez que je vous l'avais dit. Je ne vous l'ai pas dit dès le commencement, parce que j'étais avec vous.
A partir de son ancrage juif, la foi en Dieu va désormais se répandre et très vite atteindre Rome - où la vie de l'Eglise va symboliquement se substituer à l'histoire humaine: l'histoire ne sera plus simplement la succession d'évènements affectant l'humanité, mais l'Eglise - par le constant rappel du message chrétien va donner une âme - à perdre ou à sauver, là où d'autres ne voient qu'une forme de déterminisme aveugle.
Dans la première lecture, j'ai apprécié l'humour de l'auteur des Actes qui semble dire: "Lydia, cette païenne qui fait du commerce de tissus de pourpre, nous a invités dans sa maison, et nous avons abandonné nos dernières réticenses: nous y sommes allés !". Ce trait d'humour pourrait passer pour de l'ironie - des juifs religieus logeant chez une païenne ! - mais ce n'est pas elle qui les a forcés d'accepter, c'est le Seigneur par son Esprit.
C'est ce même Esprit de vérité, qui procède du Père et qui rend témoignage au Fils, comme le dit Jésus dans l'Evangile. Jésus leur avait annoncé qu'ils seraient exclus des synagogues et je me représente facilement qu'en entendant ces paroles, les disciples avaient frémi de crainte. La plupart des apôtres seront persécutés - ils connaîtront la prison, l'exil, la mort violente, mais ils ne seront jamais livrés à leurs propres forces - ils ne seront jamais des hommes égarés, mais le contraire : ils seront les premiers des hommes qui sauront toujours dire d'où ils viennent et où ils vont. C'est une assurance que de très nombreuses âmes n'avaient jamais connue - une certitude de salut dont nous-mêmes n'avons fait qu'hériter. Puissions-nous donc garder notre âme dans la paix au milieu des circonstances difficiles que nous traversons - toutes les générations de chrétiens en ont vécu de semblables, elles ont témoigné de leur foi et sont parvenues à bon port.
Aujourd'hui, c'est aussi la fête des Rogations - petite prière :
Dieu Tout-Puissant, qui avez béni la terre en la rendant fertile et productive de tout ce qui est nécessaire à la vie humaine, et qui avez commandé de travailler paisiblement et de manger notre propre pain, bénissez les travaux du laboureur, et accordez nous un temps favorable pour que nous puissions recueillir les fruits de la terre, et ainsi nous réjouir de Votre Bonté, à la louange de Votre Saint Nom. Par Jésus-Christ Notre Seigneur. Ainsi soit-il.
Avec Paul, nous avons pris le bateau à Troas, et nous avons gagné directement l'île de Samothrace, puis le lendemain Néapolis,
et ensuite Philippes, qui est une cité romaine, la première de cette région de Macédoine. Nous avons passé là quelques jours
et, le jour du sabbat, nous sommes allés hors de la ville, au bord de la rivière : nous pensions y trouver l'endroit où les Juifs venaient prier. Nous nous sommes assis, et nous avons parlé aux femmes qui étaient réunies.
Il y avait parmi elles une certaine Lydia, une commerçante en tissus de pourpre, originaire de la ville de Thyatire, qui adorait le vrai Dieu. Elle nous écoutait, car le Seigneur lui avait ouvert l'esprit pour la rendre attentive à ce que disait Paul.
Elle se fit baptiser avec tous les gens de sa maison, et elle nous adressa cette invitation : « Puisque vous avez reconnu ma foi au Seigneur, venez donc loger dans ma maison. » Et nous avons été forcés d'accepter.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 15,26-27.16,1-4a.
À l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : « Quand viendra le Défenseur, que je vous enverrai d'auprès du Père, lui, l'Esprit de vérité qui procède du Père, il rendra témoignage en ma faveur. Et vous aussi, vous rendrez témoignage, vous qui êtes avec moi depuis le commencement.
Je vous dis tout cela pour que vous ne risquiez pas de tomber
On vous exclura de la synagogue. Et même, l'heure vient où tous ceux qui vous tueront s'imagineront offrir ainsi un sacrifice à Dieu. Ils le feront parce qu'ils ne connaissent ni le Père ni moi. Mais voici pourquoi je vous dis tout cela : quand cette heure sera venue, vous vous souviendrez que je vous l'avais dit. Je ne vous l'ai pas dit dès le commencement, parce que j'étais avec vous.
A partir de son ancrage juif, la foi en Dieu va désormais se répandre et très vite atteindre Rome - où la vie de l'Eglise va symboliquement se substituer à l'histoire humaine: l'histoire ne sera plus simplement la succession d'évènements affectant l'humanité, mais l'Eglise - par le constant rappel du message chrétien va donner une âme - à perdre ou à sauver, là où d'autres ne voient qu'une forme de déterminisme aveugle.
Dans la première lecture, j'ai apprécié l'humour de l'auteur des Actes qui semble dire: "Lydia, cette païenne qui fait du commerce de tissus de pourpre, nous a invités dans sa maison, et nous avons abandonné nos dernières réticenses: nous y sommes allés !". Ce trait d'humour pourrait passer pour de l'ironie - des juifs religieus logeant chez une païenne ! - mais ce n'est pas elle qui les a forcés d'accepter, c'est le Seigneur par son Esprit.
C'est ce même Esprit de vérité, qui procède du Père et qui rend témoignage au Fils, comme le dit Jésus dans l'Evangile. Jésus leur avait annoncé qu'ils seraient exclus des synagogues et je me représente facilement qu'en entendant ces paroles, les disciples avaient frémi de crainte. La plupart des apôtres seront persécutés - ils connaîtront la prison, l'exil, la mort violente, mais ils ne seront jamais livrés à leurs propres forces - ils ne seront jamais des hommes égarés, mais le contraire : ils seront les premiers des hommes qui sauront toujours dire d'où ils viennent et où ils vont. C'est une assurance que de très nombreuses âmes n'avaient jamais connue - une certitude de salut dont nous-mêmes n'avons fait qu'hériter. Puissions-nous donc garder notre âme dans la paix au milieu des circonstances difficiles que nous traversons - toutes les générations de chrétiens en ont vécu de semblables, elles ont témoigné de leur foi et sont parvenues à bon port.
Aujourd'hui, c'est aussi la fête des Rogations - petite prière :
Dieu Tout-Puissant, qui avez béni la terre en la rendant fertile et productive de tout ce qui est nécessaire à la vie humaine, et qui avez commandé de travailler paisiblement et de manger notre propre pain, bénissez les travaux du laboureur, et accordez nous un temps favorable pour que nous puissions recueillir les fruits de la terre, et ainsi nous réjouir de Votre Bonté, à la louange de Votre Saint Nom. Par Jésus-Christ Notre Seigneur. Ainsi soit-il.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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